94 242 diagnostics DPE analysés, 6,2 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 134 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Sur les 94 242 logements diagnostiqués à Bordeaux (base ADEME), la consommation énergétique moyenne s'établit à 134 kWh/m²/an, avec des émissions de gaz à effet de serre atteignant 142 gCO₂/m²/an. Ces moyennes placent le parc bordelais dans une situation contrastée : la majorité des logements se concentre sur les étiquettes C (41,3 %) et D (29,4 %), mais une fraction non négligeable reste énergivore. La loi Climat et Résilience de 2022 introduit un calendrier de contraintes progressives qui modifie concrètement les stratégies de location, de vente et de rénovation à Bordeaux.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 1,2 % | ≈ 1 131 |
| B | 8,2 % | ≈ 7 728 |
| C | 41,3 % | ≈ 38 922 |
| D | 29,4 % | ≈ 27 707 |
| E | 13,7 % | ≈ 12 911 |
| F | 4,3 % | ≈ 4 052 |
| G | 1,9 % | ≈ 1 791 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (94 242 logements), pas au parc total de la commune.
La répartition des étiquettes DPE à Bordeaux révèle un parc globalement intermédiaire : 1,2 % des logements affichent un A, 8,2 % un B, 41,3 % un C et 29,4 % un D, soit les étiquettes A à D qui concentrent la grande majorité du parc diagnostiqué. À l'opposé du spectre, 13,7 % des logements sont classés E (soit 12 911 logements), 4,3 % F (4 052 logements) et 1,9 % G (1 791 logements). Cette structure indique que le défi de rénovation se joue autant sur les E — segment quantitativement plus lourd — que sur les F et G formellement interdits à la location selon le calendrier réglementaire en vigueur.
Bordeaux compte 5 843 logements classés F ou G, soit 6,2 % du parc diagnostiqué. Ce taux est sensiblement inférieur à la moyenne nationale des passoires thermiques, estimée autour de 9,7 % à l'échelle du territoire. Concrètement, 4 052 logements sont étiquetés F et 1 791 étiquetés G, des biens dont la mise en location est d'ores et déjà encadrée : les logements G sont progressivement interdits à la relocation depuis 2025, les F suivront en 2028, puis les E en 2034.
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| A | 4 092 € | −5,0 % · −216 €/m² | 53 |
| B | 3 987 € | −7,5 % · −322 €/m² | 420 |
| C | 4 309 € | +0,0 % · +0 €/m² | 2 416 |
| D | 4 309 € | référence | 1 828 |
| E | 4 333 € | +0,6 % · +25 €/m² | 893 |
| F | 4 165 € | −3,3 % · −144 €/m² | 254 |
| G | 3 667 € | −14,9 % · −642 €/m² | 138 |
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| A | 5 273 € | +2,3 % · +120 €/m² | 21 |
| B | 5 474 € | +6,2 % · +321 €/m² | 80 |
| C | 5 351 € | +3,8 % · +198 €/m² | 454 |
| D | 5 153 € | référence | 532 |
| E | 4 545 € | −11,8 % · −608 €/m² | 313 |
| F | 4 549 € | −11,7 % · −604 €/m² | 82 |
| G | 4 816 € | −6,6 % · −337 €/m² | 26 |
Sources DVF (DGFiP) × DPE (ADEME), calcul 2024 à la commune, biens comparables (mêmes surfaces). Seules les classes au volume de ventes statistiquement fiable sont affichées. « Écart vs D » = différence de prix médian au m² face à un logement classé D du même type dans la commune.
L'analyse croisée des données DVF et DPE sur les transactions bordelaises met en évidence des effets de valeur très différenciés selon le type de bien. Pour les appartements, la décote est quasi nulle en E (+0,6 %, soit +25 €/m², sur 893 ventes), modérée en F (−3,3 %, soit −144 €/m², sur 254 ventes) et franche en G (−14,9 %, soit −642 €/m², sur 138 ventes). Le cas des maisons est contre-intuitif : les maisons E (4 545 €/m², −11,8 %, −608 €/m², 313 ventes) et F (4 549 €/m², −11,7 %, −604 €/m², 82 ventes) subissent des décotes plus marquées que les maisons G (4 816 €/m², −6,6 %, −337 €/m², 26 ventes) — un résultat qui reflète probablement des effets de composition sur un échantillon de 26 transactions G, et qui interdit toute généralisation hâtive.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez un logement classé E, F ou G à Bordeaux, la rénovation énergétique représente à la fois une obligation réglementaire à horizon 2034 pour les E et un levier immédiat de réduction des charges. Avec une consommation moyenne du parc bordelais à 134 kWh/m²/an, les logements les plus énergivores s'écartent significativement de cette moyenne et génèrent des factures structurellement élevées. MaPrimeRénov' et l'éco-PTZ (jusqu'à 50 000 €) permettent de financer une part substantielle des travaux ; une simulation à l'adresse reste indispensable pour évaluer le montant exact auquel vous pouvez prétendre.
Propriétaire bailleur La loi Climat et Résilience impose aux bailleurs un calendrier de mise en conformité strict : les logements G sont progressivement interdits à la relocation depuis 2025, les F en 2028 et les E en 2034. À Bordeaux, cela concerne directement les 5 843 logements F et G et, à plus long terme, les 12 911 logements E. Les bailleurs qui anticipent ces échéances peuvent bénéficier de MaPrimeRénov' Bailleur et de l'éco-PTZ, et évitent ainsi le risque de vacance locative contrainte ou de blocage de révision de loyer associé aux passoires thermiques.
Acheteur-rénovateur Avant d'acquérir un bien à Bordeaux, l'étiquette DPE doit être intégrée comme variable de négociation à part entière. Les données DVF montrent que les appartements G se négocient en moyenne à 3 667 €/m², soit une décote de 14,9 % (−642 €/m²) par rapport aux logements mieux classés, sur la base de 138 transactions. Pour les maisons, la décote atteint −608 €/m² sur les E et −604 €/m² sur les F, des écarts significatifs à intégrer dans le plan de financement travaux compris. Un audit énergétique préalable à l'offre d'achat permet de chiffrer le coût de remise à niveau avant de fixer le prix proposé.
Vendeur d'une passoire Mettre en vente un logement énergivore à Bordeaux sans anticipation expose à une décote mesurable : −14,9 % pour un appartement G, −3,3 % pour un appartement F, et des niveaux de −11,7 % à −11,8 % pour les maisons F et E respectivement. Réaliser des travaux avant la mise en vente — ou à défaut disposer d'un devis précis — permet de réduire l'incertitude pour l'acheteur et de limiter la pression à la baisse sur le prix. Les aides disponibles (MaPrimeRénov', éco-PTZ à 50 000 €, TVA à 5,5 %) peuvent rendre ce scénario financièrement pertinent, notamment si le bien est encore occupé avant la vente.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Bordeaux croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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