8 987 diagnostics DPE analysés, 20,0 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 176 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Le parc résidentiel de Paris 2e compte 8 987 logements diagnostiqués au registre ADEME, pour une consommation énergétique moyenne de 176 kWh/m²/an et un niveau d'émissions de gaz à effet de serre moyen de 153 gCO₂eq/m²/an. Ces deux indicateurs reflètent la réalité d'un tissu bâti dense, composé majoritairement d'immeubles anciens construits avant les premières réglementations thermiques. La distribution des étiquettes place l'arrondissement dans une situation énergétique contrastée, avec une majorité de logements en classe D et E, mais une proportion de passoires thermiques nettement supérieure à la moyenne nationale.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 0,1 % | ≈ 9 |
| B | 0,9 % | ≈ 81 |
| C | 18,3 % | ≈ 1 645 |
| D | 35,4 % | ≈ 3 181 |
| E | 25,3 % | ≈ 2 274 |
| F | 11,0 % | ≈ 989 |
| G | 9,0 % | ≈ 809 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (8 987 logements), pas au parc total de la commune.
La répartition des 8 987 logements diagnostiqués révèle une concentration sur les classes médianes : 35,4 % sont classés D, 25,3 % en E, et 18,3 % en C. Les classes les plus performantes restent marginales, avec seulement 0,9 % de logements B et 0,1 % de logements A. À l'autre extrémité, 11 % des logements affichent une étiquette F et 9 % une étiquette G, soit respectivement 989 et 809 logements. Cette structure traduit un parc globalement ancien dont une fraction significative n'a jamais fait l'objet de travaux d'isolation ou de remplacement de système de chauffage.
Paris 2e recense 1 798 passoires thermiques (classes F et G), ce qui représente 20 % des logements diagnostiqués. Ce taux est plus du double de la moyenne nationale, établie autour de 9,7 % selon les données ADEME consolidées. Parmi ces logements, 989 sont classés F et 809 classés G. À ces passoires s'ajoutent 2 274 logements classés E, qui ne sont pas encore soumis aux interdictions de mise en location mais dont la trajectoire réglementaire impose une vigilance à moyen terme. La loi Climat et Résilience fixe des échéances successives : interdiction de nouveaux baux pour les G dès 2025, pour les F en 2028, et pour les E en 2034.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez votre logement à Paris 2e et que son étiquette DPE est F, G ou E, vous êtes concerné par la trajectoire réglementaire de la loi Climat et Résilience, même si vous n'êtes pas soumis aux interdictions de location. La rénovation améliore le confort thermique et réduit la facture énergétique, deux effets directs mesurables dès la première saison de chauffe après travaux. Votre éligibilité à MaPrimeRénov' dépend de vos revenus et de la nature des travaux envisagés ; un audit énergétique préalable permet de définir le scénario le plus efficace avant d'engager des dépenses. Le cumul éco-PTZ et MaPrimeRénov' peut couvrir une part substantielle du reste à charge selon votre situation.
Propriétaire bailleur Les bailleurs de logements classés G à Paris 2e ne peuvent plus proposer de nouveaux contrats de location depuis le 1er janvier 2025 ; ceux classés F seront soumis à la même interdiction dès 2028. Avec 989 logements F et 809 logements G recensés dans l'arrondissement, l'enjeu locatif est réel et immédiat pour une fraction non négligeable du parc. MaPrimeRénov' est accessible aux propriétaires bailleurs sous conditions, avec des modalités spécifiques distinctes du dispositif occupant. Ne pas rénover expose à une impossibilité croissante de louer, et donc à une vacance subie plutôt qu'à une décote de marché maîtrisée.
Acheteur-rénovateur Si vous envisagez l'achat d'un logement classé F ou G à Paris 2e, la contrainte réglementaire doit entrer dans votre calcul : un logement G ne peut déjà plus faire l'objet d'un nouveau bail, et un logement F sera dans la même situation en 2028. En l'absence de données DVF×DPE exploitables sur cet arrondissement, il n'est pas possible de quantifier une décote moyenne fiable ; le prix de négociation dépendra du vendeur, de la tension du marché et de la qualité intrinsèque du bien. Il est prudent d'intégrer dès l'offre d'achat une estimation sérieuse du coût des travaux nécessaires pour atteindre au moins la classe D, seuil permettant de retrouver une pleine liberté locative. Un audit énergétique commandé avant signature du compromis est l'outil le plus fiable pour objectiver ce montant.
Vendeur d'une passoire Vendre un logement classé F ou G à Paris 2e dans le contexte réglementaire actuel nécessite une communication transparente sur les contraintes pesant sur l'acquéreur potentiel. Le DPE est opposable et engage la responsabilité du vendeur en cas d'erreur manifeste ; sa fiabilité conditionne directement la qualité de la négociation. Avec 1 798 logements F et G dans l'arrondissement, les acheteurs informés intègreront systématiquement le coût de la remise aux normes dans leur offre, même si l'absence de données statistiques locales empêche de quantifier une décote-type. Anticiper un audit énergétique avant la mise en vente peut renforcer la crédibilité du dossier et réduire l'incertitude côté acquéreur.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Paris 2e croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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