Quel est le prix de l'immobilier à Notre-Dame-de-Bondeville ?
Le prix médian constaté sur les transactions DVF/DGFiP s'établit à 2 215 EUR/m2, avec une fourchette allant de 1 647 EUR/m2 (premier quartile) à 2 461 EUR/m2 (troisième quartile). Cette amplitude de 800 EUR entre le bas et le haut du marché est significative : elle traduit une vraie hétérogénéité de stock, entre biens vieillissants mal isolés et maisons en bon état. Le croisement appartements/maisons révèle un écart majeur : les appartements s'échangent à 3 495 EUR/m2 en médiane, contre 2 056 EUR/m2 pour les maisons. Dit autrement, pour 200 000 EUR, vous achetez environ 57 m2 d'appartement ou 97 m2 de maison. Ce différentiel est inhabituel et oriente mécaniquement les primo-accédants avec famille vers la maison individuelle. Le marché est actif : 611 ventes enregistrées sur la période DVF analysée, ce qui est solide pour une commune de 7 071 habitants et garantit une liquidité correcte à la revente. La donnée à surveiller est le revenu médian des ménages IRIS, fixé à 21 183 EUR annuels, avec un taux de pauvreté de 20 % et un taux de chômage de 13,7 %. Ce contexte socio-économique tire les prix vers le bas structurellement, et explique pourquoi les maisons restent significativement moins chères que les appartements : la solvabilité des acheteurs locaux est limitée.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Notre-Dame-de-Bondeville ?
Sur les douze derniers mois, le marché de Notre-Dame-de-Bondeville affiche une hausse de 4,82 %. C'est une progression réelle, au-dessus de l'inflation courante des loyers, et dans un contexte national de marché immobilier globalement déprimé depuis 2023, c'est un signal que la demande locale tient. Sur un bien médian de 70 m2 valorisé à 155 050 EUR (70 x 2 215 EUR/m2), cette progression représente environ 7 100 EUR de gain en un an. Pour autant, deux garde-fous s'imposent. Premier garde-fou : le contexte socio-économique local. Avec 20 % de taux de pauvreté et 13,7 % de chômage, la base d'acheteurs locaux solvables est étroite. La hausse repose donc davantage sur une demande périurbaine rouennaise que sur une demande endogène, ce qui la rend plus sensible aux variations de taux d'emprunt et à l'attractivité relative de la commune par rapport à Rouen. Second garde-fou : le différentiel appartement/maison. La hausse globale de 4,82 % masque peut-être des dynamiques divergentes entre les deux typologies. En l'absence de données segmentées sur la tendance, il serait imprudent de supposer que chaque segment progresse à ce rythme. Pour un acheteur, la tendance positive ne justifie pas l'urgence : le marché n'est pas en surchauffe (indice de tension classé équilibré), la négociation reste possible. Pour un vendeur, c'est le bon moment pour mettre en valeur son bien et tenir son prix, à condition de rester cohérent avec les prix DVF réels et non avec des estimations spéculatives.
Faut-il acheter à Notre-Dame-de-Bondeville maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre horizon et de la qualité du bien ciblé, pas d'un timing de marché. Analysons les deux variables. Sur l'horizon de détention : pour une résidence principale conservée huit ans ou plus, les conditions actuelles sont défendables. La tendance est positive (+4,82 %/an), le marché est liquide (611 ventes DVF), et les prix restent accessibles par rapport au marché rouennais. L'attente ne vous fera pas économiser significativement si la tendance se poursuit. Pour un horizon court de trois à cinq ans, la prudence s'impose : le tissu socio-économique local est fragile (chômage à 13,7 %, pauvreté à 20 %), ce qui peut limiter la progression des prix et réduire votre marge à la revente. Sur la qualité du bien : c'est ici que se joue l'essentiel. Avec 6,8 % de passoires thermiques (classées F ou G au DPE), le risque de décote est réel sur ce segment. Une passoire achetée aujourd'hui au prix de marché sera interdite à la location dès 2025 pour les classes G (déjà en vigueur) et dès 2028 pour les classes F, et perdra de la valeur à la revente face à des acheteurs de plus en plus informés. A contrario, un bien bien classé (A à D) dans une commune à prix modérés représente une acquisition défensive. La stratégie la plus solide : cibler une maison individuelle dans la fourchette médiane (autour de 2 056 EUR/m2), DPE C ou D, négocier sur les biens affichés depuis plus de 60 jours, et ne pas surpayer la prime appartement (3 495 EUR/m2) qui n'est pas justifiée par le marché locatif local.
Investir dans l'immobilier locatif à Notre-Dame-de-Bondeville, est-ce rentable ?
Les données disponibles permettent de poser le cadre, sans calculer un rendement net qui nécessiterait les loyers réellement constatés -- données que vous devrez vérifier auprès d'agents locaux ou sur des plateformes de loyers de référence. Ce que les données disent. L'indice de tension locative est classé équilibré (score 67/100), ce qui signifie que la demande locative existe mais ne crée pas de pression forte : les biens se louent, mais sans file d'attente, et sans pouvoir de pricing fort pour le propriétaire. Le taux de vacance locative LOVAC s'établit à 4,38 %, un niveau bas et rassurant : moins de 5 logements vacants pour 100 indiquent que les biens se louent effectivement, sans stock dormant inquiétant. Le prix d'entrée pour les maisons (2 056 EUR/m2) est modéré, ce qui peut offrir un rendement brut décent si les loyers locaux le permettent -- à vérifier impérativement avant tout engagement. Ce que les données alertent. Le profil socio-économique du locataire type est contraint : revenu médian IRIS de 21 183 EUR annuels, taux de pauvreté à 20 %, taux de chômage à 13,7 %. Cela signifie un risque d'impayés et de turnover supérieur à la moyenne, une pression sur les loyers, et une capacité limitée à absorber des hausses. Par ailleurs, les appartements à 3 495 EUR/m2 génèrent mécaniquement un rendement brut plus faible. Si le loyer d'un appartement de 50 m2 ne dépasse pas 650-700 EUR/mois (à vérifier localement), le rendement brut plafonne autour de 4,5-5 %, avant charges, fiscalité et vacance. En synthèse : l'investissement locatif à Notre-Dame-de-Bondeville est envisageable sur une maison individuelle, avec une grande rigueur sur la sélection du locataire et une marge de sécurité sur la vacance. Ce n'est pas un marché à rendement exceptionnel, c'est un marché de gestion prudente.
Notre-Dame-de-Bondeville est-elle exposée à des risques naturels ?
Les données de référence (Géorisques/BRGM) indiquent une exposition aux risques naturels globalement faible pour cette commune. Le risque inondation est absent des données signalées. Le risque retrait-gonflement des argiles (RGA) n'est pas signalé. Le risque sismique est classé en zone 1, soit le niveau le plus bas de l'échelle française : aucune contrainte constructive particulière, risque quasi-nul de sinistre sismique. Ce tableau favorable ne dispense pas de conduire un Etat des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle avant tout achat, comme l'exige la loi. L'ERP est obligatoire lors de la vente et identifie les risques spécifiques à l'adresse exacte, y compris les risques technologiques, les sols pollués ou les cavités souterraines non couverts par les catégories générales ci-dessus. La commune étant en Seine-Maritime, dans la vallée de Cailly, la vérification locale du plan de prévention des risques (PPR) reste utile pour les biens en fond de vallée, même si le risque inondation généralisé n'est pas signalé dans les données agrégées.
Quelle est la performance énergétique des logements à Notre-Dame-de-Bondeville ?
Sur les 1 535 logements disposant d'un DPE enregistré (données ADEME), 6,8 % sont classés en passoire thermique (F ou G), soit environ 104 logements. C'est un taux inférieur à la moyenne nationale (qui dépasse 17 % du parc), ce qui est un point positif : le stock de logements pénalisés par la réglementation est limité. La consommation moyenne constatée est de 195 kWh/m2/an, ce qui correspond à une classe D dans le référentiel DPE, soit un niveau intermédiaire : les logements ne sont pas exemplaires mais pas catastrophiques. Concrètement, pour un appartement de 60 m2, cela représente environ 11 700 kWh annuels, soit 1 200 à 1 600 EUR de chauffage selon l'énergie utilisée. Les implications pour l'acheteur sont directes. Pour les passoires G : elles sont déjà interdites à la mise en location depuis août 2022 (gel des loyers) et à la location à partir de 2025. Pour les passoires F : interdiction de nouvelle mise en location en 2028. Pour les classes E : interdiction en 2034. Acheter une passoire thermique à Notre-Dame-de-Bondeville, c'est s'exposer soit à un coût de rénovation significatif (souvent 15 000 à 40 000 EUR selon les travaux), soit à une décote croissante à la revente. Le croisement avec les prix est important : si un bien classé F ou G est proposé au prix de marché (2 215 EUR/m2 médian), il faut négocier une décote d'au moins 10 à 20 % pour absorber le coût de rénovation ou le risque de perte de valeur. Un bien classé C ou D justifie au contraire une légère prime, car il est lonable sans contrainte et ne génère pas de risque réglementaire à moyen terme.
Vivre à Notre-Dame-de-Bondeville : services, démographie et contexte socio-économique ?
Avec 7 071 habitants et une croissance démographique de +1,65 % sur cinq ans, Notre-Dame-de-Bondeville est une commune qui ne se vide pas : c'est un signal de stabilité, pas d'attractivité spectaculaire, mais suffisant pour rassurer sur la valeur patrimoniale à long terme. Les scores d'équipements publics sont remarquablement élevés : transports à 100/100, éducation à 100/100, santé à 86/100, commerces à 86/100. Pour une commune de 7 000 habitants, cela traduit une desserte réelle et dense, probablement liée à la proximité rouennaise et à une bonne intégration dans le réseau de services de l'agglomération. C'est un argument concret pour les familles et les actifs : pas besoin de voiture pour chaque déplacement, services de proximité accessibles. Le revers de la médaille est socio-économique et ne doit pas être minimisé. Le revenu médian IRIS est de 21 183 EUR par an, le taux de pauvreté atteint 20 % et le taux de chômage 13,7 %. Ces trois indicateurs sont dégradés par rapport aux moyennes nationales (revenu médian national autour de 24 000 EUR, taux de pauvreté national à 14 %, chômage à environ 7-8 %). Ce n'est pas un détail : cela signifie que la commune accueille une population fragilisée, que la pression à la hausse des prix est structurellement limitée par la solvabilité locale, et que les risques locatifs (impayés, vacance) sont supérieurs à ceux d'une commune plus aisée. Le taux de propriétaires à 68,8 % indique cependant un ancrage résidentiel fort, ce qui stabilise le tissu social et limite les tensions de turnover. Pour un acheteur en résidence principale, les équipements sont un atout réel. Pour un investisseur, le profil socio-économique impose une prime de risque à intégrer dans le calcul.