Quel est le prix de l'immobilier à Bassillac et Auberoche ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian ressort à 2 553 EUR/m2, avec une moyenne à 2 728 EUR/m2 — l'écart entre les deux signale quelques transactions hautes qui tirent la moyenne vers le haut. La fourchette réelle du marché est plus parlante : 50 % des ventes se sont conclues entre 1 249 EUR/m2 (P25) et 2 037 EUR/m2 (P75). Autrement dit, la moitié des acquéreurs a payé moins de 2 037 EUR/m2. Le chiffre médian de 2 553 EUR/m2 est donc porté par le quartile supérieur, celui des biens les mieux situés ou les mieux rénovés. La donnée de prix par type est disponible uniquement pour les maisons : 1 728 EUR/m2. Les appartements ne représentent pas un segment statistiquement significatif sur cette commune, ce qui est cohérent avec un territoire rural de 4 361 habitants où la maison individuelle domine. Le volume de 355 ventes DVF est honorable pour une commune de cette taille : il donne une certaine fiabilité aux médianes. Pour un acheteur, le repère opérationnel est le suivant : un bien standard se négocie autour de 1 500-2 000 EUR/m2, les biens haut de gamme ou très bien classés au DPE pouvant dépasser 2 500 EUR/m2. Toute offre au-dessus de 2 500 EUR/m2 mérite d'être justifiée par des éléments concrets — état, terrain, performance énergétique — et non par le seul prix affiché.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Bassillac et Auberoche ?
Sur les douze derniers mois, la tendance affichée est de +37 %. Ce chiffre mérite une lecture prudente avant toute décision. Sur un marché de taille modeste — 355 ventes au total, probablement moins de 100 par an — une variation aussi forte peut résulter d'un changement de composition des ventes : si l'année de référence a vu beaucoup de petits biens bradés et que l'année récente concentre des maisons plus grandes ou mieux rénovées, la 'hausse' est statistique autant que réelle. Cela ne signifie pas qu'il faut ignorer ce chiffre, mais qu'il ne faut pas non plus en conclure que chaque mètre carré s'est apprécié de 37 %. Ce que cette tendance dit utilement : le marché n'est pas en correction. Il n'y a pas de signal de décrochage. Le contexte est celui d'un marché plutôt actif, classé 'équilibré' avec un indice de tension de 59/100 — ni pénurie criante, ni surplus de biens. Pour un acheteur, cela signifie qu'il n'y a pas d'urgence artificielle à créer, mais qu'attendre une correction franche serait spéculatif. Pour un vendeur, le contexte est favorable pour se positionner au prix réel du marché, à condition de ne pas extrapoler les +37 % pour fixer un prix qui décroche de la réalité transactionnelle. La prudence reste de mise : consultez les données DVF à la parcelle pour valider le prix de chaque bien comparé.
Faut-il acheter à Bassillac et Auberoche maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre horizon et de votre profil, mais les données permettent de cadrer la décision. Le marché est équilibré (indice de tension 59/100) : il n'y a pas de pénurie qui justifie de se précipiter, ni de surabondance qui justifie d'attendre une capitulation des vendeurs. Le prix médian maison est à 1 728 EUR/m2, ce qui reste accessible par rapport à beaucoup de marchés périurbains de Dordogne. Pour une résidence principale avec un horizon de huit ans ou plus, entrer maintenant dans un marché sans signal de surchauffe est défendable. Vous pouvez négocier, notamment sur les biens énergivores (les passoires F/G représentent 8,7 % du parc DPE recensé) qui subissent une double pression : coût de rénovation et restrictions locatives à venir. Un bien classé F ou G peut se négocier 10 à 20 % sous le prix d'un bien équivalent bien classé — c'est une opportunité si vous avez la capacité de rénover, un piège si vous sous-estimez le devis. Pour un horizon court (revente sous cinq ans), le risque est plus réel : la hausse de 37 % sur douze mois n'est pas garantie de se reproduire, et les frais d'acquisition (notaire, agence) ne s'amortissent pas sur un cycle court. La commune affiche un taux de pauvreté de 19,8 % et un revenu médian IRIS de 20 777 EUR/an — des indicateurs de fragilité économique locale qui limitent structurellement la solvabilité des acheteurs locaux et donc le potentiel de hausse continue. À retenir : achetez si le bien est bien classé, au bon prix, et que votre horizon est long. Négociez dur sur tout bien énergivore ou à rénover.
Investir dans l'immobilier locatif à Bassillac et Auberoche, est-ce rentable ?
Les données permettent de poser un diagnostic honnête, mais pas de calculer un rendement net — vous devrez vérifier les loyers réellement constatés dans le secteur, aucune donnée de loyer n'étant disponible ici. Ce que les chiffres disent : le marché est classé 'équilibré' avec un indice de tension de 59/100. Ce n'est pas un marché tendu où les logements se louent en 48 heures — le risque de vacance locative est modéré. Le taux de vacance LOVAC est de 5,21 %, ce qui n'est pas alarmant mais signale qu'environ un logement sur vingt est vacant, un chiffre à surveiller si vous achetez dans un segment peu demandé. La structure socio-économique locale est un frein au rendement élevé : revenu médian de 20 777 EUR/an et taux de pauvreté de 19,8 % — la population locale a une capacité locative limitée, ce qui plafonne mécaniquement les loyers praticables. Le taux de propriétaires est très élevé : 83,3 % de la population est propriétaire. Cela signifie que le parc locatif est structurellement petit et que la demande locative est moins profonde qu'en zone urbaine. Le profil de locataire cible sera plutôt des ménages en transition, des travailleurs mobiles ou des retraités arrivants, pas une demande massive. Sur le volet DPE, les biens classés F et G seront interdits à la location dès 2025 pour les nouvelles mises en location (classe G déjà concernée, F en 2028). Acheter une passoire pour louer est un risque réglementaire direct. Conclusion : l'investissement locatif à Bassillac et Auberoche peut fonctionner sur un bien bien classé, à prix d'achat raisonnable (autour de 1 500 EUR/m2 ou moins), avec une gestion en direct. Viser un rendement brut supérieur à 6 % sera difficile à moins de trouver un bien décoté. Ce n'est pas un marché locatif dynamique — c'est un marché de niche qui demande une analyse précise bien par bien.
Bassillac et Auberoche est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, la commune présente deux risques naturels actifs selon les référentiels publics (Géorisques/BRGM) : le risque inondation et le risque de retrait-gonflement des argiles (RGA). Le risque sismique est classé en zone 1 (très faible) — ce n'est pas un facteur déterminant pour un acheteur en Dordogne. Le risque inondation est le plus structurant : il peut affecter l'assurabilité du bien, le coût de l'assurance habitation et la valeur de revente. Certaines parcelles sont en zone inondable, d'autres non — la commune est exposée mais tout le territoire ne l'est pas uniformément. Il est impératif de vérifier le Plan de Prévention des Risques (PPR) à la parcelle exacte avant toute offre. Le risque argile (RGA) est le plus sous-estimé par les acheteurs. Le retrait-gonflement des sols argileux provoque des fissures structurelles sur les fondations, particulièrement sur les maisons individuelles construites avant les années 2000 sans fondations adaptées. Les sinistres RGA sont couverts par la garantie catastrophe naturelle, mais les litiges et délais d'indemnisation sont fréquents. Pour tout achat de maison individuelle, demandez un diagnostic de l'état des fondations et vérifiez si des sinistres ont déjà été déclarés sur le bien. L'État des Risques et Pollutions (ERP) est un document légalement obligatoire dans tout dossier de vente — lisez-le attentivement et ne signez rien sans l'avoir en main. Ces deux risques cumulés — inondation et argile — sont des éléments de négociation légitimes si le bien est situé en zone concernée.
Quelle est la performance énergétique des logements à Bassillac et Auberoche ?
Sur les 196 logements ayant fait l'objet d'un DPE recensé (données ADEME), 8,7 % sont classés F ou G, soit des passoires thermiques. Cela représente environ 17 logements dans l'échantillon DPE disponible. La consommation moyenne est de 139 kWh/m2/an, ce qui correspond à une classe C-D selon les seuils réglementaires — un niveau intermédiaire, ni exemplaire ni catastrophique, qui reflète un parc de maisons individuelles souvent construites dans les années 1970-1990 avec une isolation partielle. Ce que cela implique concrètement pour un acheteur. Sur les passoires F/G : la loi Climat et Résilience interdit déjà les nouvelles locations de classe G (depuis août 2022 pour les plus énergivores), étend l'interdiction aux G restants en 2025 et aux F en 2028. Acheter une passoire pour la louer est donc un risque réglementaire immédiat. Acheter pour habiter, avec un budget travaux sérieux, peut être une stratégie si le prix d'achat intègre cette décote — comptez 15 000 à 40 000 EUR de travaux de rénovation énergétique pour passer de G à C sur une maison standard, selon les artisans locaux et la surface. Sur le parc moyen (classe C-D) : la consommation de 139 kWh/m2/an génère une facture énergétique supportable mais pas négligeable — pour une maison de 100 m2, comptez environ 1 500 à 2 000 EUR/an selon les prix de l'énergie. Ce n'est pas un repoussoir, mais c'est un coût d'usage à intégrer dans votre budget global. Exigez systématiquement le DPE du bien visé — pas la moyenne communale, le DPE du bien — avant toute décision.
Vivre à Bassillac et Auberoche : services, démographie et revenus ?
Avec 4 361 habitants et une évolution démographique quasi stable sur cinq ans (-0,05 %), Bassillac et Auberoche n'est ni en déclin marqué ni en croissance. C'est un territoire qui se maintient, ce qui est un signal neutre mais pas négatif pour la valeur patrimoniale à long terme. Les scores de services révèlent un profil hétérogène. Le score éducation est de 100/100 — c'est le point fort absolu de la commune, ce qui en fait un territoire adapté aux familles avec enfants. Le score commerce atteint 86/100, ce qui signifie un accès correct aux commerces du quotidien. Le score santé est de 57/100 — correct mais pas excellent, ce qui signifie que certains spécialistes ou services hospitaliers nécessiteront des déplacements. Le score transport est de 50/100 — la commune reste dépendante de la voiture individuelle pour la majorité des déplacements, ce qui est un facteur de coût de vie à intégrer. Le score de localisation global (43/100) reflète cette dépendance à l'automobile et l'éloignement relatif des grands pôles. La dynamique économique locale est à surveiller : 153 établissements recensés et 92 créations sur douze mois, ce qui est un tissu entrepreneurial actif pour une commune de cette taille. Le contexte socio-économique est toutefois marqué par des fragilités : revenu médian IRIS de 20 777 EUR/an (sous la médiane nationale), taux de pauvreté de 19,8 % et taux de chômage de 7 %. Ces indicateurs ne disqualifient pas la commune pour une résidence principale, mais ils limitent la dynamique de prix à long terme et le potentiel locatif comme indiqué plus haut. Pour une famille avec enfants cherchant un cadre rural accessible avec des services scolaires solides et un budget maîtrisé, le profil tient la route. Pour un investisseur espérant une forte appréciation portée par la demande locale, les fondamentaux économiques invitent à la prudence.