Département 74 · 84 · 16 222 hab.

Marché immobilier à Saint-Julien-en-Genevois (74160) — Prix, DPE, risques 2025

1 350 transactions DVF analysées, prix médian 4 483 €/m², indice de tension ITIC 30/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

4 483 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 3 533 — 5 005 €
-7,88 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
30/100
Indice ITIC
Détendu
1 350
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Saint-Julien-en-Genevois est une ville moyenne urbaine de 16 222 habitants répartis sur 10,6 km², située dans le département 74 en région Auvergne-Rhône-Alpes à 5.7 km de Viry. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 4 483 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-7,9 %) et un indice de tension ITIC détendu (30/100).

Prix par typologie à Saint-Julien-en-Genevois.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement4 427 €
Maison5 208 €
Tous biens (médian)4 483 €3 533 — 5 005 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Saint-Julien-en-Genevois traverse une phase de correction avec une variation de -7,9 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 30/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

4 554 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
4 554
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
131 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
4,7 %
Logements interdits location 2025-2034

4 554 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 131 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (4,7 %) reste limitée et bien sous la moyenne nationale de 17 %. Le risque d'achat d'un bien interdit à la location à terme est faible.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 3/5
Sismique
Niveau 3/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
6,8 %
518 logements vacants. Marché fluide.
— Eau 84 %
Eau potable
84 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
220
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Saint-Julien-en-Genevois présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, sismique niveau 3. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le zonage sismique réglementaire de niveau 3/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Saint-Julien-en-Genevois.

Population
16 222
+2,41 % sur 5 ans · densité 1525 hab/km²
Revenu médian zone
34 068 €
Pauvreté 15,8 % · chômage 12,8 %
Propriétaires
42,4 %
vs locataires 58.0 %
Tissu économique
0
Établissements actifs · 314 créations 12 mois
Score localisation
40/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
67/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 16 222 habitants et une croissance modérée (+2,4 % sur 5 ans), Saint-Julien-en-Genevois se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le revenu médian local (34 068 €) place la commune au-dessus de la moyenne nationale, avec une part de propriétaires de 42,4 %.

Acheter, vendre, investir à Saint-Julien-en-Genevois.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Étudier finement le rendement brut local et la solvabilité des locataires types. Privilégier les biens DPE C ou mieux pour sécuriser la rentabilité face aux interdictions de mise en location 2025-2034.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Saint-Julien-en-Genevois (4 483 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Cruseilles, affiche 5 194 €/m² (+15,9 % de plus) ; à l'inverse, Gaillard reste à 3 642 €/m² (-18,8 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Saint-Julien-en-Genevois.

En synthèse, Saint-Julien-en-Genevois présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; une dynamique démographique attractive qui soutient le marché à moyen terme. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Saint-Julien-en-Genevois repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Saint-Julien-en-Genevois.

Quel est le prix de l'immobilier à Saint-Julien-en-Genevois ?
Le prix médian constaté sur les transactions DVF/DGFiP est de 4 483 EUR/m2, avec une fourchette P25-P75 allant de 3 533 EUR/m2 à 5 005 EUR/m2. Autrement dit, un bien dans le bas du marché se négocie autour de 3 500 EUR/m2, et un bien dans le haut autour de 5 000 EUR/m2 — un écart de 42 % entre les deux extrémités, ce qui traduit une forte hétérogénéité de stock. La distinction appartement / maison est nette : les appartements se traitent en médiane à 4 427 EUR/m2, les maisons à 5 208 EUR/m2, soit une prime de près de 18 % pour le bâti individuel. Ce différentiel reflète probablement la rareté du foncier et la taille des parcelles dans cette zone frontalière. Le volume de transactions est élevé pour une ville de 16 000 habitants : 1 350 ventes enregistrées dans le périmètre DVF, ce qui donne une liquidité correcte — un bien correctement positionné trouvera preneur, à condition de ne pas se tromper sur le prix (voir la tendance ci-dessous). À titre de repère concret : un appartement de 65 m2 au prix médian représente environ 288 000 EUR ; une maison de 100 m2 environ 521 000 EUR. Ces chiffres sont à comparer directement avec ce que propose le marché genevois côté frontalier, qui structure une partie significative de la demande locale.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Saint-Julien-en-Genevois ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont reculé de 7,88 %. Ce n'est pas un ajustement marginal : c'est une correction substantielle. Sur un appartement de 65 m2 au prix médian, cela représente environ 25 000 EUR de valeur effacée en un an. Pour mettre ce chiffre en perspective, la demande à Saint-Julien est structurellement portée par les travailleurs frontaliers suisses dont le pouvoir d'achat est indexé sur le franc suisse. Deux facteurs expliquent ce mouvement baissier : la remontée des taux d'emprunt qui a rogné la capacité des acheteurs français, et un possible effet de réajustement après des années de hausse dopées par l'attractivité genevoise. Pour un acheteur avec un horizon de détention long (8 ans minimum), entrer dans un marché en correction avec un pouvoir de négociation accru est une position défendable : le différentiel de coût de la vie France/Suisse continuera de générer une demande structurelle. Pour un horizon court ou un achat locatif purement spéculatif, le risque de revendre à perte est réel tant que la tendance n'est pas stabilisée. Pour un vendeur, le message est sans ambiguïté : se caler sur les prix réellement constatés aujourd'hui, pas sur ceux d'il y a 18 mois. Tout surprix dans un marché à -8 % allonge le délai de vente et force à baisser davantage.
Faut-il acheter à Saint-Julien-en-Genevois maintenant ou attendre ?
La réponse honnête dépend de votre profil, pas d'un optimisme de façade. Trois paramètres à croiser. Premier paramètre : l'horizon de détention. La correction actuelle de -7,88 % sur 12 mois ne remet pas en cause la logique structurelle du marché frontalier genevois, mais elle dit que le court terme est risqué. En dessous de 5 ans de détention, le scénario de revente sans perte est incertain. Au-delà de 8 à 10 ans, la prime géographique — Saint-Julien est l'une des communes françaises les plus proches de Genève — reprend ses droits. Deuxième paramètre : la qualité du bien. Dans un marché qui corrige, les biens médiocres — passoires thermiques, défauts structurels, mauvaise exposition — se déprecient deux fois plus vite que la moyenne. Avec seulement 4,7 % de passoires thermiques F/G à Saint-Julien (contre des moyennes nationales souvent supérieures à 15 %), le stock est globalement sain ; mais le peu de passoires qui reste subira la double peine : décote de marché plus interdiction de location en 2025 pour les F. Troisième paramètre : le contexte locatif. Le taux de vacance locative LOVAC est de 6,79 % et le marché est classé "détendu" (indice de tension 30/100). Ce n'est pas un marché de pénurie où il faut se précipiter pour ne pas rater une occasion. Conclusion : pour une résidence principale avec horizon long, négocier agressivement maintenant (le vendeur est moins en position de force qu'en 2022) est une stratégie rationnelle. Pour un investissement locatif pur, la détente du marché et la correction de prix invitent à la prudence.
Investir dans l'immobilier locatif à Saint-Julien-en-Genevois, est-ce rentable ?
Les données invitent à la prudence avant tout enthousiasme. Le marché est classé "détendu" avec un indice de tension de 30/100 et un taux de vacance locative LOVAC de 6,79 %. Concrètement, un logement sur quinze environ est vacant — ce n'est pas alarmant, mais ce n'est pas non plus le marché sous tension où le locataire se bat pour chaque annonce. La demande frontalière (travailleurs à Genève cherchant à loger côté français) reste un moteur réel, mais elle ne garantit pas une absorption immédiate à n'importe quel prix. Sur le rendement brut : les données ne fournissent pas les loyers médians constatés, ce qui est une limite importante. Rappel méthodologique essentiel — ne jamais calculer un rendement locatif sur des loyers théoriques issus d'estimateurs en ligne ; utiliser uniquement les loyers réellement constatés sur le marché local ou les données de l'Observatoire des Loyers si disponibles pour la zone. Ce que les données permettent de dire : avec un prix médian à 4 483 EUR/m2 et une tendance à -7,88 %, la plus-value à court terme n'est pas au rendez-vous. Le modèle d'investissement viable ici est le rendement locatif pur, pas la spéculation sur la valeur. Par ailleurs, le taux de pauvreté IRIS de 15,8 % et le taux de chômage de 12,8 % signalent que la population locale — hors frontaliers — n'a pas un fort pouvoir locatif. Cela signifie que le ciblage du bien (surface, type, localisation précise) conditionne fortement la demande réelle. Un T2 ou T3 destiné à un frontalier n'a pas le même profil de risque qu'un grand logement destiné à une famille locale.
Saint-Julien-en-Genevois est-elle exposée à des risques naturels ?
Deux risques sont à prendre au sérieux selon les données croisées Géorisques/BRGM. Le risque sismique est classé en zone 3 (risque modéré sur l'échelle nationale à 5 niveaux). Ce niveau implique des règles parasismiques applicables aux constructions neuves, mais aussi que les bâtiments anciens non renforcés peuvent présenter une vulnérabilité accrue en cas d'événement. Ce n'est pas un frein rédhibitoire à l'achat, mais c'est un point à vérifier lors de l'expertise du bien, particulièrement pour les maisons individuelles de construction ancienne. Le risque inondation est présent sur la commune. Ce signal doit être systématiquement approfondi à la parcelle : deux rues voisines peuvent avoir des profils de risque radicalement différents. La démarche obligatoire est la consultation de l'État des Risques et Pollutions (ERP), document que le vendeur doit fournir et qui doit être signé avant toute promesse de vente. Ne pas se fier à une appréciation visuelle ou au discours du vendeur. En pratique, un bien en zone inondable peut être très difficile à assurer, voire inassurable à terme raisonnable, et sa liquidité à la revente est structurellement plus faible. Le risque argile (retrait-gonflement) n'est pas signalé sur cette commune, ce qui est un point favorable pour la stabilité des fondations. Recommandation : consulter le portail Géorisques à l'adresse exacte du bien avant toute offre d'achat.
Quelle est la performance énergétique des logements à Saint-Julien-en-Genevois ?
Sur les 4 554 logements disposant d'un DPE enregistré auprès de l'ADEME, seulement 4,7 % sont classés F ou G — les "passoires thermiques" dans le langage de la loi Climat et Résilience. C'est un chiffre nettement inférieur à la moyenne nationale, ce qui indique un parc immobilier globalement plus récent ou mieux rénové que la moyenne. La consommation moyenne constatée est de 131 kWh/m2/an, ce qui correspond approximativement à un classement DPE D — convenable mais pas exemplaire. En termes de décision : les 4,7 % de passoires représentent environ 214 logements. Ces biens sont directement concernés par le calendrier d'interdiction à la location : les G sont déjà interdits à la mise en location depuis août 2024, les F le seront en janvier 2025. Concrètement, acheter une passoire thermique à Saint-Julien aujourd'hui sans budgéter une rénovation lourde, c'est soit s'interdire de louer, soit accepter une décote à la revente. La bonne nouvelle est que ces biens sont rares dans le stock : moins de un sur vingt. Pour 95 % du parc diagnostiqué, la contrainte réglementaire immédiate ne s'applique pas. Reste la question des logements classés E (interdits à la location en 2034) : les données ne fournissent pas leur part exacte, mais c'est un point à vérifier sur le DPE individuel du bien visé. Un acheteur avisé demande systématiquement le DPE complet avant l'offre, et non après la signature du compromis.
Vivre à Saint-Julien-en-Genevois : services, démographie et niveau de vie ?
La commune compte 16 222 habitants avec une croissance de 2,41 % sur cinq ans — une dynamique positive mais modérée, qui confirme l'attractivité résidentielle sans traduire un boom démographique. Le profil socio-économique mérite d'être lu sans filtre. Le revenu médian IRIS est de 34 068 EUR/an, ce qui est dans la moyenne nationale, mais le taux de pauvreté atteint 15,8 % et le taux de chômage 12,8 %. Ces chiffres coexistent avec une population de frontaliers à revenus suisses qui ne sont pas nécessairement captés dans les mêmes IRIS : la commune est socialement hétérogène, et ces indicateurs moyens peuvent masquer des disparités fortes selon les secteurs. Le taux de propriétaires est de 42,4 %, nettement en dessous de la moyenne nationale d'environ 58 %. Ce chiffre élevé de locataires est cohérent avec une population active mobile (frontaliers en mobilité, jeunes ménages) mais il signale aussi que le marché locatif existe et fonctionne. Sur les équipements, les scores sont très contrastés. L'éducation obtient le score maximum de 100, ce qui signale une offre scolaire dense pour la taille de la commune — un argument concret pour les familles. Le transport affiche 80/100, cohérent avec la position frontalière (accès Genève). En revanche, la santé (29/100) et le commerce (29/100) sont des scores faibles : cela implique une dépendance aux communes voisines ou à Genève pour certains services courants. Pour un acheteur avec des enfants scolarisés ou travaillant côté suisse, le profil est cohérent. Pour quelqu'un cherchant des services de santé de proximité ou une vie commerciale locale dense, ces scores sont un signal d'alerte réel.

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