13 341 diagnostics DPE analysés, 10,8 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 168 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Sur les 13 341 logements diagnostiqués à Aulnay-sous-Bois (base ADEME), la consommation énergétique moyenne s'établit à 168 kWh/m²/an, pour une émission de gaz à effet de serre de 162 gCO₂eq/m²/an. Ces valeurs situent le parc local dans une position intermédiaire : majoritairement classé C et D, il présente néanmoins une part de passoires thermiques (F et G) légèrement supérieure à la moyenne nationale. Cette page détaille la distribution des étiquettes, l'exposition réglementaire des propriétaires bailleurs, l'impact observé sur les prix de vente et les dispositifs d'aide à la rénovation disponibles.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 0,1 % | ≈ 13 |
| B | 0,5 % | ≈ 67 |
| C | 48,5 % | ≈ 6 470 |
| D | 27,4 % | ≈ 3 655 |
| E | 12,6 % | ≈ 1 681 |
| F | 5,9 % | ≈ 787 |
| G | 4,9 % | ≈ 654 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (13 341 logements), pas au parc total de la commune.
La distribution des étiquettes DPE à Aulnay-sous-Bois est dominée par la classe C, qui représente 48,5 % des logements diagnostiqués, suivie de la classe D à 27,4 % et de la classe E à 12,6 %. Les logements très performants restent marginaux : les classes A et B cumulent respectivement 0,1 % et 0,5 % du parc. À l'autre extrémité, les classes F et G représentent 5,9 % et 4,9 % des logements, soit 787 logements F et 654 logements G recensés dans la base ADEME.
Aulnay-sous-Bois compte 1 441 logements classés F ou G, ce qui représente 10,8 % du parc diagnostiqué — un taux supérieur à la moyenne nationale estimée autour de 9,7 %. À ces passoires thermiques s'ajoutent 1 681 logements classés E, qui ne sont pas encore soumis aux interdictions de location immédiates mais constituent un stock exposé aux prochaines échéances réglementaires de la loi Climat et Résilience. La concentration de ces logements énergétiquement défaillants représente un enjeu de rénovation significatif pour la commune, dont la population dépasse 87 599 habitants.
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| C | — € | — | 90 |
| D | — € | référence | 116 |
| E | — € | — | 102 |
| F | — € | — | 44 |
| G | — € | — | 22 |
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| C | — € | — | 41 |
| D | — € | référence | 134 |
| E | — € | — | 131 |
| F | — € | — | 70 |
| G | — € | — | 50 |
Sources DVF (DGFiP) × DPE (ADEME), calcul 2024 à la commune, biens comparables (mêmes surfaces). Seules les classes au volume de ventes statistiquement fiable sont affichées. « Écart vs D » = différence de prix médian au m² face à un logement classé D du même type dans la commune.
L'analyse croisée des données de ventes DVF et des DPE à Aulnay-sous-Bois aboutit à un résultat contre-intuitif : aucune décote statistiquement mesurable n'est constatée pour les appartements classés E (102 ventes), F (44 ventes) ou G (22 ventes), ni pour les maisons classées E (131 ventes), F (70 ventes) ou G (50 ventes) — tous ces segments affichent un écart de prix nul par rapport aux logements classés D. Ce résultat ne signifie pas que l'étiquette énergétique est sans effet sur la valeur, mais que, sur ce marché et à ce niveau de grain communal, d'autres facteurs semblent absorber l'écart. Les acheteurs et vendeurs doivent interpréter cette donnée avec prudence : l'absence de décote observée dans les transactions passées ne préjuge pas des effets que les échéances réglementaires de la loi Climat et Résilience pourraient exercer sur la liquidité et la valeur des biens les moins performants.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez un logement classé F, G ou E à Aulnay-sous-Bois, votre facture énergétique reflète une consommation supérieure à la moyenne du parc local, établie à 168 kWh/m²/an. Engager des travaux de rénovation vous permet à la fois de réduire vos charges courantes et d'anticiper les évolutions réglementaires qui encadrent de plus en plus strictement ces logements. MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ constituent les deux leviers principaux pour financer ces travaux, avec une TVA à 5,5 % sur les interventions réalisées par des artisans certifiés RGE.
Propriétaire bailleur La loi Climat et Résilience interdit progressivement la mise en location des logements les plus énergivores, selon un calendrier d'échéances qui concerne d'abord les G, puis les F, puis les E. À Aulnay-sous-Bois, cela touche directement les 654 logements G et les 787 logements F du parc diagnostiqué, auxquels s'ajouteront à terme les 1 681 logements E. Les bailleurs disposent d'une fenêtre pour rénover et maintenir leurs biens sur le marché locatif, en mobilisant MaPrimeRénov' Bailleur et l'éco-PTZ, dont le plafond de financement atteint 50 000 € par logement.
Acheteur-rénovateur Si vous envisagez d'acquérir un logement à Aulnay-sous-Bois, les données DVF croisées avec les DPE ne font pas apparaître de décote de prix sur les appartements ou maisons classés E, F ou G par rapport aux biens classés D — et ce sur des échantillons allant de 22 ventes pour les appartements G à 131 ventes pour les maisons E. Cela signifie que vous n'achèterez pas nécessairement moins cher un bien énergivore, mais que vous en supporterez les charges de fonctionnement et les contraintes réglementaires croissantes. Intégrer le coût des travaux de rénovation dans votre plan de financement, en tenant compte des aides mobilisables, reste une approche prudente avant toute offre sur un bien classé F ou G.
Vendeur d'une passoire Les données de transactions à Aulnay-sous-Bois n'indiquent pas de décote automatique sur les biens classés F ou G au moment de la vente, ce qui peut sembler rassurant. Toutefois, la liquidité de ces biens pourrait se réduire à mesure que les interdictions de location s'étendent et que les acheteurs intègrent mieux le coût des travaux dans leur offre. Réaliser des travaux avant la mise en vente, ou présenter un chiffrage précis des améliorations possibles, reste un argument de valorisation tangible sur un marché où 10,8 % du parc est encore classé F ou G.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Aulnay-sous-Bois croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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