On regarde les passoires F/G. Mais le mur suivant est plus large : 2,39 millions de logements diagnostiqués sont classés E — 1,7 fois le volume des F/G — et seront interdits à la location au 1ᵉʳ janvier 2034. C'est le gisement de rénovation que personne ne prépare encore.
Le débat sur les passoires se concentre sur les classes F et G — à raison : elles sont déjà ou bientôt interdites à la location. Mais dans la base DPE de l'ADEME, elles ne pèsent ensemble que 1,44 million de diagnostics. La classe juste au-dessus, le E, en compte 2 388 061 — 16 % du parc diagnostiqué, soit près du double. Et elle tombe sous le coup de la même interdiction de location, au 1ᵉʳ janvier 2034.
Autrement dit : la prochaine vague n'est pas une réplique, c'est la plus grosse. Elle est juste plus loin dans le calendrier, donc invisible pour qui ne regarde que l'urgence du moment.
| Date | Classe interdite à la location | Volume diagnostiqué |
|---|---|---|
| 1ᵉʳ janvier 2025 | G | 519 762 |
| 1ᵉʳ janvier 2028 | F | 921 780 |
| 1ᵉʳ janvier 2034 | E | 2 388 061 |
Source : base DPE ADEME croisée par Intent Analytics. Volumes comptés sur les diagnostics à étiquette renseignée. Un bail en cours peut aller à son terme ; l'interdiction bloque la relocation et le renouvellement.
Un G ou un F sont des cas extrêmes : murs sans isolation, simple vitrage, chauffage vétuste. Le E, lui, est souvent un logement « ordinaire » — correct à l'usage mais énergivore — détenu par des propriétaires qui ne se vivent pas comme concernés. C'est ce qui rend la vague de 2034 à la fois massive et difficile à mobiliser : 2,39 millions de logements dont beaucoup d'occupants ignorent encore qu'ils sont dans le viseur.
Un E loué devient un bien hors marché locatif en 2034. Connaître la classe de chaque lot d'un patrimoine permet de planifier les travaux par ordre d'échéance — G d'abord, puis F, puis E — au lieu de découvrir le problème à la dernière relocation.
Le E est un marché moins concurrentiel que le F/G aujourd'hui, et beaucoup plus volumineux. Identifier le parc E d'un territoire, c'est construire un plan de charge sur plusieurs années plutôt que courir après l'urgence.
Pour un plan de sobriété ou une OPAH, le E est le cœur du parc à accompagner. Le quantifier à la parcelle évite de calibrer un dispositif sur une estimation nationale qui ne dit rien du territoire réel.
Le volume E dimensionne un marché de travaux (isolation, chauffage) sur huit ans. La donnée par commune transforme une intuition de marché en programme chiffré.
La donnée existe, attachée à des adresses réelles. Trois façons de la récupérer, sans aucune donnée personnelle — on qualifie le bâti, jamais l'occupant :
Pour comprendre comment se calcule une étiquette, voir le guide de lecture du DPE ; pour la vue d'ensemble des usages et du cadre RGPD, le guide exploiter les données DPE.
2 388 061 diagnostics dans la base ADEME, soit 16 % du diagnostiqué — 1,7 fois le volume des F/G réunis (1,44 million). C'est la plus grosse classe concernée par une future interdiction de location.
Le 1ᵉʳ janvier 2034 (loi Climat et Résilience). Rappel du calendrier : G interdit depuis 2025, F en 2028, E en 2034.
Parce que le volume est massif et l'échéance fixe. Anticiper, c'est lisser l'effort de rénovation sur la durée et travailler un marché encore peu concurrentiel, au lieu de subir un goulot d'étranglement en 2033.
2,39 millions de logements concernés par 2034, rattachés à leur adresse et qualifiés par priorité de rénovation. Choisissez un périmètre, obtenez sa photographie énergétique — sans aucune donnée personnelle.