Quel est le prix de l'immobilier à Entraigues-sur-la-Sorgue ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian s'établit à 2 833 EUR/m2 à Entraigues-sur-la-Sorgue, avec une moyenne à 3 020 EUR/m2 — l'écart entre les deux signale que des biens haut de gamme ou atypiques tirent la moyenne vers le haut. La fourchette réelle du marché se situe entre 2 020 EUR/m2 (premier quartile, les biens les moins valorisés) et 3 026 EUR/m2 (troisième quartile), ce qui représente un écart de plus de 1 000 EUR/m2 entre le bas et le milieu de marché. Autrement dit, deux biens de 80 m2 dans la même commune peuvent afficher une différence de prix de près de 80 000 EUR selon l'état, l'emplacement et la performance énergétique. Les appartements s'échangent à 2 640 EUR/m2 en médiane, les maisons à 2 749 EUR/m2, soit un écart relativement faible de 109 EUR/m2 — les maisons ne se payent pas ici à une prime démesurée par rapport aux appartements, ce qui est à noter pour les familles arbitrant entre les deux. Ce marché est lisible : 609 ventes enregistrées sur la période DVF, un volume suffisant pour que les prix observés soient représentatifs et non distordus par quelques transactions isolées. En pratique, un acquéreur bien conseillé peut espérer négocier entre le P25 et la médiane sur un bien ordinaire, et devra s'approcher ou dépasser le P75 pour un bien en bon état, bien classé DPE, avec extérieur.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Entraigues-sur-la-Sorgue ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont progressé de 3,42 % à Entraigues-sur-la-Sorgue. Ce n'est pas un emballement, mais c'est une hausse réelle et positive : appliquée au prix médian de 2 833 EUR/m2, elle représente environ 97 EUR/m2 de plus en un an, soit près de 7 800 EUR gagnés sur un bien de 80 m2. Dans un contexte national où de nombreux marchés de taille comparable ont stagné ou reculé sur la même période, cette tenue est un signal de solidité. Que lit-on derrière ce chiffre ? D'abord, une demande qui résiste, confirmée par le volume de transactions — 609 ventes, un marché actif pour une commune de 8 913 habitants. Ensuite, un marché classé en tension équilibrée (indice 55), ce qui signifie que l'offre et la demande ne sont pas en déséquilibre brutal, mais que les vendeurs n'ont pas à brader pour vendre. Pour un acheteur, cette tendance positive implique que patienter n'est probablement pas une stratégie gagnante : le marché ne donne pas de signal de retournement imminent. Pour un vendeur, c'est le moment de se positionner au prix réel du marché — la hausse récente justifie une légère ambition, mais pas un surprix déconnecté des transactions récentes DVF, qui restent la référence.
Faut-il acheter à Entraigues-sur-la-Sorgue maintenant ou attendre ?
Les données disponibles plaident plutôt pour agir que pour attendre, sous conditions. Trois signaux vont dans ce sens. Premier signal : la tendance de prix est positive à +3,42 % sur douze mois. Attendre ne donne pas d'avantage mécanique si la hausse se poursuit, même modestement. Second signal : le marché est en tension équilibrée, avec 609 ventes DVF. Ce n'est pas un marché en surchauffe où l'acheteur est en position de faiblesse totale, mais ce n'est pas non plus un marché déprimé où les vendeurs font la queue pour baisser leurs prix. La marge de négociation existe, surtout sous la médiane. Troisième signal : la population croît à +1,36 % sur cinq ans, ce qui indique une demande résidentielle durable et non un territoire en déclin. La condition essentielle pour que l'achat soit défendable : la qualité du bien. Avec 7,1 % de passoires thermiques (DPE F et G) dans le parc DPE enregistré, les mauvais classements énergétiques existent dans la commune. Un bien classé F ou G achète des ennuis : interdiction de mise en location des F dès 2025, travaux imposés, décote à la revente. L'horizon de détention est le deuxième filtre : pour une résidence principale conservée huit ans ou plus, les fondamentaux locaux (croissance démographique, marché actif) sécurisent le scénario. Pour un horizon de trois à cinq ans, le risque de ne pas absorber les frais d'acquisition reste réel même avec une tendance légèrement positive. Conclusion concrète : acheter maintenant un bien bien classé DPE (A à D) ou avec un potentiel de rénovation chiffré, à un prix négocié entre le P25 et la médiane, dans une optique de détention longue. Attendre sans raison précise, non.
Investir dans l'immobilier locatif à Entraigues-sur-la-Sorgue, est-ce rentable ?
Les données disponibles permettent de poser un cadre honnête, sans enjoliver. Le prix médian à 2 833 EUR/m2, avec un marché en tension équilibrée (indice 55), indique que la commune n'est ni un marché de forte pénurie locative — où les rendements bruts montent mécaniquement — ni un désert où les logements restent vides. Le taux de vacance LOVAC est à 5,77 %, ce qui est modéré : il y a des logements vacants, mais pas en proportion alarmante. Ce n'est pas un territoire saturé d'offre. Attention cependant à deux facteurs structurels qui contraignent la rentabilité. Premier facteur : le revenu médian des ménages est de 22 430 EUR/an (données IRIS/INSEE), avec un taux de pauvreté à 14 % et un taux de chômage à 12,5 %. Ce profil socio-économique plafonne mécaniquement les loyers praticables : les locataires potentiels ne peuvent pas absorber des loyers élevés. Un investisseur qui achète au prix médian de marché pour louer à une clientèle locale doit calibrer son scénario de loyer sur la solvabilité réelle des ménages, pas sur des estimations optimistes. Second facteur : la question des passoires thermiques. Avec 7,1 % de passoires F/G dans le parc DPE enregistré et une consommation moyenne de 124 kWh/m2/an, les logements mal classés seront progressivement interdits à la location (F dès 2025, E dès 2034 selon la loi Climat-Résilience). Acheter un bien énergivore sans intégrer le coût des travaux dans le prix d'acquisition est une erreur de calcul. Le conseil opérationnel : vérifier impérativement le loyer réellement constaté dans la commune (les données de loyers ne sont pas disponibles ici), calculer le rendement brut sur une base de loyer prudente, et ne cibler que des biens D ou mieux, ou des biens C/D atteignables après rénovation avec devis en main.
Entraigues-sur-la-Sorgue est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et les trois principaux risques à surveiller sont présents simultanément sur la commune, ce qui est un point d'attention concret pour tout acquéreur. Premier risque : l'inondation. Entraigues-sur-la-Sorgue est identifiée comme exposée au risque inondation. Ce risque n'est pas homogène sur toute la commune : certaines parcelles sont en zone inondable, d'autres non. Conséquence pratique pour l'acheteur : vérifier impérativement la position de la parcelle visée dans le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRI), consulter l'Etat des Risques et Pollutions (ERP) fourni obligatoirement lors de toute transaction, et interroger le vendeur sur les sinistres passés déclarés. Un bien en zone inondable peut être assurable, mais à prime élevée, et peut subir des restrictions de travaux ou de valeur de revente. Second risque : le retrait-gonflement des argiles (RGA). Le risque argile est présent sur la commune. Ce phénomène provoque des mouvements de terrain qui fissurent les fondations, les murs et les dallages, notamment lors des alternances sécheresse-humidité de plus en plus fréquentes avec le changement climatique. Pour une maison individuelle, c'est un risque à évaluer avec un diagnostiqueur ou un géotechnicien avant achat. Troisième risque : le séisme. La commune est en zone de sismicité 3 (modérée sur l'échelle française de 1 à 5), ce qui impose des règles de construction parasismique aux bâtiments neufs mais ne rend pas les anciens nécessairement vulnérables. C'est un risque résiduel, moins urgent que les deux premiers. Synthèse pour la décision : ne jamais acheter à Entraigues-sur-la-Sorgue sans avoir lu l'ERP parcellaire complet (disponible sur Géorisques/BRGM et obligatoirement remis par le vendeur). La présence simultanée de trois risques signale qu'il faut être rigoureux, pas que la commune est inhabitable.
Quelle est la performance énergétique des logements à Entraigues-sur-la-Sorgue ?
Sur les 1 047 DPE enregistrés dans la base ADEME pour Entraigues-sur-la-Sorgue, 7,1 % sont classés F ou G — les passoires thermiques. En volume, cela représente environ 74 logements diagnostiqués comme énergivores. La consommation moyenne s'établit à 124 kWh/m2/an, ce qui correspond grossièrement à une classe C-D selon le barème DPE actuel : le parc n'est pas catastrophique en moyenne, mais l'hétérogénéité est réelle. Les enjeux réglementaires sont non négociables et chiffrables dans le temps. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025. Les logements classés F sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 également pour les nouveaux contrats, et les baux en cours seront également concernés progressivement. Les logements classés E seront interdits à la location à partir de 2034. Pour un investisseur locatif, acheter une passoire thermique sans travaux de rénovation immédiats, c'est acheter un bien qu'on ne pourra plus louer légalement. Ce n'est pas un risque abstrait, c'est une interdiction en vigueur. Pour un acquéreur en résidence principale, les passoires représentent une double contrainte : des charges énergétiques élevées (chauffage, climatisation dans le Vaucluse) et une décote à la revente croissante au fur et à mesure que la réglementation se durcit. Les données montrent que le marché local valorise déjà différemment les biens selon leur classe DPE — l'écart entre P25 et P75 (2 020 contre 3 026 EUR/m2) intègre en partie cette réalité. Stratégie concrète : exiger le DPE avant toute offre, éviter les F et G sauf si le prix intègre intégralement le coût des travaux de rénovation avec devis, et cibler le D ou mieux pour sécuriser la valeur du bien à long terme.
Vivre à Entraigues-sur-la-Sorgue : services, démographie et contexte socio-économique ?
Entraigues-sur-la-Sorgue compte 8 913 habitants et sa population a progressé de 1,36 % sur cinq ans. Ce n'est pas une croissance spectaculaire, mais c'est une croissance réelle et continue qui indique que la commune attire davantage qu'elle ne perd de résidents — un signal positif pour la stabilité du marché immobilier à moyen terme. Sur les équipements, les données de la Base Permanente des Équipements (BPE) donnent un tableau contrasté. Le score éducation est au maximum (100/100), ce qui signale une offre scolaire complète pour une commune de cette taille — un atout concret pour les familles. Le score transport atteint 80/100, indiquant une accessibilité correcte, pertinente pour une commune du bassin d'emploi d'Avignon. En revanche, les scores santé et commerce sont tous deux à 29/100, ce qui signifie que l'offre dans ces deux domaines est limitée à l'échelle de la commune. Pour la santé notamment, cela implique de dépendre des structures du bassin avignonnais pour les soins spécialisés. Ce n'est pas rédhibitoire, mais c'est un facteur de confort quotidien à intégrer, en particulier pour les ménages avec des personnes âgées ou des besoins médicaux réguliers. Le contexte socio-économique local mérite une lecture franche. Le revenu médian des ménages est de 22 430 EUR/an (données IRIS/INSEE), le taux de pauvreté atteint 14 % et le taux de chômage 12,5 % — des niveaux sensiblement au-dessus des moyennes nationales. 61,4 % des résidents sont propriétaires, ce qui indique un marché résidentiel stable plutôt qu'un parc locatif dominant. La commune compte 1 438 établissements avec 198 créations sur douze mois, ce qui témoigne d'une activité économique locale présente, même si le profil socio-économique des ménages reste fragile. Pour un acquéreur en résidence principale travaillant sur l'aire urbaine d'Avignon, les fondamentaux sont cohérents. Pour un investisseur locatif, le profil économique des ménages impose de calibrer les loyers avec prudence — la demande existe mais la solvabilité a ses limites.