99 458 diagnostics DPE analysés, 6,4 % de passoires thermiques (F/G), consommation moyenne 158 kWh/m²/an. Données ADEME, DVF (DGFiP) et calendrier loi Climat — sources publiques officielles.
Sur les 99 458 logements diagnostiqués à Strasbourg (base ADEME), la consommation énergétique moyenne s'établit à 158 kWh/m²/an, pour une émission de gaz à effet de serre de 133 g CO₂eq/m²/an. Ces deux indicateurs situent le parc strasbourgeois dans une position intermédiaire : ni particulièrement dégradé, ni encore pleinement performant. La loi Climat et Résilience de 2022 impose désormais un calendrier de rénovation contraignant, qui concerne directement plusieurs milliers de propriétaires et bailleurs de la commune.
| Classe | Part du parc | Logements (estimé) |
|---|---|---|
| A | 0,7 % | ≈ 696 |
| B | 4,8 % | ≈ 4 774 |
| C | 40,7 % | ≈ 40 479 |
| D | 32,0 % | ≈ 31 827 |
| E | 15,4 % | ≈ 15 317 |
| F | 4,5 % | ≈ 4 476 |
| G | 1,9 % | ≈ 1 890 |
Source ADEME (observatoire DPE). Volumes estimés = part appliquée au parc diagnostiqué (99 458 logements), pas au parc total de la commune.
La répartition par étiquette révèle une concentration marquée sur les classes C et D : 40,7 % des logements sont classés C et 32 % en D, soit près des trois quarts du parc diagnostiqué. Les étiquettes A et B, synonymes de haute performance, restent marginales avec respectivement 0,7 % et 4,8 % des logements. À l'autre extrémité, les étiquettes E, F et G représentent 15,4 %, 4,5 % et 1,9 % du parc. Cette structure indique que l'enjeu de rénovation à Strasbourg porte autant sur la montée en gamme du parc moyen que sur le traitement des logements les plus énergivores.
Strasbourg compte 6 366 logements classés F ou G, soit 6,4 % du parc diagnostiqué — un taux sensiblement inférieur à la moyenne nationale, estimée autour de 9,7 %. On dénombre précisément 4 476 logements F et 1 890 logements G. À ces passoires s'ajoutent 15 317 logements classés E, dont le sort dépendra des évolutions réglementaires au-delà de 2028. La concentration relative de ces logements dans certains quartiers anciens du centre et de la périphérie proche peut accentuer localement l'impact sur le marché locatif.
Les aides se chiffrent à l'adresse, pas à la commune : le montant dépend du revenu fiscal de référence, du type de logement et des gestes réalisés. Toute estimation communale globale serait trompeuse. Pour un chiffrage personnalisé fondé sur le bien précis, utilisez l'estimateur d'aides par adresse ; pour les barèmes en vigueur, consultez le guide MaPrimeRénov'.
Propriétaire occupant Si vous occupez votre logement à Strasbourg et que son étiquette DPE est E, F ou G, votre facture énergétique est structurellement plus élevée que celle d'un logement mieux classé, dans un parc où 15,4 % des logements sont en E, 4,5 % en F et 1,9 % en G. La rénovation n'est pas encore obligatoire pour les occupants, mais les aides disponibles — MaPrimeRénov', éco-PTZ à 50 000 €, TVA à 5,5 % — rendent le passage à l'acte financièrement plus accessible qu'il n'y paraît. Agir avant 2028 permet également d'anticiper d'éventuelles évolutions réglementaires touchant la valeur patrimoniale du bien.
Propriétaire bailleur Pour un bailleur strasbourgeois, le calendrier fixé par la loi Climat et Résilience est le repère central : les logements G sont interdits à la relocation depuis 2025, les F le seront en 2028, et les E en 2034. Avec 6 366 logements F et G dans le parc, la pression sur les propriétaires bailleurs est réelle, même si elle reste en deçà de la moyenne nationale. Ne pas rénover expose à l'impossibilité de relouer et à une érosion de la valeur locative du bien. MaPrimeRénov' est accessible aux bailleurs sous conditions, ce qui peut réduire significativement le reste à charge des travaux.
Acheteur-rénovateur Acquérir un logement classé F ou G à Strasbourg, c'est intégrer dès l'achat un coût travaux à planifier : la loi Climat interdit progressivement leur mise en location, et leur usage en résidence principale génère une facture énergétique supérieure à celle d'un logement mieux classé. Les données DVF croisées avec les DPE ne permettent pas de quantifier une décote moyenne fiable sur la commune, ce qui signifie que la négociation reste très dépendante du bien, de son état et de sa localisation. Un audit énergétique obligatoire pour les passoires en vente fournit toutefois une base objective pour estimer le coût des travaux nécessaires.
Vendeur d'une passoire Vendre un logement F ou G à Strasbourg nécessite désormais de fournir un audit énergétique en complément du DPE, document qui rend transparentes les trajectoires de rénovation possibles. Si les données disponibles ne permettent pas d'affirmer une décote systématique à l'échelle de la commune, l'acheteur dispose d'éléments précis pour négocier en connaissance de cause. Anticiper partiellement les travaux, ou en chiffrer le coût de façon documentée, peut fluidifier la transaction et limiter l'incertitude qui pèse sur le prix final.
Part de passoires F/G du parc diagnostiqué, par commune (ADEME). Cliquez pour la fiche rénovation détaillée.
Cette analyse énergétique de Strasbourg croise trois référentiels publics : la base DPE de l'ADEME (performance énergétique des logements diagnostiqués) pour la distribution A→G et la part de passoires ; les DVF de la DGFiP croisées aux DPE pour la décote à la revente, calculée à comparables (mêmes surfaces, même type) et filtrée sur les classes au volume de ventes statistiquement fiable ; le calendrier de la loi Climat et Résilience pour les échéances d'interdiction de location. Les volumes de logements affichés sont des estimations (part appliquée au parc diagnostiqué), pas des comptages exhaustifs du parc total. Méthodologie détaillée.
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