Département 83 · 93 · 19 556 hab.

Marché immobilier à La Crau (83260) — Prix, DPE, risques 2025

1 664 transactions DVF analysées, prix médian 4 023 €/m², indice de tension ITIC 78/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

4 023 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 3 094 — 4 661 €
-4,49 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
78/100
Indice ITIC
Tendu
1 664
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

La Crau est une ville moyenne péri-urbaine de 19 556 habitants répartis sur 37,5 km², située dans le département 83 en région Provence-Alpes-Côte d'Azur à 3.2 km de Solliès-Pont. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 4 023 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-4,5 %) et un indice de tension ITIC tendu (78/100).

Prix par typologie à La Crau.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement4 368 €
Maison4 149 €
Tous biens (médian)4 023 €3 094 — 4 661 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de La Crau traverse une phase de correction avec une variation de -4,5 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 78/100 traduit une tension significative : la demande reste supérieure à l'offre disponible, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix médians.

1 968 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 968
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
88 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
1,9 %
Logements interdits location 2025-2034

1 968 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 88 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (1,9 %) reste limitée et bien sous la moyenne nationale de 17 %. Le risque d'achat d'un bien interdit à la location à terme est faible.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
3,5 %
303 logements vacants. Marché fluide.
✓ Eau 90 %
Eau potable
90 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
210
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

La Crau présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil La Crau.

Population
19 556
+1,97 % sur 5 ans · densité 521 hab/km²
Revenu médian zone
25 456 €
Pauvreté 8,4 % · chômage 9,8 %
Propriétaires
67,0 %
vs locataires 33.0 %
Tissu économique
3 556
Établissements actifs · 482 créations 12 mois
Score localisation
42/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
70/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 19 556 habitants et une croissance modérée (+2,0 % sur 5 ans), La Crau se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local compte 3 556 établissements actifs avec 482 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (25 456 €) est conforme à la moyenne nationale française (67,0 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à La Crau.

Acheteur résidentiel — Marché équilibré qui laisse le temps de comparer. Visiter au moins 5-7 biens avant offre. La marge de négociation tourne autour de 3-5 % sur le prix affiché. Privilégier les biens avec parcelle exclusive et stationnement.

Investisseur locatif — Conditions favorables : marché tendu, parc majoritairement conforme aux normes énergétiques. Le DPE D représente souvent le sweet spot : prix légèrement décoté, loyer plein, échéance loi Climat éloignée.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de La Crau (4 023 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Carqueiranne, affiche 5 657 €/m² (+40,6 % de plus) ; à l'inverse, Cuers reste à 3 398 €/m² (-15,5 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de La Crau.

En synthèse, La Crau présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; une tension de marché élevée qui maintient une pression à la hausse sur les prix et raccourcit les délais de transaction. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de La Crau repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur La Crau.

Quel est le prix de l'immobilier à La Crau ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian au mètre carré à La Crau s'établit à 4 023 EUR/m2, avec une moyenne légèrement supérieure à 4 131 EUR/m2 — un écart qui traduit quelques transactions hautes qui tirent la moyenne vers le haut. La fourchette réelle du marché court de 3 094 EUR/m2 (premier quartile) à 4 661 EUR/m2 (troisième quartile) : soit un écart de 1 567 EUR/m2 entre un bien d'entrée de gamme et un bien bien positionné, ce qui est significatif sur une commune de cette taille. Sur 1 664 ventes enregistrées, le volume est solide et donne une bonne représentativité statistique — on ne parle pas d'un marché confidentiel où trois transactions font le prix. Le clivage appartement/maison est notable : les appartements se négocient à 4 368 EUR/m2, les maisons à 4 149 EUR/m2. Ce différentiel en faveur des appartements est contre-intuitif dans une commune de 19 500 habitants, mais peut s'expliquer par une offre en appartements plus récente ou mieux localisée. Concrètement, une maison de 100 m2 dans la médiane vaut environ 415 000 EUR ; un appartement de 60 m2, environ 262 000 EUR. Ces niveaux de prix placent La Crau dans une gamme élevée pour le Var intérieur, portée par la proximité avec Toulon et la côte varoise. Ce contexte géographique soutient les prix mais ne les immunise pas, comme le montre la tendance récente.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à La Crau ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont reculé de 4,49 % à La Crau. Ce n'est pas du bruit statistique : c'est une correction mesurable et cohérente avec la tendance nationale de recul des marchés tendus à partir de 2023-2024. En euros, cela représente pour un bien médian de 100 m2 une perte de valeur d'environ 19 000 EUR en un an. Pour un acheteur, le signal est à double lecture. D'un côté, le marché offre aujourd'hui un point d'entrée inférieur à celui d'il y a un an, avec un pouvoir de négociation réel — chose rare dans un marché classé tendu (indice de tension à 78). De l'autre, une baisse de 4,49 % ne garantit pas que le plancher est atteint : acheter aujourd'hui en espérant une reprise rapide est un pari, pas une certitude. Pour un horizon de détention long, au moins huit à dix ans, ce recul s'effacera probablement : la tension structurelle du marché (peu de vacance à 3,51 %, demande soutenue) plaide pour une base solide à moyen terme. Pour un horizon court, le risque de moins-value à la revente est réel. Pour un vendeur, la leçon est claire : les prix de référence de 2022 sont obsolètes. Se positionner au-dessus du marché actuel, c'est rester en stock. La baisse pénalise d'abord les biens mal classés au DPE et ceux nécessitant des travaux lourds, qui décotent plus vite que la moyenne dans un marché correctif.
Faut-il acheter à La Crau maintenant ou attendre ?
La décision dépend de trois paramètres croisés : votre horizon de détention, la qualité du bien visé, et votre situation personnelle. Premier paramètre : l'horizon. Avec un marché en recul de 4,49 % sur douze mois, un acheteur sur horizon court (moins de cinq ans) s'expose à revendre sans absorber les frais d'acquisition. Sur dix ans ou plus, la tension structurelle du marché — indice à 78, taux de vacance bas à 3,51 %, population en hausse de presque 2 % sur cinq ans — suggère que les fondamentaux restent sains. Ce n'est pas un marché en décrochage structurel, c'est un marché en correction cyclique. Deuxième paramètre : la qualité du bien. Dans un marché correctif, les biens à faible performance énergétique (classés F ou G) et ceux nécessitant des travaux importants sont doublement pénalisés : ils décotent à l'achat ET ils seront de moins en moins louables ou revendables facilement avec les échéances de la loi Climat. Viser un bien classé D ou mieux, ou intégrer le coût de rénovation dans la négociation, est la stratégie défendable. Troisième paramètre : la situation personnelle. Si vous avez un emploi stable dans l'agglomération toulonnaise ou sur la côte varoise, que vous achetez pour y vivre durablement, et que vous pouvez négocier 3 à 5 % sous l'affichage (ce que le contexte permet), acheter aujourd'hui est rationnel. Attendre pour spéculer sur un point bas exact est rarement gagnant. La règle pratique : si vous trouvez le bon bien au bon prix, la fenêtre est favorable. Si vous devez forcer, attendez.
Investir dans l'immobilier locatif à La Crau, est-ce rentable ?
Le marché locatif de La Crau présente des signaux contradictoires qu'il faut peser honnêtement avant d'investir. Côté demande, l'indice de tension est à 78 et le taux de vacance n'est que de 3,51 % (source LOVAC) : la demande locative est bien réelle et les logements vides sont rares. La population croît (+1,97 % sur cinq ans), le tissu économique est actif (3 556 établissements, 482 créations sur douze mois), et le taux de chômage local de 9,8 % reste à surveiller mais ne signale pas une désertification économique. Ces éléments soutiennent une demande locative structurelle. Côté rendement brut, les prix médians sont élevés — 4 023 EUR/m2 en médiane, 4 368 EUR/m2 pour les appartements. Sans données de loyers constatés dans ce jeu de données, il serait irresponsable de publier un rendement calculé : toute estimation de rendement brut que vous lirez sans source précise sur les loyers réels est une approximation. La règle minimale avant tout investissement : vérifier les loyers réellement pratiqués sur le secteur via les observatoires de loyers locaux ou les annonces actives, puis calculer votre rendement net en déduisant charges, fiscalité et travaux éventuels. Côté risque réglementaire, les passoires thermiques (F/G) représentent 1,9 % du parc DPE recensé, un niveau bas — mais les biens classés F sont déjà interdits à la location pour les nouveaux contrats depuis 2025, et les E le seront en 2034. Tout investissement dans un bien mal classé sans budget travaux intégré est une erreur de calcul, pas une opportunité. Conclusion : le marché locatif de La Crau a des bases solides, mais les prix élevés compressent les rendements. Ce n'est pas un marché de rendement brut, c'est un marché de valorisation patrimoniale à moyen terme — à condition de bien sélectionner le bien.
La Crau est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et de façon multiple. Les données signalent trois expositions à prendre au sérieux. Premier risque : l'inondation. La Crau est identifiée comme exposée au risque inondation. Dans le Var, ce risque n'est pas théorique : le département a connu des épisodes cévenols et méditerranéens destructeurs. Concrètement, cela peut affecter l'assurabilité d'un bien, son financement bancaire, et sa valeur de revente. Ce risque est parcelle-dépendant : la commune est exposée mais tous les terrains ne le sont pas au même niveau. Deuxième risque : le retrait-gonflement des argiles (RGA). La commune est concernée par le risque argile, signalé par le BRGM. Ce phénomène provoque des mouvements de terrain qui fissurent les fondations, notamment lors des alternances sécheresse/réhydratation — de plus en plus fréquentes avec le changement climatique. Il concerne surtout les maisons individuelles sur fondations légères. Troisième risque : le séisme. Le niveau de sismicité est classé en zone 2 (faible), ce qui impose des règles parasismiques à la construction mais ne constitue pas un risque majeur pour l'existant. Ce qu'il faut faire avant toute offre : consulter l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte sur georisques.gouv.fr, et vérifier que le vendeur vous remet bien l'ERP obligatoire annexé au compromis de vente. Ne pas se contenter du niveau communal : deux parcelles voisines peuvent avoir des expositions très différentes. Si la parcelle visée est en zone inondable identifiée, intégrer cet élément dans la négociation du prix et vérifier les conditions d'assurance avant toute signature.
Quelle est la performance énergétique des logements à La Crau ?
Sur les 1 968 logements disposant d'un DPE recensé à La Crau (source ADEME), seulement 1,9 % sont classés F ou G — soit environ 37 logements qualifiés de passoires thermiques. C'est un taux remarquablement bas comparé à la moyenne nationale (autour de 17 %). Deux explications plausibles : un parc de logements relativement récent ou bien rénové, et un climat méditerranéen qui réduit mécaniquement les consommations de chauffage, ce qui améliore les scores DPE. La consommation moyenne constatée est de 88 kWh/m2/an, un niveau performant qui correspond grosso modo à un parc majoritairement classé C ou D. Pour un acheteur, ce contexte est globalement favorable : le risque de tomber sur une passoire est faible, mais pas nul. Vérifier le DPE du bien ciblé reste indispensable — un bien classé F est aujourd'hui interdit à la location pour tout nouveau contrat depuis 2025, ce qui le décote fortement à la revente et en fait un actif à risque pour un investisseur. Les E seront concernés dès 2034. Pour un acquéreur en résidence principale, un bien classé D ou mieux est le seuil raisonnable : en dessous, anticiper les travaux et les intégrer dans le prix de négociation. Le faible taux de passoires à La Crau ne doit pas endormir la vigilance sur le bien individuel : le DPE reste une pièce contractuelle à analyser, pas à survoler.
Vivre à La Crau : quels services, quelle démographie ?
La Crau compte 19 556 habitants et a progressé de 1,97 % sur cinq ans — une croissance modérée mais continue, signe que la commune attire davantage qu'elle ne repousse. Le revenu médian par unité de consommation est de 25 456 EUR (source INSEE/IRIS), avec un taux de pauvreté de 8,4 % et un taux de chômage de 9,8 %. Ces trois indicateurs sont proches des moyennes nationales, sans signal de précarisation ni de tension sociale forte, mais sans non plus profil aisé. Le taux de propriétaires à 67 % est élevé : majoritairement une commune d'accession, pas de rotation locative forte, ce qui contribue à la stabilité du tissu résidentiel. Sur les services, le score éducation atteint 100 — la couverture en établissements scolaires est complète pour une commune de cette taille. C'est un atout concret pour les familles. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (29/100) sont nettement plus faibles. Cela signifie concrètement que l'accès aux soins et à l'offre commerciale dépend probablement en partie des communes voisines ou de l'agglomération toulonnaise. Pour un ménage sans voiture ou avec mobilité réduite, ce déficit est un vrai handicap à la vie quotidienne. Le score transport est à 50, soit un niveau intermédiaire : ni une commune bien desservie en transports en commun, ni totalement isolée. Le score de localisation global à 42 confirme que La Crau se positionne comme une commune résidentielle bien dotée en éducation, mais incomplète sur les services de proximité santé et commerce — un profil qui convient aux ménages actifs motorisés, moins aux personnes âgées ou aux foyers sans véhicule.

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