Département 36 · 24 · 4 037 hab.

Marché immobilier à La Châtre (36400) — Prix, DPE, risques 2025

401 transactions DVF analysées, prix médian 1 214 €/m², indice de tension ITIC 2/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 214 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 794 — 1 569 €
+18,23 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
2/100
Indice ITIC
atone
401
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

La Châtre est une commune rurale péri-urbaine de 4 037 habitants répartis sur 6,1 km², située dans le département 36 en région Centre-Val de Loire. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 214 €/m², une tendance en forte hausse sur les 12 derniers mois (+18,2 %) et un indice de tension ITIC détendu (2/100).

Prix par typologie à La Châtre.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 263 €
Maison1 136 €
Tous biens (médian)1 214 €794 — 1 569 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de La Châtre traverse une phase d'accélération marquée : avec une hausse de +18,2 % sur 12 mois, les biens partent plus vite et les marges de négociation se réduisent. Cette dynamique est typique des communes où la demande dépasse durablement l'offre. L'indice ITIC de 2/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

1 519 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 519
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
170 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
9,0 %
Logements interdits location 2025-2034

1 519 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 170 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (9,0 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
17,1 %
379 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 90 %
Eau potable
90 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
58
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

La Châtre présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil La Châtre.

Population
4 037
+0,07 % sur 5 ans · densité 664 hab/km²
Revenu médian zone
20 966 €
Pauvreté 19,2 % · chômage 17,6 %
Propriétaires
49,9 %
vs locataires 51.0 %
Tissu économique
203
Établissements actifs · 52 créations 12 mois
Score localisation
38/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
69/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 4 037 habitants et une stabilité (+0,1 % sur 5 ans), La Châtre se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local affiche une forte dynamique entrepreneuriale avec 52 créations d'établissements sur les 12 derniers mois (203 actifs au total), signal d'attractivité pour les actifs et porteurs de projets. Le revenu médian local (20 966 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (49,9 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à La Châtre.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (17,1 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché stable. Afficher au prix médian. Investir dans le home staging (1-2 % du prix) peut accélérer la vente de 30 à 50 %. Préparer dès l'estimation un dossier complet (DPE, ERP, charges, taxes) pour rassurer.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de La Châtre (1 214 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Mers-sur-Indre, affiche 1 375 €/m² (+13,3 % de plus) ; à l'inverse, Crevant reste à 704 €/m² (-42,0 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de La Châtre.

En synthèse, La Châtre présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en accélération qui exige rapidité de décision pour les acheteurs et offre un timing favorable aux vendeurs ; un parc à forte exposition énergétique avec 9,0 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de La Châtre repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur La Châtre.

Quel est le prix de l'immobilier à La Châtre ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à La Châtre s'établit à 1 214 EUR/m2, avec une fourchette allant de 794 EUR/m2 (25e percentile) à 1 569 EUR/m2 (75e percentile). Cette amplitude est large : elle reflète une hétérogénéité réelle du parc, entre des biens dégradés ou énergivores à moins de 800 EUR/m2 et des biens en bon état qui franchissent les 1 500 EUR/m2. La distinction appartement/maison est nette. Les appartements se négocient en médiane autour de 2 263 EUR/m2, les maisons autour de 1 136 EUR/m2. Cet écart inhabituel s'explique probablement par un stock d'appartements de centre-bourg plus récents ou rénovés, face à un parc de maisons ancien et souvent peu entretenu. Ce sont 401 ventes qui ont été enregistrées sur la période DVF analysée, un volume qui donne une base statistique suffisante pour que ces chiffres soient fiables. Pour contextualiser : 1 214 EUR/m2, c'est un marché de petite ville rurale de l'Indre, très loin des références départementales urbaines. Ce niveau de prix implique des tickets d'entrée bas, mais aussi des liquidités réduites : revendre rapidement sans décote suppose un bien irréprochable, ce qui est rare dans ce parc.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à La Châtre ?
Sur les douze derniers mois, les données affichent une hausse apparente de +18,2 %. Ce chiffre mérite une lecture prudente avant d'en tirer des conclusions. Sur un marché de taille modeste comme La Châtre, une variation annuelle de cette amplitude peut résulter d'un effet de composition : si les quelques ventes de l'année ont porté sur des biens de meilleure qualité que la moyenne habituelle, la médiane monte mécaniquement sans que les prix réels aient progressé à ce rythme. Ce n'est pas un marché profond où +18 % signifie systématiquement une tension acheteuse. Deux éléments tempèrent fortement cet optimisme apparent. D'abord, le marché est classé atone avec un indice de tension de 2 sur une échelle normalisée, ce qui signifie que la demande reste structurellement faible. Ensuite, le taux de vacance mesuré par LOVAC atteint 17,1 % du parc, soit presque un logement sur cinq inoccupé. Un marché où un cinquième des logements est vacant ne connaît pas de tension haussière durable. Pour un acheteur, ce contexte suggère une fenêtre de négociation réelle, pas une urgence à se positionner. Pour un vendeur, afficher un prix calé sur la progression des douze derniers mois risque de rester sans acheteur : le volume de demande est structurellement limité.
Faut-il acheter à La Châtre maintenant ou attendre ?
La réponse dépend entièrement de votre profil et de votre horizon, et les données sont suffisamment contrastées pour éviter toute réponse tranchée dans un sens ou dans l'autre. Les arguments pour acheter maintenant : les prix médians sont bas (1 214 EUR/m2 pour les maisons à 1 136 EUR/m2), le taux de vacance élevé donne un pouvoir de négociation réel, et pour une résidence principale occupée longtemps, le niveau d'entrée limité l'exposition à la perte en capital. Un bien à 100 m2 représente environ 114 000 EUR en médiane maison, un ticket qui absorbe mieux les aléas qu'un investissement à 300 000 EUR dans une grande ville. Les arguments pour attendre ou être très sélectif : le marché est atone, la demande est faible, et la population stagne (évolution sur cinq ans à +0,07 %, quasi nulle). Le revenu médian des ménages locaux s'établit à 20 966 EUR annuels, avec un taux de pauvreté de 19,2 % et un taux de chômage de 17,6 %. Ces indicateurs socio-économiques signalent une demande solvable structurellement limitée, ce qui pèse sur la capacité de revente à terme et sur le dynamisme locatif. La décision défendable : acheter pour y vivre sur un horizon de dix ans minimum, en ciblant un bien bien classé au DPE ou dont le coût de rénovation énergétique est clairement chiffré avant signature. Eviter absolument les biens passoires dans une optique locative ou de revente rapide. Ne pas acheter avec l'espoir de valorisation court terme : les fondamentaux ne le soutiennent pas.
Investir dans l'immobilier locatif à La Châtre, est-ce rentable ?
Les chiffres bruts semblent séduisants : à 1 136 EUR/m2 pour une maison, un bien de 80 m2 s'acquiert aux alentours de 91 000 EUR. Si les loyers locaux permettent d'afficher un rendement brut apparent de 6 à 8 %, cela paraît attractif comparé aux grandes métropoles. Mais plusieurs signaux dans les données imposent une prudence forte avant tout engagement. Premier signal : le taux de vacance LOVAC est de 17,1 %. Un logement sur six est déjà vide sur la commune. Cela ne signifie pas qu'un bon bien bien placé sera inoccupé, mais cela signifie que le bassin de locataires est étroit et que la concurrence entre propriétaires bailleurs est réelle. Une vacance même de deux mois par an rogne un rendement brut de 7 % à moins de 6 % net de vide locatif, avant charges et fiscalité. Deuxième signal : le revenu médian des ménages est de 20 966 EUR annuels, avec 19,2 % de taux de pauvreté et 17,6 % de chômage. La solvabilité des locataires potentiels est donc structurellement contrainte, ce qui limite le loyer marché atteignable et expose au risque d'impayés. Troisième signal : le marché est classé atone (indice de tension 2). Il n'y a pas de pression de la demande locative qui viendrait sécuriser la mise en location. Le conseil opérationnel : avant tout achat locatif à La Châtre, vérifier les loyers réellement constatés auprès d'agences locales ou via les observatoires ADIL de l'Indre, et modéliser explicitement deux mois de vacance par an dans votre calcul. Un rendement brut affiché à 7 % peut devenir un rendement net réel inférieur à 4 % une fois vacance, taxe foncière, charges et travaux intégrés. Ce n'est pas un marché pour un investisseur cherchant la sécurité locative.
La Châtre est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et sur trois fronts simultanés, ce qui est un signal concret à intégrer avant toute transaction. Risque inondation : La Châtre est identifiée comme exposée au risque d'inondation selon les données Géorisques/BRGM. Ce risque est hétérogène à l'échelle de la commune : certaines parcelles sont concernées, d'autres non. Il est indispensable de demander et de lire l'Etat des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle précise du bien visé, document obligatoire dans tout dossier de vente. Un bien en zone inondable est assurable, mais les primes peuvent être plus élevées et la valeur de revente peut être affectée à mesure que la réglementation sur l'exposition aux risques climatiques se durcit. Risque argile (retrait-gonflement) : La commune est également référencée en zone d'aléa argile. Ce risque concerne directement les fondations des maisons individuelles : les cycles de sécheresse et de réhumidification du sol provoquent des mouvements qui fissurent les structures. Dans un parc ancien comme celui de La Châtre, où de nombreuses maisons ont été construites sans traitement spécifique de ce risque, il convient de faire inspecter les fondations et les murs porteurs avant acquisition, et de vérifier si le bien a bénéficié de travaux de confortement après un sinistre reconnu catastrophe naturelle. Risque sismique : classée en zone de sismicité 2 (faible), ce risque est le moins préoccupant des trois mais reste à mentionner pour les constructions les plus anciennes. Synthèse pour l'acheteur : ne pas se contenter de l'ERP remis par le vendeur, le lire réellement, et si le bien est en zone inondable ou fortement argileux, faire évaluer le coût d'adaptation avant de signer.
Quelle est la performance énergétique des logements à La Châtre ?
Les données DPE/ADEME portent sur 1 519 logements diagnostiqués, un échantillon représentatif pour une commune de 4 037 habitants. La consommation moyenne s'établit à 170 kWh/m2/an, ce qui place le parc en classe D à la frontière de E selon le référentiel DPE. C'est un parc énergivore mais pas catastrophique en moyenne. La part de passoires thermiques (classes F et G) est de 9 %. Sur 1 519 logements diagnostiqués, cela représente environ 137 logements classés F ou G. Pour un acheteur ou un investisseur, l'enjeu réglementaire est immédiat : les logements classés G sont d'ores et déjà interdits à la location depuis 2025, et les F le seront en 2028. Un achat de passoire dans une optique locative est donc aujourd'hui un achat de bien non louable ou à rénover obligatoirement avant mise en location, et ce n'est pas négociable. Pour une résidence principale, une passoire reste achetable, à condition de chiffrer le coût des travaux de rénovation avant de négocier le prix. Sur un marché à 1 214 EUR/m2 de médiane, une décote de 15 à 25 % sur une passoire est légitime si les travaux nécessaires pour atteindre la classe D représentent 20 000 à 40 000 EUR. Le croisement prix/DPE est ici particulièrement important : dans un marché atone avec 17 % de vacance, les passoires ne trouveront preneur qu'à des prix très bas, et les délais de vente seront longs. Si vous vendez un bien classé F ou G à La Châtre, anticiper cette décote dans votre prix de mise en marché n'est pas une option.
Vivre à La Châtre : services, démographie, qualité de vie concrète ?
La Châtre compte 4 037 habitants avec une évolution de population quasi nulle sur cinq ans (+0,07 %), signe d'une commune qui ne décline pas mais ne croît pas non plus. Ce plateau démographique est cohérent avec le profil socio-économique : revenu médian de 20 966 EUR/an, taux de pauvreté de 19,2 % et taux de chômage de 17,6 %, des niveaux significativement au-dessus des moyennes nationales. Ces indicateurs ne disqualifient pas la commune pour y vivre, mais ils décrivent un tissu économique local fragilisé qui limite les perspectives d'emploi sur place. Sur les équipements, le score éducation ressort à 75/100, ce qui est le point fort le plus net : l'offre scolaire semble correcte pour une commune de cette taille, ce qui compte pour les familles. Le score transport est à 50/100, signalant des options de mobilité limitées, typiques d'une petite ville rurale de l'Indre sans desserte ferroviaire dense : posséder un véhicule est probablement indispensable. Les scores santé (29/100) et commerce (30/100) sont les points faibles les plus marqués. Pour un ménage dépendant de soins réguliers ou attaché à une offre commerciale diversifiée, ces niveaux imposent d'anticiper des déplacements fréquents vers des pôles plus importants. La commune dispose de 203 établissements avec 52 créations sur douze mois, ce qui indique un tissu économique actif à l'échelle locale sans signaler un dynamisme exceptionnel. Le score sécurité est de 69/100, soit un niveau honorable pour une commune de cette taille. La lecture d'ensemble pour quelqu'un qui envisage de s'y installer : La Châtre offre un cadre accessible financièrement avec une offre scolaire correcte, mais elle exige une autonomie en mobilité et en accès aux soins. Ce profil correspond à des ménages cherchant le calme et un coût du logement bas, pas à ceux qui ont besoin de services denses à proximité immédiate.

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