Quel est le prix de l'immobilier à Aubignan ?
Le prix médian à Aubignan ressort à 2 602 EUR/m2 sur la base des transactions DVF/DGFiP, avec une fourchette allant de 1 920 EUR/m2 au premier quartile à 3 162 EUR/m2 au troisième quartile. Cet écart de plus de 1 200 EUR entre les 25 % les moins chers et les 25 % les plus chers traduit une hétérogénéité réelle du parc : un bien médiocre ne se vend pas du tout au même prix qu'un bien de qualité, et la dispersion est suffisamment large pour que le prix affiché au m2 ne soit qu'un point de départ de négociation. La distinction appartement/maison est nette : les appartements se négocient autour de 2 284 EUR/m2, les maisons à 2 733 EUR/m2, soit une prime de près de 450 EUR/m2 pour le bâti individuel. Ce différentiel est cohérent avec un marché de commune rurale ou péri-urbaine où la maison avec terrain reste le produit dominant et le plus recherché. Le volume de 469 ventes enregistrées dans la base DVF confirme un marché actif pour une commune de 5 981 habitants : c'est un niveau de liquidité correct, qui signifie qu'en tant qu'acheteur vous avez du choix et qu'en tant que vendeur vous trouverez preneur si le prix est juste. En pratique : pour un achat à 100 m2, comptez entre 192 000 EUR (bas de gamme, bien à rénover) et 316 000 EUR (haut de gamme ou maison bien classée au DPE). Le prix moyen à 2 386 EUR/m2 étant inférieur au médian, le marché comporte des valeurs extrêmes basses qui tirent la moyenne vers le bas — autrement dit, il existe du stock dégradé ou difficile à vendre, ce qui est une information utile pour négocier.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Aubignan ?
Sur les douze derniers mois, les prix à Aubignan ont reculé de 2,6 %. Ce n'est pas un effondrement, mais c'est une correction réelle qui doit être prise en compte dans toute décision. Concrètement, un bien médian de 90 m2 qui valait environ 234 000 EUR il y a un an vaut aujourd'hui autour de 228 000 EUR, soit une perte de valeur d'environ 6 000 EUR. Pour un acheteur, ce signal est plutôt favorable : le rapport de force s'est rééquilibré, les vendeurs ne peuvent plus tenir des prix de marché haut, et la négociation à 3 à 5 % sous le prix affiché est désormais légitime. Pour un vendeur, le message est inverse : se positionner au prix réellement constaté aujourd'hui, pas à celui d'il y a 18 mois. Surprixer dans un marché orienté à la baisse, même modestement, c'est allonger inutilement les délais de vente et finir par céder davantage. La nuance importante est que cette baisse de 2,6 % reste contenue. Elle ne suggère pas un marché en crise structurelle, plutôt un ajustement conjoncturel probablement lié à la remontée des taux de crédit et à la pression sur le pouvoir d'achat immobilier. La question pour les prochains mois : si les taux de crédit se détendent, ce type de marché de taille modeste peut se redresser assez vite. En revanche, si la correction se poursuit, les biens les moins bien classés énergétiquement (F/G) subiront une décote supplémentaire, en raison des contraintes réglementaires sur la location.
Faut-il acheter à Aubignan maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre horizon de détention et de la qualité du bien visé, deux variables que les données d'Aubignan permettent d'articuler clairement. Sur l'horizon de détention d'abord. Si vous achetez pour une résidence principale en vous projetant sur huit ans ou plus, entrer aujourd'hui dans un marché qui a légèrement corrigé (-2,6 %) avec un volume de transactions actif (469 ventes DVF) est une position défendable. Vous bénéficiez d'un pouvoir de négociation réel et d'une liquidité suffisante pour ne pas acheter sous pression. Sur un horizon court de deux à quatre ans, le risque de revente à perte est concret si la correction se poursuit. Sur la qualité du bien ensuite. C'est le facteur le plus discriminant dans le contexte réglementaire actuel. Avec 9,6 % de passoires thermiques (DPE F ou G) dans le parc local et l'interdiction de mettre en location les F dès 2025, un bien mal classé porte une double pénalité : coût de rénovation à venir et décote à la revente croissante. À 2 602 EUR/m2 de médiane, la décote constatée sur une passoire peut représenter 10 à 15 % du prix — ce qui change radicalement le calcul si vous achetez sans avoir budgété les travaux. La stratégie la plus solide dans ce marché : viser un bien classé D ou mieux, ou un bien F/G dont le prix intègre déjà le coût de rénovation et dont vous avez un devis crédible. Ignorer le DPE parce que vous n'envisagez pas de louer est une erreur : à la revente, votre acheteur, lui, regardera le DPE. Un signal de prudence supplémentaire : le revenu médian du territoire est de 19 984 EUR/an et le taux de pauvreté atteint 24,6 %, ce qui indique une capacité d'emprunt locale limitée et un bassin d'acheteurs potentiels restreint — un facteur de liquidité à surveiller si vous envisagez une revente rapide.
Investir dans l'immobilier locatif à Aubignan, est-ce rentable ?
Le marché locatif d'Aubignan est qualifié d'équilibré avec un indice de tension à 57/100 : ni sous-tension franche, ni marché tendu où les logements partent en quelques heures. C'est un signal intermédiaire qui implique que la demande locative existe mais ne compense pas les risques spécifiques du marché. Premier risque à quantifier : la vacance. Le taux de vacance LOVAC est de 5,12 %, ce qui n'est pas négligeable. Sur un parc de logements d'une commune de cette taille, cela signifie qu'une fraction non triviale de logements ne trouve pas preneur. Pour un investisseur, cela implique de ne pas raisonner sur un scénario de location continue à 100 % mais d'intégrer une hypothèse de vacance locative dans son plan de financement. Deuxième risque : le contexte socio-économique. Avec un revenu médian local de 19 984 EUR/an, un taux de chômage de 13,4 % et un taux de pauvreté de 24,6 %, la solvabilité des locataires potentiels est contrainte. Cela ne rend pas l'investissement impossible, mais cela pèse sur les loyers constatables et sur le risque d'impayés. Troisièmement, la réglementation DPE. 9,6 % du parc est en passoire F ou G. Acheter une passoire pour la louer est désormais une stratégie bloquée : les DPE F sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 pour les nouveaux contrats, et les E le seront en 2034. Un achat locatif sur un bien mal classé sans budget travaux est une erreur de calcul, pas une opportunité. En résumé : un investissement locatif à Aubignan peut se justifier sur un bien bien classé, acheté à un prix intégrant la faiblesse du marché, avec une hypothèse de rendement brut prudente. Il est impératif de vérifier les loyers réellement pratiqués dans la commune (les loyers de référence nationaux ne s'appliquent pas mécaniquement à ce type de marché) avant de valider votre plan de financement.
Aubignan est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et les données issues de Géorisques/BRGM identifient plusieurs risques cumulés sur la commune qui doivent être pris en compte avant tout achat. Premier risque : l'inondation. Aubignan est identifiée comme exposée au risque inondation. Ce risque est potentiellement le plus impactant financièrement : un bien en zone inondable peut être exclu de certaines assurances ou faire l'objet de primes majorées, et sa valeur de revente est affectée. La localisation précise de la parcelle est déterminante — l'exposition varie fortement d'une rue à l'autre. Second risque : le retrait-gonflement des argiles (RGA). Le risque argile est présent sur la commune. Ce phénomène provoque des mouvements de sol en période de sécheresse et de réhumidification, avec des dégâts potentiellement lourds sur les fondations, les murs porteurs et les dallages. C'est un risque souvent sous-estimé car il s'exprime progressivement, pas brutalement. Pour une maison individuelle, vérifier l'absence de fissures structurelles et demander un diagnostic de sol lors de l'acquisition est une précaution légitime, surtout dans le contexte de sécheresses de plus en plus fréquentes. Troisième risque : le séisme, classé en zone 3 (risque modéré). Ce niveau de sismicité n'est pas alarmant mais il impose des normes parasismiques aux constructions neuves et peut, sur les bâtis anciens non renforcés, constituer un facteur de vigilance. La recommandation pratique est impérative : exiger la consultation de l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle, document obligatoire dans toute transaction immobilière. L'ERP précise l'exposition réelle au niveau de la parcelle, pas de la commune dans son ensemble. Ne pas s'en tenir à une lecture globale du risque communal.
Quelle est la performance énergétique des logements à Aubignan ?
Les données DPE/ADEME sur 324 logements diagnostiqués à Aubignan donnent une consommation moyenne de 135 kWh/m2/an, ce qui se situe dans la classe D à la frontière de la classe C — un niveau correct mais pas exemplaire. 9,6 % du parc diagnostiqué est classé F ou G, soit les passoires thermiques. Sur une base de 324 DPE, cela représente une trentaine de logements documentés en passoire, mais le parc total de la commune est bien plus large : la proportion réelle peut donc être plus élevée, notamment sur les maisons anciennes non diagnostiquées. Les implications réglementaires sont concrètes et datées. Les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025 pour les nouveaux contrats. Les classés F suivent à partir du 1er janvier 2028 (attention : la loi Climat prévoit F interdit en 2025 pour les nouveaux baux dans certaines lectures, vérifier la date exacte de votre situation). Les classés E seront interdits en 2034. Ces échéances ne concernent que la mise en location, pas la vente, mais elles influencent directement la valeur vénale : un acheteur rationnel qui sait qu'il ne pourra pas louer un F sans travaux décote son offre d'autant. Sur un marché à 2 602 EUR/m2 de médiane, la décote sur une passoire est estimée généralement entre 10 et 20 % selon les études notariales, ce qui représente 20 000 à 40 000 EUR sur un bien de 100 m2 au prix médian. La stratégie d'achat-rénovation peut être rentable si et seulement si le prix d'acquisition intègre le coût des travaux et si vous avez obtenu un devis sérieux avant de signer. Ne vous fiez pas aux estimations de renovations fournies par le vendeur.
Vivre à Aubignan : services, démographie et contexte socio-économique ?
Aubignan compte 5 981 habitants et a connu une croissance de 1,48 % sur cinq ans, ce qui est un signe de dynamique positive, même modeste — la commune n'est pas en déclin démographique. Le score de transport est élevé à 75/100 et celui de l'éducation également à 75/100 : deux indicateurs solides qui signifient que la commune offre une accessibilité et une couverture scolaire correctes pour sa taille, un facteur positif pour les familles. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (29/100) sont faibles. Ce niveau signifie une offre de proximité limitée : pour des soins médicaux courants ou des achats quotidiens, les habitants dépendent probablement des communes environnantes. C'est un facteur à peser sérieusement pour les ménages sans véhicule ou les personnes âgées, et cela peut freiner l'attractivité résidentielle pour certains profils d'acheteurs. Le score de sécurité est de 59/100, un niveau intermédiaire qui n'est ni alarmant ni rassurant : il situe la commune dans la moyenne basse sans signaler de problème particulier documenté. La donnée socio-économique est la plus importante à retenir pour un acheteur ou un investisseur. Le revenu médian est de 19 984 EUR/an, le taux de pauvreté atteint 24,6 % et le taux de chômage est de 13,4 %. Ces trois indicateurs combinés décrivent un territoire sous pression économique significative. Cela a des conséquences directes : la demande solvable à l'achat comme à la location est structurellement limitée, ce qui pèse sur la liquidité du marché et sur les prix à long terme. Les 65 % de propriétaires occupants indiquent un marché de résidents stables, ce qui est un facteur de cohésion mais pas un moteur de hausse des prix.