Département 34 · 76 · 45 337 hab.

Marché immobilier à Sète (34200) — Prix, DPE, risques 2025

7 260 transactions DVF analysées, prix médian 3 364 €/m², indice de tension ITIC 78/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

3 364 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 2 098 — 4 178 €
-4,20 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
78/100
Indice ITIC
Tendu
7 260
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Sète est une ville urbaine de 45 337 habitants répartis sur 40,6 km², située dans le département 34 en région Occitanie à 7.1 km de Mèze. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 3 364 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-4,2 %) et un indice de tension ITIC tendu (78/100).

Prix par typologie à Sète.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement3 355 €
Maison4 505 €
Tous biens (médian)3 364 €2 098 — 4 178 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Sète traverse une phase de correction avec une variation de -4,2 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 78/100 traduit une tension significative : la demande reste supérieure à l'offre disponible, ce qui maintient une pression à la hausse sur les prix médians.

12 651 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
12 651
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
104 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
2,2 %
Logements interdits location 2025-2034

12 651 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 104 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (2,2 %) reste limitée et bien sous la moyenne nationale de 17 %. Le risque d'achat d'un bien interdit à la location à terme est faible.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
7,0 %
2 131 logements vacants. Marché fluide.
✓ Eau 98 %
Eau potable
98 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
535
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Sète présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Sète.

Population
45 337
+1,40 % sur 5 ans · densité 1117 hab/km²
Revenu médian zone
20 480 €
Pauvreté 24,2 % · chômage 18,9 %
Propriétaires
46,4 %
vs locataires 54.0 %
Tissu économique
0
Établissements actifs · 1 175 créations 12 mois
Score localisation
61/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
60/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 45 337 habitants et une croissance modérée (+1,4 % sur 5 ans), Sète se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le revenu médian local (20 480 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (46,4 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Sète.

Acheteur résidentiel — Marché équilibré qui laisse le temps de comparer. Visiter au moins 5-7 biens avant offre. La marge de négociation tourne autour de 3-5 % sur le prix affiché. Privilégier les biens avec parcelle exclusive et stationnement.

Investisseur locatif — Conditions favorables : marché tendu, parc majoritairement conforme aux normes énergétiques. Le DPE D représente souvent le sweet spot : prix légèrement décoté, loyer plein, échéance loi Climat éloignée.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Sète (3 364 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Balaruc-les-Bains, affiche 4 045 €/m² (+20,2 % de plus) ; à l'inverse, Pomérols reste à 2 229 €/m² (-33,7 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Sète.

En synthèse, Sète présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; une tension de marché élevée qui maintient une pression à la hausse sur les prix et raccourcit les délais de transaction. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Sète repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Sète.

Quel est le prix de l'immobilier à Sète ?
Le prix médian à Sète s'établit à 3 364 EUR/m2 selon les données DVF/DGFiP, avec une fourchette significative : le premier quartile démarre à 2 098 EUR/m2 et le troisième quartile atteint 4 178 EUR/m2. Cet écart de plus de 2 000 EUR entre les deux bornes révèle un marché très hétérogène, où le type de bien, l'étage, la vue et l'état du bâti pèsent lourd sur la valorisation finale. La distinction appartement/maison est nette : les appartements se négocient autour de 3 355 EUR/m2 tandis que les maisons affichent 4 505 EUR/m2, soit une prime de près de 34 %. Cette prime maison est élevée : elle reflète la rareté du bâti individuel sur une commune dont la géographie insulaire contraint mécaniquement le foncier. Concrètement, un appartement de 60 m2 se situe entre 125 000 et 250 000 EUR selon sa qualité, une maison de 100 m2 autour de 450 000 EUR en médiane. Le volume de 7 260 ventes enregistrées dans DVF témoigne d'un marché actif et liquide, ce qui facilite la comparaison et la négociation : les données de référence sont abondantes, les sur-prix sont plus facilement repérables. Pour tout achat, comparez systématiquement au prix médian par type de bien et demandez la justification précise de tout écart au-dessus de 4 000 EUR/m2.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Sète ?
Sur les douze derniers mois, les prix à Sète ont reculé de 4,2 %. Ce n'est pas un frémissement : sur un bien acheté 300 000 EUR il y a un an, cela représente environ 12 600 EUR de valeur perdue. La correction est réelle et doit être intégrée dans tout raisonnement patrimonial. Pour un acheteur, deux repères de décision. Premier repère : l'horizon de détention. Une résidence principale conservée dix ans ou plus absorbe largement un cycle baissier de cette amplitude, d'autant que Sète bénéficie d'une géographie rare et d'une attractivité côtière structurelle qui soutient la demande à long terme. Sur un horizon court de trois à cinq ans, le risque de revendre sans gain — voire à perte une fois les frais de notaire absorbés — est concret. Second repère : la qualité du bien. Dans un marché qui corrige, les biens médiocres — passoires thermiques, logements à lourde rénovation, emplacements exposés aux risques inondation et retrait-gonflement argileux — décotent deux fois plus vite que les biens sains. La fenêtre actuelle est favorable à l'acheteur exigeant : le pouvoir de négociation est réel, les vendeurs ancrés sur les prix de 2022-2023 doivent être recadrés sur les valeurs DVF actuelles. Pour un vendeur, le marché ne supporte plus le surprix : se positionner au prix constaté aujourd'hui, pas à celui d'il y a dix-huit mois, est la seule stratégie qui évite de rester sur le carreau.
Faut-il acheter à Sète maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de trois variables que vous seules maîtrisez : votre horizon, votre usage du bien et votre capacité à sélectionner la qualité. Sur le fond du marché : la correction de 4,2 % sur un an place Sète dans un territoire de négociation, pas encore de soldes massifs. Le marché reste classé tendu (indice de tension 78), ce qui signifie que la demande excède l'offre malgré la baisse — un plancher naturel qui limite le risque d'effondrement prolongé. Acheter maintenant est défendable si vous réunissez trois conditions simultanément. Un : horizon de détention d'au moins sept à huit ans pour absorber la phase corrective actuelle et amortir les frais d'acquisition. Deux : bien sélectionné sur des critères stricts — DPE C ou mieux, hors zone inondable identifiée, fondations solides sur sol argileux. Trois : offre calée sur les données DVF réelles, avec une marge de négociation de 5 à 8 % par rapport au prix affiché, ce que le contexte actuel rend plausible. Attendre est rationnel si votre financement est contraint, si votre horizon est court ou si vous envisagez un bien qui cumule des défauts — DPE F/G, risques multiples — car ces biens subissent une double pression baissière : le cycle général et la dépréciation réglementaire liée aux normes énergétiques. En résumé : le moment n'est pas mauvais pour l'acheteur patient et sélectif. Il est potentiellement risqué pour celui qui achète dans l'urgence un bien de qualité médiocre à prix non négocié.
Investir dans l'immobilier locatif à Sète, est-ce rentable ?
Le marché locatif sétois présente un profil contrasté qui mérite une lecture sans optimisme excessif. Côté demande : l'indice de tension à 78 et la classification marché tendu indiquent que les locataires sont plus nombreux que l'offre disponible, ce qui réduit le risque de vacance sur un bien bien positionné. Côté structure du marché : avec seulement 46,4 % de propriétaires occupants, la part de locataires est significativement supérieure à la moyenne nationale, signe d'un bassin locatif profond et structurel. Mais plusieurs données tempèrent l'enthousiasme. Le taux de vacance LOVAC atteint 6,98 %, ce qui n'est pas négligeable : cela signifie qu'une fraction non triviale du parc est vide, souvent parce que des biens sont mal situés, mal entretenus ou surévalués à la location. Le revenu médian des ménages s'établit à 20 480 EUR annuels, avec un taux de pauvreté de 24,2 % et un taux de chômage de 18,9 % — des indicateurs qui signalent une solvabilité locative fragile dans une partie de la population. Cela contraint mécaniquement les niveaux de loyers réellement tenables. Sur le rendement brut : avec un prix médian à 3 364 EUR/m2, les rendements bruts se situent typiquement entre 4 et 5,5 % selon le bien — vérifiez impérativement les loyers de marché réellement constatés dans la zone avant tout engagement, les estimations théoriques surestiment souvent de 15 à 20 %. La stratégie défendable : cibler un bien de petite surface, bien classé au DPE (la loi Climat va contraindre les passoires dès 2025 pour les F et 2034 pour les E), hors zone inondable, et calculer sur un loyer prudent. Le locatif à Sète peut tenir la route sur longue durée, pas sur un calcul de rendement optimiste à court terme.
Sète est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et de manière cumulée. Les données issues de Géorisques/BRGM identifient trois risques actifs sur la commune. Premier risque : l'inondation, confirmée pour Sète. La géographie de la ville — île naturelle entre mer et étang de Thau — en fait structurellement une des communes les plus exposées de l'Hérault. Ce risque n'est pas théorique : il se traduit par des restrictions d'assurabilité, des obligations de déclaration lors de toute vente (État des Risques et Pollutions, ERP) et, sur certaines parcelles, une interdiction de construire ou d'agrandir. Second risque : le retrait-gonflement des argiles (RGA), confirmé. Ce phénomène provoque des mouvements de sol lors des cycles sécheresse/réhydratation, qui fissurent les fondations des constructions — un coût de réparation qui peut dépasser 20 000 à 50 000 EUR sur une maison individuelle. Troisième risque : le séisme, classé en zone de sismicité 2 (faible mais non nulle). Les normes parasismiques s'appliquent aux constructions neuves. Ce qui change concrètement pour un acheteur : demandez l'ERP à la parcelle exacte avant toute signature de compromis — c'est un document légalement obligatoire que le vendeur doit fournir. Pour une maison individuelle sur sol argileux, faites réaliser un diagnostic de l'état des fondations avant offre. Pour tout bien en zone inondable avérée, vérifiez l'historique des sinistres déclarés et les conditions actuelles de votre assureur. Le cumul inondation + argile sur une même parcelle est un signal de vigilance renforcée, pas nécessairement un veto, mais un poste de due diligence non négociable.
Quelle est la performance énergétique des logements à Sète ?
Le parc de logements sétois affiche une performance énergétique globalement correcte au regard des données DPE/ADEME disponibles. La consommation moyenne s'établit à 104 kWh/m2/an, un niveau qui correspond aux étiquettes C à D selon la configuration du bien — c'est en dessous du seuil des passoires thermiques mais sans être excellent. La part de passoires thermiques (étiquettes F et G) représente 2,2 % du parc analysé sur 12 651 DPE disponibles, soit environ 278 logements. C'est relativement faible comparé à des parcs anciens dans d'autres villes méditerranéennes, ce qui suggère un parc partiellement rénové ou un bâti dont les caractéristiques climatiques locales limitent les besoins de chauffage. Les implications réglementaires sont néanmoins concrètes et immédiates. Les logements classés G sont déjà interdits à la location depuis 2023. Les logements classés F seront interdits à la location à partir de 2025. Les logements classés E suivront en 2034. Pour un acheteur-investisseur : un bien classé F ou G à Sète représente un double risque — décote à l'achat potentiellement insuffisante si vous ne chiffrez pas précisément le coût de rénovation, et perte de revenus locatifs imminente si vous n'engagez pas les travaux. Pour un acheteur résidentiel : la consommation à 104 kWh/m2/an reste gérable, mais un bien classé D ou mieux constitue un critère de sélection pertinent pour limiter vos charges et préserver la valeur de revente. Exigez systématiquement le DPE opposable avant toute offre, et croisez-le avec le prix demandé : une décote sur un bien F/G doit couvrir au minimum le coût complet de rénovation énergétique, estimé entre 15 000 et 40 000 EUR selon la surface et les travaux.
Vivre à Sète : services, démographie et niveau de vie ?
Sète compte 45 337 habitants et affiche une croissance démographique de 1,4 % sur cinq ans — une progression modeste mais positive, qui indique une attractivité réelle sans tension démographique explosive. Les scores d'équipements sont maximaux sur les quatre dimensions mesurées : transports, éducation, santé et commerce atteignent tous 100/100, ce qui positionne Sète comme une commune très bien dotée en services du quotidien pour une ville de cette taille. Ce niveau d'équipement est un facteur de stabilité patrimoniale : il soutient la demande résidentielle et limite le risque de dévalorisation structurelle liée à des déserts de services. Le revers du tableau est dans les indicateurs socio-économiques, et ils méritent d'être lus sans filtre. Le revenu médian des ménages est de 20 480 EUR annuels, nettement en dessous de la médiane nationale (environ 23 000 EUR). Le taux de pauvreté atteint 24,2 % et le taux de chômage 18,9 % — deux indicateurs significativement supérieurs aux moyennes nationales. Pour un investisseur locatif, ces chiffres signalent une solvabilité locative contrainte et imposent une analyse fine du niveau de loyer réellement tenable dans la zone visée. Pour un acheteur résidentiel qui y travaille ou qui recherche des services complets, le tableau reste cohérent : Sète offre une qualité d'équipements de grande ville dans un format plus humain, mais avec une structure économique locale fragile qu'il faut intégrer dans son scénario à long terme. Le score de sécurité à 60/100 est dans la moyenne basse : il ne constitue pas un veto mais mérite d'être vérifié à l'échelle du quartier précis envisagé, notamment en croisant avec les données de la commune via le service statistique du ministère de l'Intérieur.

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