Département 55 · 44 · 16 890 hab.

Marché immobilier à Verdun (55100) — Prix, DPE, risques 2025

1 747 transactions DVF analysées, prix médian 1 258 €/m², indice de tension ITIC 10/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 258 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 099 — 2 031 €
-14,48 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
10/100
Indice ITIC
atone
1 747
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Verdun est une ville moyenne péri-urbaine de 16 890 habitants répartis sur 31,7 km², située dans le département 55 en région Grand Est à 3.5 km de Thierville-sur-Meuse. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 258 €/m², une tendance en forte baisse sur les 12 derniers mois (-14,5 %) et un indice de tension ITIC détendu (10/100).

Prix par typologie à Verdun.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 645 €
Maison1 559 €
Tous biens (médian)1 258 €1 099 — 2 031 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Verdun traverse une phase de correction avec une variation de -14,5 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 10/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

5 252 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
5 252
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
158 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
8,6 %
Logements interdits location 2025-2034

5 252 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 158 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (8,6 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 1/5
Sismique
Niveau 1/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
12,2 %
1 059 logements vacants. Marché détendu.
— Eau 83 %
Eau potable
83 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
182
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Verdun présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Verdun.

Population
16 890
+1,20 % sur 5 ans · densité 532 hab/km²
Revenu médian zone
19 971 €
Pauvreté 22,6 % · chômage 18,9 %
Propriétaires
42,4 %
vs locataires 58.0 %
Tissu économique
2 219
Établissements actifs · 294 créations 12 mois
Score localisation
39/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
57/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 16 890 habitants et une croissance modérée (+1,2 % sur 5 ans), Verdun se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local compte 2 219 établissements actifs avec 294 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (19 971 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (42,4 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Verdun.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (12,2 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Verdun (1 258 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Thierville-sur-Meuse, affiche 2 160 €/m² (+71,7 % de plus) ; à l'inverse, Lemmes reste à 957 €/m² (-23,9 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Verdun.

En synthèse, Verdun présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 8,6 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Verdun repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Verdun.

Quel est le prix de l'immobilier à Verdun ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Verdun s'établit à 1 258 EUR/m2, avec une fourchette allant de 1 099 EUR/m2 (premier quartile) à 2 031 EUR/m2 (troisième quartile). Cette amplitude est significative et reflète une hétérogénéité réelle du parc : un bien dégradé ou mal classé énergétiquement peut se traiter sous les 1 000 EUR/m2, tandis qu'un logement en bon état dans une configuration recherchée dépasse les 2 000 EUR/m2. Le marché des appartements affiche un prix moyen à 2 645 EUR/m2, nettement au-dessus des maisons à 1 559 EUR/m2. Ce différentiel peut paraître contre-intuitif mais s'explique souvent par la taille des maisons vendues : les grandes surfaces tirent mécaniquement le prix au mètre carré vers le bas. Sur la période analysée, 1 747 transactions ont été enregistrées, ce qui représente un volume conséquent pour une ville de 16 890 habitants, mais il faut le pondérer par le taux de vacance de 12,24 % du parc — signe que beaucoup de logements ne trouvent pas preneur. Pour un acheteur, le repère utile est le suivant : à 1 258 EUR/m2 de médiane, Verdun figure parmi les marchés les moins chers de France. Cela signifie une accessibilité financière réelle, mais aussi que la valeur patrimoniale future dépendra entièrement de la qualité intrinsèque du bien choisi, pas d'un effet marché porteur.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Verdun ?
Sur les douze derniers mois, le marché de Verdun a reculé de 14,48 %. Ce n'est pas un ajustement marginal : c'est une correction franche et documentée. Pour mettre ce chiffre en euros concrets, un bien acheté 100 000 EUR il y a un an vaut aujourd'hui environ 85 500 EUR sur le papier. Sur un logement de 80 m2 au prix médian, la perte de valeur théorique approche 14 600 EUR en un an. Pour un acheteur avec un horizon de détention long — dix ans et plus — ce signal n'est pas nécessairement rédhibitoire : entrer dans un marché qui a déjà corrigé offre un meilleur point d'entrée et une marge de négociation réelle. Mais il faut être lucide sur le contexte structurel : Verdun cumule un taux de chômage de 18,9 %, un taux de pauvreté de 22,6 %, un revenu médian de 19 971 EUR et un marché classé « atone » avec un indice de tension à 10/100. Ces fondamentaux socio-économiques ne plaident pas pour un rebond rapide. Pour un horizon court ou un achat spéculatif, le risque de revendre à perte est sérieux. Pour un vendeur, la règle est simple : le prix d'il y a dix-huit mois n'existe plus. Se positionner au-dessus du prix constaté, c'est s'exposer à une vacance prolongée sur un marché déjà saturé.
Faut-il acheter à Verdun maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de l'horizon et du projet, pas d'un timing de marché. Trois situations concrètes. Première situation : résidence principale, horizon de plus de dix ans. L'achat se défend. Les prix ont déjà corrigé de près de 15 % sur un an, le point d'entrée est bas (médiane à 1 258 EUR/m2), et la comparaison avec un loyer sur longue durée devient favorable — surtout compte tenu du taux de propriétaires qui ne représente que 42,4 % de la population, ce qui indique que le marché locatif absorbe une part importante des ménages. Sur ce projet, négocier agressivement (5 à 10 % sous le prix affiché) est tout à fait défendable dans un marché atone. Deuxième situation : investissement locatif. La prudence s'impose. Avec 12,24 % de vacance locative et des indicateurs socio-économiques dégradés (chômage à 18,9 %, pauvreté à 22,6 %), le risque de carence locative est réel et doit être intégré dans tout calcul de rendement. Troisième situation : achat-revente ou horizon court de cinq ans ou moins. Le profil du marché — atone, en correction, avec des fondamentaux socio-économiques faibles — rend ce scénario risqué. La liquidité est limitée, les biens vacants nombreux, et rien dans les données disponibles ne signale un catalyseur de reprise à court terme. Dans tous les cas, le choix du bien compte davantage que le timing : un logement bien classé au DPE (A à C), sans gros travaux structurels, dans un secteur disposant de services, résistera mieux à la dépression du marché qu'un bien énergivore à rénover.
Investir dans l'immobilier locatif à Verdun, est-ce rentable ?
Les données invitent à une grande prudence avant de s'engager. Commençons par les chiffres défavorables, parce qu'ils sont déterminants. Le taux de vacance locative (LOVAC) atteint 12,24 % à Verdun. Cela signifie qu'un logement sur huit est vacant de façon prolongée. Dans un parc de logements aussi tendu vers le bas, trouver un locataire solvable et stable n'est pas garanti. Le marché est classé « atone » avec un indice de tension de 10/100 : la demande locative est structurellement faible. Les indicateurs socio-économiques confirment ce diagnostic : taux de chômage à 18,9 %, taux de pauvreté à 22,6 %, revenu médian à 19 971 EUR. Le bassin de locataires potentiels est contraint financièrement, ce qui plafonne les loyers atteignables et augmente le risque d'impayés. Ce que les données ne fournissent pas directement, c'est le loyer médian constaté — il est impératif de le vérifier sur les observatoires locaux (CLAMEUR, OLAP, ou données locales) avant tout calcul de rendement. Sur le papier, avec des prix d'achat très bas (médiane à 1 258 EUR/m2), un rendement brut supérieur à 6 % est arithmétiquement possible si le loyer tient. Mais le rendement net réel, intégrant vacance, travaux, fiscalité et risque d'impayés, sera systématiquement inférieur. Conclusion opérationnelle : l'investissement locatif à Verdun n'est pas à proscrire, mais il exige une sélection rigoureuse du bien (DPE correct, pas de passoire thermique sous peine d'interdiction de location dès 2025 pour les G et 2028 pour les F), une estimation réaliste du loyer et une capacité à absorber des périodes de vacance sans mettre en péril l'équilibre financier de l'opération.
Verdun est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, Verdun cumule plusieurs aléas naturels identifiés qu'un acheteur doit intégrer avant signature. Premier aléa : l'inondation. Verdun est classée en zone à risque inondation. La Meuse traverse la ville, et les zones basses sont historiquement exposées aux crues. Avant tout achat, il est impératif de vérifier si la parcelle ciblée se situe en zone inondable via le Plan de Prévention des Risques (PPR) disponible en mairie ou sur Géorisques. Un bien en zone inondable peut subir des surcoûts d'assurance significatifs et des difficultés de revente. Deuxième aléa : le retrait-gonflement des argiles (RGA). La commune est identifiée à risque argile. Ce phénomène provoque des mouvements de terrain lors des épisodes de sécheresse suivis de réhumidification, ce qui peut fissurer les fondations et les murs porteurs. Pour une maison individuelle notamment, ce risque justifie une inspection technique approfondie avant achat. Troisième point : le risque sismique est classé en zone 1 (très faible) — ce facteur est négligeable dans la décision. La recommandation concrète est systématique : exiger l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle, document légalement obligatoire lors de toute vente, et ne pas se contenter d'une appréciation communale générale. Les risques varient d'une rue à l'autre selon la topographie et la géologie locale.
Quelle est la performance énergétique des logements à Verdun ?
Sur les 5 252 logements disposant d'un DPE enregistré à Verdun, 8,6 % sont classés F ou G — ce que la réglementation désigne comme passoires thermiques. En valeur absolue, cela représente environ 450 logements exposés à des contraintes légales imminentes. La consommation moyenne du parc s'établit à 158 kWh/m2/an, ce qui correspond à une classe D typique — un parc globalement énergivore mais pas catastrophique en moyenne. Le vrai enjeu est celui du calendrier réglementaire issu de la loi Climat et Résilience : les logements classés G sont déjà interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les F le seront en 2028, les E en 2034. Pour un acheteur ou un investisseur, acheter une passoire thermique à Verdun aujourd'hui sans budget de rénovation, c'est s'exposer à une interdiction de mise en location à court terme et à une décote à la revente. Le croisement DPE/prix est décisif dans ce marché : un bien classé F ou G peut sembler attractif au prix d'achat, mais les travaux de rénovation nécessaires pour atteindre la classe E (isolation, chauffage) peuvent dépasser 15 000 à 30 000 EUR selon la surface et la configuration, ce qui efface souvent le différentiel de prix apparent. Pour une résidence principale, le surcoût de chauffage d'un logement à 158 kWh/m2/an par rapport à un logement à 80 kWh/m2/an représente plusieurs centaines d'euros par an sur une surface de 80 m2. Toujours demander le DPE complet, pas seulement l'étiquette, et vérifier la date du diagnostic — les DPE antérieurs à juillet 2021 ne sont plus valables.
Vivre à Verdun : services, démographie et contexte socio-économique ?
Verdun compte 16 890 habitants et affiche une légère croissance démographique de 1,2 % sur cinq ans — un stabilisation plutôt qu'un déclin, ce qui est un signal neutre à légèrement positif dans un contexte de villes moyennes souvent en recul. Les scores de services sont contrastés et méritent d'être lus sans filtre. Les transports obtiennent un score de 95/100 et l'éducation un score de 100/100 : la desserte et l'offre scolaire sont donc solides pour une ville de cette taille, avec 2 219 établissements recensés. En revanche, la santé et le commerce affichent respectivement 29/100 et 29/100. Ce double score bas n'est pas anodin : il signale une offre médicale insuffisante et une activité commerciale de proximité limitée, deux facteurs qui pèsent sur la qualité de vie quotidienne et, à terme, sur l'attractivité résidentielle. Le contexte socio-économique est le facteur le plus structurant pour comprendre le marché. Le revenu médian est de 19 971 EUR, le taux de pauvreté atteint 22,6 % et le taux de chômage 18,9 % — des niveaux sensiblement au-dessus des moyennes nationales. Le taux de propriétaires est faible à 42,4 %, ce qui reflète une population majoritairement locataire et aux capacités d'accession limitées. Le score de sécurité est de 57/100 — un niveau moyen qui ne constitue pas un repoussoir absolu mais qui mérite vérification pour les secteurs spécifiques. Pour un acheteur en résidence principale, Verdun offre une accessibilité financière réelle et des services scolaires et de transport corrects. Mais les fondamentaux économiques locaux freinent la dynamique de marché et doivent être intégrés dans toute projection patrimoniale à moyen terme.

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