23 493 diagnostics DPE analysés, 6,8 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 161 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Roubaix compte 23 493 logements diagnostiqués au registre ADEME, affichant une consommation énergétique moyenne de 161 kWh/m²/an et une émission de gaz à effet de serre de 140 g CO₂eq/m²/an. Avec 6,8 % de passoires thermiques (étiquettes F et G), le parc roubaisien se situe sensiblement en dessous de la moyenne nationale, estimée autour de 9,7 %, ce qui traduit un tissu résidentiel relativement moins dégradé sur ce critère. Pour autant, 1 621 logements restent concernés par les interdictions progressives de la loi Climat et Résilience, ce qui représente un enjeu concret pour les propriétaires bailleurs comme pour les occupants.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 0,3 % | ≈ 70 |
| B | 3,6 % | ≈ 846 |
| C | 43,0 % | ≈ 10 102 |
| D | 29,4 % | ≈ 6 907 |
| E | 17,0 % | ≈ 3 994 |
| F | 4,8 % | ≈ 1 128 |
| G | 2,1 % | ≈ 493 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (23 493 logements), pas au parc total de la commune.
Sur les 23 493 logements diagnostiqués à Roubaix, la répartition par étiquette révèle une concentration majoritaire autour des classes C et D : 43 % des logements sont classés C et 29,4 % en D, soit près des trois quarts du parc. Les extrémités du spectre restent limitées : 0,3 % en A et 3,6 % en B côté performant, 4,8 % en F et 2,1 % en G côté dégradé. La classe E représente 17 % du parc, soit 3 994 logements, une population intermédiaire qui pourrait basculer en passoire si aucun travaux n'est entrepris avant les prochaines échéances réglementaires.
Roubaix recense 1 621 logements classés F ou G au sens de la loi Climat et Résilience, soit 1 128 logements F et 493 logements G. Ces biens sont directement touchés par le calendrier d'interdiction à la location : les G sont interdits à la relocation depuis le 1er janvier 2025, les F le seront en 2028. Rapporté à la population de 98 286 habitants, ce stock de passoires représente un parc limité mais concentré, dont la sortie du marché locatif ou la mise en conformité conditionne à la fois la trajectoire énergétique de la ville et la situation des ménages les plus modestes qui y résident souvent.
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| C | — € | — | 157 |
| D | — € | référence | 231 |
| E | — € | — | 86 |
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| C | — € | — | 169 |
| D | — € | référence | 389 |
| E | — € | — | 264 |
| F | — € | — | 95 |
| G | — € | — | 26 |
Sources DVF (DGFiP) × DPE (ADEME), calcul 2024 à la commune, biens comparables (mêmes surfaces). Seules les classes au volume de ventes statistiquement fiable sont affichées. « Écart vs D » = différence de prix médian au m² face à un logement classé D du même type dans la commune.
Les données de transactions DVF croisées aux DPE sur Roubaix livrent un résultat contre-intuitif : pour les maisons comme pour les appartements, aucune décote mesurable n'est observée selon l'étiquette énergétique. Que ce soit pour les appartements E (86 ventes analysées), les maisons E (264 ventes), les maisons F (95 ventes) ou les maisons G (26 ventes), le prix au m² ressort au même niveau que celui des biens classés D. Cette absence de décote locale ne signifie pas que l'étiquette est sans effet partout en France, mais elle reflète une réalité de marché propre à Roubaix : les dynamiques de prix y sont principalement portées par d'autres facteurs que la performance énergétique, et un acquéreur ne peut pas anticiper une négociation automatique sur la seule base du DPE.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez votre logement à Roubaix et que votre DPE affiche un E, F ou G, votre facture énergétique est directement exposée à la consommation moyenne de 161 kWh/m²/an enregistrée sur la commune. Une rénovation ciblée — isolation des combles, remplacement du système de chauffage — peut améliorer l'étiquette et réduire cette charge, avec un soutien possible via MaPrimeRénov' dont le montant dépend de vos revenus et de la nature des travaux. Au-delà de l'économie immédiate, sortir d'une étiquette E protège aussi la valeur d'usage du bien face aux échéances réglementaires à venir en 2028 et 2034.
Propriétaire bailleur Pour un bailleur détenant un logement F ou G à Roubaix, le calendrier est désormais contraignant : les G ne peuvent plus être proposés à la relocation depuis janvier 2025, et les F suivront en 2028. Avec 1 128 logements F et 493 logements G recensés sur la commune, la pression réglementaire est réelle et partagée par de nombreux propriétaires locaux. MaPrimeRénov' Bailleur permet de financer une partie des travaux sous condition d'engagement locatif, et l'éco-PTZ peut couvrir jusqu'à 50 000 € de travaux sans intérêts : la combinaison de ces deux leviers rend souvent la rénovation financièrement accessible sans attendre une vacance forcée du bien.
Acheteur-rénovateur À Roubaix, les données DVF montrent qu'une passoire thermique ne se négocie pas moins cher qu'un logement classé D : les 26 ventes de maisons G et les 95 ventes de maisons F analysées affichent un prix au m² identique à celui des biens mieux classés. En tant qu'acheteur, vous ne pouvez donc pas compter sur un automatisme de marché pour négocier le prix à la baisse sur la seule base du DPE — mais vous pouvez intégrer dans votre offre le coût estimé des travaux de mise en conformité, en particulier si le bien est destiné à la location et sera soumis aux interdictions de 2025 ou 2028.
Vendeur d'une passoire Un vendeur d'un logement étiqueté F ou G à Roubaix ne subit pas, à ce stade, de décote mécanique sur le prix de vente : les transactions analysées sur la commune ne font pas apparaître d'écart de prix au m² entre les passoires et les biens classés D. Cela dit, un acquéreur averti intégrera le coût des travaux obligatoires dans sa réflexion, et la capacité à présenter un audit énergétique ou un devis de rénovation peut faciliter la transaction. Vendre avant d'avoir rénové reste possible, mais la transparence sur l'état du bien et les obligations réglementaires liées à l'étiquette est désormais une attente forte des acheteurs informés.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Roubaix croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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