125 924 diagnostics DPE analysés, 5,4 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 144 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Nantes concentre 125 924 logements diagnostiqués au sens de la base ADEME, pour une population de 327 734 habitants. La consommation énergétique moyenne du parc s'établit à 144 kWh/m²/an, avec une intensité carbone moyenne de 135 gCO₂/m²/an. Ces deux indicateurs placent l'essentiel du parc dans une zone de performance intermédiaire, cohérente avec la forte proportion de logements classés C (46,9 %) et D (29,9 %) relevée dans les données ADEME.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 0,6 % | ≈ 756 |
| B | 5,8 % | ≈ 7 304 |
| C | 46,9 % | ≈ 59 058 |
| D | 29,9 % | ≈ 37 651 |
| E | 11,4 % | ≈ 14 355 |
| F | 3,7 % | ≈ 4 659 |
| G | 1,7 % | ≈ 2 141 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (125 924 logements), pas au parc total de la commune.
La répartition des étiquettes énergie à Nantes révèle un parc relativement bien orienté à l'échelle nationale : 0,6 % des logements diagnostiqués atteignent la classe A, 5,8 % la classe B, et près de la moitié (46,9 %) se situent en classe C. Les classes intermédiaires D et E représentent respectivement 29,9 % et 11,4 % du parc. À l'autre extrémité, les étiquettes F et G totalisent 5,4 % des logements diagnostiqués, soit environ 6 800 logements concernés par les obligations de la loi Climat et Résilience.
Sur les 125 924 logements diagnostiqués à Nantes, 5,4 % sont classés F ou G, ce qui représente 6 800 logements — dont 4 659 en classe F et 2 141 en classe G. Ce taux est nettement inférieur à la moyenne nationale des passoires thermiques, estimée à environ 9,7 %. La classe E, qui regroupe 14 355 logements soit 11,4 % du parc, n'est pas encore soumise aux mêmes interdictions immédiates, mais pourrait être concernée par les échéances futures de la loi Climat et Résilience.
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| A | — € | — | 21 |
| B | — € | — | 332 |
| C | — € | — | 2 772 |
| D | — € | référence | 2 125 |
| E | — € | — | 1 237 |
| F | — € | — | 340 |
| G | — € | — | 152 |
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| B | — € | — | 28 |
| C | — € | — | 459 |
| D | — € | référence | 647 |
| E | — € | — | 360 |
| F | — € | — | 136 |
| G | — € | — | 48 |
Sources DVF (DGFiP) × DPE (ADEME), calcul 2024 à la commune, biens comparables (mêmes surfaces). Seules les classes au volume de ventes statistiquement fiable sont affichées. « Écart vs D » = différence de prix médian au m² face à un logement classé D du même type dans la commune.
L'analyse croisée des données de ventes DVF et des DPE à Nantes livre un résultat contre-intuitif : sur la période observée, ni les appartements ni les maisons classés E, F ou G ne présentent de décote mesurable par rapport aux biens classés D. Cette absence de décote a été calculée sur des volumes significatifs — 1 237 ventes d'appartements E, 340 en F, 152 en G, 360 ventes de maisons E, 136 en F et 48 en G. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène : tension du marché nantais, opacité de l'étiquette dans la négociation, ou hétérogénéité des biens au sein d'une même classe. Cela ne signifie pas que la rénovation est sans valeur, mais que la sanction prix n'est pas encore visible dans les données de transaction à l'échelle communale.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez un logement classé F, G ou E à Nantes, votre facture énergétique est structurellement plus élevée qu'un bien comparable en classe C ou D, compte tenu d'une consommation moyenne du parc déjà établie à 144 kWh/m²/an. La loi Climat et Résilience impose des échéances progressives : les logements G sont interdits à la location depuis 2025, les F le seront en 2028. Engager une rénovation dès maintenant vous permet d'anticiper ces contraintes, de réduire vos charges et d'accéder aux dispositifs d'aides encore ouverts, dont le cumul MaPrimeRénov' et éco-PTZ.
Propriétaire bailleur À Nantes, 4 659 logements classés F et 2 141 classés G sont potentiellement concernés par les interdictions de mise en location issues de la loi Climat et Résilience — respectivement en 2028 et depuis 2025 pour les G. Pour un bailleur, maintenir un bien en classe G dans le parc locatif expose à un risque juridique immédiat. La rénovation reste la voie la plus sûre pour préserver la valeur locative du bien, d'autant que les données DVF nantaises n'enregistrent pas encore de décote à la revente — ce qui ne préjuge pas des évolutions futures du marché.
Acheteur-rénovateur Si vous envisagez d'acquérir un logement à Nantes, les données de transaction disponibles ne montrent pas de décote sur les biens classés E, F ou G par rapport aux biens classés D, et ce sur plusieurs centaines de ventes analysées. Cela signifie que le coût de la rénovation n'est pas systématiquement intégré dans le prix d'achat : il vous appartient de l'estimer avant toute offre. Interrogez le vendeur sur l'audit énergétique, obligatoire pour les passoires mises en vente depuis 2022, et évaluez la faisabilité des travaux au regard des aides auxquelles vous pourrez prétendre en tant que futur propriétaire occupant.
Vendeur d'une passoire Vendre un logement classé F ou G à Nantes n'implique pas, selon les données DVF observées, une décote automatique du prix de vente par rapport à un bien D équivalent. Toutefois, la loi Climat et Résilience impose depuis 2022 la réalisation d'un audit énergétique lors de la vente de toute passoire thermique en monopropriété, ce qui rend le coût des travaux visible pour l'acheteur. À mesure que les interdictions de location progresseront — 2025 pour les G, 2028 pour les F — le marché pourrait intégrer davantage ce paramètre dans les négociations : le signal prix tarde, mais la contrainte réglementaire est déjà en vigueur.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Nantes croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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