Quel est le prix de l'immobilier à Is-sur-Tille ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Is-sur-Tille s'établit à 2 030 EUR/m2, avec une fourchette allant de 1 565 EUR/m2 au 1er quartile à 2 422 EUR/m2 au 3e quartile. Cette amplitude de 857 EUR/m2 entre le bas et le haut du marché signale une hétérogénéité réelle de l'offre : les biens dégradés, mal classés au DPE ou nécessitant de lourds travaux tirent vers le bas, tandis que les biens en bon état ou récents se rapprochent du plafond. Le prix moyen de 2 433 EUR/m2 est nettement supérieur à la médiane, ce qui indique que quelques transactions atypiques haut de gamme tirent la moyenne vers le haut ; pour vous positionner, fiez-vous à la médiane et à la fourchette P25-P75, pas à la moyenne. La fracture entre appartements et maisons est frappante : les appartements atteignent 4 053 EUR/m2 en moyenne, soit plus du double des maisons à 1 992 EUR/m2. Ce double marché traduit une offre de maisons abondante et peu tendue, alors que les appartements, rares sur ce type de commune bourguignonne de 4 300 habitants, bénéficient d'une prime de liquidité et de rareté. Au total, 290 ventes ont été enregistrées sur la période DVF analysée, ce qui donne une base statistique suffisante pour des médianes fiables. Pour un acquéreur, le point d'entrée réaliste sur une maison standard se situe entre 1 565 et 2 000 EUR/m2 ; exiger un prix supérieur à 2 400 EUR/m2 sur une maison ordinaire demandera une justification solide en termes d'état général et de DPE.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Is-sur-Tille ?
Sur les douze derniers mois, le marché d'Is-sur-Tille a reculé de 9,36 %. Ce n'est pas un ajustement marginal : c'est une correction significative. Sur une maison achetée 200 000 EUR il y a un an, cela représente une perte de valeur théorique d'environ 18 700 EUR. Pour un acheteur, cette tendance fournit un levier de négociation réel. Dans un marché qui perd près de 10 % en un an, les vendeurs qui n'ont pas encore ajusté leur prix sont exposés : un vendeur affiché à 2 200 EUR/m2 peut légitimement être négocié vers 1 950-2 000 EUR/m2 sans être indécent. La vraie question est : cette baisse est-elle un creux ou le début d'un décrochage plus long ? Deux signaux contradictoires sont présents dans les données. D'un côté, l'indice de tension locative est classé tendu (70/100), ce qui indique une demande locative soutenue et soutient la valeur des biens. De l'autre, le contexte socio-économique local est fragile : revenu médian de 22 721 EUR/an, taux de pauvreté à 16,5 %, taux de chômage à 9,4 % -- ces indicateurs limitent structurellement la solvabilité des acheteurs locaux et freinent la reprise des prix. Pour un acheteur avec un horizon long (8 ans et plus), entrer maintenant dans un marché en correction avec un fort pouvoir de négociation est défendable. Pour un horizon court, le risque de revendre à perte est réel et doit être intégré au calcul. Pour un vendeur, se positionner au prix d'il y a 18 mois est une erreur : les acheteurs informés connaissent la tendance et négocieront en conséquence.
Faut-il acheter à Is-sur-Tille maintenant ou attendre ?
La réponse dépend étroitement de votre horizon de détention et du type de bien visé. Voici les éléments factuels pour décider. Le marché recule de 9,36 % sur un an, ce qui joue en faveur de l'acheteur : vous négociez sur un marché plus faible qu'il y a un an. Le prix médian à 2 030 EUR/m2 reste accessible, notamment sur les maisons à 1 992 EUR/m2 en moyenne, ce qui réduit la mise de départ et donc le risque de perte en capital absolu. En revanche, le contexte socio-démographique local tempère tout optimisme : la population recule légèrement sur cinq ans (-0,74 %), le taux de pauvreté atteint 16,5 % et le chômage 9,4 %. Ces facteurs structurels ne soutiennent pas une reprise franche des prix à court terme. Le score de localisation (41/100) est faible, ce qui reflète un positionnement géographique et d'attractivité modeste. Les scores de santé (29/100) et de commerces (29/100) sont également bas, ce qui peut peser sur la demande résidentielle de ménages exigeants en services de proximité. Le score d'éducation est correct (75/100), ce qui peut attirer des familles. Pour une résidence principale gardée 10 ans ou plus : acheter maintenant est raisonnable à condition de négocier sous la médiane et de cibler un bien bien classé au DPE (D ou mieux). La valeur d'usage compense la volatilité de marché. Pour un investissement locatif ou une résidence secondaire avec revente à 3-5 ans : la prudence s'impose. La correction n'est peut-être pas terminée, et le profil socio-économique local ne garantit pas de rebond rapide. Dans tous les cas, la sélectivité sur le bien s'impose : dans un marché baissier avec une offre hétérogène, les biens médiocres décotent deux fois plus vite que les biens sains.
Investir dans l'immobilier locatif à Is-sur-Tille, est-ce rentable ?
L'indice de tension locative à 70/100, classé tendu, indique une demande locative réelle supérieure à l'offre disponible. C'est le signal le plus favorable pour un investisseur : les biens bien positionnés ne devraient pas rester vides longtemps. Le taux de vacance LOVAC de 6,08 % reste modéré et ne signale pas un marché engorgé de logements inocupés. Jusqu'ici, c'est encourageant. Mais avant de conclure à la rentabilité, plusieurs points de résistance méritent d'être pesés franchement. Le prix médian des maisons à 1 992 EUR/m2 est faible en valeur absolue, ce qui peut offrir un rendement brut décent si les loyers locaux sont en rapport. Toutefois, avec un revenu médian des ménages de 22 721 EUR/an et un taux de pauvreté de 16,5 %, le niveau de loyer constaté sera structurellement contenu : les locataires locaux n'ont pas la capacité de payer des loyers élevés. La donnée sur les loyers réellement pratiqués n'est pas disponible ici -- c'est le chiffre qu'il faut impérativement vérifier avant tout engagement, auprès d'agences locales ou via les observatoires locaux des loyers. Sans ce chiffre, tout calcul de rendement est spéculatif. Le taux de chômage à 9,4 % génère un risque locatif supérieur à la moyenne nationale : impayés et vacances entre deux locataires doivent être provisionnés dans le budget. La tendance de prix à -9,36 % pèse sur la plus-value espérée à la revente. Un rendement locatif brut correct peut être érodé par une moins-value à la sortie. Conclusion pragmatique : l'investissement locatif à Is-sur-Tille peut tenir la route sur un bien acheté sous 1 800 EUR/m2, en bon état énergétique, avec un loyer vérifié sur le terrain. Ce n'est pas un marché pour viser la plus-value ; c'est un marché de rendement, et encore, à condition de sécuriser le loyer réel avant d'acheter.
Is-sur-Tille est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et le risque inondation est confirmé dans les données pour la commune. Ce point doit être pris au sérieux avant toute transaction : à Is-sur-Tille, une partie des biens peut être située en zone inondable, ce qui engage des obligations légales (déclaration lors de la vente, souscription d'assurance spécifique) mais aussi des contraintes pratiques (difficultés à obtenir une assurance habitation, restrictions de travaux, valeur de revente potentiellement déprimée sur les biens les plus exposés). Le risque sismique est classé en zone 1, le niveau minimal en France : il ne justifie aucune précaution particulière sur ce territoire. Le risque retrait-gonflement des argiles (RGA) est absent selon les données, ce qui évite les problèmes de fissuration structurelle souvent coûteux sur les maisons individuelles. Le conseil opérationnel est simple et non négociable : demandez systématiquement l'État des Risques et Pollutions (ERP, anciennement ERRIAL) à la parcelle exacte visée. Ce document, obligatoire lors de toute vente, recense les risques applicables à l'adresse précise. Deux maisons dans la même rue peuvent avoir des profils d'exposition très différents selon leur position par rapport à la plaine alluviale. Si le bien est en zone inondable avérée, intégrez dans la négociation le surcoût assurantiel et la décote potentielle à la revente. Les données Géorisques/BRGM sont consultables librement en ligne pour une vérification préalable à l'adresse.
Quelle est la performance énergétique des logements à Is-sur-Tille ?
Sur 783 diagnostics DPE enregistrés à Is-sur-Tille, 8,6 % des logements sont classés F ou G, soit des passoires thermiques. Cela représente environ 67 logements concernés. Ce taux est inférieur à la moyenne nationale (autour de 17 % du parc), ce qui signale un parc relativement moins dégradé énergétiquement qu'ailleurs. La consommation moyenne de 165 kWh/m2/an correspond à une classe D, soit un niveau intermédiaire : le logement typique n'est pas exemplaire, mais il est loin d'être catastrophique. Pour un acheteur, deux niveaux de vigilance selon le bien visé. Sur un bien classé F ou G : la loi Climat impose l'interdiction de mise en location des logements classés G dès 2025 (déjà en vigueur pour les nouveaux contrats), F en 2028, E en 2034. Un propriétaire bailleur qui achète une passoire thermique aujourd'hui prend un risque locatif direct et documenté. La rénovation pour sortir d'une classe G vers une classe D coûte généralement entre 15 000 et 40 000 EUR selon le logement et les travaux nécessaires, à intégrer dans le prix d'achat. Sur un bien classé D ou mieux : il n'y a pas d'urgence réglementaire, mais une consommation à 165 kWh/m2/an reste perfectible -- l'investissement en isolation peut réduire les charges locatives et améliorer l'attractivité du bien. Le croisement avec les prix est direct : une passoire thermique à Is-sur-Tille doit se négocier sous le P25 (1 565 EUR/m2) pour que le budget de rénovation reste absorbable. Acheter une passoire au prix médian sans négocier la décote DPE est une erreur financière documentable.
Vivre à Is-sur-Tille : services, démographie et contexte socio-économique ?
Is-sur-Tille compte 4 302 habitants et affiche 211 établissements actifs avec 87 créations sur les douze derniers mois. Ce tissu économique modeste mais présent signale une vie locale réelle, sans être le signe d'un dynamisme exceptionnel. La lecture des scores de services est contrastée et mérite d'être dite clairement. Le score éducation à 75/100 est le point fort : pour des familles avec enfants, l'offre scolaire locale semble correctement dotée. Le score transport à 55/100 est passable -- à vérifier selon votre situation personnelle de pendulaire, car Is-sur-Tille est une commune de taille modeste et la dépendance à la voiture est probable pour accéder à Dijon ou à d'autres pôles d'emploi. Les scores de santé (29/100) et de commerces (29/100) sont faibles. Concrètement, cela signifie que les services médicaux et les commerces de proximité peuvent être insuffisants ou éloignés. C'est un facteur de qualité de vie à peser selon votre profil -- particulièrement pour des ménages âgés ou sans véhicule. Sur le plan démographique, la population recule légèrement sur cinq ans (-0,74 %). Ce n'est pas un effondrement, mais une tendance légèrement négative qui ne soutient pas mécaniquement la demande en logement. Le profil socio-économique est sous tension : revenu médian à 22 721 EUR/an, taux de pauvreté à 16,5 %, taux de chômage à 9,4 %. Ces chiffres INSEE situent Is-sur-Tille parmi les communes à tissu populaire fragile. Le taux de propriétaires à 60,2 % est proche de la moyenne nationale, ce qui indique une commune mixte avec une base résidentielle stable. Pour un acquéreur en résidence principale cherchant une commune abordable à proximité de l'axe Dijon-Langres, ces données dessinent un territoire fonctionnel mais sans prime d'attractivité -- ce que confirme le score de localisation à 41/100.