18 208 diagnostics DPE analysés, 3,1 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 129 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Sur les 18 208 logements diagnostiqués à Mérignac (données ADEME), la consommation énergétique moyenne s'établit à 129 kWh/m²/an, ce qui place le parc local dans une situation relativement favorable par rapport à la moyenne nationale. Avec seulement 3,1 % de passoires thermiques (étiquettes F et G), Mérignac se situe très en deçà de la moyenne nationale estimée autour de 9,7 %. Cette photographie globale ne doit pas masquer les situations individuelles : 564 logements restent concernés par les interdictions de mise en location progressives prévues par la loi Climat et Résilience.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 1,0 % | ≈ 182 |
| B | 4,0 % | ≈ 728 |
| C | 54,9 % | ≈ 9 996 |
| D | 28,8 % | ≈ 5 244 |
| E | 8,3 % | ≈ 1 511 |
| F | 2,4 % | ≈ 437 |
| G | 0,7 % | ≈ 127 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (18 208 logements), pas au parc total de la commune.
La distribution des étiquettes DPE à Mérignac est dominée par la classe C, qui représente 54,9 % du parc diagnostiqué, suivie par la classe D à 28,8 %. Les classes A et B, combinées, couvrent 5 % des logements, signe d'un parc dont une part significative a déjà bénéficié de rénovations performantes. À l'autre extrémité, les classes E, F et G concentrent respectivement 8,3 %, 2,4 % et 0,7 % des logements, soit 1 511 logements en E et 564 en F ou G. Cette structure favorable distingue Mérignac de nombreuses communes girondines plus exposées au risque réglementaire.
Mérignac compte 437 logements classés F et 127 classés G, soit 564 passoires thermiques au total, représentant 3,1 % du parc diagnostiqué. Ce taux, inférieur à un tiers de la moyenne nationale, reflète en partie la structure du parc local, composé de nombreuses constructions récentes ou déjà rénovées. Pour autant, ces 564 logements sont directement concernés par le calendrier d'interdiction de la loi Climat et Résilience : les G sont interdits à la location depuis 2025, les F le seront en 2028. Les 1 511 logements classés E, non encore soumis à interdiction, entreront dans le périmètre réglementaire en 2034, ce qui élargit l'enjeu de rénovation à un horizon proche.
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| B | 3 865 € | +19,7 % · +636 €/m² | 45 |
| C | 3 672 € | +13,7 % · +442 €/m² | 693 |
| D | 3 229 € | référence | 336 |
| E | 2 791 € | −13,6 % · −439 €/m² | 190 |
| F | 3 639 € | +12,7 % · +409 €/m² | 44 |
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| A | 4 933 € | +24,7 % · +978 €/m² | 39 |
| B | 4 770 € | +20,6 % · +815 €/m² | 26 |
| C | 4 218 € | +6,7 % · +263 €/m² | 205 |
| D | 3 955 € | référence | 211 |
| E | 4 173 € | +5,5 % · +219 €/m² | 104 |
| F | 4 286 € | +8,4 % · +331 €/m² | 27 |
Sources DVF (DGFiP) × DPE (ADEME), calcul 2024 à la commune, biens comparables (mêmes surfaces). Seules les classes au volume de ventes statistiquement fiable sont affichées. « Écart vs D » = différence de prix médian au m² face à un logement classé D du même type dans la commune.
À Mérignac, la relation entre étiquette énergétique et prix de vente est contre-intuitive pour les maisons : les maisons classées E s'échangent à 4 173 €/m², soit 5,5 % de plus que la référence locale (+ 219 €/m², sur 104 ventes), et les maisons classées F atteignent 4 286 €/m², soit 8,4 % au-dessus (+ 331 €/m², sur 27 ventes). Ce résultat, qui paraît paradoxal, reflète probablement des effets de composition : les maisons énergivores vendues sur la commune sont souvent plus grandes ou mieux situées que la moyenne, ce qui efface l'éventuelle pénalité énergétique. Le marché des appartements présente une logique différente : les appartements E se vendent 2 791 €/m², soit 13,6 % de moins que la référence (− 439 €/m², 190 ventes), et les F à 3 639 €/m², soit 12,7 % de moins (− 409 €/m², 44 ventes). L'étiquette énergétique pèse donc réellement sur les prix des appartements à Mérignac, sans que cet effet soit mécaniquement transposable aux maisons individuelles.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez un logement classé F, G ou E à Mérignac, votre situation énergétique se traduit concrètement par des factures élevées et un confort thermique dégradé. La loi Climat et Résilience fixe des échéances claires : les G sont déjà concernés par des restrictions depuis 2025, les F le seront en 2028, les E en 2034. Engager une rénovation dès maintenant permet non seulement d'anticiper ces contraintes, mais aussi d'améliorer votre étiquette DPE avant une éventuelle revente, dans un marché où les appartements énergivores subissent une décote documentée par les données de transaction.
Propriétaire bailleur Pour un bailleur détenant un logement F ou G à Mérignac, l'interdiction de mise en location constitue une contrainte réglementaire immédiate : les G ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau contrat de location depuis 2025, les F seront dans la même situation en 2028. Avec 564 logements concernés sur la commune, le parc locatif exposé reste limité en volume, mais chaque bien non rénové représente un risque de vacance forcée. Les dispositifs MaPrimeRénov' Bailleur et l'éco-PTZ permettent de financer une partie des travaux ; la TVA à 5,5 % s'applique aux travaux de rénovation énergétique, réduisant le coût total de l'opération.
Acheteur-rénovateur Si vous envisagez d'acquérir un appartement à Mérignac, les données DVF croisées avec les DPE montrent que les appartements classés E se négocient en moyenne à 2 791 €/m², soit 439 €/m² de moins que la référence locale, et les F à 3 639 €/m² (− 409 €/m²). Cette décote peut sembler une opportunité, mais elle doit être mise en regard du coût des travaux nécessaires pour atteindre une étiquette conforme aux exigences locatives futures. Pour les maisons, les données disponibles — 104 ventes en E, 27 en F — n'indiquent pas de décote : d'autres facteurs semblent dominer la formation des prix, ce qui impose une analyse bien au-delà de la seule étiquette DPE.
Vendeur d'une passoire Mettre en vente un appartement énergivore à Mérignac expose à une décote documentée : − 439 €/m² pour un appartement E (190 transactions analysées), − 409 €/m² pour un F (44 transactions). Ces écarts au mètre carré peuvent représenter des montants substantiels selon la surface du bien, ce qui peut justifier économiquement des travaux de rénovation avant la mise sur le marché. Pour les maisons, les données locales — 104 ventes en E, 27 en F — ne font pas apparaître de décote liée à l'étiquette énergétique, bien que ce constat puisse évoluer à mesure que les échéances réglementaires approchent et que les acheteurs intègrent davantage le critère énergétique dans leur négociation.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Mérignac croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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