Département 22 · 53 · 7 336 hab.

Marché immobilier à Perros-Guirec (22700) — Prix, DPE, risques 2025

1 298 transactions DVF analysées, prix médian 2 160 €/m², indice de tension ITIC 98/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

2 160 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 2 034 — 3 881 €
-3,23 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
98/100
Indice ITIC
Très tendu
1 298
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Perros-Guirec est une bourg péri-urbaine de 7 336 habitants répartis sur 15,0 km², située dans le département 22 en région Bretagne à 3.7 km de Trégastel. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 2 160 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-3,2 %) et un indice de tension ITIC extrêmement tendu (98/100).

Prix par typologie à Perros-Guirec.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement3 506 €
Maison3 027 €
Tous biens (médian)2 160 €2 034 — 3 881 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Perros-Guirec traverse une phase de correction avec une variation de -3,2 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 98/100 confirme une tension élevée sur ce territoire, signe d'une attractivité forte combinée à une offre limitée. Les biens disponibles trouvent rapidement preneur.

1 709 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 709
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
160 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
12,2 %
Logements interdits location 2025-2034

1 709 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 160 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (12,2 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
6,3 %
455 logements vacants. Marché fluide.
— Eau 89 %
Eau potable
89 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
67
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Perros-Guirec présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Perros-Guirec.

Population
7 336
+2,24 % sur 5 ans · densité 491 hab/km²
Revenu médian zone
25 953 €
Pauvreté 10,0 % · chômage 15,5 %
Propriétaires
67,3 %
vs locataires 33.0 %
Tissu économique
271
Établissements actifs · 177 créations 12 mois
Score localisation
40/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
72/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 7 336 habitants et une croissance modérée (+2,2 % sur 5 ans), Perros-Guirec se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local affiche une forte dynamique entrepreneuriale avec 177 créations d'établissements sur les 12 derniers mois (271 actifs au total), signal d'attractivité pour les actifs et porteurs de projets. Le revenu médian local (25 953 €) est conforme à la moyenne nationale française (67,3 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Perros-Guirec.

Acheteur résidentiel — Marché équilibré qui laisse le temps de comparer. Visiter au moins 5-7 biens avant offre. La marge de négociation tourne autour de 3-5 % sur le prix affiché. Privilégier les biens avec parcelle exclusive et stationnement.

Investisseur locatif — Étudier finement le rendement brut local et la solvabilité des locataires types. Privilégier les biens DPE C ou mieux pour sécuriser la rentabilité face aux interdictions de mise en location 2025-2034.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Perros-Guirec (2 160 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Trégastel, affiche 3 382 €/m² (+56,6 % de plus) ; à l'inverse, Lannion reste à 1 501 €/m² (-30,5 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Perros-Guirec.

En synthèse, Perros-Guirec présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 12,2 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; une tension de marché élevée qui maintient une pression à la hausse sur les prix et raccourcit les délais de transaction. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Perros-Guirec repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Perros-Guirec.

Quel est le prix de l'immobilier à Perros-Guirec ?
Le prix médian constaté dans les transactions DVF/DGFiP à Perros-Guirec est de 2 160 EUR/m2, avec une moyenne tirée vers le haut à 2 668 EUR/m2 — un écart qui signale la présence de biens haut de gamme (front de mer, villas) qui gonflent la moyenne sans représenter le marché courant. La fourchette réelle se lit mieux sur les percentiles : 25 % des ventes se font sous 2 034 EUR/m2, 75 % sous 3 881 EUR/m2. Ce tunnel est large — près de 1 850 EUR d'écart — ce qui reflète une hétérogénéité forte entre un parc ancien ordinaire et des biens de caractère. La distinction appartement/maison est nette et contre-intuitive : les appartements se négocient à 3 506 EUR/m2 en médiane, contre 3 027 EUR/m2 pour les maisons. Cela s'explique probablement par la concentration des appartements dans les résidences côtières et les programmes récents, tandis que le parc de maisons est plus vaste et hétérogène, incluant des biens nécessitant des travaux importants. Concrètement : pour un appartement de 50 m2, le budget médian avoisine 175 000 EUR ; pour une maison de 100 m2, il faut compter autour de 300 000 EUR au médian, mais le marché va très bas (passoire à rénover) comme très haut (villa vue mer). Le volume de 1 298 transactions DVF enregistrées donne une base statistique solide et fiable pour ces chiffres.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Perros-Guirec ?
Sur les douze derniers mois, le marché de Perros-Guirec a reculé de 3,23 %. Ce n'est pas un accident de parcours : c'est une correction mesurée mais réelle. Sur un appartement médian à 175 000 EUR, cela représente environ 5 600 EUR de valeur évaporée en un an. Sur une villa à 400 000 EUR, la perte de valeur dépasse 12 000 EUR. Ce recul s'inscrit dans un contexte national de correction post-2022, accentué dans les marchés secondaires et les zones de résidences de vacances où la demande est plus élastique aux taux d'intérêt. Perros-Guirec est une ville à forte composante de résidences secondaires — profil typiquement exposé à ce type de correction quand le crédit devient plus cher ou quand l'arbitrage entre acheter et louer penche différemment. Pour un acheteur résidence principale avec horizon long (8 ans et plus), entrer sur un marché en légère baisse et avec un fort pouvoir de négociation reste une position défendable — surtout si le bien est bien classé au DPE. Pour un investisseur ou un acheteur résidence secondaire avec horizon court, le risque de revendre à perte sur 3-5 ans est concret. Pour un vendeur, le message est simple : le prix de référence est celui des transactions récentes, pas celui d'il y a 18 mois. Toute tentative de conserver le prix de 2022 allongera les délais de vente sans améliorer le résultat final.
Faut-il acheter à Perros-Guirec maintenant ou attendre ?
La réponse dépend entièrement de deux variables : votre horizon de détention et la qualité du bien ciblé. Sur le premier point, la tendance à -3,23 % sur 12 mois ne plaide pas pour un achat spéculatif à court terme. Si vous visez une revente dans moins de 5 ans, le risque de moins-value réelle (hors inflation) est sérieux dans un marché de résidences secondaires où la correction peut s'étaler plus longtemps que dans les métropoles. Sur un horizon 10 ans ou plus — résidence principale, patrimoine transmis — l'entrée dans un marché qui a déjà corrigé est structurellement moins risquée qu'en haut de cycle. Sur le second point, la qualité du bien est déterminante dans ce contexte. Avec 12,2 % de passoires thermiques (F/G) dans le parc local, une part non négligeable du marché va subir une double pression : décote de valeur et interdiction de location (les F sont déjà interdits à la location depuis 2025, les E le seront en 2034). Un bien noté F ou G se négocie déjà avec une décote, mais cette décote va s'accentuer à mesure que les échéances légales approchent. À l'inverse, un bien bien classé (C ou mieux) est une valeur refuge dans le parc local. La stratégie défendable : cibler un bien sain ou rénovable avec un DPE acceptable, négocier sur la base des prix récents DVF (pas des estimations d'agence figées), et construire un horizon de détention réaliste avant de signer.
Investir dans l'immobilier locatif à Perros-Guirec, est-ce rentable ?
Le contexte chiffré donne des signaux contradictoires qu'il faut lire honnêtement. D'un côté, l'indice de tension locative est classé très tendu (98/100 selon la méthodologie de la plateforme), ce qui indique structurellement plus de demande que d'offre sur le marché locatif — un signal positif pour la vacance et la sélection des locataires. De l'autre, le taux de vacance LOVAC mesuré est de 6,3 %, ce qui est modéré mais non négligeable pour une ville de 7 300 habitants — cela reflète un parc ancien partiellement inadapté à la demande locative courante. Le revenu médian du bassin est de 25 953 EUR/an, avec un taux de chômage de 15,5 % — un niveau élevé qui contraint la solvabilité des locataires et donc les loyers accessibles. Les prix d'acquisition sont significatifs : à 3 506 EUR/m2 pour un appartement, obtenir un rendement brut de 4 % supposerait des loyers autour de 12 EUR/m2/mois, ce qui est élevé pour le pouvoir d'achat local. La plateforme ne fournit pas de données de loyers constatés pour Perros-Guirec — vérifiez impérativement les loyers réels de marché (annonces locatives actives, données CLAMEUR ou observatoires locaux) avant tout calcul de rentabilité. Avertissement supplémentaire : avec 12,2 % de passoires dans le parc, acheter un bien F ou G pour le louer est aujourd'hui illégal pour les nouveaux contrats. Tout investissement locatif dans ce parc doit intégrer le coût de rénovation énergétique dans le prix de revient, sous peine de bloquer le bien ou de le revendre avec décote.
Perros-Guirec est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et à plusieurs titres simultanément — ce qui justifie une vigilance particulière à la parcelle avant tout achat. Premièrement, le risque inondation est avéré sur la commune. Dans une ville côtière comme Perros-Guirec, cela recouvre à la fois les risques de submersion marine et les risques de débordement en zones basses. L'impact est direct sur la valeur : les biens en zone inondable subissent des surprimes d'assurance, des difficultés de financement croissantes, et une pression à la baisse sur les prix à mesure que les banques et assureurs renforcent leurs critères. Deuxièmement, le risque de retrait-gonflement des argiles (RGA) est présent. Ce risque affecte les fondations des constructions en période de sécheresse prolongée — les étés de 2022 et 2023 en ont révélé l'ampleur nationale. Pour une maison individuelle, les dommages peuvent être coûteux et pas toujours bien couverts par les assurances classiques. Troisièmement, le niveau de sismicité est classé en zone 2 (faible), ce qui n'est pas un facteur déterminant pour la décision mais entre dans l'état des risques réglementaire. Action concrète obligatoire : l'État des Risques et Pollutions (ERP), fourni par le vendeur, est légalement obligatoire mais il faut le lire à la parcelle, pas à l'échelle communale. Consultez également le PPRI (Plan de Prévention des Risques Inondation) de la commune via le Géoportail des risques (Géorisques/BRGM) pour identifier précisément si la parcelle ciblée est en zone rouge, bleue ou hors zone — la différence peut valoir plusieurs dizaines de milliers d'euros à la revente.
Quelle est la performance énergétique des logements à Perros-Guirec ?
Sur 1 709 diagnostics DPE enregistrés par l'ADEME pour Perros-Guirec, 12,2 % sont classés F ou G — soit environ 208 logements officiellement qualifiés de passoires thermiques. La consommation moyenne du parc est de 160 kWh/m2/an, ce qui se situe dans la catégorie D, niveau moyen-médiocre, supérieur à la cible réglementaire de 70 kWh/m2 d'un logement BBC. Ce parc reflète la réalité d'une ville côtière bretonne avec beaucoup de constructions d'avant 1975, mal isolées, souvent exposées aux vents dominants et à l'humidité. Les conséquences pratiques pour l'acheteur sont concrètes et datées. Pour un investisseur locatif : les logements classés G sont interdits à la location depuis août 2022 pour les nouveaux baux, les F depuis le 1er janvier 2025. Les E seront interdits en 2034. Acheter une passoire aujourd'hui sans intégrer le coût de rénovation dans le prix revient à acheter un bien dont les revenus locatifs sont illégaux ou comptés. Pour un acheteur résidence principale : une passoire thermique génère des charges de chauffage significatives — à 160 kWh/m2/an sur 80 m2, on dépasse 12 000 kWh/an, soit plusieurs centaines d'euros de surcout annuel selon l'énergie utilisée. La décote sur une passoire existe déjà dans les transactions récentes, mais elle n'est pas encore pleinement intégrée dans tous les prix affichés. Le bon calcul à faire : prix demandé moins coût réel de rénovation énergétique (isolation, fenêtres, système de chauffage) = prix effectif. Sur ce marché, un bien F correctement décoté peut être une opportunité si les travaux sont chiffrés avant signature — mais pas autrement.
Vivre à Perros-Guirec : services, démographie et marché du travail ?
La démographie est légèrement positive : la population a progressé de 2,24 % sur cinq ans pour atteindre 7 336 habitants, ce qui signale une attractivité résidentielle modeste mais réelle — les départs ne l'emportent pas sur les arrivées. C'est un signal de stabilité, pas de dynamisme fort. L'offre de services se lit dans les scores sectoriels, qui présentent un profil très déséquilibré. L'éducation (75/100) et la sécurité (72/100) sont les points forts : pour une famille avec enfants, le maillage scolaire semble correct. Les 271 établissements et 177 créations sur 12 mois indiquent un tissu commercial et de services vivant pour une ville de cette taille. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (30/100) sont franchement bas. Le score santé à 29 est une donnée à prendre au sérieux : dans une ville vieillissante en zone côtière bretonne, l'accès aux soins courants et spécialisés peut être une contrainte réelle, notamment pour les retraités ou les personnes avec des besoins médicaux réguliers. Le score transport à 50/100 est moyen — la voiture reste probablement incontournable pour la majorité des déplacements, ce qui est cohérent avec une commune du littoral breton non desservie par le TGV. Le portrait socio-économique mérite attention : le taux de chômage à 15,5 % est nettement au-dessus de la moyenne nationale, le revenu médian de 25 953 EUR/an est modeste, et le taux de pauvreté atteint 10 %. Ces indicateurs INSEE dessinent un marché du travail local étroit, ce qui explique que 67,3 % des résidents soient propriétaires — c'est souvent le signe d'une population en place depuis longtemps plutôt que d'une population active mobile. Pour un acheteur résidence principale travaillant sur l'agglomération de Lannion ou en télétravail, le profil peut convenir. Pour quelqu'un dépendant d'un emploi local, le marché du travail est une contrainte à évaluer sérieusement avant de s'engager.

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