Département 03 · 84 · 33 147 hab.

Marché immobilier à Montluçon (03100) — Prix, DPE, risques 2025

4 112 transactions DVF analysées, prix médian 960 €/m², indice de tension ITIC 6/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

960 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 782 — 1 681 €
+3,05 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
6/100
Indice ITIC
atone
4 112
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Montluçon est une ville urbaine de 33 147 habitants répartis sur 20,7 km², située dans le département 03 en région Auvergne-Rhône-Alpes à 2.1 km de Désertines. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 960 €/m², une tendance en hausse sur les 12 derniers mois (+3,1 %) et un indice de tension ITIC détendu (6/100).

Prix par typologie à Montluçon.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 268 €
Maison1 184 €
Tous biens (médian)960 €782 — 1 681 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché immobilier de Montluçon reste orienté à la hausse avec une progression mesurée de +3,1 % sur 12 mois. Cette tendance favorable aux vendeurs offre encore des opportunités d'acquisition pour les acheteurs déterminés. L'indice ITIC de 6/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

9 823 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
9 823
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
206 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
17,2 %
Logements interdits location 2025-2034

9 823 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 206 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (17,2 %) est significative, signe d'un parc ancien à forte besoin de rénovation. C'est aussi une opportunité pour les investisseurs avec stratégie de valorisation : la rénovation énergétique aidée (MaPrimeRénov, CEE) peut transformer un bien décoté en actif performant.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
18,1 %
3 727 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 100 %
Eau potable
100 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
386
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Montluçon présente 1 risque physique majeur identifié : inondation. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Montluçon.

Population
33 147
-0,59 % sur 5 ans · densité 1603 hab/km²
Revenu médian zone
19 436 €
Pauvreté 25,1 % · chômage 19,0 %
Propriétaires
50,9 %
vs locataires 50.0 %
Tissu économique
0
Établissements actifs · 587 créations 12 mois
Score localisation
65/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
68/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 33 147 habitants et une stabilité (-0,6 % sur 5 ans), Montluçon se positionne sur une trajectoire démographique stable. Le revenu médian local (19 436 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (50,9 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Montluçon.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (18,1 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché stable. Afficher au prix médian. Investir dans le home staging (1-2 % du prix) peut accélérer la vente de 30 à 50 %. Préparer dès l'estimation un dossier complet (DPE, ERP, charges, taxes) pour rassurer.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Montluçon (960 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Saint-Angel, affiche 1 240 €/m² (+29,2 % de plus) ; à l'inverse, Saint-Victor reste à 650 €/m² (-32,3 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Montluçon.

En synthèse, Montluçon présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché relativement stable propice aux décisions raisonnées et aux comparaisons multiples ; un parc à forte exposition énergétique avec 17,2 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Montluçon repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Montluçon.

Quel est le prix de l'immobilier à Montluçon ?
Le prix médian à Montluçon s'établit à 960 EUR/m2 selon les données DVF/DGFiP, ce qui en fait l'un des marchés les moins chers de France métropolitaine. La fourchette réelle est large : le premier quartile (P25) démarre à 782 EUR/m2 et le troisième quartile (P75) plafonne à 1 681 EUR/m2, soit un écart de plus du double entre les biens bas de gamme et les mieux placés. Ce grand écart traduit une qualité de parc très hétérogène, pas une vitalité du marché. L'autre fracture essentielle est celle entre appartements et maisons : les appartements affichent 2 268 EUR/m2 en médiane, contre 1 184 EUR/m2 pour les maisons. Autrement dit, acheter une maison à Montluçon revient environ deux fois moins cher au mètre carré qu'un appartement, ce qui est une anomalie par rapport aux grandes villes mais s'explique par un parc de maisons ancien, souvent énergivore, et peu demandé. Le volume de transactions DVF est de 4 112 ventes, ce qui n'est pas négligeable pour une ville de 33 000 habitants, mais il masque un taux de vacance des logements de 18 %, signe qu'une large fraction du parc ne trouve pas preneur du tout. Pour un acheteur, le prix d'entrée est très bas en valeur absolue -- une maison à rénover peut s'acquérir sous 80 000 EUR -- mais ce niveau de prix est le reflet d'une demande structurellement faible, pas d'une opportunité cachée. La question n'est pas 'est-ce bon marché ?' mais 'pourquoi est-ce si peu cher, et qu'est-ce que cela implique pour la revente ?'.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Montluçon ?
Sur les douze derniers mois, les prix affichent une hausse de 3,05 % à Montluçon. C'est un chiffre positif, mais il faut le lire avec beaucoup de prudence. Trois éléments invitent à ne pas sur-interpréter cette tendance. Premier élément : le niveau de départ est extrêmement bas, à 960 EUR/m2 de médiane. Une hausse de 3 % sur une base aussi basse représente environ 29 EUR/m2 de gain, soit 2 300 EUR sur un bien de 80 m2. Ce n'est pas de la création de valeur patrimoniale significative. Deuxième élément : le marché est classé 'atone' avec un indice de tension de 6. Cela signifie que la demande est structurellement insuffisante face à l'offre disponible. Une légère remontée de prix dans ce contexte peut aussi bien refléter un biais statistique lié à la nature des biens vendus sur la période qu'un vrai regain d'intérêt. Troisième élément : le taux de vacance de 18 % est un indicateur bien plus fiable du pouls réel du marché. Quand un logement sur cinq ne trouve pas preneur, la pression haussière sur les prix est structurellement limitée. Pour un vendeur, cette pseudo-hausse ne justifie pas de repositionner un bien à la hausse : le marché ne pardonnera pas un surprix dans un contexte où l'offre dépasse largement la demande. Pour un acheteur, la tendance positive ne crée pas d'urgence. Le pouvoir de négociation reste clairement côté acheteur.
Faut-il acheter à Montluçon maintenant ou attendre ?
La question de l'urgence ne se pose pas à Montluçon. Le marché est atone, le taux de vacance est à 18 %, et rien dans les fondamentaux démographiques ne plaide pour une tension prochaine : la population a reculé de 0,59 % sur cinq ans et le taux de chômage local atteint 19 %, soit environ le double de la moyenne nationale. Ce n'est pas un marché où 'attendre' vous fait perdre une opportunité. La vraie question est celle de l'horizon de détention et de l'usage. Pour une résidence principale à long terme (dix ans ou plus), le niveau de prix très bas peut se justifier si vous avez un ancrage professionnel stable dans l'agglomération. Le coût d'acquisition est si faible qu'il peut être préférable à la location, à condition de sélectionner un bien sain sur le plan énergétique (DPE A à D) et structurel. Un bien mal classé acheté peu cher aujourd'hui génèrera des coûts de travaux et une décote à la revente qui effaceront l'avantage du prix d'entrée. Pour un investissement patrimonial ou une revente à moyen terme, les signaux sont défavorables : démographie déclinante, revenu médian des ménages à 19 436 EUR (niveau modeste), taux de pauvreté à 25,1 %, et un parc vacant qui signale que trouver un acheteur ou un locataire demande du temps. Si vous achetez, négociez sans concession : dans un marché à 18 % de vacance, le vendeur a besoin de vous, pas l'inverse.
Investir dans l'immobilier locatif à Montluçon, est-ce rentable ?
Sur le papier, le rendement brut locatif semble attractif : avec un prix médian à 960 EUR/m2, l'investissement initial est très bas. Mais le rendement brut ne dit rien de la rentabilité réelle, et à Montluçon, plusieurs indicateurs invitent à la prudence sérieuse. Premier signal d'alerte : l'indice de tension locative est de 6 sur une classification 'atone'. Cela signifie concrètement que la demande de location ne sature pas l'offre disponible. Trouver et fidéliser un locataire prend plus de temps et coûte plus cher en vacance locative que dans une ville tendue. Deuxième signal : le taux de vacance des logements est à 18 %. Ce chiffre inclut la vacance de toute nature, mais il est statistiquement corrélé à la difficulté de louer. Un bien sur cinq ne trouve pas preneur sur ce marché. Troisième signal : le profil socio-économique des locataires potentiels est contraint. Le revenu médian des ménages est de 19 436 EUR annuels, le taux de pauvreté atteint 25,1 % et le chômage 19 %. Ce n'est pas un bassin de locataires solvables et stables, ce qui augmente le risque d'impayés et de rotation. Quatrième signal : 17,2 % du parc est classé F ou G au DPE. Si vous achetez une passoire thermique pour la louer, la location sera interdite pour les G dès maintenant, pour les F dès 2025 (loi Climat et Résilience). Le rendement apparent s'effondre si le bien devient non-louable sans travaux lourds. Conclusion : un investissement locatif à Montluçon peut dégager un rendement brut correct sur le papier, mais le rendement net, après vacance, travaux, gestion et risque d'impayés, sera mécaniquement comprimé. Si vous investissez malgré tout, ciblez exclusivement des biens classés D ou mieux, en état, dans les segments recherchés par les ménages locaux, et vérifiez les loyers réellement constatés sur place avant tout engagement.
Montluçon est-elle exposée à des risques naturels ?
Montluçon présente un risque d'inondation confirmé dans les données publiques (Géorisques/BRGM). Concrètement, cela signifie qu'une partie du territoire communal est en zone inondable, mais l'exposition varie fortement selon la parcelle. Avant tout achat, l'Etat des Risques et Pollutions (ERP) annexé à la promesse de vente est obligatoire et doit être lu sérieusement : il précise si le bien spécifique que vous achetez est en zone de risque ou non. Ne vous fiez pas à une impression visuelle ou à la parole du vendeur. Sur le risque sismique, Montluçon est classée en zone 2 (risque faible), ce qui n'implique pas de contrainte constructive majeure mais reste un paramètre à intégrer pour les biens anciens dont la structure n'a pas été conçue avec ces normes. Sur le retrait-gonflement des argiles (RGA), le risque n'est pas signalé pour la commune, ce qui est un point positif : les fondations des maisons individuelles sont moins exposées aux désordres structurels liés aux cycles de sécheresse. Le risque inondation est le point de vigilance principal. Si le bien visé est en zone inondable, cela a des conséquences directes : coût et disponibilité de l'assurance habitation, éligibilité à certains prêts, et valeur de revente potentiellement pénalisée. Un bien hors zone inondable dans une commune exposée devient de fait plus désirable et mieux protégé à la revente.
Quelle est la performance énergétique des logements à Montluçon ?
Sur les 9 823 logements disposant d'un DPE enregistré à l'ADEME, 17,2 % sont classés F ou G, soit des passoires thermiques. Cela représente environ 1 690 logements qui sont soit déjà interdits à la location (classe G), soit sur le point de l'être (classe F interdite à la location dès le 1er janvier 2025, classe E en 2034). La consommation moyenne du parc est de 206 kWh/m2/an, un niveau élevé qui confirme que le parc montluçonnais est globalement ancien et peu efficace énergétiquement. Pour un acheteur ou un investisseur, le DPE n'est plus une formalité : c'est un déterminant direct du prix et de la liquidité du bien. Un logement classé F ou G se négocie avec une décote croissante, car l'acheteur intègre le coût des travaux de rénovation nécessaires. Une isolation et un changement de système de chauffage sur une maison ancienne à Montluçon peuvent représenter 20 000 à 50 000 EUR de travaux, une somme qui peut dépasser le prix d'achat du bien lui-même dans les segments les moins chers. Pour un propriétaire bailleur avec un bien classé F, la date butoir de janvier 2025 est passée : si vous n'avez pas encore engagé les travaux, le bien ne peut légalement plus être remis en location à un nouveau locataire. Le marché commence à intégrer cette contrainte dans les prix. Les biens bien classés (A à C) restent rares dans le parc montluçonnais et se traitent à des conditions nettement meilleures que la médiane.
Vivre à Montluçon : services, démographie et contexte socio-économique ?
Sur le plan des services, Montluçon présente des scores maximaux dans les données BPE : transports, éducation, santé et commerces obtiennent tous 100/100. Pour une ville de 33 000 habitants en région Auvergne-Rhône-Alpes, c'est le signe d'un équipement complet et accessible : hôpital, lycées, offre commerciale de centre-ville fonctionnelle. C'est un atout réel pour la qualité de vie quotidienne, notamment pour les familles et les personnes âgées qui dépendent des services de proximité. Mais les indicateurs socio-économiques brossent un tableau plus difficile et doivent être regardés en face. La population décline : -0,59 % sur cinq ans, soit une perte d'environ 200 habitants par an sur une base de 33 147. Ce n'est pas un effondrement brutal, mais c'est une tendance constante qui pèse sur la demande immobilière à long terme. Le revenu médian des ménages est de 19 436 EUR annuels, un niveau sensiblement inférieur à la médiane nationale. Le taux de pauvreté atteint 25,1 % -- un quart de la population -- et le taux de chômage est à 19 %, soit environ le double de la moyenne française. Ces chiffres ne disent rien sur les personnes, mais ils décrivent un tissu économique sous pression et un marché immobilier dont la demande solvable est structurellement contrainte. Pour quelqu'un qui s'installe pour des raisons professionnelles ou familiales avec un ancrage solide, Montluçon offre des services réels à un coût de vie très bas. Pour quelqu'un qui cherche à valoriser un patrimoine immobilier ou à miser sur une dynamique de croissance, ces fondamentaux doivent être pris au sérieux : ils expliquent le niveau de prix, et il n'existe pas de mécanisme visible aujourd'hui qui les ferait inverser rapidement.

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