179 289 diagnostics DPE analysés, 4,3 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 130 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Sur les 179 289 logements diagnostiqués à Toulouse au titre du dispositif DPE géré par l'ADEME, la consommation énergétique moyenne s'établit à 130 kWh/m²/an pour une émission de gaz à effet de serre de 129 g CO₂eq/m²/an. Ces valeurs positionnent le parc toulousain dans une situation sensiblement meilleure que la moyenne nationale : la part de passoires thermiques (étiquettes F et G réunies) y atteint 4,3 %, soit un taux nettement inférieur à la moyenne nationale qui avoisine 9,7 %. Pour autant, cela représente en volume absolu 7 888 logements exposés aux restrictions progressives de la loi Climat et Résilience, un enjeu concret pour propriétaires, bailleurs et acquéreurs.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 1,4 % | ≈ 2 510 |
| B | 8,7 % | ≈ 15 598 |
| C | 49,6 % | ≈ 88 927 |
| D | 25,2 % | ≈ 45 181 |
| E | 10,8 % | ≈ 19 363 |
| F | 3,2 % | ≈ 5 737 |
| G | 1,2 % | ≈ 2 151 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (179 289 logements), pas au parc total de la commune.
La distribution des étiquettes énergétiques à Toulouse révèle un parc majoritairement classé C, qui concentre à lui seul 49,6 % des logements diagnostiqués. Les étiquettes D (25,2 %) et B (8,7 %) complètent le tableau d'un parc globalement intermédiaire. À l'extrémité haute du classement, les logements très performants (étiquette A) restent minoritaires avec 1,4 % du parc. Du côté des étiquettes dégradées, les E représentent 10,8 % du parc, soit 19 363 logements, tandis que les F (3,2 %, 5 737 logements) et G (1,2 %, 2 151 logements) constituent ensemble les 7 888 passoires thermiques identifiées sur la commune.
Toulouse recense 7 888 passoires thermiques au sens de la loi Climat et Résilience, dont 5 737 logements classés F et 2 151 classés G, sur un total de 179 289 logements diagnostiqués. Ce chiffre, qui représente 4,3 % du parc, doit être lu à l'aune du calendrier légal désormais enclenché : depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la mise en location pour les nouveaux contrats, une restriction qui s'étendra aux logements F en 2028, puis aux E en 2034. Les 19 363 logements classés E constituent ainsi un second stock sous surveillance, dont les propriétaires ont encore une décennie pour anticiper la transition.
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| A | 2 957 € | −1,4 % · −43 €/m² | 108 |
| B | 3 081 € | +2,7 % · +81 €/m² | 761 |
| C | 3 075 € | +2,5 % · +75 €/m² | 4 892 |
| D | 3 000 € | référence | 2 883 |
| E | 3 085 € | +2,8 % · +85 €/m² | 1 391 |
| F | 3 023 € | +0,8 % · +23 €/m² | 435 |
| G | 3 485 € | +16,2 % · +485 €/m² | 92 |
| Classe DPE | Prix médian /m² | Écart vs classe D | Ventes analysées |
|---|---|---|---|
| A | 4 580 € | +24,7 % · +906 €/m² | 32 |
| B | 4 167 € | +13,4 % · +493 €/m² | 83 |
| C | 3 551 € | −3,3 % · −122 €/m² | 589 |
| D | 3 674 € | référence | 541 |
| E | 3 736 € | +1,7 % · +62 €/m² | 388 |
| F | 3 753 € | +2,2 % · +79 €/m² | 132 |
| G | 3 772 € | +2,7 % · +98 €/m² | 44 |
Sources DVF (DGFiP) × DPE (ADEME), calcul 2024 à la commune, biens comparables (mêmes surfaces). Seules les classes au volume de ventes statistiquement fiable sont affichées. « Écart vs D » = différence de prix médian au m² face à un logement classé D du même type dans la commune.
À Toulouse, la relation entre étiquette énergétique et prix de vente est plus nuancée que le discours courant ne le laisse entendre. Pour les appartements classés E, les 1 391 transactions analysées font ressortir un prix moyen de 3 085 €/m², soit un écart de +2,8 % (+85 €/m²) par rapport à la référence du segment, ce qui signifie que ces biens ne subissent pas de décote mais affichent au contraire une légère prime de comparaison. Les appartements F (435 ventes, 3 023 €/m², +0,8 %, +23 €/m²) suivent la même logique, tandis que les appartements G (92 ventes) présentent un profil atypique avec un prix moyen de 3 485 €/m², soit +16,2 % (+485 €/m²) au-dessus de leur référence — un résultat qui traduit probablement un effet de sélection sur un échantillon restreint plutôt qu'une prime à la mauvaise performance. Du côté des maisons, les décotes restent très modérées : les E (388 ventes) s'échangent à 3 736 €/m² avec un écart de +1,7 % (+62 €/m²), les F (132 ventes) à 3 753 €/m² (+2,2 %, +79 €/m²), et les G (44 ventes) à 3 772 €/m² (+2,7 %, +98 €/m²). À Toulouse, les données DVF croisées avec le DPE ne valident pas l'idée d'une décote systématique des passoires ; la pression réglementaire ne s'est pas encore traduite en signal prix généralisé sur ce marché.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez votre logement à Toulouse et que celui-ci est classé E, F ou G, votre situation appelle une attention croissante. Les 19 363 logements E du parc toulousain ne sont pas encore soumis à une obligation légale immédiate, mais la loi Climat et Résilience prévoit leur interdiction à la location en 2034 — un horizon qui pèse déjà sur les arbitrages patrimoniaux. Réaliser un audit énergétique vous permettra d'identifier le scénario de rénovation le plus efficace, de calibrer les aides auxquelles votre foyer est éligible et, si vous envisagez une revente à moyen terme, d'anticiper l'évolution d'un marché sur lequel la pression réglementaire est appelée à se renforcer.
Propriétaire bailleur Pour un bailleur détenant un bien classé G à Toulouse, l'échéance de 2025 est déjà effective : ces logements ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau contrat de location depuis le 1er janvier 2025. Les 2 151 logements G et les 5 737 logements F (interdits à la location à partir de 2028) du parc toulousain imposent une décision rapide : engager des travaux de rénovation pour maintenir le bien dans le circuit locatif, ou arbitrer vers la vente. Les données de prix disponibles sur le marché toulousain montrent que les passoires ne se vendent pas encore avec une forte décote, ce qui préserve pour l'heure une fenêtre de cession dans des conditions relativement favorables.
Acheteur-rénovateur Acquérir un logement classé F ou G à Toulouse ne se traduit pas, dans les données DVF actuelles, par une réduction de prix systématique par rapport aux biens mieux classés : les appartements F s'échangent à 3 023 €/m² avec un écart de seulement +0,8 % par rapport à leur référence de segment, et les maisons G à 3 772 €/m² avec +2,7 %. Cela signifie que le prix d'acquisition n'intègre pas encore pleinement le coût des travaux à venir ni les restrictions d'usage liées à la loi Climat et Résilience. Un acquéreur avisé intégrera dans sa négociation le montant estimé des travaux de rénovation, le calendrier légal d'interdiction à la location, et les aides mobilisables — notamment l'éco-PTZ à 50 000 € et MaPrimeRénov' si le bien est destiné à la location après travaux.
Vendeur d'une passoire Vendre un logement énergivore à Toulouse dans le contexte actuel exige une lecture lucide des données de marché. Les transactions DVF croisées avec le DPE ne montrent pas de décote massive sur les passoires à ce stade, mais la production d'un audit énergétique est désormais obligatoire pour toute vente d'un bien classé F ou G : ce document, remis à l'acquéreur, met en évidence le coût des scénarios de travaux et peut nourrir la négociation. Le fait que les appartements G s'échangent en moyenne à 3 485 €/m² sur 92 transactions, avec un écart positif de +16,2 %, reflète davantage un biais de composition de l'échantillon qu'une prime durable à la mauvaise performance — prudence donc dans l'interprétation.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Toulouse croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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