Quel est le prix de l'immobilier à Saint-Yrieix-sur-Charente ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Saint-Yrieix-sur-Charente s'établit à 1 800 EUR/m2, avec un prix moyen légèrement inférieur à 1 707 EUR/m2 — l'écart indique que quelques ventes à prix élevé tirent la moyenne vers le haut. La fourchette centrale (P25-P75) va de 1 369 à 2 094 EUR/m2 : autrement dit, la moitié des transactions se règlent dans cet intervalle. Ce marché est très orienté maisons individuelles. Le prix médian des maisons ressort à 1 919 EUR/m2. Le chiffre affiché pour les appartements — 7 326 EUR/m2 — est statistiquement peu exploitable sur une commune de cette taille : il reflète probablement un volume de ventes d'appartements très faible, avec quelques biens atypiques qui faussent la moyenne. Ne l'utilisez pas comme référence de marché pour un appartement standard. Le volume de transactions est significatif pour une commune de 7 500 habitants : 675 ventes enregistrées sur la période DVF analysée, ce qui donne une profondeur de marché réelle et des prix médians robustes. Concrètement, pour une maison de 100 m2, le budget réaliste se situe entre 137 000 et 209 000 EUR selon l'état et la localisation, avec une valeur centrale autour de 192 000 EUR. Ces niveaux positionnent Saint-Yrieix-sur-Charente comme un marché nettement plus accessible que les grandes agglomérations, mais la tendance haussière récente (voir question suivante) indique que cette accessibilité n'est pas figée.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Saint-Yrieix-sur-Charente ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont progressé de 3,37 % selon les données DVF. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est une hausse réelle et positive dans un contexte national où beaucoup de marchés secondaires corrigent. Pour donner de la chair à ce chiffre : sur une maison achetée 180 000 EUR il y a un an, cela représente environ 6 000 EUR de valorisation. Cette tendance est cohérente avec un marché qualifié de tendu (indice de tension à 87 sur 100), ce qui signifie que la demande presse suffisamment pour soutenir les prix, voire les pousser à la hausse. Plusieurs signaux vont dans le même sens : un taux de vacance locative faible à 4,18 %, une population qui croît légèrement (+0,19 % sur cinq ans), et 132 créations d'entreprises sur douze mois pour 1 216 établissements, soit un tissu économique qui se renouvelle. Ce n'est pas un marché en surchauffe, mais ce n'est pas non plus un marché qui souffre. Pour un acheteur, cela signifie que la marge de négociation existe mais reste limitée : les vendeurs ont la donnée en leur faveur. Pour un vendeur, le contexte autorise un prix ambitieux à condition de rester dans la fourchette du marché réel — un surprix reste sanctionné même dans un marché orienté à la hausse.
Faut-il acheter à Saint-Yrieix-sur-Charente maintenant ou attendre ?
Les données disponibles plaident davantage pour agir que pour attendre, sous deux conditions. Première condition : l'horizon de détention. À 1 800 EUR/m2 médian avec une tendance à +3,37 %/an, un achat tenu cinq à huit ans absorbe largement les frais de transaction et génère une plus-value réelle même en cas de légère normalisation de la tendance. Sur un horizon court (moins de trois ans), le calcul est plus serré — les frais notariaux seuls représentent environ 8 % du prix d'acquisition, et une stabilisation des prix suffit à rogner la marge. Deuxième condition : la qualité du bien. Le marché est tendu (indice 87/100) et affiche un taux de vacance de seulement 4,18 % : les bons biens partent. Attendre ne signifie pas forcément trouver mieux ; dans un marché sous tension, l'attente expose plutôt à voir les prix monter encore et le choix se réduire. Ce qui justifierait d'attendre : si votre apport ou votre capacité d'emprunt est insuffisant pour viser le segment intermédiaire (autour de 1 800-1 900 EUR/m2), mieux vaut consolider sa situation financière avant d'entrer sur un marché en progression. Ce qui justifie d'acheter maintenant : les prix restent accessibles en valeur absolue comparés aux grandes villes, le revenu médian local est de 24 240 EUR (INSEE/IRIS), ce qui calibre la capacité locative si vous avez un projet locatif, et la tendance ne donne aucun signal d'inversion. En résumé : bon moment pour un achat résidentiel à horizon moyen-long, prudence sur un horizon spéculatif court.
Investir dans l'immobilier locatif à Saint-Yrieix-sur-Charente, est-ce rentable ?
Le contexte de marché présente des atouts réels pour l'investisseur locatif, mais exige une lecture lucide. Côté favorable : la tension locative est élevée (indice 87/100, classé tendu), le taux de vacance est limité à 4,18 % — ce qui signifie que les logements mis en location trouvent preneurs. Le prix d'entrée reste modéré autour de 1 800-1 919 EUR/m2 pour les maisons, ce qui améliore mécaniquement le rendement brut potentiel comparé à des marchés à 4 000-5 000 EUR/m2. Toutefois, deux signaux de vigilance méritent attention. Premier signal : le taux de pauvreté local est de 10,7 % et le taux de chômage de 11,1 % (INSEE/IRIS). Un tiers environ de la population n'est pas propriétaire (taux de propriétaires à 67,5 %), ce qui constitue un vivier locatif — mais ces indicateurs socio-économiques rappellent que les loyers de marché ont un plafond réel. Ne projetez pas des loyers parisiens sur une commune charentaise. Deuxième signal : les données disponibles ne permettent pas de fournir un loyer médian constaté. Avant tout investissement, vérifiez les loyers réellement pratiqués en consultant des annonces locales ou en interrogeant un agent immobilier local — un écart de 15 % sur le loyer anticipé peut transformer un rendement de 6 % en un rendement de 5 %, ce qui change la pertinence du projet à crédit. Le scénario défendable : une maison bien classée au DPE (C ou D), achetée dans la fourchette basse (autour de P25 à 1 369 EUR/m2), proposée à la location à un loyer cohérent avec le pouvoir d'achat local. Évitez les passoires thermiques : les logements F sont interdits à la location depuis début 2025, et les E le seront en 2034.
Saint-Yrieix-sur-Charente est-elle exposée à des risques naturels ?
Les données disponibles (issues des référentiels Géorisques/BRGM) indiquent une exposition limitée mais non nulle. Les deux principaux risques de masse — inondation et retrait-gonflement des argiles (RGA) — sont tous deux absents des données pour cette commune. C'est un point favorable : les inondations et le RGA sont les deux causes les plus fréquentes de sinistres immobiliers en France. En revanche, la commune est classée en zone de sismicité modérée (niveau 3 sur une échelle de 1 à 5). Concrètement, le niveau 3 n'implique pas un risque de séisme dévastateur, mais il impose des règles parasismiques pour les constructions neuves et les travaux importants. Pour un acheteur, cela signifie deux choses pratiques : vérifier que les travaux éventuels ont bien respecté ces règles, et ne pas négliger l'assurance habitation multirisques couvrant ce type d'événement. Dans tous les cas, le document à consulter systématiquement avant signature est l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle, remis obligatoirement par le vendeur. Cet état est établi parcelle par parcelle et peut révéler des expositions spécifiques (zones de cavités, anciens sites industriels, etc.) que les moyennes communales ne captent pas. En synthèse : commune globalement peu exposée sur les risques naturels majeurs, avec un risque sismique modéré à intégrer dans la vérification technique du bâti.
Quelle est la performance énergétique des logements à Saint-Yrieix-sur-Charente ?
Sur les 1 057 logements disposant d'un DPE (données ADEME), 5,5 % sont classés F ou G — ce qu'on appelle les passoires thermiques. En valeur absolue, cela représente environ 58 logements concernés. Ce taux est relativement bas comparé à de nombreuses communes rurales du même profil, où le parc ancien peut pousser cette proportion à 15-20 %. La consommation moyenne du parc analysé ressort à 143 kWh/m2/an, ce qui correspond à la fourchette de la classe D — un niveau acceptable mais qui laisse de la marge d'amélioration. Pour un acheteur, le croisement prix-DPE est décisif. Un logement classé F ou G doit aujourd'hui intégrer le coût des travaux de rénovation nécessaires pour le remettre en conformité locative (les F sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les G depuis le 1er janvier 2023 pour les plus énergivores, les E seront interdits en 2034). À 1 800 EUR/m2 médian, une décote sur une passoire peut sembler attractive — mais une rénovation énergétique sérieuse (isolation, changement de chaudière) coûte facilement 15 000 à 40 000 EUR selon la surface et l'état du bâti. La décote doit couvrir ces travaux et le délai d'immobilisation, sinon l'opération n'est pas rentable. Pour un bailleur actuel propriétaire d'un logement F ou G sur la commune, la contrainte légale est déjà active : soit rénover, soit vendre avant que la vacance forcée n'érode la rentabilité. Les biens bien classés (A, B, C) commandent une prime justifiée par les économies d'énergie et l'absence de contrainte réglementaire.
Vivre à Saint-Yrieix-sur-Charente : services, démographie et qualité de vie ?
Saint-Yrieix-sur-Charente compte 7 539 habitants et une croissance démographique légèrement positive sur cinq ans (+0,19 %), ce qui traduit une stabilité plutôt qu'un déclin — mais aussi l'absence d'un dynamisme démographique fort. Le territoire n'attire pas massivement, mais il ne se vide pas non plus. Les scores d'équipements et de services sont le point fort objectif de cette commune. Les scores éducation, santé et commerce ressortent tous à 100/100 (données BPE/INSEE), ce qui indique une dotation complète dans ces trois dimensions pour une commune de cette taille. Le score transport est également élevé à 85/100. Ces niveaux sont atypiques pour une ville de moins de 10 000 habitants et représentent un avantage concret pour les familles : école, médecin, commerces courants accessibles localement. Le score de localisation (55/100) est plus modeste, ce qui suggère une accessibilité à l'emploi métropolitain limitée — à intégrer si vous travaillez sur Angoulême ou au-delà et que les transports en commun ne sont pas votre option principale. Le score de sécurité est de 62/100, un niveau intermédiaire qui ne signale pas de problème majeur mais ne place pas la commune parmi les environnements les plus sûrs. À croiser avec le taux de chômage de 11,1 % et le taux de pauvreté de 10,7 % (INSEE/IRIS) : ces indicateurs socio-économiques sont supérieurs aux moyennes nationales et dessinent un territoire où une part de la population est en fragilité économique. Pour un acheteur en résidence principale, la synthèse est la suivante : très bon niveau de services pour la taille de la commune, marché immobilier accessible, mais des indicateurs économiques locaux qui invitent à vérifier que votre propre situation d'emploi est sécurisée avant de s'engager sur un crédit long.