Département 08 · 44 · 45 560 hab.

Marché immobilier à Charleville-Mézières (08000) — Prix, DPE, risques 2025

4 810 transactions DVF analysées, prix médian 1 348 €/m², indice de tension ITIC 24/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 348 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 083 — 2 099 €
-4,30 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
24/100
Indice ITIC
Détendu
4 810
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Charleville-Mézières est une ville urbaine de 45 560 habitants répartis sur 31,7 km², située dans le département 08 en région Grand Est à 1.6 km de Montcy-Notre-Dame. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 348 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-4,3 %) et un indice de tension ITIC détendu (24/100).

Prix par typologie à Charleville-Mézières.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 775 €
Maison1 528 €
Tous biens (médian)1 348 €1 083 — 2 099 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Charleville-Mézières traverse une phase de correction avec une variation de -4,3 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 24/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

17 798 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
17 798
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
177 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
6,5 %
Logements interdits location 2025-2034

17 798 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 177 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (6,5 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
11,2 %
1 913 logements vacants. Marché détendu.
— Eau 87 %
Eau potable
87 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
521
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Charleville-Mézières présente 1 risque physique majeur identifié : inondation. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Charleville-Mézières.

Population
45 560
-1,80 % sur 5 ans · densité 1439 hab/km²
Revenu médian zone
18 555 €
Pauvreté 31,2 % · chômage 24,1 %
Propriétaires
36,0 %
vs locataires 64.0 %
Tissu économique
0
Établissements actifs · 842 créations 12 mois
Score localisation
44/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
73/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 45 560 habitants et une léger recul (-1,8 % sur 5 ans), Charleville-Mézières se positionne sur une trajectoire démographique stable. Le revenu médian local (18 555 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (36,0 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Charleville-Mézières.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (11,2 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Charleville-Mézières (1 348 €/m²) se positionne parmi les plus accessibles du secteur. Warcq, à proximité, atteint 1 940 €/m² (+43,9 % de plus). Pour qui cherche à s'installer dans le bassin de vie sans subir le prix du centre, Charleville-Mézières représente une alternative économique pertinente.

Trois leçons à retenir de Charleville-Mézières.

En synthèse, Charleville-Mézières présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 6,5 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Charleville-Mézières repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Charleville-Mézières.

Quel est le prix de l'immobilier à Charleville-Mézières ?
Le prix médian constaté dans les transactions DVF/DGFiP s'établit à 1 348 EUR/m2, avec une fourchette P25-P75 allant de 1 083 à 2 099 EUR/m2. Cet écart important entre les deux quartiles traduit une hétérogénéité réelle du parc : les biens du bas du marché descendent sous les 1 100 EUR/m2, les biens les mieux placés ou rénovés se négocient autour de 2 100 EUR/m2. La distinction appartement/maison est marquée : les appartements se vendent en médiane à 2 775 EUR/m2, contre 1 528 EUR/m2 pour les maisons. Cet écart inversé par rapport à la hiérarchie habituelle des villes moyennes s'explique probablement par la qualité très variable du parc maisons, dont une partie nécessite des travaux lourds. Pour un acheteur, cela signifie qu'acquérir une maison à rénover à Charleville-Mézières peut revenir bien en dessous de 1 083 EUR/m2, mais que le coût des travaux ramène vite la facture réelle au-delà du prix facial. Le volume de 4 810 ventes enregistrées dans DVF confirme un marché d'une taille significative pour une ville de 45 000 habitants, ce qui offre un historique de prix fiable et un choix de biens réel. L'acheteur a donc de la marge pour comparer et négocier, sans être contraint par une rareté de l'offre.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Charleville-Mézières ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont reculé de 4,3 %. Ce n'est pas du bruit statistique : sur un bien médian à 1 348 EUR/m2, cela représente environ 58 EUR/m2 perdus, soit près de 4 000 EUR sur un appartement de 70 m2. La baisse s'inscrit dans un contexte structurellement défavorable : la population a diminué de 1,8 % sur cinq ans, le taux de vacance des logements atteint 11,2 % selon LOVAC -- soit plus d'un logement sur neuf inoccupé -- et le marché est classé détendu avec un indice de tension à 24. Ces trois signaux convergent : la demande ne soutient pas les prix. Pour un acheteur, deux lectures sont possibles. Si l'horizon de détention est long, dix ans ou plus, acheter dans un marché qui baisse permet de négocier en position de force ; la perte de valeur à court terme est absorbable sur la durée. Si l'horizon est court, cinq ans ou moins, le risque de revendre en dessous du prix d'achat est réel et ne peut pas être ignoré. Pour un vendeur, le message est direct : chaque mois supplémentaire à un prix surévalué coûte de l'argent. Se positionner au prix effectivement constaté aujourd'hui, pas à celui d'il y a dix-huit mois, est la seule stratégie défendable sur ce marché.
Faut-il acheter à Charleville-Mézières maintenant ou attendre ?
La réponse dépend d'abord de votre horizon et de votre motif d'achat. Pour une résidence principale avec un horizon de dix ans ou plus, le niveau de prix actuel -- 1 348 EUR/m2 en médiane -- est objectivement bas en valeur absolue, et la baisse récente de 4,3 % ouvre une fenêtre de négociation. Un vendeur qui veut réellement vendre accepte aujourd'hui des décotes que le marché refusait il y a trois ans. La condition est de choisir un bien de qualité : bien classé au DPE, entretenu, sans travaux structurels majeurs. Dans un marché qui se contracte, les biens médiocres perdent de la valeur deux fois plus vite que les biens sains. Pour un investissement locatif court terme ou une revente dans cinq ans, la combinaison baisse des prix, taux de vacance à 11,2 %, marché détendu et revenu médian des ménages à 18 555 EUR avec un taux de pauvreté de 31,2 % et un taux de chômage de 21,1 % dessine un profil de risque élevé. Le solvabilité locative des ménages est contrainte, et la demande locative ne progresse pas dans un territoire qui perd des habitants. Attendre n'est pas non plus une garantie : il n'existe pas de signal clair de retournement à la hausse. La décision la plus prudente, si vous achetez pour occuper, est d'agir maintenant sur un bien bien sélectionné en négociant agressivement -- mais de renoncer si le bien cumule plusieurs fragilités (DPE F/G, travaux importants, emplacement peu demandé).
Investir dans l'immobilier locatif à Charleville-Mézières, est-ce rentable ?
Les données invitent à la prudence. Le taux de vacance locative mesuré par LOVAC atteint 11,2 %, ce qui signifie qu'un logement sur neuf est durablement inoccupé. Dans un marché détendu, avec un indice de tension à 24, l'offre excède la demande : trouver un locataire prend du temps, et maintenir un taux d'occupation élevé n'est pas acquis. Le profil socio-économique de la commune pèse également dans l'équation. Le revenu médian des ménages est de 18 555 EUR par an, le taux de pauvreté atteint 31,2 % et le taux de chômage 24,1 % selon les données IRIS/INSEE. Cela signifie que la base de locataires solvables est étroite, et que les loyers effectivement perçus -- que ces données ne fournissent pas -- doivent être vérifiés sur des annonces locales réelles avant tout calcul de rendement. Un rendement brut calculé sur le prix d'achat bas peut sembler attrayant sur le papier, mais le rendement net, après vacance, impayés potentiels et charges, est une autre réalité. Un seul mois de vacance par an ampute le rendement brut d'environ 8 %. Si vous investissez malgré tout, les critères de sélection sont stricts : cibler un bien avec un DPE D ou mieux (les logements F et G seront interdits à la location en 2025 pour les nouveaux baux, ce qui concentre la demande sur les biens performants), éviter les grandes surfaces difficiles à louer, et vérifier les loyers de marché auprès d'agences locales avant de formaliser toute décision.
Charleville-Mézières est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et deux risques méritent d'être pris au sérieux. Le risque inondation est avéré pour la commune selon les données Géorisques/BRGM. Charleville-Mézières est traversée par la Meuse, un cours d'eau dont les crues historiques ont affecté des zones bâties. Ce risque est central pour tout achat : un bien en zone inondable subit une décote à la revente, peut être difficile à assurer à un tarif raisonnable, et n'est éligible à aucun financement certain en cas de sinistre récurrent. Le risque sismique est classé en zone 2 (faible), ce qui impose des règles de construction parasismique sur les bâtiments neufs mais ne constitue pas un risque majeur pour les biens existants. Le risque retrait-gonflement des argiles (RGA) n'est pas signalé pour cette commune, ce qui est un point favorable pour la stabilité des fondations. La règle absolue avant tout achat est de consulter l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte, document obligatoire dans toute promesse de vente, et de demander l'historique des sinistres déclarés sur le bien. Sur le risque inondation en particulier, la localisation précise du bien dans ou hors de la zone délimitée par le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRI) conditionne radicalement la décision d'achat.
Quelle est la performance énergétique des logements à Charleville-Mézières ?
Sur 17 798 logements disposant d'un DPE enregistré auprès de l'ADEME, 6,5 % sont classés F ou G, les fameuses passoires thermiques. En valeur absolue, cela représente environ 1 157 logements concernés. La consommation moyenne du parc est de 177 kWh/m2/an, un niveau qui positionne la majorité des logements en classe D ou E selon le barème DPE actuel. Ce chiffre moyen masque une dispersion : les logements anciens non rénovés, fréquents dans le parc d'une ville comme Charleville-Mézières, peuvent dépasser 300 kWh/m2/an. Les implications pour un acheteur sont directes. Premièrement, sur le volet réglementaire : les logements classés G sont d'ores et déjà interdits à la location pour les nouveaux baux depuis août 2022 au-delà d'un seuil de consommation, les F seront interdits à partir de 2025, et les E en 2034. Un investisseur qui achète une passoire aujourd'hui achète un actif dont la valeur locative est en train de s'effondrer légalement. Deuxièmement, sur le volet prix : une passoire se négocie avec une décote, mais cette décote doit couvrir le coût réel de la rénovation énergétique, qui peut atteindre 20 000 à 50 000 EUR selon l'ampleur des travaux. Troisièmement, pour une résidence principale, la performance énergétique se traduit directement en charges : 177 kWh/m2/an sur un appartement de 70 m2 représente plus de 12 000 kWh annuels, soit une facture chauffage significative dans un département aux hivers froids. Exiger le DPE avant toute visite et ne pas l'ignorer est une règle de base sur ce marché.
Vivre à Charleville-Mézières : services, démographie et contexte socio-économique ?
Les scores d'équipements révèlent un profil contrasté. Les transports et l'éducation atteignent le score maximal de 100, ce qui traduit une offre complète sur ces deux dimensions pour une ville de 45 000 habitants : réseau de transports en commun structuré et maillage scolaire de tous niveaux. En revanche, les scores santé et commerce sont tous deux à 29, ce qui indique une offre nettement moins dense dans ces deux secteurs et mérite vérification concrète selon le quartier visé. Le contexte démographique est en recul : la population a perdu 1,8 % sur cinq ans. Ce n'est pas une catastrophe, mais c'est un signal de fond qui pèse sur la demande immobilière locale et qui explique en partie la vacance élevée et la détente du marché. Sur le plan socio-économique, les données IRIS/INSEE brossent un tableau difficile : revenu médian à 18 555 EUR par an, taux de pauvreté à 31,2 %, taux de chômage à 24,1 %, taux de propriétaires à seulement 36 %. Ces chiffres sont nettement au-dessus des moyennes nationales pour la pauvreté et le chômage. Pour un acheteur qui envisage d'y vivre, ces indicateurs ne disqualifient pas la commune -- les équipements publics sont là, et le prix d'accession est très bas -- mais ils signalent un territoire sous tension économique structurelle, dont la trajectoire dépend de facteurs industriels et politiques qui dépassent le seul marché immobilier. Pour un investisseur, ils confirment que la solvabilité locative est un risque réel à intégrer dans tout calcul de rentabilité.

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