— Prospection · Signaux mesurés

Les signaux qui précèdent une mise en vente (mesurés, pas devinés).

Sur le parc moyen, 3,05 % des biens se vendent dans les 24 mois. La question de tout agent : comment repérer, parmi tout un secteur, ceux dont la probabilité vient de grimper — avant l'annonce ? Nous avons mesuré, sur données publiques, six signaux qui précèdent réellement la vente et leur lift (combien de fois ils multiplient ce taux de base). Le plus fort n'est aucun signal isolé : c'est leur convergence. Trois signaux ou plus sur le même bien, et le taux de vente réel monte à ≈ 42 % (≈ ×13,8). À la maille adresse, sans donnée nominative.

— Taux de base
3,05 %
De vente à 24 mois (parc moyen)
— Signal le plus fort
×10,2
Sortie de dispositif Pinel
— Méta-signal
≈ ×13,8
Convergence ≥3 → ~42 % de vente réelle
— Modèle agrégé
AUC 0,76
Backtest , 9 trimestres

Un lift, pas une intuition.

Chaque signal ci-dessous est mesuré sur des référentiels publics croisés, hors période d'apprentissage (cutoff 2024), à un horizon de 24 mois. La valeur affichée est le lift : le rapport entre la probabilité de vente quand le signal est présent et le taux de base du parc, soit 3,05 %. Un lift de ×6,3 veut dire « ce bien se vend environ six fois plus souvent que la moyenne sur la même fenêtre ». Ces mesures sont univariées — elles isolent un signal à la fois ; le modèle qui les combine est évalué plus bas.

La liste est ordonnée par force. Chaque signal est accompagné de son effectif (n) et de la raison pour laquelle il précède la vente. Deux signaux « intuitifs » qu'on a testés puis écartés faute de pouvoir prédictif ferment la marche : ils sont là par honnêteté, pas par oubli.

Six signaux qui précèdent la mise en vente.

  1. Sortie d'un dispositif Pinel
    L'engagement locatif fiscal (6, 9 ou 12 ans) arrive à terme : l'avantage disparaît, l'arbitrage patrimonial s'ouvre. Le calendrier du dispositif rend ce signal presque déterministe — on sait quand il tombe. C'est le lift le plus élevé de la grille.
    ×10,2
    n = 4 709
  2. Forte rotation de l'adresse (profil investisseur)
    Un bien qui a beaucoup tourné historiquement trahit un détenteur qui arbitre — investisseur locatif plutôt qu'occupant. Ce profil vend plus vite et plus souvent que le propriétaire résident, qui garde en moyenne son bien bien plus longtemps.
    ×7,4
    n = 13 030
  3. Diagnostics multiples (vente engagée)
    Plusieurs diagnostics récents sur le même bien (au-delà du seul DPE : amiante, plomb, électricité, gaz) signalent un dossier de vente en cours de constitution. La démarche est déjà lancée — c'est un signal tardif mais très fiable.
    ×7,1
    n = 10 980
  4. DPE récent (démarche amorcée)
    Un DPE fraîchement réalisé accompagne souvent une préparation de vente : c'est la première pièce du dossier. Signal borderline — il peut aussi tenir à une location ou une obligation réglementaire — d'où un cadrage « démarche amorcée » plutôt que pur signal amont. Son effectif large en fait un pilier de la grille.
    ×6,3
    n = 27 207
  5. Plus-value latente importante
    Un écart marqué entre le prix d'acquisition et la valeur de marché actuelle crée une incitation à réaliser le gain. Le signal est plus diffus que les précédents — beaucoup de propriétaires en plus-value ne vendent pas — mais son effectif massif en fait un bon filtre de fond de secteur.
    ×2,5
    n = 31 596
  6. Détention par un bailleur (NAF 68.20)
    Un bien détenu par une structure bailleur (code NAF 68.20A/B, SIRENE) appartient à un parc géré, plus enclin aux arbitrages qu'un occupant. Signal faible pris seul, mais utile en combinaison : il densifie la probabilité quand il se cumule aux autres.
    ×1,9
    n = 22 207
  7. Le méta-signal : convergence ≥ 3 signaux
    Aucun signal isolé n'atteint ce niveau. Quand trois signaux ou plus se cumulent sur le même bien, le taux de vente réel observé à 24 mois monte à environ 42 % — contre 3,05 % en moyenne. C'est ce franchissement de seuil qui, dans le radar, déclenche l'alerte « passe chaud ».
    ≈ ×13,8
    n = 3 972

Lecture : le lift compare la probabilité de vente avec le signal au taux de base de 3,05 %. La convergence n'est pas la somme des lifts individuels — c'est une mesure directe du taux de vente réel observé sur les biens cumulant au moins trois signaux (≈ 42 % → ≈ ×13,8).

Deux signaux « évidents » qui ne prédisent rien.

La prospection immobilière regorge de raccourcis : « les successions se vendent », « les seniors allègent ». Nous les avons testés sur la même méthode que les signaux ci-dessus. Résultat : ils ne prédisent pas la vente. Nous les publions parce qu'un modèle honnête montre aussi ce qu'il a jeté.

Succession
0,26×
Sous le taux de base : un bien issu de succession se vend, à cet horizon, moins souvent que la moyenne. Le deuil et l'indivision retardent l'arbitrage bien plus qu'ils ne l'accélèrent. Signal contre-intuitif, écarté.
Âge senior du détenteur
0,83×
Légèrement sous le taux de base également. L'idée que les propriétaires âgés vendent davantage ne se vérifie pas dans la donnée à 24 mois. Écarté du scoring — et jamais présenté comme prédictif.

Un signal qui semble évident mais dont la donnée ne confirme pas le pouvoir prédictif est écarté. On mesure, on n'invente pas — et l'on préfère un modèle plus sobre qu'un modèle qui rassure.

Combinés, ces signaux tiennent .

Les lifts ci-dessus isolent chaque signal ; en production, ils sont combinés dans un modèle agrégé de propension à vendre, mesuré sur des ventes réelles (DVF), performance publiée en clair. Résultats stables sur neuf trimestres.

— Discrimination
AUC 0,76
Out-of-agency, look-ahead-free
— Captation top 20 %
×2,7
Recall 54,3 % sur le local
— Captation top 10 %
×3,5
77 % des mandats dans le décile haut
— Échelle
≈ 6,9 M
Bâtiments scorés · ≈ 11 629 communes

Limite assumée. Sur la maison individuelle — environ 78 % du flux — la discrimination tombe autour d'une AUC de 0,67. Sur ce segment, on s'appuie davantage sur les signaux factuels mesurés (diagnostics, rotation, plus-value latente) que sur le modèle seul. Nous publions cette limite parce qu'elle conditionne le bon usage de l'outil.

Ces signaux se re-scorent dans le temps.

Repérer un signal aujourd'hui n'a d'intérêt que si on le suit demain. Un bien est ré-évalué chaque mois : un DPE refait apparaît, un changement de détention bascule le statut bailleur, une plus-value franchit un seuil, un Pinel arrive à terme. La grille bouge, le score monte ou redescend, et les biens qui franchissent le seuil « chaud » remontent en tête avec leur motif.

Notre lecture. Une liste de signaux mesurée une fois est déjà utile ; suivie dans le temps, elle devient un système d'alerte. C'est la différence entre une photo et une dérivée. Ce mécanisme de suivi mensuel — le CRM des vendeurs futurs — est ce qui transforme cette grille de six signaux en pipeline vivant plutôt qu'en fichier périmé le lendemain.

Pour aller plus loin : suivre un prospect vendeur dans le temps, prédire qui va vendre, ou transformer ces signaux en mandats.

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— Questions fréquentes

Signaux, lift, convergence : les réponses.

Comment repérer un vendeur avant qu'il mette son bien en vente ?

On ne le repère pas avec certitude, on mesure une probabilité. En croisant des données publiques par adresse (transactions DVF, diagnostics DPE, statut bailleur SIRENE, durée de détention, dynamique de prix), on identifie des signaux dont on a mesuré qu'ils précèdent la vente : sortie d'un dispositif Pinel, forte rotation de l'adresse, diagnostics multiples, DPE récent, plus-value latente, détention par un bailleur. Sur le parc moyen, environ 3,05 % des biens se vendent dans les 24 mois ; quand au moins trois de ces signaux convergent sur le même bien, ce taux réel monte à environ 42 %.

Quels sont les signes qu'un propriétaire va vendre ?

Mesurés sur données publiques à un horizon de 24 mois (hors période d'apprentissage, cutoff 2024), les signaux les plus forts sont : la sortie d'un dispositif Pinel (lift ×10,2, n=4 709), une forte rotation de l'adresse typique d'un profil investisseur (×7,4, n=13 030), des diagnostics multiples signe d'une vente engagée (×7,1, n=10 980), un DPE récent (×6,3, n=27 207), une plus-value latente importante (×2,5, n=31 596) et la détention par un bailleur au sens NAF 68.20 (×1,9, n=22 207). Le lift indique combien de fois la probabilité de vente dépasse le taux de base de 3,05 %.

Qu'est-ce que le lift d'un signal de vente ?

Le lift est le rapport entre la probabilité de vente quand un signal est présent et le taux de vente de base du parc (3,05 % à 24 mois). Un lift de ×6,3 pour le DPE récent signifie qu'un bien portant ce signal se vend environ six fois plus souvent que la moyenne sur la même fenêtre. C'est une mesure univariée : elle isole un signal à la fois. Le modèle agrégé qui combine ces signaux affiche une AUC de 0,76 en backtest indépendant.

Pourquoi la convergence de plusieurs signaux compte-t-elle autant ?

Parce qu'un signal isolé reste bruité, mais leur accumulation trace une trajectoire. Quand trois signaux ou plus se cumulent sur le même bien (n=3 972), le taux de vente réel observé à 24 mois atteint environ 42 %, soit un lift d'environ ×13,8 par rapport au taux de base. C'est le méta-signal le plus fort de notre grille : ni le Pinel ni le DPE récent seuls n'atteignent ce niveau. C'est ce franchissement de seuil qui déclenche l'alerte « passe chaud ».

La succession ou l'âge du propriétaire annoncent-ils une vente ?

Nous avons testé ces signaux « intuitifs » et mesuré qu'ils ne prédisent pas la vente : la succession ressort à 0,26× (sous le taux de base) et l'âge senior à 0,83×. Nous ne les utilisons donc pas dans le scoring. C'est un point de méthode assumé : on mesure, on n'invente pas. Un signal qui semble évident mais dont la donnée ne confirme pas le pouvoir prédictif est écarté.

Ces signaux utilisent-ils des données personnelles ?

Non. Ils sont mesurés à la maille adresse et bâtiment, à partir de référentiels publics (DVF, DPE, BAN, cadastre, SIRENE). On qualifie des biens, jamais des personnes nommées : aucun nom, téléphone ou email de propriétaire n'est produit. La posture est celle de l'intérêt légitime documenté sur données publiques. Le contact se fait ensuite par un canal légal — terrain ciblé ou estimation consentie.

Un signal détecté aujourd'hui reste-t-il valable demain ?

Non, et c'est voulu. Ces signaux se re-scorent dans le temps : un bien est ré-évalué chaque mois, un signal apparaît ou disparaît, le score monte ou redescend. Un DPE refait, un changement de détention, une plus-value qui devient intéressante : la grille bouge. C'est le principe du suivi temporel — un pipeline de vendeurs futurs plutôt qu'une liste figée.

Le signal de vente est-il aussi fiable sur une maison que sur un appartement ?

Non, et nous le publions. Le modèle agrégé affiche une AUC de 0,76 globale, mais sur la maison individuelle — environ 78 % du flux — elle tombe autour de 0,67. Sur ce segment, on s'appuie davantage sur les signaux factuels mesurés (diagnostics, rotation, plus-value latente) que sur le seul modèle. Publier cette limite conditionne le bon usage de l'outil.

Vérifiable, jusqu'à la source.

Les lifts par signal sont mesurés hors période d'apprentissage (cutoff 2024, horizon 24 mois), sur des cohortes de ventes réelles (DVF) croisées avec l'issue des transactions DVF ; le modèle agrégé est évalué en backtest indépendant. Les volumes et taux cités proviennent de la base SAHAR v2 et des référentiels publics ci-dessous. Synthèse à visée informative, sans valeur de conseil juridique.

Analyse publiée par Intent Analytics — plateforme française de données immobilières publiques croisées, à la maille adresse, sans donnée nominative. Mise à jour le 30 juin 2026.

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