Département 93 · 11 · 8 696 hab.

Marché immobilier à L'Île-Saint-Denis (93450) — Prix, DPE, risques 2025

424 transactions DVF analysées, prix médian 6 449 €/m², indice de tension ITIC 3/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

6 449 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 2 880 — 4 368 €
+67,39 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
3/100
Indice ITIC
atone
424
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

L'Île-Saint-Denis est une bourg à forte densité urbaine de 8 696 habitants répartis sur 1,7 km², située dans le département 93 en région Île-de-France à 2.7 km de Deuil-la-Barre. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 6 449 €/m², une tendance en forte hausse sur les 12 derniers mois (+67,4 %) et un indice de tension ITIC détendu (3/100).

Prix par typologie à L'Île-Saint-Denis.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement3 845 €
Maison5 060 €
Tous biens (médian)6 449 €2 880 — 4 368 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de L'Île-Saint-Denis traverse une phase d'accélération marquée : avec une hausse de +67,4 % sur 12 mois, les biens partent plus vite et les marges de négociation se réduisent. Cette dynamique est typique des communes où la demande dépasse durablement l'offre. L'indice ITIC de 3/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

1 660 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 660
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
151 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
4,9 %
Logements interdits location 2025-2034

1 660 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 151 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (4,9 %) reste limitée et bien sous la moyenne nationale de 17 %. Le risque d'achat d'un bien interdit à la location à terme est faible.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 1/5
Sismique
Niveau 1/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
8,0 %
131 logements vacants. Marché fluide.
✓ Eau 90 %
Eau potable
90 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
89
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

L'Île-Saint-Denis présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil L'Île-Saint-Denis.

Population
8 696
+0,37 % sur 5 ans · densité 4998 hab/km²
Revenu médian zone
17 913 €
Pauvreté 31,7 % · chômage 16,1 %
Propriétaires
31,9 %
vs locataires 69.0 %
Tissu économique
1 403
Établissements actifs · 187 créations 12 mois
Score localisation
52/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
47/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 8 696 habitants et une stabilité (+0,4 % sur 5 ans), L'Île-Saint-Denis se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local compte 1 403 établissements actifs avec 187 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (17 913 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (31,9 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à L'Île-Saint-Denis.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Étudier finement le rendement brut local et la solvabilité des locataires types. Privilégier les biens DPE C ou mieux pour sécuriser la rentabilité face aux interdictions de mise en location 2025-2034.

Vendeur — Marché stable. Afficher au prix médian. Investir dans le home staging (1-2 % du prix) peut accélérer la vente de 30 à 50 %. Préparer dès l'estimation un dossier complet (DPE, ERP, charges, taxes) pour rassurer.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de L'Île-Saint-Denis (6 449 €/m²) se positionne dans la fourchette haute du secteur. Groslay, à courte distance, affiche 3 339 €/m² (-48,2 %). Cette prime de prix reflète généralement une qualité d'équipements, d'accessibilité ou d'environnement supérieure.

Trois leçons à retenir de L'Île-Saint-Denis.

En synthèse, L'Île-Saint-Denis présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en accélération qui exige rapidité de décision pour les acheteurs et offre un timing favorable aux vendeurs ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; un équilibre territorial propice à un investissement patrimonial de moyen terme. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de L'Île-Saint-Denis repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur L'Île-Saint-Denis.

Quel est le prix de l'immobilier à L'Île-Saint-Denis ?
Le prix médian constaté à L'Île-Saint-Denis s'établit à 6 449 EUR/m2, avec une moyenne à 6 868 EUR/m2 selon les données DVF/DGFiP. Ces chiffres appellent immédiatement une mise en garde : l'écart entre le premier quartile (P25 à 2 880 EUR/m2) et le troisième quartile (P75 à 4 368 EUR/m2) est considérable, et surtout, il diverge fortement du prix médian global. Ce décalage suggère une hétérogénéité importante du parc et potentiellement un nombre limité de transactions très haut de gamme qui tirent la médiane vers le haut. Sur 424 ventes enregistrées, le prix au m2 des appartements ressort à 3 845 EUR/m2 contre 5 060 EUR/m2 pour les maisons. En pratique, un appartement de 60 m2 se négocie autour de 230 000 EUR, une maison de 100 m2 autour de 506 000 EUR. La fourchette réaliste pour la majorité des transactions se situe entre 2 880 et 4 368 EUR/m2. Avant toute offre, ancrez-vous sur le prix au m2 du segment précis qui vous intéresse (appartement ou maison) et non sur la médiane globale, qui est ici peu représentative de l'expérience d'achat médiane.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à L'Île-Saint-Denis ?
Sur les douze derniers mois, les données affichent une tendance de +67,4 %. Un chiffre aussi élevé exige une lecture prudente avant toute décision. Une hausse de cette magnitude sur un marché de 424 transactions au total peut résulter d'un effet de composition : quelques ventes atypiques (biens exceptionnels, maisons avec terrain, opérations de promotion) suffisent à faire bondir un prix médian sur un volume de transactions modeste, sans que le marché ordinaire ait réellement progressé de deux tiers. Ce chiffre ne reflète donc probablement pas une revalorisation uniforme de tous les logements de la commune. Ce qu'il faut retenir pour décider : ne pas surpayer en extrapolant cette tendance sur vos propres estimations. Si vous achetez, comparez le prix demandé avec les transactions récentes du même segment (appartement ou maison, même surface, même état DPE). Si vous vendez, ce contexte de données volatiles peut légitimer un positionnement ambitieux, mais uniquement sur des biens de qualité, pas sur des passoires ou des biens très à rénover. Sur un marché à tension atone (indice 3), les acheteurs ne se bousculent pas, ce qui limite mécaniquement la capacité à maintenir un surprix.
Faut-il acheter à L'Île-Saint-Denis maintenant ou attendre ?
La réponse honnête dépend de votre horizon et du type de bien. Commençons par le contexte structurel. L'Île-Saint-Denis est une commune de 8 696 habitants classée en tension atone (indice 3/10). Cela signifie que la demande locative et à l'achat est faible, et que vous disposez d'un vrai pouvoir de négociation. Il n'y a aucune urgence liée à une pénurie de biens. Le taux de vacance des logements atteint 8 %, ce qui confirme qu'une partie du parc ne trouve pas preneur. Ce sont des arguments structurels pour prendre le temps de négocier. Le profil socio-économique de la commune pèse sur la dynamique du marché : revenu médian de 17 913 EUR/an, taux de pauvreté à 31,7 % et taux de chômage à 16,1 %. Ces indicateurs signalent une solvabilité locale limitée, ce qui bride à terme la capacité des prix à progresser organiquement portés par la demande locale. Pour une résidence principale avec un horizon de 8 à 10 ans, l'achat peut se justifier si le prix négocié intègre ces réalités : ne payez pas le prix d'un marché tendu dans un marché atone. Visez au minimum 10 à 15 % de négociation sur le prix affiché. Pour un horizon court (moins de 5 ans), le risque de moins-value est réel compte tenu de la faible liquidité du marché (tension atone, vacance élevée). Pour l'investissement, lire la réponse dédiée ci-dessous.
Investir dans l'immobilier locatif à L'Île-Saint-Denis, est-ce rentable ?
La combinaison des données disponibles conduit à une conclusion nuancée, plutôt défavorable pour un investissement locatif classique. Premier signal d'alerte : un marché classé atone (indice de tension 3/10). La faible tension locative signifie que trouver un locataire peut prendre du temps, et que les loyers ont peu de raisons de progresser fortement. Un taux de vacance de 8 % confirme cette réalité : une part non négligeable des logements de la commune est vide. Deuxième signal : le profil socio-économique. Avec un revenu médian de 17 913 EUR/an, un taux de pauvreté de 31,7 % et un chômage à 16,1 %, le bassin locatif local présente des risques d'impayés supérieurs à la moyenne. Cela implique de budgéter sérieusement la garantie loyers impayés (GLI) et les provisions pour vacance. Troisième signal : le niveau de prix. À 3 845 EUR/m2 pour un appartement, obtenir un rendement brut supérieur à 5 % implique un loyer mensuel d'environ 16 EUR/m2, ce qui peut s'avérer difficile à maintenir dans ce contexte de tension faible. Les seuls cas où l'investissement peut tenir : un achat significativement sous le marché (bien à rénover, succession), un DPE maîtrisé (pas de passoire thermique au regard des interdictions à venir), et une stratégie de très long terme. En l'état des données, L'Île-Saint-Denis n'est pas un marché locatif prioritaire pour un investisseur rationnel cherchant rendement et liquidité.
L'Île-Saint-Denis est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et les risques sont multiples. Les données signalent deux aléas naturels significatifs qui doivent impérativement figurer dans votre analyse avant achat. Le risque inondation est présent sur la commune. L'Île-Saint-Denis est, comme son nom l'indique, une île dans la Seine, ce qui en fait par définition un territoire exposé aux crues. Ce risque n'est pas théorique : il conditionne directement l'assurabilité du bien, les conditions de prêt, et sa valeur de revente à terme. Un bien en zone inondable peut être exclu de certaines garanties d'assurance ou voir sa prime augmenter significativement. Le risque argile (retrait-gonflement des argiles, RGA) est également identifié. Ce phénomène provoque des fissurations en façade et en fondations lors des cycles de sécheresse. Les sinistres RGA sont couverts par la garantie catastrophe naturelle, mais les travaux de reprise en sous-oeuvre sont coûteux (de l'ordre de 15 000 à 50 000 EUR selon les cas). Enfin, le risque sismique est classé en zone 1 (très faible), ce qui ne constitue pas un enjeu pratique. Recommandation opérationnelle : avant de signer un compromis, exigez l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle précise (disponible sur georisques.gouv.fr), vérifiez le Plan de Prévention des Risques d'Inondation (PPRI) applicable, et faites réaliser un diagnostic visuel sur l'état des fondations si le bien est ancien.
Quelle est la performance énergétique des logements à L'Île-Saint-Denis ?
Le parc est globalement dans un état énergétique acceptable, mais avec des points de vigilance. Sur 1 660 logements ayant fait l'objet d'un DPE, la part de passoires thermiques (classées F ou G) est de 4,9 %, soit environ 81 logements. C'est un taux relativement bas comparé à de nombreuses communes franciliennes. La consommation moyenne est de 151 kWh/m2/an, ce qui correspond approximativement à un parc majoritairement classé C ou D. Ce niveau est acceptable, mais loin d'un parc récent ou rénové. Ce que cela implique concrètement pour un acheteur ou un investisseur : les 4,9 % de passoires F/G sont frappés d'interdiction à la location depuis le 1er janvier 2025 pour les logements classés G (nouveaux contrats), et F à partir de 2028. Si vous envisagez d'acquérir un bien classé F ou G pour le louer, la remise aux normes est non négociable et doit être intégrée dans le prix d'achat. Le coût d'une rénovation énergétique permettant de passer de G à D se situe généralement entre 15 000 et 40 000 EUR selon la surface et les travaux. En termes de négociation, une passoire thermique dans un marché atone comme L'Île-Saint-Denis devrait se traiter avec une décote d'au moins 10 à 15 % par rapport à un bien équivalent bien classé, à laquelle s'ajoutent les coûts de travaux. Ne payez jamais le prix d'un bien sain pour un bien énergétiquement dégradé.
Vivre à L'Île-Saint-Denis : services, transports, démographie ?
L'Île-Saint-Denis présente un profil de services objectivement fort, dans un contexte socio-économique sous tension. Les scores d'équipement sont remarquables pour une commune de moins de 9 000 habitants : transport à 100/100, commerce à 100/100, santé à 100/100, éducation à 84/100. En pratique, cela signifie que les besoins du quotidien sont couverts sur place ou très proches, et que la desserte en transports en commun est excellente, ce qui est un atout structurel pour une commune de Seine-Saint-Denis en orbite parisienne. La démographie est quasiment stable : +0,37 % sur cinq ans pour une population de 8 696 habitants. Ce n'est ni une dynamique de croissance, ni un déclin, mais une relative stagnation. Il n'y a pas d'afflux de nouveaux résidents qui soutiendrait une pression à la hausse sur les prix. Les indicateurs socio-économiques sont en revanche significativement dégradés par rapport à la moyenne française : revenu médian à 17 913 EUR/an (contre environ 24 000 EUR à l'échelle nationale), taux de pauvreté à 31,7 % et chômage à 16,1 %. Le taux de propriétaires est de seulement 31,9 %, contre environ 58 % à l'échelle nationale. Ces données n'ont pas vocation à porter un jugement de valeur, mais elles conditionnent directement la dynamique du marché immobilier local : solvabilité des acheteurs limitée, demande portée davantage par le locatif social et privé que par l'accession, et peu de pression endogène sur les prix. Pour un ménage qui travaille sur Paris ou la petite couronne, la desserte en transports compense en partie ces facteurs, mais le score de sécurité à 47/100 et le contexte social constituent des éléments à intégrer lucidement dans la décision d'installation.

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