Quel est le prix de l'immobilier à Yvetot ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Yvetot s'établit à 2 293 EUR/m2, pour une moyenne très proche à 2 308 EUR/m2 — ce resserrement entre médiane et moyenne indique une distribution relativement homogène, sans valeurs extrêmes qui tireraient le marché vers le haut. La fourchette réelle s'étend de 1 651 EUR/m2 (quartile bas, P25) à 2 420 EUR/m2 (quartile haut, P75) : autrement dit, la moitié centrale des transactions se joue sur moins de 800 EUR d'écart, ce qui est un marché peu hétérogène. Le vrai clivage est entre les types de biens. Les appartements se négocient à 3 282 EUR/m2, soit 56 % de plus que les maisons à 2 107 EUR/m2. Ce différentiel est inhabituel et mérite attention : dans une commune de 11 400 habitants en Seine-Maritime, l'offre d'appartements est structurellement plus rare, ce qui soutient leur prix au m2 — mais leur valeur absolue reste modeste, car les surfaces sont plus petites. Pour un acheteur cherchant de la surface habitable au meilleur rapport qualité/prix, la maison est le format dominant et le plus accessible. Le volume de 1 107 ventes DVF enregistrées confirme un marché actif pour une commune de cette taille : on n'est pas sur un marché illiquide où la revente serait difficile. Concrètement, un appartement de 50 m2 se situe autour de 164 000 EUR, une maison de 100 m2 autour de 211 000 EUR. Ce sont des niveaux accessibles à un ménage avec un apport standard et un crédit classique, sans tension extrême sur les prix.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Yvetot ?
Sur les douze derniers mois, les prix à Yvetot ont progressé de 8,95 %. C'est une hausse franche, nettement au-dessus de l'inflation, dans un contexte national où beaucoup de marchés secondaires corrigent. Mis en chiffres concrets : une maison de 100 m2 valait environ 1 935 EUR/m2 il y a un an — elle se négocie aujourd'hui à 2 107 EUR/m2, soit environ 17 200 EUR de valeur supplémentaire en douze mois. Pour un appartement de 50 m2, le gain de valeur théorique dépasse 14 000 EUR sur la période. Faut-il en conclure que la tendance va se poursuivre ? Pas mécaniquement. Plusieurs éléments tempèrent l'enthousiasme. Le marché est classé en tension équilibrée (indice 59/100), ce qui signifie que la demande n'est pas sous pression extrême — les prix montent, mais il n'y a pas de pénurie structurelle qui garantirait la poursuite de la hausse. Par ailleurs, le taux de vacance de 6,6 % (source LOVAC) indique qu'une fraction non négligeable du parc est inoccupée, ce qui plafonne naturellement la valorisation future. Ce marché progresse, mais il ne flambe pas : c'est une hausse de rattrapage sur un segment abordable, davantage qu'un emballement spéculatif. Pour un acheteur, entrer maintenant dans un marché en progression est préférable à attendre — à condition de ne pas surpayer par rapport aux prix constatés ci-dessus.
Faut-il acheter à Yvetot maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre horizon et du bien ciblé, mais les données penchent en faveur d'une décision d'achat, sous conditions. Premier élément : le marché monte. À +8,95 % sur douze mois, attendre six mois de plus, c'est potentiellement payer 4 à 5 % plus cher — soit 8 000 à 10 000 EUR sur un bien à 200 000 EUR. L'attente a un coût réel et documenté. Deuxième élément : les fondamentaux locaux tiennent. Yvetot affiche des scores maximum en transports, éducation, santé et commerces (100/100 dans chaque catégorie selon les référentiels BPE/INSEE), ce qui signifie que la commune dispose d'une armature de services complète pour sa taille — un facteur de résilience pour la valeur patrimoniale à long terme. Avec 875 établissements actifs et 194 créations dans les douze derniers mois, le tissu économique local n'est pas en déshérence. Troisième élément, moins favorable : le contexte socio-économique mérite d'être intégré. Le taux de chômage de 12,8 % et le taux de pauvreté de 16,6 % (source INSEE/IRIS) sont au-dessus des moyennes nationales. Le revenu médian à 21 270 EUR/an plafonne la capacité des locaux à payer plus cher. Cela signifie que la hausse de prix n'est pas tirée par une enrichissement de la population locale : il faut être prudent sur les scénarios de valorisation à très long terme. Stratégie défendable : acheter maintenant sur un bien bien classé au DPE (C ou D), négocier sur les biens avec travaux énergétiques à prévoir, et viser un horizon de detention minimum de sept à dix ans pour lisser le cycle. Ne pas acheter si l'horizon est inférieur à cinq ans et le projet incertain.
Investir dans l'immobilier locatif à Yvetot, est-ce rentable ?
Le marché locatif à Yvetot présente des signaux contrastés qui imposent une lecture honnête avant toute décision d'investissement. Le point positif : avec un indice de tension à 59/100 (marché équilibré), Yvetot n'est pas un désert locatif. La demande existe, soutenue par une commune de 11 400 habitants disposant de tous les services. Le taux de propriétaires est bas, à seulement 39,3 % (source INSEE/IRIS), ce qui implique que 60 % des ménages sont locataires ou hébergés — un vivier locatif structurellement large. Le point de vigilance majeur : le taux de vacance de 6,6 % (source LOVAC) n'est pas anodin. Sur 100 logements, 7 sont inoccupés. Dans un marché où les revenus médians sont à 21 270 EUR/an et le taux de pauvreté à 16,6 %, les loyers que le marché peut réellement absorber sont plafonnés. Il serait imprudent de calculer un rendement locatif sur des loyers théoriques : il faut impérativement vérifier les loyers réellement constatés dans le secteur avant tout engagement. Les prix d'achat abordables (2 107 EUR/m2 pour une maison) peuvent théoriquement offrir des rendements bruts corrects, mais le net — après vacance, travaux, fiscalité — sera sensiblement plus bas. Les passoires thermiques (F/G représentent 10,4 % du parc) sont à éviter absolument en locatif : les logements classés F sont désormais interdits à la location pour les nouveaux contrats depuis 2025. Acheter une passoire pour la louer immédiatement est hors-jeu légal. Conclusion : l'investissement locatif à Yvetot est faisable sur des produits sains, mais ce n'est pas un marché à rendement exceptionnel. C'est un marché de poche, à cibler sur du bien DPE C/D, avec une gestion rigoureuse du risque de vacance.
Yvetot est-elle exposée à des risques naturels ?
D'après les référentiels Géorisques/BRGM croisés dans notre base, Yvetot présente un profil de risque modéré et maîtrisable. Le risque d'inondation est absent à l'échelle de la commune : aucune zone de submersion ou de crue identifiée dans les données. De même, le risque de retrait-gonflement des argiles (RGA) n'est pas signalé — ce type de sinistre, qui fissure les fondations lors des alternances sécheresse/humidité, est pourtant répandu en Seine-Maritime. Le risque sismique est classé en zone 1 (très faible), la plus basse de l'échelle française : il n'a aucune incidence pratique sur un achat immobilier. Ce profil de risque limité est un atout réel pour la valeur patrimoniale à long terme : l'acheteur n'a pas à intégrer de surcote d'assurance ou de contrainte de construction particulière liée aux aléas naturels. Attention toutefois : ces données sont à l'échelle communale. Certaines parcelles peuvent être soumises à des risques locaux non captés à cette maille. L'État des Risques et Pollutions (ERP), obligatoire dans tout compromis de vente, doit être lu à la parcelle — c'est le seul document opposable pour votre bien spécifique. Ne vous fiez pas uniquement à la situation communale globale.
Quelle est la performance énergétique des logements à Yvetot ?
Sur 2 497 diagnostics DPE recensés à Yvetot (source ADEME/BDNB), 10,4 % du parc est classé F ou G — les fameuses passoires thermiques. En chiffres absolus, cela représente environ 260 logements qui consomment excessivement et dont le statut légal se dégrade. La consommation moyenne du parc est de 158 kWh/m2/an, ce qui correspond grossièrement à un DPE D — un niveau intermédiaire, ni catastrophique ni performant. Pour un acheteur, trois niveaux de lecture. Premier niveau, légal : les logements classés G sont déjà interdits à la location depuis janvier 2025 pour les nouveaux contrats ; les F suivront en 2028 ; les E en 2034. Acheter une passoire pour la louer est une impasse réglementaire à court terme. Pour une résidence principale, c'est légal mais coûteux : un logement à 158 kWh/m2 consomme environ 2 370 kWh par an pour 15 m2 — ramenez cela à une maison de 100 m2, c'est 15 800 kWh/an, soit 2 000 à 2 500 EUR de chauffage annuel selon l'énergie. Deuxième niveau, financier : les passoires thermiques subissent une décote croissante à la revente. Dans un marché à 2 107 EUR/m2 pour les maisons, un bien classé F ou G peut se négocier 10 à 15 % en dessous — soit une décote de 21 000 à 31 000 EUR sur une maison de 100 m2. C'est un levier de négociation pour l'acheteur averti, à condition d'avoir chiffré les travaux de rénovation énergétique. Troisième niveau, opportunité : les biens mal classés mais rénovables (murs sains, charpente correcte, juste l'isolation et le chauffage à revoir) peuvent représenter une bonne entrée — à condition de budgéter les travaux avant de signer et de vérifier l'éligibilité aux aides MaPrimeRénov'.
Vivre à Yvetot : services, démographie et contexte socio-économique ?
Yvetot compte 11 438 habitants et affiche une croissance démographique de 0,46 % sur cinq ans (source INSEE) — une progression lente mais positive, qui traduit une stabilité plutôt qu'un déclin. Ce n'est pas une commune qui se vide. Sur le plan des services, les scores sont exceptionnellement complets : transports, éducation, santé et commerces atteignent tous les 100/100 selon les référentiels BPE, ce qui est rare pour une commune de cette taille en Seine-Maritime. Concrètement, cela signifie que l'ensemble des équipements de référence (établissements scolaires, structures de santé, commerces quotidiens, liaisons de transport) sont présents — un avantage réel pour une famille ou un ménage en résidence principale. Le tissu économique est actif : 875 établissements recensés, 194 créations dans les douze derniers mois, soit un taux de création d'environ 22 % — un indicateur de vitalité entrepreneuriale correcte. Le score de localisation globale est de 72/100 et celui de sécurité de 71/100 : des niveaux honorables, sans être exceptionnels. Ces scores doivent être lus comme des indicateurs relatifs, pas comme des certifications absolues. Le revers de la médaille est structurel et doit être intégré sans détour. Le taux de chômage à 12,8 % et le taux de pauvreté à 16,6 % (source INSEE/IRIS) dépassent les moyennes nationales (respectivement ~7 % et ~15 %). Le revenu médian à 21 270 EUR/an est modeste. Ce profil socio-économique explique en partie le plafonnement naturel des prix immobiliers et le taux de vacance de 6,6 % : la demande solvable est présente, mais limitée. Pour un acheteur en résidence principale souhaitant s'installer dans une commune équipée à prix raisonnables, Yvetot est un choix cohérent. Pour un investisseur cherchant une forte revalorisation patrimoniale, le potentiel est borné par ces fondamentaux économiques locaux.