Le barème, tout le monde le publie. La vraie question opérationnelle est ailleurs : où se trouvent, sur un territoire, les logements à rénover dont les propriétaires sont aux barèmes les plus favorables ? C'est là que la donnée change tout.
MaPrimeRénov' s'organise autour de deux parcours, et la distinction structure tout le reste :
Le montant de l'aide dépend d'abord de la catégorie de ressources du foyer. Il en existe quatre, déterminées par le revenu fiscal de référence (RFR) et le nombre de personnes du ménage :
| Catégorie | Profil |
|---|---|
| Très modeste | Barèmes les plus élevés |
| Modeste | Barèmes élevés |
| Intermédiaire | Barèmes réduits |
| Supérieur | Accès limité (surtout rénovation d'ampleur) |
Pour une demande faite en 2026, le revenu retenu est le RFR de 2025 (année N-1). Les plafonds exacts par catégorie et par nombre de personnes, ainsi que les montants par geste, sont fixés et mis à jour par l'Anah — voir les barèmes officiels ci-dessous. Nous ne les recopions pas ici pour ne pas afficher de montant périmé : ils évoluent en cours d'année.
Le parcours accompagné impose : (1) l'accompagnement obligatoire par un Mon Accompagnateur Rénov' ; (2) un gain d'au moins 2 classes énergétiques ; (3) au moins deux gestes d'isolation (toiture, fenêtres/menuiseries, planchers ou murs). Les travaux doivent être réalisés dans un délai de trois ans après la notification.
Un bonus de 10 % s'ajoute au taux d'aide lorsque le logement est une passoire (classe F ou G) et que le programme de travaux permet d'atteindre au moins la classe D. C'est précisément le levier qui rend la sortie de passoire financièrement atteignable — et qui relie directement MaPrimeRénov' au calendrier d'interdiction de location (G en 2025, F en 2028, E en 2034).
Connaître les règles ne dit pas où agir. L'éligibilité utile croise deux cartes : celle des logements énergivores (DPE F/G) et celle des ménages aux barèmes favorables (revenu modeste). Là où les deux se superposent, les projets se montent : le besoin de travaux est réel et le reste à charge est soutenable.
Intent Analytics croise ces deux dimensions sur des données publiques : les 1,44 million de logements F/G mesurés dans la base DPE (ADEME), et le revenu médian de la commune (INSEE). On obtient, par territoire, les zones où se concentrent à la fois passoires et ménages éligibles — sans donnée nominative, on qualifie le bâti et le contexte, jamais l'occupant.
Concentrer la prospection là où le besoin (F/G) et la solvabilité aidée (revenu modeste) coïncident — au lieu de démarcher au hasard d'une zone de chalandise.
Calibrer une OPAH ou un dispositif d'aide locale sur la carte réelle des passoires et des ménages éligibles, et mesurer le gisement avant de lancer.
Prioriser l'effort d'accompagnement sur les territoires où la rénovation d'ampleur est la plus mobilisable.
Situer un bien dans le dispositif : étiquette, gain visé, bonus passoire, et ordre de grandeur de l'aide selon la catégorie.
Les montants exacts par geste, les plafonds de revenus par catégorie et les conditions détaillées sont publiés et actualisés par l'État :
Pour comprendre l'étiquette qui conditionne le bonus passoire, voir le guide de lecture du DPE ; pour le gisement national de logements à rénover, le guide exploiter les données DPE.
Quatre : très modeste, modeste, intermédiaire, supérieur, selon le RFR et la taille du foyer. Pour une demande 2026, on retient le RFR 2025. Barèmes exacts publiés par l'Anah.
Jusqu'à 63 000 € de travaux, sans condition de revenu pour l'accès, avec accompagnateur obligatoire, gain de 2 classes minimum, 2 gestes d'isolation, et bonus de 10 % en cas de sortie de passoire (F/G → au moins D).
En croisant les passoires F/G (DPE) et le revenu médian des communes (INSEE). Intent Analytics produit cette superposition par territoire, sans donnée nominative.
Les passoires F/G et le revenu médian, croisés par commune : les zones où la rénovation aidée est la plus mobilisable. Données publiques, sans donnée nominative.