Département 84 · 93 · 9 224 hab.

Marché immobilier à Valréas (84600) — Prix, DPE, risques 2025

797 transactions DVF analysées, prix médian 1 750 €/m², indice de tension ITIC 21/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 750 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 250 — 2 557 €
-6,25 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
21/100
Indice ITIC
Détendu
797
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Valréas est une bourg rurale de 9 224 habitants répartis sur 58,7 km², située dans le département 84 en région Provence-Alpes-Côte d'Azur à 6.5 km de Vinsobres. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 750 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-6,3 %) et un indice de tension ITIC détendu (21/100).

Prix par typologie à Valréas.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 246 €
Maison2 040 €
Tous biens (médian)1 750 €1 250 — 2 557 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Valréas traverse une phase de correction avec une variation de -6,3 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 21/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

633 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
633
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
146 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
13,6 %
Logements interdits location 2025-2034

633 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 146 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (13,6 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 3/5
Sismique
Niveau 3/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
10,1 %
523 logements vacants. Marché détendu.
— Eau 88 %
Eau potable
88 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
129
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Valréas présente 3 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA), sismique niveau 3. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. Le zonage sismique réglementaire de niveau 3/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Valréas.

Population
9 224
-1,31 % sur 5 ans · densité 157 hab/km²
Revenu médian zone
18 720 €
Pauvreté 26,5 % · chômage 12,7 %
Propriétaires
57,1 %
vs locataires 43.0 %
Tissu économique
1 193
Établissements actifs · 176 créations 12 mois
Score localisation
41/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
70/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 9 224 habitants et une léger recul (-1,3 % sur 5 ans), Valréas se positionne sur une trajectoire démographique stable. Le tissu économique local compte 1 193 établissements actifs avec 176 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (18 720 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (57,1 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Valréas.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (10,1 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Valréas (1 750 €/m²) se positionne parmi les plus accessibles du secteur. Taulignan, à proximité, atteint 3 238 €/m² (+85,0 % de plus). Pour qui cherche à s'installer dans le bassin de vie sans subir le prix du centre, Valréas représente une alternative économique pertinente.

Trois leçons à retenir de Valréas.

En synthèse, Valréas présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 13,6 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Valréas repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Valréas.

Quel est le prix de l'immobilier à Valréas ?
Le prix médian constaté à Valréas s'établit à 1 750 EUR/m2, sur la base de 797 transactions enregistrées dans DVF/DGFiP. C'est un volume de ventes significatif pour une commune de 9 224 habitants, ce qui donne une lecture statistique fiable. La fourchette réelle est toutefois très large : le premier quartile (P25) est à 1 250 EUR/m2 et le troisième quartile (P75) à 2 557 EUR/m2, soit plus du double entre les biens les moins chers et les plus chers. Cette dispersion signale un marché hétérogène où la qualité, l'état du bien et l'exposition aux risques font énormément varier la valeur. Les appartements affichent un prix médian de 2 246 EUR/m2, supérieur à celui des maisons à 2 040 EUR/m2, ce qui est inhabituel et mérite attention : cela peut refléter un stock d'appartements plus récents ou mieux situés dans le parc local, mais aussi le fait que les maisons traitées incluent des biens à rénover pesant sur la médiane. Pour un acheteur, la conséquence pratique est claire : le prix affiché ne dit pas grand-chose sans connaître l'étiquette DPE, l'état de la toiture et les risques à la parcelle. Un bien à 1 250 EUR/m2 peut cacher 40 000 EUR de travaux et une passoire thermique ; un bien à 2 400 EUR/m2 bien classé au DPE peut représenter l'achat le plus rationnel. Ne pas se laisser piloter par le seul chiffre médian.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Valréas ?
Sur les douze derniers mois, les prix à Valréas ont reculé de 6,25 %. Ce n'est pas un ajustement cosmétique. Concrètement, un bien estimé à 175 000 EUR il y a un an vaut aujourd'hui autour de 164 000 EUR. Un bien à 250 000 EUR a perdu environ 15 600 EUR de valeur en douze mois. Cette baisse s'inscrit dans un marché structurellement détendu : l'indice de tension locative est de 21 sur 100, classé 'détendu', ce qui signifie que la demande ne presse pas les prix à la hausse. La pression démographique n'arrange rien : la population a reculé de 1,31 % sur cinq ans. Moins d'habitants, moins de demande, plus de logements vacants (taux de vacance à 10,14 % selon LOVAC, soit un logement sur dix inoccupé) : le contexte fondamental n'est pas de nature à inverser rapidement la tendance. Pour un acheteur avec un horizon de détention long (dix ans minimum), entrer dans ce marché en recul offre un pouvoir de négociation réel — c'est le moment où le vendeur doit justifier son prix, pas l'acheteur s'excuser de sa prudence. Pour un horizon court ou un projet locatif spéculatif, le risque de revendre à perte est sérieux. Pour un vendeur, la leçon est sans appel : se caler sur les prix DVF actuels, pas sur les estimations d'il y a dix-huit mois, sous peine de rester sur le marché.
Faut-il acheter à Valréas maintenant ou attendre ?
La question mérite une réponse différenciée selon votre projet, pas une réponse universelle. Pour une résidence principale avec un horizon de huit à dix ans ou plus : acheter maintenant dans un marché en recul de 6,25 % et avec un fort taux de vacance (10,14 %) est une position défendable, à condition de négocier agressivement et de ne pas acheter n'importe quoi. Le marché est vendeur sur le fond : les biens s'accumulent, les délais de vente s'allongent, et un acheteur sérieux peut obtenir des décotes sur des biens qui traînent. La règle dans ce contexte : ne jamais payer le prix demandé sans vérification du DPE. Une passoire thermique (F ou G, 13,6 % du parc ici) sera interdite à la location dès 2025 pour les F et les G, et verra sa valeur marché fondre dans les prochaines années. Exiger un DPE récent avant toute offre. Pour un projet locatif ou une résidence secondaire : la prudence est de mise. Le marché est détendu, la demande locative faible, le taux de vacance élevé. Attendre que les prix atterrissent davantage ou qu'un bien de qualité (DPE A-C, hors zone inondable à la parcelle) se présente à un prix cohérent avec la réalité du marché est une stratégie défendable. Ce qui n'est jamais défendable : surpayer un bien dégradé en espérant que le marché rattrapera l'écart. À Valréas, les fondamentaux ne le garantissent pas.
Investir dans l'immobilier locatif à Valréas, est-ce rentable ?
Les chiffres invitent à la prudence franche. Le marché locatif est classé 'détendu' avec un indice de tension de 21/100 : il y a plus d'offres de logements que de demandeurs actifs. Le taux de vacance de 10,14 % (source LOVAC) signifie concrètement qu'un logement sur dix est inoccupé dans la commune. Dans ce contexte, trouver un locataire sans période de carence n'a rien d'automatique, et chaque mois vacant détruit mécaniquement la rentabilité du projet. À cela s'ajoute un profil socio-économique fragile : le taux de pauvreté local est de 26,5 % (source IRIS/INSEE), le taux de chômage de 12,7 % et le revenu médian de 18 720 EUR par an. Ces chiffres ne disqualifient pas l'investissement, mais ils signalent un risque d'impayés supérieur à la moyenne nationale et une population locataire dont la solvabilité doit être vérifiée avec rigueur. Sur le prix d'entrée, la médiane à 1 750 EUR/m2 est basse en valeur absolue, ce qui pourrait sembler favorable au rendement brut. Mais le rendement brut ne dit rien du rendement net : déduisez la vacance probable, les charges, la fiscalité, et le coût d'une rénovation énergétique si le bien est mal classé. Avant tout engagement, vérifiez les loyers réellement constatés dans la commune (les observatoires locaux ou les annonces actives donnent une base réelle) : une estimation de rentabilité sur des loyers théoriques dans un marché détendu est une illusion comptable. Conclusion d'investisseur : Valréas peut convenir à un investisseur cherchant un bien petit prix pour un usage mixte ou une résidence de repli à terme, pas à un investisseur cherchant du rendement locatif optimisé.
Valréas est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et de manière cumulative, ce qui doit peser dans toute décision d'achat. Trois risques sont identifiés sur la commune. Premièrement, le risque inondation est avéré. Cela ne signifie pas que chaque parcelle est inondable, mais qu'une partie du territoire l'est. L'impact sur la valeur et l'assurabilité d'un bien situé en zone inondable est direct et croissant : les assureurs restreignent de plus en plus leur couverture dans ces zones, et la valeur de revente peut en pâtir. Deuxièmement, le risque sismique est classé en zone 3 (modéré) selon la classification nationale BRGM/Géorisques. Ce niveau n'interdit pas de construire ni d'acheter, mais impose des règles parasismiques aux constructions. Pour un bien ancien, c'est un point de contrôle à intégrer à l'inspection technique. Troisièmement, le risque retrait-gonflement des argiles (RGA) est présent. Ce phénomène est la première cause de sinistres assurés en France après les inondations. Un sol argileux gonfle à l'humidité et se rétracte à la sécheresse, provoquant des fissures structurelles souvent coûteuses à traiter. Avec les épisodes de sécheresse qui s'intensifient, ce risque est en augmentation. La règle absolue : avant de signer, demandez l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte (disponible sur georisques.gouv.fr ou obligatoire dans tout dossier de vente). Un bien en zone inondable ou RGA fort n'est pas automatiquement à rejeter, mais son prix doit intégrer ces contraintes — et dans un marché déjà en baisse, ce n'est pas négociable.
Quelle est la performance énergétique des logements à Valréas ?
Sur les 633 logements dotés d'un DPE enregistré (source ADEME), 13,6 % sont des passoires thermiques classées F ou G. Cela représente environ 86 logements sur cet échantillon. La consommation énergétique moyenne du parc est de 146 kWh/m2/an, ce qui se situe autour de la classe D dans l'échelle DPE. Ce n'est pas catastrophique en moyenne, mais la moyenne masque des écarts importants dans un parc ancien. L'enjeu est réglementaire autant que patrimonial. Les logements classés G sont d'ores et déjà interdits à la mise en location depuis le 1er janvier 2025. Les logements F suivront en 2028. Les logements E seront à leur tour concernés en 2034. Conséquence directe pour un acheteur investisseur : acquérir une passoire thermique aujourd'hui, c'est acheter un bien dont la capacité locative est déjà amputée ou le sera sous deux à six ans, et qui nécessite des travaux de rénovation dont le coût (isolation, ventilation, chauffage) peut facilement dépasser 15 000 à 30 000 EUR selon la surface et l'état. Dans un marché où les prix baissent déjà de 6,25 % sur un an, une passoire thermique doit subir une double décote : celle du marché général, et celle liée à son classement. Pour un acheteur en résidence principale, le raisonnement est différent : si vous avez la capacité financière de rénover et que la décote est substantielle, cela peut être pertinent. Mais exigez un DPE mentionnant les travaux recommandés et chiffrez-les avant de faire une offre. Un bien vendu 20 % sous le marché avec 40 000 EUR de travaux obligatoires n'est pas une bonne affaire.
Vivre à Valréas : services, démographie et niveau de vie ?
Le tableau de bord socio-démographique de Valréas est contrasté, et mérite d'être lu sans filtre. Sur les équipements, le score éducation est excellent (100/100 selon les données de la BPE), ce qui indique une couverture complète des besoins scolaires pour les familles avec enfants. Les transports obtiennent un score de 60/100, acceptable sans être remarquable pour une commune de moins de 10 000 habitants. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (29/100) sont faibles : l'offre médicale et l'équipement commercial sont en dessous de ce que l'on attend d'une commune de cette taille. Pour un ménage qui anticipe des besoins médicaux réguliers ou qui souhaite un cadre de vie avec des services de proximité étoffés, c'est un signal de vigilance concret. Sur la démographie, la population a reculé de 1,31 % sur cinq ans (source INSEE), passant sous 9 300 habitants. Ce recul n'est pas dramatique, mais il confirme l'absence de dynamique d'attractivité qui soutient les marchés immobiliers. On n'achète pas dans une commune en croissance ; on achète dans une commune stable à déficitaire, ce qui n'est pas une raison d'éviter, mais c'est une raison de ne pas surpayer. Sur le niveau de vie, les données IRIS sont sans ambiguïté : revenu médian de 18 720 EUR/an, taux de pauvreté de 26,5 %, taux de chômage de 12,7 %. Ces trois indicateurs sont significativement en dessous des moyennes nationales. Ce contexte socio-économique explique en partie le marché détendu, le taux de vacance élevé et la pression à la baisse sur les prix. Pour un acheteur en résidence principale qui y travaille, cela ne change rien à la décision quotidienne. Pour un investisseur, cela doit impérativement entrer dans le calcul du risque locatif.

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