2 472 transactions DVF analysées, prix médian 5 429 €/m², indice de tension ITIC 12/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — sources publiques officielles.
Données arrêtées au 30/06/2026 · DVF reconstruit quotidiennement, page recalculée chaque semaine.
Aux portes de Paris, Romainville se transforme tout en conservant son identité de village fortifié. Perchée sur les hauteurs du plateau de Romainville, la ville offre des vues dégagées et un relief singulier qui a façonné son urbanisme. Son histoire, marquée par les carrières de gypse et un passé agricole, se lit dans l'architecture de ses quartiers, du Pavé Neuf aux Bas-Pays. L'identité romainvilloise mêle patrimoine ouvrier—l'ancienne usine pharmaceutique Roussel-Uclaf—et dynamisme culturel porté par la Fondation Fiminco et le cinéma Le Trianon. Avec 37 152 habitants, la ville se développe autour de son cœur historique et de nouveaux aménagements, créant une mosaïque urbaine où coexistent pavillons anciens et résidences modernes. Cette transition attire une nouvelle population en quête de proximité avec la capitale, visibles notamment sur le marché du centre-ville place du 19 Mars 1962.
| Type de bien | Prix médian /m² | P25 — P75 |
|---|---|---|
| Appartement | 5 627 € | — |
| Maison | 6 490 € | — |
| Tous biens (médian) | 5 429 € | 4 500 — 6 389 € |
Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.
Le prix médian à Romainville s'établit à 5 429 €/m² (fourchette P25-P75 : 4 500–6 389 €/m²). Sur l'année écoulée, 2 472 ventes ont été analysées, reflétant une tendance stable (+2,85 %). Le parc immobilier, constitué majoritairement d'appartements des années 1970, présente une consommation énergétique moyenne de 160 kWh/m². Selon le DPE, 8,8 % des logements sont classés F ou G (passoires énergétiques), tandis que la majorité atteint les classes C à D. Les appartements de 3 à 4 pièces dominent les transactions, répondant aux besoins des ménages cherchant un compromis entre surface et accessibilité. Le secteur Marcel-Cachin et les zones pavillonnaires comme celui des Coudes-Cornettes présentent des caractéristiques variées selon la localisation et l'ancienneté des constructions. Les nouveaux projets urbains, dont la ZAC de l'Horloge, proposent une offre en neuf.
Le score de sécurité à Romainville s'établit à 46/100 (localisation : 61/100), plaçant la ville dans une position intermédiaire. Des points de tension existent, notamment les cambriolages légèrement supérieurs à la moyenne départementale, concentrés dans certains secteurs comme le Champ-à-l'Alouette. Les violences sur la voie publique restent contenues et ponctuelles. La municipalité a renforcé la vidéoprotection et la présence policière pour améliorer la tranquillité. Des quartiers comme le centre-ville et les abords de la Cité Marcel Cachin font l'objet d'une vigilance accrue. Les nouveaux projets urbains, notamment à la Place Carnot, intègrent des aménagements visant à sécuriser l'espace public. Le sentiment d'insécurité est souvent lié à des points localisés plutôt qu'à un climat généralisé.
Romainville dispose d'un maillage RATP dense avec environ 20 arrêts de bus accessibles. Les lignes 105, 129, 318, 322 connectent efficacement vers Les Lilas, Montreuil, Pantin et les lignes de métro proches. L'arrivée prochaine de la ligne 11 du métro avec la station Serge Gainsbourg à la Place Carnot constitue un changement significatif pour la mobilité locale, réduisant les temps de trajet vers Paris. Le tramway T1 dessert la limite nord, offrant une alternative vers Noisy-le-Sec et Bobigny. Des pistes cyclables se développent progressivement pour compléter l'offre de mobilité douce. Cette amélioration des infrastructures modifie les conditions d'accès à la capitale et aux communes voisines.
Romainville compte plus de 20 établissements scolaires répartis sur la commune : écoles maternelles et élémentaires, plusieurs collèges dont le Gustave Courbet, et deux lycées (lycée général Liberté et lycée professionnel Jacques Brel). Environ un tiers des écoles est classé en réseau d'éducation prioritaire (REP), bénéficiant de moyens renforcés. La sectorisation assure une bonne couverture géographique. Pour l'enseignement supérieur, l'absence d'université locale est compensée par la proximité de pôles universitaires accessibles via le réseau de transport : Villetaneuse, Marne-la-Vallée, et bien sûr Paris. Cette offre scolaire couvre les besoins des familles du primaire au lycée.
La vie culturelle s'articule autour de la Fondation Fiminco (ancien site industriel réhabilité accueillant artistes et expositions) et du cinéma Le Trianon, classé monument historique. Le marché du centre-ville demeure un lieu animé de vie de quartier. La Corniche des Forts offre plusieurs hectares d'espaces verts avec sentiers de promenade et vues dégagées. Le parc de la Sapinière constitue un autre point focal pour les familles. Les différents quartiers—le Village, les Bas-Pays, l'Horloge—possèdent leur identité propre, structurée par des fêtes de quartier et une vie associative active. Ces espaces et manifestations renforcent le lien social entre résidents.
Dans le périmètre proche, le prix médian de Romainville (5 429 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Vincennes, affiche 8 627 €/m² (+58,9 % de plus) ; à l'inverse, Bobigny reste à 3 450 €/m² (-36,5 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.
Romainville s'adresse aux ménages en quête de proximité avec Paris à prix médian de 5 429 €/m², avec un marché stable. La ville convient aux jeunes actifs et familles attachant de l'importance à l'offre scolaire complète et à l'accessibilité aux transports. Les futurs aménagements, dont l'arrivée du métro ligne 11, modifieront les conditions de mobilité. Le patrimoine ouvrier réhabilité et les espaces culturels caractérisent l'identité locale. L'investissement immobilier repose sur l'analyse froide des flux de transports à venir et de la stabilité du marché local, non sur des promesses de valorisation.
Cette analyse de Romainville repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour régulièrement selon le calendrier de chaque producteur : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense les transactions immobilières publiées depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.
Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et documentée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.
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