Quel est le prix de l'immobilier à Saint-Pierre-d'Albigny ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Saint-Pierre-d'Albigny s'établit à 2 590 EUR/m2, avec un prix moyen légèrement supérieur à 2 786 EUR/m2 — l'écart entre les deux signale quelques transactions haut de gamme qui tirent la moyenne vers le haut. La fourchette réelle du marché s'étend de 1 660 EUR/m2 (premier quartile) à 2 983 EUR/m2 (troisième quartile), soit un écart de plus de 1 300 EUR/m2 entre un bien médiocre et un bien correct. C'est considérable : sur 80 m2, la différence entre un bien du bas de gamme et un bien bien situé ou bien entretenu atteint 106 000 EUR. Il faut donc résister à la tentation de raisonner sur le médian seul. Le segment appartement affiche un prix médian légèrement supérieur à celui des maisons : 2 691 EUR/m2 contre 2 465 EUR/m2. Ce différentiel de 226 EUR/m2 est inhabituel — dans la plupart des communes rurales ou péri-urbaines, la maison se vend plus cher au mètre que l'appartement. Cela peut refléter une demande spécifique pour des petites surfaces (résidences secondaires, investissement locatif), ou simplement que le parc de maisons disponibles est plus ancien et plus énergivore. À vérifier bien par bien. Le volume de 355 ventes DVF confirme un marché actif pour une commune de 4 217 habitants : environ une transaction pour douze habitants sur la période, ce qui correspond à un marché liquide, pas à un marché de niche où chaque revente est un pari.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Saint-Pierre-d'Albigny ?
Sur les douze derniers mois, le marché de Saint-Pierre-d'Albigny a progressé de 9,88 %. C'est une hausse franche, au-dessus de la moyenne nationale sur la période. Un bien de 80 m2 au prix médian valait environ 190 000 EUR il y a un an ; il en vaut aujourd'hui près de 208 000 EUR. Soit environ 18 000 EUR gagnés — ou perdus si vous n'étiez pas encore entré sur le marché. Deux lectures possibles. Première lecture, optimiste : la hausse reflète un ancrage de valeur réel, probablement lié à l'attrait de la vallée de la Combe de Savoie pour des actifs travaillant sur Chambéry ou Albertville, les deux pôles d'emploi accessibles. Dans ce cas, la tendance peut se prolonger si la demande péri-urbaine reste soutenue. Deuxième lecture, prudente : une hausse de près de 10 % sur douze mois dans une commune dont le revenu médian est de 22 799 EUR/an et le taux de pauvreté de 16,1 % signale une tension entre la capacité d'achat locale et les prix tirés par une demande extérieure. Ce type de marché peut corriger lorsque les taux montent ou que la demande extérieure se tarit. Pour un acheteur en résidence principale avec un horizon de détention long (huit ans minimum), cette dynamique reste favorable à l'entrée. Pour un investisseur cherchant une plus-value rapide, la marge de sécurité se réduit à mesure que les prix s'éloignent des fondamentaux locaux de revenu.
Faut-il acheter à Saint-Pierre-d'Albigny maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre situation, pas du marché seul — mais le marché envoie des signaux lisibles. En faveur d'un achat maintenant : la tendance sur 12 mois est à +9,88 %, le marché est classé en tension équilibrée (indice de tension à 39), et le volume de 355 ventes DVF montre qu'il existe de la liquidité, ce qui limite le risque de blocage à la revente. Le taux de vacance LOVAC est de 8,99 % — notable, mais pas alarmant pour une commune de cette taille, et cela signifie qu'il existe encore un stock de biens non commercialisés susceptibles de peser sur les prix si les propriétaires décident de vendre. En faveur d'une certaine prudence : le revenu médian local est de 22 799 EUR/an avec un taux de pauvreté de 16,1 %. Le marché est en partie alimenté par une demande extérieure — des ménages fuyant les prix de Chambéry ou de la Tarentaise. Cette demande est cyclique et sensible aux taux d'emprunt. Si vous achetez pour une résidence principale avec un horizon de huit à dix ans, la correction éventuelle a le temps de s'effacer. Si vous achetez pour revendre dans trois ans, vous prenez un pari sur la continuité d'une hausse déjà significative. Deux règles pratiques : premièrement, négociez sur tout bien à rénover ou mal classé DPE — dans un marché en hausse, les vendeurs résistent, mais les contraintes légales sur les passoires (interdiction de louer les F dès 2025) créent un levier réel. Deuxièmement, évitez le prix P75 et au-delà sans raison objective : à 2 983 EUR/m2 et plus, vous payez la prime du marché à son sommet, avec peu de coussin en cas de retournement.
Investir dans l'immobilier locatif à Saint-Pierre-d'Albigny, est-ce rentable ?
Le marché locatif de Saint-Pierre-d'Albigny présente un profil mixte qui mérite une analyse honnête avant tout engagement. Le taux de vacance LOVAC de 8,99 % est le signal le plus important à surveiller : un logement sur onze est vacant, ce qui est au-dessus de ce qu'on observe dans les marchés locatifs tendus. Cela ne disqualifie pas l'investissement, mais cela signifie que la demande locative n'est pas en excès structurel — un bien mal situé, mal équipé ou surévalué en loyer peut rester vide plusieurs mois. L'indice de tension est classé « équilibré » (39/100), confirmant que la commune ne subit pas de pénurie locative qui justifierait une prise de risque sur le prix d'achat. Sur la rentabilité brute : avec un prix médian à 2 590 EUR/m2 et les niveaux de loyers observables dans la vallée de la Combe de Savoie (à vérifier impérativement sur les données Clameur, SeLoger ou Leboncoin pour la commune — les données disponibles ici ne couvrent pas les loyers), la rentabilité brute se situe vraisemblablement entre 4 et 5 % dans le meilleur des cas, sans marge de sécurité pour la vacance, les travaux ou la fiscalité. Le profil socio-économique local (revenu médian de 22 799 EUR/an, taux de pauvreté de 16,1 %, taux de chômage de 6,6 %) indique une capacité locative contrainte : les locataires solvables ne sont pas rares, mais ils sont sélectifs sur le rapport qualité-prix du logement. Conclusion : l'investissement locatif est défendable sur un bien bien classé DPE (C ou D), correctement dimensionné pour la demande locale (T2/T3), acheté sans surpayer le marché haut. Il est risqué sur un bien énergivore, car la loi Climat interdit la mise en location des logements classés F dès 2025 et E en 2034 — or une partie du parc est ancienne en Savoie.
Saint-Pierre-d'Albigny est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, la commune est exposée à deux risques significatifs qu'il serait imprudent de négliger lors d'un achat. Premier risque : l'inondation. Les données Géorisques confirment une exposition au risque inondation. Dans la vallée de la Combe de Savoie, traversée par l'Isère et ses affluents, ce risque n'est pas théorique — certaines zones sont classées en zone inondable réglementaire (Plan de Prévention des Risques Inondation, PPRI). Un bien en zone rouge ou bleue peut être inconstructible, soumis à des obligations de travaux, et surtout difficile à assurer ou à revendre. Impact direct sur la valeur : une décote de 5 à 15 % est documentée sur les biens en zone inondable, selon les études de la Banque de France et du CGEDD. Second risque : le séisme. La commune est classée en zone de sismicité 4 (sur une échelle de 1 à 5), ce qui correspond à une sismicité moyenne à élevée — la plus haute catégorie fréquente en Savoie. Cela impose des normes parasismiques aux constructions neuves (règles Eurocode 8), mais les bâtiments anciens ne sont pas rétroactivement mis aux normes. Ce n'est pas un motif de refus systématique, mais c'est une raison de vérifier le type de construction, l'année de réalisation, et l'état du bâti. Le risque argile (retrait-gonflement) est absent, ce qui est un point positif pour la stabilité des fondations. Recommandation impérative : avant toute signature de compromis, exiger l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte, disponible sur georisques.gouv.fr. C'est un document légal obligatoire, mais le lire et l'interpréter soi-même — et non se contenter de la signature d'un vendeur qui « confirme avoir remis le document » — fait partie de la diligence minimale sur ce secteur.
Quelle est la performance énergétique des logements à Saint-Pierre-d'Albigny ?
Sur les 545 logements diagnostiqués (base DPE/ADEME), 5,7 % sont classés F ou G, soit environ 31 passoires thermiques répertoriées. Ce taux est relativement bas comparé à des communes avec un parc ancien important — c'est un point positif. La consommation moyenne du parc est de 173 kWh/m2/an, ce qui correspond environ à la classe D sur l'échelle DPE. Ce niveau de consommation est courant dans les zones de montagne où le chauffage pèse lourd, mais il indique que la majorité du parc est loin de l'excellence énergétique, sans être catastrophique. Les conséquences concrètes pour l'acheteur ou l'investisseur sont les suivantes. Sur les passoires F/G : la loi Climat et Résilience interdit déjà la mise en location de nouveaux contrats pour les logements classés G depuis le 1er janvier 2025 ; l'interdiction s'étend aux F en 2028 et aux E en 2034. Acheter un logement F ou G pour le louer est donc une stratégie légalement compromise à court terme, sauf à budgéter immédiatement des travaux de rénovation. Sur un achat en résidence principale : une passoire thermique se négocie avec une décote, documentée entre 5 et 20 % selon les marchés. Avec un prix médian à 2 590 EUR/m2, un bien mal classé DPE devrait se traiter autour de 1 800 à 2 200 EUR/m2 selon l'ampleur des travaux — sinon, c'est le vendeur qui encaisse la prime et l'acheteur qui porte le risque. Vérifier le certificat DPE à la lettre, l'année de réalisation du diagnostic (les DPE antérieurs à juillet 2021 sont non-opposables), et demander une estimation de travaux avant offre.
Vivre à Saint-Pierre-d'Albigny : services, démographie et qualité de vie ?
Saint-Pierre-d'Albigny compte 4 217 habitants et a enregistré une croissance de 1,13 % sur cinq ans — une progression modeste mais positive, signe que la commune retient ses habitants et en attire de nouveaux à un rythme stable, sans ni dépeuplement ni boom incontrôlé. Le tissu économique local est actif : 434 établissements et 105 créations sur douze mois, soit un taux de création autour de 24 %, ce qui témoigne d'une économie locale vivante. Sur les équipements, les scores disponibles (source BPE/INSEE) dessinent un profil contrasté. L'éducation est le point fort avec un score de 75/100 : pour une famille avec enfants, le maillage scolaire semble correct à l'échelle locale. Le score sécurité à 67/100 est dans la moyenne pour une commune rurale de cette taille, sans signal d'alerte particulier. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (29/100) sont faibles. Concrètement, pour les soins courants et les commerces du quotidien, une dépendance à la voiture et aux pôles urbains voisins (Chambéry, Albertville) est probable. Ce n'est pas un défaut rédhibitoire pour qui accepte ce mode de vie, mais c'est une réalité à intégrer dans le choix, notamment pour les ménages sans véhicule ou les personnes âgées. Le score transport (40/100) confirme une accessibilité limitée en dehors de la voiture individuelle — important à évaluer selon votre lieu de travail. Sur le plan socio-économique, le revenu médian de 22 799 EUR/an et le taux de pauvreté de 16,1 % indiquent une population d'un niveau de revenus modeste à moyen, hétérogène. Le taux de chômage de 6,6 % est proche de la moyenne nationale. Avec 61,7 % de propriétaires occupants, la commune est majoritairement accédante, ce qui stabilise généralement le tissu social et limite le turn-over du voisinage.