Département 88 · 44 · 7 581 hab.

Marché immobilier à Gérardmer (88400) — Prix, DPE, risques 2025

1 590 transactions DVF analysées, prix médian 3 413 €/m², indice de tension ITIC 78/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

3 413 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 801 — 3 285 €
+9,20 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
78/100
Indice ITIC
Tendu
1 590
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Gérardmer est une bourg rurale de 7 581 habitants répartis sur 55,6 km², située dans le département 88 en région Grand Est à 7.3 km de La Bresse. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 3 413 €/m², une tendance en forte hausse sur les 12 derniers mois (+9,2 %) et un indice de tension ITIC tendu (78/100).

Prix par typologie à Gérardmer.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 758 €
Maison2 959 €
Tous biens (médian)3 413 €1 801 — 3 285 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Gérardmer traverse une phase d'accélération marquée : avec une hausse de +9,2 % sur 12 mois, les biens partent plus vite et les marges de négociation se réduisent. Cette dynamique est typique des communes où la demande dépasse durablement l'offre. L'indice ITIC de 78/100 traduit une tension significative : la demande reste supérieure à l'offre disponible, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix médians.

1 889 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 889
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
168 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
14,3 %
Logements interdits location 2025-2034

1 889 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 168 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (14,3 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 3/5
Sismique
Niveau 3/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
6,6 %
462 logements vacants. Marché fluide.
— Eau 84 %
Eau potable
84 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
88
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Gérardmer présente 3 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA), sismique niveau 3. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. Le zonage sismique réglementaire de niveau 3/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Gérardmer.

Population
7 581
-3,22 % sur 5 ans · densité 136 hab/km²
Revenu médian zone
21 937 €
Pauvreté 15,3 % · chômage 13,7 %
Propriétaires
54,9 %
vs locataires 46.0 %
Tissu économique
990
Établissements actifs · 190 créations 12 mois
Score localisation
38/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
70/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 7 581 habitants et une léger recul (-3,2 % sur 5 ans), Gérardmer se positionne sur une trajectoire démographique fragile. Le tissu économique local affiche une forte dynamique entrepreneuriale avec 190 créations d'établissements sur les 12 derniers mois (990 actifs au total), signal d'attractivité pour les actifs et porteurs de projets. Le revenu médian local (21 937 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (54,9 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Gérardmer.

Acheteur résidentiel — Marché tendu et orienté à la hausse. Pour les primo-accédants, le timing est plus favorable que d'attendre : chaque trimestre additionnel coûte mécaniquement de la valeur. Cibler les biens DPE C ou mieux pour optimiser la facture énergie et la revente.

Investisseur locatif — Étudier finement le rendement brut local et la solvabilité des locataires types. Privilégier les biens DPE C ou mieux pour sécuriser la rentabilité face aux interdictions de mise en location 2025-2034.

Vendeur — Marché vendeur idéal : prix en hausse, demande forte, délais courts. Afficher au médian + 3 à 5 % de marge négo. Pas besoin de surenchérir sur les travaux préalables, sauf si le DPE est en F ou G (risque de blocage de transaction).

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Gérardmer (3 413 €/m²) se positionne dans la fourchette haute du secteur. Gerbépal, à courte distance, affiche 1 236 €/m² (-63,8 %). Cette prime de prix reflète généralement une qualité d'équipements, d'accessibilité ou d'environnement supérieure.

Trois leçons à retenir de Gérardmer.

En synthèse, Gérardmer présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en accélération qui exige rapidité de décision pour les acheteurs et offre un timing favorable aux vendeurs ; un parc à forte exposition énergétique avec 14,3 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; une tension de marché élevée qui maintient une pression à la hausse sur les prix et raccourcit les délais de transaction. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Gérardmer repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Gérardmer.

Quel est le prix de l'immobilier à Gérardmer ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Gérardmer s'établit à 3 413 EUR/m2, avec une moyenne légèrement supérieure à 3 514 EUR/m2 — l'écart entre les deux indique la présence de biens haut de gamme qui tirent la moyenne vers le haut. La fourchette interquartile est large et mérite attention : les 25 % de biens les moins chers se négocient sous 1 801 EUR/m2, tandis que les 25 % les plus chers dépassent 3 285 EUR/m2. Ce grand écart trahit un marché très hétérogène, typique d'une destination touristique de montagne où coexistent des chalets premium et des logements vieillissants peu entretenus. Par type : les appartements se négocient en médiane autour de 2 758 EUR/m2, les maisons à 2 959 EUR/m2. La prime maison sur appartement est modérée (7 %), ce qui est cohérent avec un parc de chalets souvent anciens et énergivores. Le volume de transactions est significatif pour une commune de 7 581 habitants : 1 590 ventes enregistrées au DVF, ce qui témoigne d'un marché actif, alimenté en partie par la demande résidentielle secondaire et touristique. Ce volume offre une bonne lisibilité des prix réels — vous n'achetez pas dans l'opacité. Conséquence pratique : si vous visez un bien sous 2 000 EUR/m2, vous êtes dans le bas du parc, probablement un logement mal classé au DPE ou nécessitant des travaux importants. Entre 2 500 et 3 400 EUR/m2 se situe le cœur du marché. Au-delà de 3 400 EUR/m2, vous payez une prime qualité ou emplacement qu'il faudra justifier par l'état réel du bien et sa performance énergétique.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Gérardmer ?
Sur les douze derniers mois, les prix à Gérardmer ont progressé de 9,2 %. Ce n'est pas une hausse anodine : c'est une progression forte, nettement au-dessus de l'inflation et à contre-courant du repli observé dans de nombreux marchés secondaires français sur la même période. Sur un bien médian à 3 413 EUR/m2, cela représente environ 287 EUR/m2 gagnés en un an — soit, sur un appartement de 50 m2, une revalorisation de l'ordre de 14 000 EUR. Ce dynamisme s'explique probablement par la conjonction de deux facteurs mesurables dans les données : d'une part, un indice de tension à 78 sur 100, classé marché tendu, qui signale que la demande dépasse l'offre disponible ; d'autre part, l'attrait touristique de Gérardmer (Vosges, lac, ski, randonnée) qui soutient une demande résidentielle secondaire relativement insensible aux cycles de taux. Pour un acheteur, cette dynamique appelle deux nuances. Première nuance : une hausse de 9 % ne garantit pas sa propre répétition. Sur un marché touristique, la demande peut se retourner vite si les conditions de financement se durcissent ou si la saison déçoit. Deuxième nuance : acheter dans un marché en hausse avec un bien mal classé au DPE (F ou G) revient à payer plein pot un actif dont la valeur sera bridée par les interdictions locatives à venir. Pour un vendeur, le contexte est clairement favorable : la fenêtre de prix est haute, le marché tendu réduit les délais. Se positionner au prix actuel sans chercher à anticiper une nouvelle hausse est la stratégie la plus défendable.
Faut-il acheter à Gérardmer maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de deux variables que vous seul contrôlez : votre horizon de détention et la qualité du bien ciblé. Côté marché, les signaux sont plutôt favorables à l'achat : tendance à +9,2 % sur douze mois, marché classé tendu (indice 78/100), volume de transactions élevé qui valide la liquidité du marché. Ce n'est pas un marché en train de se vider. En revanche, deux freins structurels méritent d'être pesés honnêtement. Premier frein : le profil socio-économique local est sous pression. Le revenu médian par unité de consommation dans les IRIS de la commune est de 21 937 EUR/an, le taux de pauvreté atteint 15,3 % et le chômage 13,7 %. Ces indicateurs signalent une population locale à pouvoir d'achat contraint. Si vous achetez pour louer à des résidents permanents, votre locataire cible est économiquement fragile — ce qui pèse sur les loyers atteignables et sur le risque d'impayés. Deuxième frein : 14,3 % du parc DPE est classé F ou G. Dans un marché où une part non négligeable des biens disponibles sont des passoires thermiques, la tentation du prix bas peut conduire à acquérir un bien interdit à la location dès 2025 (classe F) ou 2034 (classe E). Si votre horizon est inférieur à cinq ans, attendre n'a guère de justification dans un marché en hausse et tendu : vous risquez de payer plus cher dans dix-huit mois. Si votre horizon est locatif court terme, la forte activité touristique du territoire peut être un atout — mais ce calcul doit intégrer la réglementation locale sur les meublés de tourisme, que les données ne couvrent pas. Règle de prudence absolue : ne jamais acheter à Gérardmer sans vérifier le classement DPE du bien spécifique. L'hétérogénéité du parc est telle que la fourchette P25-P75 va de 1 801 à 3 285 EUR/m2 — un écart de 82 % qui reflète autant l'état énergétique des biens que leur localisation.
Investir dans l'immobilier locatif à Gérardmer, est-ce rentable ?
Le marché de Gérardmer présente des caractéristiques ambivalentes pour l'investisseur locatif, et il serait malhonnête de conclure à la rentabilité sans poser les réserves qui s'imposent. Côté positif : l'indice de tension locative est élevé à 78/100, ce qui signale une demande supérieure à l'offre. Le taux de vacance LOVAC est de 6,62 %, un niveau modéré qui confirme que les logements se louent — il n'y a pas de stock dormant massif. La notoriété touristique du territoire (lac de Gérardmer, domaine skiable, randonnées) ouvre la voie à la location saisonnière, potentiellement plus rémunératrice que la location longue durée classique. Côté contraintes, les chiffres sont moins flatteurs. Le revenu médian local de 21 937 EUR/an et un taux de chômage de 13,7 % limitent les loyers que peut absorber un locataire permanent. En location nue classique, le rendement brut atteignable doit être vérifié sur la base des loyers réellement constatés dans la commune — les données disponibles ici ne les fournissent pas, et tout calcul sur des loyers théoriques serait trompeur. Sur le plan énergétique, 14,3 % du parc est classé F ou G. Un logement F est interdit à la relocation depuis janvier 2025 pour les nouveaux contrats (loi Climat et Résilience). Acheter une passoire thermique à Gérardmer pour la louer est une erreur de calcul : soit vous engagez un budget travaux significatif pour remonter en classe D ou C, soit vous êtes bloqué. La consommation moyenne du parc est de 168 kWh/m2/an, un niveau qui reflète un bâti ancien, souvent mal isolé, caractéristique des zones de montagne vosgiennes. Synthèse pour l'investisseur : Gérardmer peut se défendre comme investissement locatif saisonnier sur un bien bien classé au DPE, acheté dans la fourchette basse du marché après négociation. La location longue durée sur un parc ancien et énergivore est risquée à horizon cinq-dix ans. Vérifiez systématiquement le classement DPE, le montant des charges de copropriété et la réglementation communale sur les meublés de tourisme avant tout engagement.
Gérardmer est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et sur trois fronts simultanés — ce qui doit impérativement figurer dans votre analyse avant achat. Premier risque : l'inondation. Gérardmer est identifiée comme commune à risque inondation. Le lac et les cours d'eau vosgiens qui alimentent la vallée exposent certaines parcelles à des crues, parfois rapides en contexte montagnard. Ce risque n'est pas uniforme sur la commune : une parcelle en hauteur n'est pas équivalente à une parcelle en fond de vallée ou en zone humide. Second risque : le retrait-gonflement des argiles (RGA). La commune est concernée par ce phénomène, qui provoque des mouvements de terrain sous les fondations lors des cycles sécheresse-réhumidification. Sur un bâti ancien, souvent construit sans les normes parasismiques et d'isolation modernes, ce risque peut se traduire par des fissures structurelles coûteuses. Troisième risque : le séisme. Gérardmer est classée en zone de sismicité 3 (modérée) selon le zonage réglementaire du BRGM. Ce niveau impose des règles de construction parasismiques pour les bâtiments neufs, mais le parc existant, majoritairement ancien, n'y est pas nécessairement conforme. Conséquences pratiques pour l'acheteur : exiger la remise de l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle, document obligatoire dans toute promesse de vente. Lire attentivement le zonage de la parcelle dans le Plan de Prévention des Risques (PPR) inondation si celui-ci existe sur la commune. En cas de bien en zone inondable, anticiper le coût de l'assurance habitation, en forte hausse sur ces zones, et la potentielle difficulté de revente future à mesure que les acheteurs seront mieux informés des risques climatiques.
Quelle est la performance énergétique des logements à Gérardmer ?
Le parc de logements diagnostiqués à Gérardmer (1 889 DPE enregistrés auprès de l'ADEME) présente une performance énergétique préoccupante. La consommation moyenne est de 168 kWh/m2/an, un niveau qui correspond à peu près aux classes C-D de la nouvelle étiquette DPE — mais la distribution interne du parc est déséquilibrée : 14,3 % des logements sont classés F ou G, les fameuses passoires thermiques. Sur un parc de près de 1 900 logements diagnostiqués, cela représente environ 270 logements concernés. Pour un acheteur, trois échéances légales sont à intégrer immédiatement dans le calcul. Les logements classés G sont interdits à la location depuis janvier 2025 pour tout nouveau bail. Les logements classés F le seront dès 2028. Les logements classés E suivront en 2034. Acheter une passoire F ou G à Gérardmer sans budget travaux intégré au prix d'achat est une erreur stratégique : vous vous retrouvez avec un bien dont la valeur locative est nulle légalement, et dont la revente sera de plus en plus pénalisée à mesure que les acquéreurs valoriseront mieux les DPE. La décote sur une passoire thermique est déjà mesurable dans les transactions DVF récentes à l'échelle nationale, et elle ira en s'accentuant. Gérardmer, avec son bâti montagnard ancien — chalets et immeubles construits avant les réglementations thermiques modernes — est particulièrement exposée à cette problématique. La consommation en chauffage sur une zone à hiver long et froid amplifie mécaniquement les factures énergétiques et donc le coût réel de détention. Règle d'achat : exiger le DPE du bien ciblé, ne jamais se fier au DPE collectif pour les copropriétés, et intégrer le coût d'une rénovation vers la classe D minimum comme condition sine qua non si le bien est classé F ou G.
Vivre à Gérardmer : services, démographie, qualité de vie ?
Gérardmer compte 7 581 habitants et affiche une perte de population de 3,22 % sur cinq ans. Ce recul démographique modéré est un signal à surveiller : il ne signifie pas que la commune se vide, mais il indique que les départs l'emportent sur les arrivées, ce qui peut peser sur la demande de logements résidentiels permanents à moyen terme. Sur le plan économique local, les indicateurs sociaux sont sous tension : revenu médian à 21 937 EUR/an (inférieur à la moyenne nationale), taux de pauvreté à 15,3 % et taux de chômage à 13,7 %. Ces chiffres dessinent un bassin de population permanente à revenus modestes, ce qui contraste avec les prix immobiliers élevés et s'explique par le double marché résidents-touristes. Le tissu économique local est réel : 990 établissements recensés et 190 créations sur douze mois, un ratio de renouvellement qui suggère une activité entrepreneuriale liée en partie au tourisme. Les scores d'équipements et de services sont contrastés. L'éducation (75/100) et la sécurité (70/100) sont les points forts — pour une commune de cette taille en zone rurale de montagne, ces niveaux sont satisfaisants. Les transports (65/100) sont corrects mais à relativiser : Gérardmer n'est pas une commune bien desservie par les transports en commun régionaux, la voiture reste indispensable. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (29/100) sont faibles et doivent être pris au sérieux. Un score santé à 29 signifie une offre de soins de proximité limitée — déserts médicaux partiels, délais d'accès aux spécialistes potentiellement longs. Pour une famille avec enfants ou des acheteurs seniors, c'est un facteur de qualité de vie non négligeable. Le taux de propriétaires à 54,9 % est proche de la moyenne nationale, ce qui indique un équilibre entre propriétaires et locataires — la commune n'est pas un pur marché de propriétaires ou de locataires. Synthèse : Gérardmer offre un cadre naturel et une dynamique touristique réels, mais les fragilités socio-économiques de la population permanente et la faiblesse des services de santé et de commerce sont des réalités concrètes pour quiconque envisage d'y vivre à plein temps.

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