Quel est le prix de l'immobilier à Aigrefeuille-d'Aunis ?
Le prix médian constaté sur les transactions DVF/DGFiP à Aigrefeuille-d'Aunis s'établit à 2 037 EUR/m2. Ce chiffre seul ne suffit pas : la fourchette P25-P75 va de 1 760 à 3 099 EUR/m2, soit un écart de 1 339 EUR/m2 entre les biens du bas et du haut de marché. Autrement dit, le marché est hétérogène et le prix médian masque des situations très différentes. La distinction appartement/maison est frappante : les appartements ressortent à 6 735 EUR/m2 contre 2 508 EUR/m2 pour les maisons. L'écart est tel qu'il reflète vraisemblablement un volume de transactions en appartements très faible et peu représentatif — dans une commune de moins de 5 000 habitants dominée par le bâti individuel, le prix de la maison à 2 508 EUR/m2 est la référence opérationnelle. Pour un acheteur, cela signifie concrètement qu'un pavillon de 100 m2 se négocie autour de 250 000 EUR, avec un plancher réaliste vers 176 000 EUR et un plafond vers 310 000 EUR selon la qualité du bien. Le volume de 505 ventes enregistrées sur la période DVF indique un marché actif pour une commune de cette taille, ce qui donne une base statistique fiable et une liquidité correcte à la revente. Le taux de vacance à 4,22 % (source LOVAC) est bas, signe que le parc de logements est majoritairement occupé et qu'il n'existe pas de sur-offre structurelle susceptible de peser sur les prix.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Aigrefeuille-d'Aunis ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont progressé de 2,58 % à Aigrefeuille-d'Aunis. C'est une hausse modérée, ni spectaculaire ni anodine. Pour la mettre en perspective : sur un bien acheté 250 000 EUR il y a un an, cela représente environ 6 450 EUR de valeur gagnée. Ce n'est pas un marché en surchauffe, mais c'est un marché qui tient. Trois éléments croisés viennent consolider cette lecture. Premièrement, la tension locative classée 'équilibre' (indice 67) indique que l'offre et la demande se compensent sans pression extrême dans un sens ou dans l'autre — ce qui correspond à un marché sain plutôt qu'à une bulle. Deuxièmement, la croissance démographique de +4,42 % sur cinq ans est un signal de fond positif : une commune qui gagne des habitants entretient mécaniquement la demande de logements. Troisièmement, le taux de vacance à 4,22 % confirme qu'il n'y a pas de stock de biens invendables qui ferait pression à la baisse. Pour un acheteur, cette tendance à +2,58 % ne justifie ni précipitation ni attente prolongée. Le marché n'est pas en train de s'emballer — vous avez le temps d'instruire votre dossier correctement. Pour un vendeur, c'est le signal qu'un bien bien positionné trouve preneur sans brader, mais que les surprix ne passent plus dans un environnement de taux encore élevés.
Faut-il acheter à Aigrefeuille-d'Aunis maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre horizon de détention et de la qualité du bien ciblé, pas d'un timing de marché. Voyons ce que les données disent. Du côté des signaux favorables à l'achat : la tendance de prix est positive à +2,58 %/an, la population croît de +4,42 % sur cinq ans, le taux de vacance est bas à 4,22 %, et le marché est en équilibre — pas en déséquilibre baissier. Ce faisceau de signaux ne correspond pas à un marché en fin de cycle. Pour une résidence principale avec un horizon de huit ans ou plus, entrer aujourd'hui est défendable. La progression démographique soutient la valeur de long terme, et vous achetez sur un marché liquide (505 ventes DVF). Pour un horizon court de trois à cinq ans, la prudence s'impose davantage : la hausse de 2,58 %/an est réelle mais modeste, et les frais de transaction plus une éventuelle correction conjoncturelle peuvent éroder la plus-value sur une courte période. Un point d'attention croisé : le taux de pauvreté local est à 16,1 % et le taux de chômage à 9,3 % (données INSEE/IRIS), des niveaux au-dessus de la moyenne nationale, ce qui peut peser sur le pouvoir d'achat local et donc sur la demande à moyen terme. Ce n'est pas rédhibitoire, mais c'est un facteur à intégrer si vous achetez pour revendre dans moins de cinq ans. La stratégie la plus solide : cibler un bien bien classé au DPE (C ou B), négocier sur la base des prix réellement constatés DVF, et ne pas payer la prime d'un prix 2022 sur un marché 2024.
Investir dans l'immobilier locatif à Aigrefeuille-d'Aunis, est-ce rentable ?
Les données permettent de cadrer l'analyse, mais pas de garantir un rendement — et c'est précisément ce qu'il faut savoir avant d'investir. La tension locative est classée 'équilibre' avec un indice de 67 : il n'y a ni pénurie de logements qui pousserait les loyers vers le haut, ni excédent d'offre qui forcerait à brader. C'est un marché locatif stable, pas un marché porteur au sens où l'entendent les investisseurs cherchant du 7 % brut. Le prix médian des maisons à 2 508 EUR/m2 est modéré à l'échelle nationale, ce qui améliore mécaniquement le rendement potentiel par rapport à des marchés comme la métropole bordelaise ou rochelaise. Mais attention : les données disponibles ici ne fournissent pas les loyers réellement constatés à Aigrefeuille-d'Aunis. Toute simulation de rendement que vous ferez devra s'appuyer sur des loyers de marché vérifiés localement — auprès d'agents locaux, de l'Observatoire des Loyers, ou de la Clameur — et non sur une estimation théorique. Ce que les données croisées permettent de dire : avec 74,3 % de propriétaires occupants (INSEE/IRIS) dans la commune, le parc locatif représente une faible fraction du marché total. Cela signifie deux choses opposées selon la lecture : moins de concurrence à l'achat pour un investisseur, mais aussi un bassin de locataires potentiels structurellement limité. Le taux de vacance à 4,22 % (LOVAC) est rassurant — les logements ne restent pas vides — mais il ne dit rien sur le délai de relocation ni sur le niveau de loyer. La conclusion honnête : un investissement locatif ici peut fonctionner si vous ciblez le bon bien (maison individuelle de taille familiale, DPE correct), si vous vérifiez le loyer de marché avant d'acheter, et si vous n'attendez pas un rendement brut élevé. Ce n'est pas une commune à effet de levier locatif fort, c'est une commune à défense de capital correcte.
Aigrefeuille-d'Aunis est-elle exposée à des risques naturels ?
Les données issues de Géorisques/BRGM pour Aigrefeuille-d'Aunis font ressortir un profil de risque modéré mais avec un point de vigilance sismique. Le risque inondation est absent des données pour cette commune — ce qui est notable dans un département charentais-maritime souvent concerné, mais qui ne dispense pas de vérifier à la parcelle, car la couverture communale ne dit rien du terrain précis que vous achetez. Le risque retrait-gonflement des argiles (RGA) est également absent des signaux alarmants dans les données disponibles, ce qui réduit le risque de désordres structurels liés aux sécheresses successives — un fléau qui a coûté très cher en Charente-Maritime ces dernières années. En revanche, le risque sismique est classé en zone 3 sur une échelle de 1 à 5. La zone 3 correspond à un aléa modéré selon la réglementation parasismique française. Cela ne signifie pas qu'un séisme destructeur est imminent, mais que les constructions récentes doivent respecter des normes parasismiques (PS-MI pour les maisons individuelles), et que pour un bien ancien, il vaut la peine de vérifier la solidité de la structure. Ce classement en zone 3 est commun à une large partie de la Charente-Maritime, notamment en raison de la proximité des failles de la région. Recommandation pratique : quel que soit le bien visé, exigez systématiquement l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle, document obligatoire lors de toute transaction. Il donne la situation précise du bien vis-à-vis de tous les plans de prévention des risques. Ne vous contentez pas de la lecture communale agrégée.
Quelle est la performance énergétique des logements à Aigrefeuille-d'Aunis ?
Sur les 398 logements ayant fait l'objet d'un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE/ADEME) à Aigrefeuille-d'Aunis, 8 % sont classés F ou G, soit des passoires thermiques. En chiffres absolus, cela représente environ 32 logements sur l'échantillon DPE. C'est un taux relativement bas par rapport à des communes rurales similaires, où les parts de passoires dépassent fréquemment 15 à 20 %. La consommation moyenne est de 191 kWh/m2/an, un niveau qui se situe approximativement en classe D-E selon les seuils DPE actuels. Ce n'est pas catastrophique, mais ce n'est pas un parc énergétiquement performant non plus. Le croisement DPE × prix est le point le plus actionnable pour un acheteur ou un investisseur. Les passoires thermiques (F et G) subissent déjà une décote à la transaction par rapport aux biens bien classés, et cette décote va s'accentuer sous l'effet des échéances légales : les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025, les F le seront en 2028, et les E en 2034. Pour un investisseur locatif, acheter une passoire aujourd'hui sans budget de rénovation intégré dans le plan de financement, c'est prendre un risque de blocage locatif à court terme. Pour un acheteur en résidence principale, une passoire peut être une opportunité de négocier une décote substantielle — à condition d'avoir chiffré les travaux de rénovation (isolation, système de chauffage) avant de signer. La règle pratique : vérifiez le DPE de chaque bien visé, comparez-le à la consommation moyenne locale de 191 kWh/m2, et intégrez le coût de mise aux normes dans votre prix d'acquisition cible.
Vivre à Aigrefeuille-d'Aunis : services, démographie et qualité de vie concrète ?
Aigrefeuille-d'Aunis compte 4 677 habitants et a gagné +4,42 % de population sur cinq ans. C'est une croissance franche pour une commune de cette taille — elle indique que des ménages choisissent activement de s'y installer, ce qui est un signal de fond plus fiable que n'importe quel discours promotionnel. L'équipement de services ressort de manière très nette dans les données : les scores transports, éducation et commerces atteignent tous les trois le maximum de 100, ce qui signifie que la commune dispose d'une offre complète dans ces trois domaines au regard des référentiels BPE/INSEE. C'est rare pour une commune de moins de 5 000 habitants et c'est un argument concret pour des familles qui ne veulent pas dépendre entièrement d'une voiture pour les actes du quotidien. Le score santé est plus modéré à 57/100 : l'offre médicale est partiellement couverte, mais des spécialistes ou certains équipements de santé nécessiteront probablement de se déplacer vers Rochefort ou La Rochelle. C'est à vérifier selon votre situation personnelle, notamment si des besoins médicaux réguliers sont à anticiper. Les données socio-économiques issues d'INSEE/IRIS tempèrent le tableau : le revenu médian est de 22 649 EUR/an, le taux de pauvreté à 16,1 % et le taux de chômage à 9,3 %. Ces trois indicateurs se situent au-dessus des moyennes nationales et dressent le portrait d'une commune où une fraction significative des habitants est en situation économique fragile. Ce n'est pas un facteur d'exclusion pour un acheteur aisé, mais c'est un contexte à avoir en tête pour anticiper la demande locale — notamment si vous envisagez un investissement locatif ciblant des locataires à revenus moyens. En synthèse : une commune bien équipée pour la vie quotidienne, en croissance démographique réelle, mais avec un tissu socio-économique fragile qui mérite d'être intégré dans toute projection patrimoniale à moyen terme.