Département 62 · 32 · 4 641 hab.

Marché immobilier à Angres (62143) — Prix, DPE, risques 2025

180 transactions DVF analysées, prix médian 1 813 €/m², indice de tension ITIC 77/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 813 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 352 — 2 159 €
+8,78 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
77/100
Indice ITIC
Tendu
180
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Angres est une commune rurale urbaine de 4 641 habitants répartis sur 4,8 km², située dans le département 62 en région Hauts-de-France à 2.6 km de Souchez. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 813 €/m², une tendance en forte hausse sur les 12 derniers mois (+8,8 %) et un indice de tension ITIC tendu (77/100).

Prix par typologie à Angres.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement— €
Maison1 921 €
Tous biens (médian)1 813 €1 352 — 2 159 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Angres traverse une phase d'accélération marquée : avec une hausse de +8,8 % sur 12 mois, les biens partent plus vite et les marges de négociation se réduisent. Cette dynamique est typique des communes où la demande dépasse durablement l'offre. L'indice ITIC de 77/100 traduit une tension significative : la demande reste supérieure à l'offre disponible, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix médians.

1 040 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 040
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
192 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
17,3 %
Logements interdits location 2025-2034

1 040 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 192 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (17,3 %) est significative, signe d'un parc ancien à forte besoin de rénovation. C'est aussi une opportunité pour les investisseurs avec stratégie de valorisation : la rénovation énergétique aidée (MaPrimeRénov, CEE) peut transformer un bien décoté en actif performant.

Avant achat — vérifier l'ERP.

✓ Hors PPRI
Inondation
Hors PPRI
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
4,0 %
50 logements vacants. Marché fluide.
— Eau 85 %
Eau potable
85 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
57
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Sur la base des données BRGM et Géorisques, Angres présente peu de risques physiques majeurs déclarés. Aucun PPRI inondation, RGA argile élevé ou zone sismique sensible n'est signalé pour la commune. Comme partout en France, l'État des Risques et Pollutions (ERP) reste obligatoire avant toute signature : il intègre des informations à la maille parcellaire qui peuvent affiner cette lecture communale.

Profil Angres.

Population
4 641
-4,15 % sur 5 ans · densité 961 hab/km²
Revenu médian zone
19 065 €
Pauvreté 24,5 % · chômage 17,3 %
Propriétaires
52,8 %
vs locataires 48.0 %
Tissu économique
663
Établissements actifs · 49 créations 12 mois
Score localisation
48/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
59/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 4 641 habitants et une léger recul (-4,2 % sur 5 ans), Angres se positionne sur une trajectoire démographique fragile. Le tissu économique local repose sur 663 établissements actifs, principalement de petite taille. La dynamique de création est plus modérée, ce qui peut refléter un marché du travail dépendant des bassins d'emploi voisins. Le revenu médian local (19 065 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (52,8 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Angres.

Acheteur résidentiel — Marché tendu et orienté à la hausse. Pour les primo-accédants, le timing est plus favorable que d'attendre : chaque trimestre additionnel coûte mécaniquement de la valeur. Cibler les biens DPE C ou mieux pour optimiser la facture énergie et la revente.

Investisseur locatif — Étudier finement le rendement brut local et la solvabilité des locataires types. Privilégier les biens DPE C ou mieux pour sécuriser la rentabilité face aux interdictions de mise en location 2025-2034.

Vendeur — Marché vendeur idéal : prix en hausse, demande forte, délais courts. Afficher au médian + 3 à 5 % de marge négo. Pas besoin de surenchérir sur les travaux préalables, sauf si le DPE est en F ou G (risque de blocage de transaction).

Famille — Profil patrimonial intéressant pour s'installer durablement. Vérifier la carte scolaire, les transports, la densité d'équipements de santé (BPE) à 800 m. La présence d'un parc, d'une école, d'une ligne de transport structurante valorise sensiblement le bien.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Angres (1 813 €/m²) se positionne dans la fourchette haute du secteur. Avion, à courte distance, affiche 1 562 €/m² (-13,8 %). Cette prime de prix reflète généralement une qualité d'équipements, d'accessibilité ou d'environnement supérieure.

Trois leçons à retenir de Angres.

En synthèse, Angres présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en accélération qui exige rapidité de décision pour les acheteurs et offre un timing favorable aux vendeurs ; un parc à forte exposition énergétique avec 17,3 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; une tension de marché élevée qui maintient une pression à la hausse sur les prix et raccourcit les délais de transaction. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Angres repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Angres.

Quel est le prix de l'immobilier à Angres ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Angres s'établit à 1 813 EUR/m2, avec une fourchette P25-P75 de 1 352 à 2 159 EUR/m2. Cette amplitude de 800 EUR/m2 entre les deux quartiles traduit une forte hétérogénéité de stock : les biens les moins chers sont vraisemblablement des maisons à rénover lourdement ou des logements énergivores, quand le haut de fourchette correspond à des biens en état correct. Seules les données maison sont disponibles, à 1 921 EUR/m2 de médiane ; le segment appartement ne dispose pas d'un volume de transactions suffisant pour être publié de façon fiable dans les sources DVF. Le marché est actif : 180 ventes enregistrées sur la période de référence, ce qui est un volume solide pour une commune de 4 641 habitants. Cela signifie que les prix sont fondés sur un socle de transactions réelles, pas sur quelques ventes atypiques. Pour cadrer concrètement : une maison de 80 m2 se négocie autour de 154 000 EUR au prix médian, avec un plancher autour de 108 000 EUR et un plafond à environ 173 000 EUR selon l'état et la classe DPE. Ce marché reste très accessible comparé aux moyennes nationales, mais cette accessibilité doit être mise en regard du contexte socio-économique local (voir la question sur la démographie) avant de conclure à une bonne affaire systématique.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Angres ?
Sur les douze derniers mois, le marché d'Angres affiche une hausse de 8,78 %. C'est une progression significative, bien au-dessus de l'inflation, et elle mérite d'être lue avec soin avant d'en tirer des conclusions optimistes. D'un côté, ce rebond est cohérent avec un marché tendu (indice de tension à 77, classé 'tendu') : la demande excède l'offre disponible, ce qui soutient mécaniquement les prix. De l'autre, il faut contextualiser. Le niveau de départ était bas -- 1 813 EUR/m2 de médiane -- et une hausse de 8,78 % sur une base aussi modeste représente un gain d'environ 155 EUR/m2 en valeur absolue. Sur une maison de 80 m2, cela équivaut à environ 12 400 EUR de valorisation en un an, ce qui est réel mais ne transforme pas Angres en marché spéculatif. Le risque à surveiller : une commune qui combine hausse de prix, baisse de population (-4,15 % sur 5 ans) et taux de chômage élevé (17,3 %) présente des fondamentaux économiques fragiles. Une hausse portée par la tension court-terme peut se corriger si la demande faiblit. Pour un acheteur en résidence principale, cette dynamique est un argument pour ne pas trop attendre si le bien correspond au besoin, mais pas une raison de surpayer. Pour un investisseur, elle ne compense pas à elle seule les signaux de fragilité du bassin d'emploi local.
Faut-il acheter à Angres maintenant ou attendre ?
La réponse dépend directement de votre horizon et de votre profil. Pour une résidence principale à horizon 8 ans ou plus : les conditions actuelles sont raisonnablement favorables. Les prix restent bas en valeur absolue (médian à 1 813 EUR/m2), le marché est tendu donc les biens corrects ne restent pas longtemps disponibles, et la hausse récente de 8,78 % indique que les vendeurs n'ont plus besoin de brader. Attendre ne semble pas offrir d'avantage structurel, surtout si la tension persiste. En revanche, soyez attentif à la qualité intrinsèque du bien : dans un marché où 17,3 % des logements sont des passoires thermiques (F ou G au DPE), le risque d'acheter un bien qui sera interdit à la location dès 2025 (classe G) ou dont la valeur va décroter sous l'effet des nouvelles normes est réel. Un bien mal classé peut perdre 10 à 15 % de valeur de revente dans les prochaines années, effaçant le gain de la hausse récente. Pour un horizon court (moins de 5 ans) : la prudence s'impose. La baisse de population (-4,15 % sur 5 ans), le taux de pauvreté à 24,5 % et le chômage à 17,3 % sont des freins structurels à une revalorisation durable. Revendre rapidement dans ce contexte expose à absorber les frais de transaction sans garantie de plus-value. La stratégie la plus solide actuellement : négocier sur les biens à rénover thermiquement (qui représentent une part significative du stock) en intégrant le coût des travaux dans l'offre, cibler une classe DPE D ou meilleure à l'arrivée, et ne pas raisonner à partir des prix d'il y a 12 mois.
Investir dans l'immobilier locatif à Angres, est-ce rentable ?
Le marché d'Angres présente une combinaison de signaux qui rend l'investissement locatif possible mais exigeant. Les points favorables d'abord : l'indice de tension est à 77 (marché tendu), ce qui signifie que la demande locative existe et que le taux de vacance reste bas à 3,95 % selon les données LOVAC. Le prix d'entrée faible (médian à 1 813 EUR/m2) limite le capital à mobiliser et peut permettre des rendements bruts attractifs si le loyer constaté est au niveau du marché local. Attention, les données disponibles ne fournissent pas de loyers médians pour Angres : tout calcul de rendement que vous feriez sans vérifier les loyers réellement pratiqués localement serait une approximation risquée. Ne vous fiez pas aux estimations des portails nationaux pour une commune de cette taille. Les signaux d'alerte sont sérieux. Le taux de pauvreté de 24,5 % et le taux de chômage de 17,3 % indiquent un bassin de locataires à revenus contraints, ce qui crée un risque d'impayés supérieur à la moyenne nationale et limite la capacité à revaloriser les loyers. La démographie est orientée à la baisse (-4,15 % sur 5 ans), ce qui peut peser sur la demande locative à moyen terme. Enfin, 17,3 % de passoires thermiques dans le parc : acheter un F ou G à des fins locatives est interdit ou sur le point de l'être (G déjà interdit à la location depuis 2025, F en 2028). Un bien non conforme impose des travaux sous peine d'être immobilisé. Conclusion opérationnelle : un investissement locatif à Angres peut se défendre sur un bien bien classé énergétiquement, acheté sous le prix médian, dans une rue à forte demande que vous aurez validée sur place. Il ne se défend pas sur un achat de passoire thermique en espérant une décote suffisante pour absorber les travaux et les risques locatifs.
Angres est-elle exposée à des risques naturels ?
Les données disponibles (source Georisques/BRGM) indiquent qu'Angres n'est pas soumise à un risque d'inondation répertorié et ne présente pas de risque argile (retrait-gonflement des argiles, ou RGA). Le risque sismique est classifié en zone 2, ce qui correspond à une sismicité faible dans la grille réglementaire française : les normes de construction parasismiques s'appliquent aux bâtiments neufs, mais le risque de sinistre majeur reste marginal. Sur le papier, le profil de risque naturel d'Angres est donc parmi les plus rassurants. Cela dit, une absence de risque répertorié au niveau communal ne dispense pas de vérifier à la parcelle : deux parcelles voisines peuvent avoir des profils très différents selon leur position topographique ou leur historique. Pour tout achat, l'État des Risques et Pollutions (ERP) est un document obligatoire remis par le vendeur lors du compromis de vente. Lisez-le attentivement, et ne vous contentez pas de la mention 'aucun risque majoré' au niveau communal. Dans un territoire minier comme celui du Pas-de-Calais (code département 62), il est également pertinent de consulter la base de données de l'après-mine (Géoderis/DREAL) pour vérifier l'éventuelle présence de cavités souterraines liées à l'activité minière historique, même si cette donnée ne figure pas dans le référentiel utilisé ici.
Quelle est la performance énergétique des logements à Angres ?
Sur les 1 040 logements ayant fait l'objet d'un DPE (source ADEME), 17,3 % sont classés F ou G, soit environ 180 passoires thermiques. La consommation moyenne du parc est de 192 kWh/m2/an, ce qui correspond à un parc globalement classé D-E : consommant plus que les standards récents, mais pas non plus en situation catastrophique dans l'ensemble. La répartition interne est ce qui compte vraiment pour une décision d'achat ou d'investissement. Voici le cadre légal à avoir en tête. Les logements classés G sont déjà interdits à la mise en location depuis le 1er janvier 2025. Les F suivront en 2028, les E en 2034. Concrètement : acheter un F ou G à Angres en espérant le louer sans travaux n'est plus légalement possible pour les G, et sera impossible pour les F dans trois ans. Pour un acheteur en résidence principale, la passoire thermique peut représenter une opportunité de négociation à condition d'intégrer sérieusement le coût de rénovation dans le prix offert. A 1 813 EUR/m2 de médiane, une décote de 15 à 20 % sur un F ou G est légitime et documentable. Mais ne sous-estimez pas les travaux : une rénovation permettant de passer de G à D représente souvent 20 000 à 40 000 EUR sur une maison standard selon la surface et l'état. Les aides (MaPrimeRénov', CEE) peuvent alléger la facture mais ne la suppriment pas. Le croisement décisif : un bien classé D ou mieux, au prix médian, dans un marché tendu, est la cible la plus défendable à Angres. Un bien G acheté sans budget travaux est un passif, pas un actif.
Vivre à Angres : services, démographie et qualité de vie ?
Angres est une commune de 4 641 habitants dont la population a reculé de 4,15 % sur cinq ans. Ce n'est pas une hémorragie, mais c'est une tendance négative continue qui reflète un contexte socio-économique sous pression : le taux de chômage local est de 17,3 % (soit environ le double de la moyenne nationale), le taux de pauvreté atteint 24,5 % et le revenu médian est de 19 065 EUR par an, ce qui situe la commune dans le bas du spectre des revenus à l'échelle nationale (source INSEE/IRIS). Ces indicateurs ne décrivent pas un cadre de vie, ils décrivent un marché du travail et une structure sociale. Pour quelqu'un qui travaille déjà sur l'agglomération lensoise ou dispose de revenus extérieurs, ils n'ont pas d'impact direct sur son quotidien. Pour quelqu'un qui compte trouver un emploi localement, ils méritent d'être pris en compte. Sur les équipements et services, les scores disponibles sont contrastés. Le score transport est très élevé à 90/100 : Angres est bien connectée, ce qui est un vrai atout pour compenser la dépendance à un bassin d'emploi élargi. Le score santé est solide à 86/100, le score éducation correct à 75/100. En revanche, le score commerce est très bas à 29/100 : les courses courantes nécessiteront de se déplacer régulièrement hors commune. Le score de sécurité est de 59/100, ce qui est moyen sans être alarmant, mais mérite d'être mis en regard du taux de pauvreté élevé. La commune compte 663 établissements actifs et 49 créations sur 12 mois, ce qui reflète une activité économique modeste mais pas inexistante. En synthèse : Angres offre un accès correct aux services essentiels et une bonne desserte en transports, mais sa dynamique démographique et économique ne plaide pas pour une revalorisation patrimoniale forte à long terme. C'est un lieu de résidence viable pour qui y a ses attaches ou son emploi à proximité, pas un pari sur une gentrification à venir.

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