Département 04 · 93 · 4 099 hab.

Marché immobilier à Les Mées (04190) — Prix, DPE, risques 2025

344 transactions DVF analysées, prix médian 1 763 €/m², indice de tension ITIC 49/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 763 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 600 — 2 796 €
-21,73 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
49/100
Indice ITIC
Équilibré
344
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Les Mées est une commune rurale rurale de 4 099 habitants répartis sur 64,7 km², située dans le département 04 en région Provence-Alpes-Côte d'Azur à 4.8 km de Puimichel. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 763 €/m², une tendance en forte baisse sur les 12 derniers mois (-21,7 %) et un indice de tension ITIC équilibré (49/100).

Prix par typologie à Les Mées.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement3 210 €
Maison2 199 €
Tous biens (médian)1 763 €1 600 — 2 796 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Les Mées traverse une phase de correction avec une variation de -21,7 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 49/100 reflète un marché équilibré, où le rapport offre/demande permet une formation de prix plus rationnelle.

221 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
221
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
145 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
20,4 %
Logements interdits location 2025-2034

221 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 145 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (20,4 %) est significative, signe d'un parc ancien à forte besoin de rénovation. C'est aussi une opportunité pour les investisseurs avec stratégie de valorisation : la rénovation énergétique aidée (MaPrimeRénov, CEE) peut transformer un bien décoté en actif performant.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 4/5
Sismique
Niveau 4/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
12,0 %
262 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 99 %
Eau potable
99 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
44
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Les Mées présente 3 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA), sismique niveau 4. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. Le zonage sismique réglementaire de niveau 4/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Les Mées.

Population
4 099
+5,54 % sur 5 ans · densité 63 hab/km²
Revenu médian zone
21 066 €
Pauvreté 19,9 % · chômage 10,9 %
Propriétaires
56,5 %
vs locataires 44.0 %
Tissu économique
586
Établissements actifs · 97 créations 12 mois
Score localisation
40/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
71/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 4 099 habitants et une progression marquée (+5,5 % sur 5 ans), Les Mées se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local affiche une forte dynamique entrepreneuriale avec 97 créations d'établissements sur les 12 derniers mois (586 actifs au total), signal d'attractivité pour les actifs et porteurs de projets. Le revenu médian local (21 066 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (56,5 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Les Mées.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (12,0 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Les Mées (1 763 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Montfort, affiche 2 366 €/m² (+34,2 % de plus) ; à l'inverse, Puimichel reste à 1 390 €/m² (-21,2 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Les Mées.

En synthèse, Les Mées présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 20,4 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Les Mées repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Les Mées.

Quel est le prix de l'immobilier aux Mées ?
Le prix médian constaté aux Mées s'établit à 1 763 EUR/m2, avec une fourchette allant de 1 600 EUR/m2 (premier quartile P25) à 2 796 EUR/m2 (troisième quartile P75), selon les données de transactions DVF/DGFiP. L'écart entre ces deux bornes est considérable : près de 75 % de différence entre un bien bas de gamme et un bien haut de gamme sur la commune. Ce n'est pas un marché homogène. La distinction appartement/maison est frappante : les appartements ressortent à 3 210 EUR/m2 en moyenne, contre 2 199 EUR/m2 pour les maisons. Ce renversement par rapport à la logique habituelle mérite attention. Il s'explique probablement par un parc de maisons ancien, énergivore ou à rénover, qui tire la médiane vers le bas, pendant que les rares appartements transactés concentrent les biens les plus récents ou les mieux situés. Sur les 344 ventes enregistrées par DVF sur la période analysée, le volume est correct pour une commune de 4 099 habitants, ce qui donne une lisibilité raisonnable aux prix médians. Pour un acheteur, le repère opérationnel est le suivant : en dessous de 1 600 EUR/m2, vous êtes sur un bien avec défaut identifiable (DPE dégradé, état très moyen, absence de terrain) ; au-dessus de 2 796 EUR/m2, vérifiez précisément ce qui justifie la prime avant de signer. Le prix moyen à 1 922 EUR/m2 est supérieur à la médiane, signe que quelques transactions hautes tirent la moyenne vers le haut. Travailler sur la médiane, pas sur la moyenne, pour évaluer un bien courant.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils aux Mées ?
Sur les douze derniers mois, le marché des Mées a reculé de 21,73 %. C'est une correction brutale, pas une fluctuation saisonnière. Pour mettre cela en euros concrets : une maison vendue 200 000 EUR il y a un an vaudrait aujourd'hui environ 157 000 EUR sur ce marché. Un acheteur qui a signé en haut de cycle a subi une perte latente de près de 43 000 EUR en douze mois. Il faut être clair sur ce que cela implique pour les différents profils. Pour un acheteur en résidence principale avec un horizon long, dix ans ou plus, une entrée en bas de cycle n'est pas une mauvaise stratégie en soi. La capacité de négociation est réelle, les vendeurs qui tardent à réviser leurs prétentions sont exposés. Mais personne ne peut certifier que le point bas est atteint : une baisse de 21,73 % peut être suivie d'une stabilisation ou d'un rebond, mais aussi d'une correction supplémentaire si les conditions de crédit restent tendues ou si la demande locale faiblit. Pour un investisseur locatif, une baisse aussi marquée doit interroger sur les fondamentaux : est-ce un recalibrage après une surchauffe, ou le reflet d'un marché structurellement peu liquide ? Le taux de vacance de 11,99 % mesuré par LOVAC suggère qu'une fraction non négligeable du parc n'est pas occupée, ce qui modère l'enthousiasme. Pour un vendeur, la règle est simple : se positionner au prix constaté aujourd'hui, pas à celui d'il y a dix-huit mois. Les acheteurs ont accès aux données DVF et compareront. Un bien surestimé dans ce contexte stagne, puis finit par se vendre bien en dessous du prix initial, après avoir perdu du temps et de la crédibilité.
Faut-il acheter aux Mées maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de trois variables personnelles : l'horizon de détention, la solidité financière et la qualité du bien ciblé. Sur le fond du marché, la baisse de 21,73 % en douze mois impose la prudence. Ce n'est pas le signal d'un marché en train de rebondir ; c'est le signal d'un marché qui se recalibre et dont personne ne connaît le plancher exact. Premier cas : résidence principale, horizon supérieur à huit ans. Acheter maintenant est défendable à condition de négocier résolument. Les vendeurs sérieux savent que le marché a reculé. Une décote de 5 à 10 % supplémentaire par rapport au prix affiché est à tenter systématiquement. Dans ce scénario, l'essentiel est la qualité intrinsèque du bien : DPE, état structurel, exposition aux risques naturels (voir question dédiée). Un bien sain acheté en bas de cycle avec marge de négociation a vocation à tenir sa valeur sur la durée. Deuxième cas : horizon court, moins de cinq ans. Le risque de revendre à perte est tangible. Une commune de 4 099 habitants avec un taux de vacance de 11,99 % n'offre pas la liquidité d'un marché urbain dense. Trouver preneur rapidement à bon prix n'est pas garanti. Ce profil devrait attendre des signaux de stabilisation avant d'engager. Troisième cas : investissement locatif. La tension de marché est classée en équilibre avec un indice de 49 sur 100, ce qui ne traduit pas une pression locative forte. Le rendement locatif doit être calculé sur les loyers réellement pratiqués en zone, pas sur une simulation optimiste. Avec un taux de vacance de presque 12 % et un taux de pauvreté de 19,9 % (données INSEE/IRIS), le profil de la demande locative locale est contraint. À traiter avec prudence.
Les Mées sont-elles exposées à des risques naturels ?
Oui, et de façon cumulative. Les données Géorisques/BRGM signalent trois expositions à prendre en compte sérieusement avant tout achat. Premièrement, le risque inondation est présent sur la commune. Ce risque conditionne directement l'assurabilité du bien, le coût de la prime d'assurance habitation, et depuis la loi Climat, l'obligation d'information renforcée à la vente. Un bien en zone inondable peut voir sa valeur décotée significativement si le zonage se précise ou si les sinistres se répètent. Deuxièmement, le risque argile (Retrait-Gonflement des Argiles, RGA) est identifié. Ce phénomène provoque des désordres structurels sur les fondations, notamment sur les maisons individuelles à fondations superficielles. Les dommages peuvent être longs à apparaître et coûteux à réparer. Lors d'une visite, il faut chercher les fissures en escalier sur les murs porteurs, les encadrements de portes déformés, les traces de mouvements différentiels. Troisièmement, le risque sismique est classé en niveau 4 sur 5 par le zonage réglementaire. C'est un niveau modéré à élevé, qui impose des règles de construction parasismique. Pour un logement existant non rénové selon ces normes, c'est un élément de vulnérabilité structurelle à évaluer. La recommandation pratique est la suivante : consulter l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle avant toute promesse de vente, vérifier que le vendeur a bien rempli son obligation d'information, et si le bien est en zone inondable ou argile avérée, faire réaliser un diagnostic structurel avant de s'engager. La conjonction de trois risques sur une même commune est un signal qui justifie une vigilance technique supérieure à la moyenne.
Quelle est la performance énergétique des logements aux Mées ?
Sur les 221 logements disposant d'un DPE référencé (données ADEME), 20,4 % sont classés F ou G, c'est-à-dire des passoires thermiques selon la terminologie légale. Concrètement, un logement sur cinq sur ce marché est concerné par les interdictions progressives à la location instaurées par la loi Climat. La consommation moyenne s'établit à 145 kWh/m2/an, ce qui se situe en territoire DPE D/E selon les seuils en vigueur. Ce n'est pas catastrophique en valeur absolue, mais c'est un parc globalement vieillissant et peu performant. Les échéances légales sont impératives et non négociables. Les logements classés G sont déjà interdits à la mise en location depuis 2025. Les F seront interdits à leur tour en 2028. Les E suivront en 2034. Pour un acheteur en vue d'une mise en location, acheter une passoire thermique aux Mées aujourd'hui sans budget de rénovation planifié, c'est acheter un bien qui deviendra illégalement louable dans moins de trois ans pour les G, moins de quatre ans pour les F. Le risque est double : impossibilité de louer sans travaux, et perte de valeur accélérée à la revente dans un marché déjà en baisse de 21,73 %. Le croisement de ces deux facteurs est dévastateur pour la rentabilité. Pour un acheteur en résidence principale, la passoire thermique peut être une opportunité si le prix intègre une décote réelle et que la capacité de financement des travaux est vérifiée avant l'achat. Il faut exiger le DPE avant visite, vérifier qu'il a été établi selon la méthode 2021 (les anciens DPE sont juridiquement nuls), et faire estimer les travaux de rénovation par un professionnel avant signature.
Vivre aux Mées : services, démographie et niveau de vie ?
Les Mées comptent 4 099 habitants et ont enregistré une croissance démographique de 5,54 % sur cinq ans (données INSEE). Ce n'est pas un déclin, mais c'est une progression modeste pour une commune rurale de Haute-Provence, insuffisante pour générer une tension forte sur le marché immobilier comme les chiffres de tension équilibrée le confirment. Les scores d'équipements sont contrastés et méritent d'être lus sans filtre. L'éducation ressort à 75/100 et les transports à 35/100. Traduit en termes pratiques : les établissements scolaires semblent correctement dotés pour la taille de la commune, mais la dépendance à la voiture est structurelle. Un ménage sans voiture ou à mobilité contrainte aura des difficultés importantes. Les scores santé et commerce à 29/100 chacun sont faibles. Ce sont des services de quotidien et d'urgence qui font défaut comparativement. Pour des profils seniors ou des familles avec des besoins de soins réguliers, c'est un point d'attention concret, pas un détail. Le revenu médian des ménages du territoire s'établit à 21 066 EUR par an selon les données IRIS/INSEE, avec un taux de pauvreté de 19,9 % et un taux de chômage de 10,9 %. Ces trois indicateurs dessinent un profil socio-économique fragile. Le marché locatif local est alimenté par une demande à revenus contraints, ce qui plafonne structurellement les loyers praticables et le rendement locatif. Les 586 établissements présents sur la commune et les 97 créations sur douze mois indiquent un tissu économique local actif pour la taille de la commune, sans pour autant signaler un bassin d'emploi dense capable d'attirer une demande immobilière soutenue de l'extérieur. Le taux de propriétaires à 56,5 % est légèrement supérieur à la moyenne nationale, signe d'un ancrage résidentiel stable mais d'un marché locatif de taille limitée.

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