Quel est le prix de l'immobilier à Gournay-en-Bray ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian s'établit à 1 618 EUR/m2 sur la commune, avec une fourchette P25-P75 allant de 1 234 à 2 147 EUR/m2. Autrement dit, un acheteur dans la moitié centrale du marché paie entre 1 234 et 2 147 EUR/m2 selon la qualité et la localisation du bien. L'écart entre le médian (1 618 EUR/m2) et la moyenne (1 972 EUR/m2) indique que quelques transactions atypiques tirent la moyenne vers le haut : le médian est le chiffre à retenir pour calibrer une offre réaliste. La distinction appartement/maison est très marquée : les appartements se négocient à 3 212 EUR/m2 en médian, soit presque le double des maisons à 1 642 EUR/m2. Ce différentiel n'est pas surprenant dans une petite ville normande de 5 700 habitants : le parc d'appartements est limité et les transactions rares, ce qui fait monter mécaniquement le prix au m2, mais le volume de ventes sur les appartements reste faible. Pour un acheteur, le segment maison est celui où se joue vraiment le marché local, avec 557 ventes DVF enregistrées -- un volume honorable pour une commune de cette taille, qui donne de la fiabilité statistique aux prix. Concrètement, pour une maison de 100 m2, le budget réaliste se situe entre 123 000 et 215 000 EUR, le médian pointant autour de 164 000 EUR. C'est un marché d'entrée de gamme en valeur absolue, ce qui limite le risque de surpayer -- à condition de ne pas confondre prix bas et bonne affaire sans examiner l'état du bien et sa performance énergétique.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Gournay-en-Bray ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont progressé de 4,93 % selon les données DVF. C'est une hausse réelle et non négligeable : sur une maison médiane à 164 000 EUR, cela représente environ 8 000 EUR de valeur gagnée en un an. Il faut cependant lire ce chiffre avec prudence et ne pas en tirer des conclusions trop optimistes. Premièrement, le marché est classé 'atone' avec un indice de tension de 7 sur 100 : la demande est faible et le marché peu liquide. Une hausse de prix dans un marché atone peut refléter un simple biais de composition -- si les quelques transactions de l'année ont concerné des biens de meilleure qualité que l'an passé, le prix médian monte sans que le marché global ne se soit vraiment apprécié. Deuxièmement, le taux de vacance locative s'élève à 12,15 % selon les données LOVAC, ce qui signifie qu'un logement sur huit est vacant sur la commune. Ce niveau élevé est un signal de faiblesse structurelle de la demande. Dans un marché très liquide, une hausse de 5 % serait un signal d'achat clair. Ici, elle indique plutôt une stabilisation fragile. Pour un acheteur résidentiel en horizon long (8 ans et plus), entrer sur ce marché à ces prix reste défendable. Pour un investisseur locatif qui compterait sur la plus-value, la combinaison tension atone + vacance élevée + démographie en recul invite à la prudence : la hausse actuelle n'est pas garantie de se prolonger.
Faut-il acheter à Gournay-en-Bray maintenant ou attendre ?
La réponse dépend entièrement de votre profil et de votre horizon. Deux variables clés cadrent la décision. D'un côté, les prix sont bas en valeur absolue (médian à 1 618 EUR/m2, maisons autour de 164 000 EUR en médian) et ont progressé de près de 5 % sur un an, ce qui limite le sentiment de surpayer. De l'autre, les fondamentaux démographiques et socio-économiques appellent à la vigilance : la population a reculé de 3,72 % sur cinq ans, le taux de chômage atteint 16,8 % et le taux de pauvreté 21,3 % selon les données INSEE/IRIS. Ces indicateurs décrivent un bassin de vie sous tension économique, ce qui pèse structurellement sur la demande immobilière à moyen terme. Le taux de vacance à 12,15 % confirme qu'une partie du parc ne trouve pas preneur, même à des prix modestes. Pour une résidence principale avec horizon de 10 ans ou plus : acheter est défendable aujourd'hui. Les prix bas limitent le risque de perte absolue, et le marché a démontré une certaine résilience récente. Négociez fermement, surtout sur les biens énergivores (F/G). Pour un horizon court (moins de 5 ans) : l'attente se justifie. La faible liquidité du marché (tension atone) signifie qu'en cas de besoin de revente rapide, vous serez exposé à un délai long et peut-être à une décote. Pour un investissement locatif : les signaux sont défavorables. Un taux de vacance de 12,15 % dans un marché atone, combiné à une démographie en recul, ne constitue pas une base solide pour un projet locatif, quelle que soit l'attractivité du prix d'achat.
Investir dans l'immobilier locatif à Gournay-en-Bray, est-ce rentable ?
Les données disponibles invitent à une grande prudence avant tout investissement locatif sur cette commune. Le tableau de bord est cohérent dans le mauvais sens. L'indice de tension locative est de 7 sur 100, soit un marché classé 'atone' : la demande locative est structurellement faible. Le taux de vacance LOVAC est de 12,15 %, ce qui signifie qu'environ un logement sur huit est vacant sur la commune -- un niveau qui dépasse largement les marchés sains (autour de 6-7 % de vacance 'friction'). La population a diminué de 3,72 % en cinq ans, ce qui réduit mécaniquement le vivier de locataires potentiels. Le taux de chômage atteint 16,8 % et le taux de pauvreté 21,3 % : les locataires solvables sont moins nombreux et le risque d'impayés plus élevé qu'ailleurs. Dans ce contexte, les prix bas au m2 (1 642 EUR/m2 pour les maisons) peuvent faire miroiter des rendements bruts apparemment attractifs. Mais un rendement brut théorique n'est pas un rendement net réel : il faut déduire la vacance effective (qui peut dépasser les moyennes nationales ici), les frais de gestion, la fiscalité et surtout le coût des travaux de rénovation énergétique, particulièrement pertinent avec 10,2 % de passoires thermiques dans le parc. Aucune donnée de loyer constaté n'est disponible dans cette analyse : avant tout projet locatif, il est impératif de vérifier les loyers réellement pratiqués sur le terrain (annonces actives, agents locaux), et non de raisonner sur des estimations génériques. Le verdict : Gournay-en-Bray ne présente pas, à date, les caractéristiques d'un marché locatif porteur.
Quelle est la performance énergétique des logements à Gournay-en-Bray ?
Sur 2 215 logements ayant fait l'objet d'un DPE (données ADEME/BDNB), 10,2 % sont classés F ou G, soit des passoires thermiques. Cela représente environ 226 logements directement concernés par les interdictions progressives de la loi Climat et Résilience. Le calendrier est contraignant : les logements classés G sont déjà interdits à la location depuis janvier 2025, les F suivront en 2028, et les E en 2034. Pour un bailleur actuel, l'urgence est réelle : un logement G mis en location expose désormais à un contentieux locataire. La consommation moyenne du parc s'établit à 167 kWh/m2/an, ce qui correspond grosso modo à un DPE D, soit un parc de qualité intermédiaire -- ni excellent ni catastrophique. Ce niveau de consommation reflète un bâti normand ancien, souvent peu isolé, dont les coûts de chauffage pèsent sur les occupants dans un contexte de prix de l'énergie durablement élevés. Pour un acheteur, le croisement prix/DPE est la grille d'analyse la plus utile. Un bien classé F ou G à Gournay-en-Bray devrait se négocier avec une décote significative par rapport au prix médian : non seulement le coût des travaux de rénovation (isolation, chauffage) peut dépasser 20 000 à 40 000 EUR selon l'ampleur, mais la revente future d'une passoire sera de plus en plus difficile dans un marché déjà atone. À l'inverse, un bien bien classé (C ou B) justifie une prime modeste. Lors de toute visite, exigez le DPE avant de formuler une offre, et vérifiez qu'il n'est pas fondé sur la 'méthode 3CL sur factures' (souvent moins fiable pour les maisons anciennes).
Gournay-en-Bray est-elle exposée à des risques naturels ?
D'après les données Géorisques/BRGM disponibles, le profil de risque naturel de Gournay-en-Bray est globalement modéré. Le risque inondation est signalé comme absent à l'échelle communale. Le risque argile (retrait-gonflement des argiles, RGA) est également absent. Le risque sismique est classé en zone 1, soit le niveau le plus bas de l'échelle nationale : le risque est très faible mais non nul. Ces données sont rassurantes pour un acheteur soucieux de la pérennité de son bien. Cependant, deux mises en garde s'imposent. Premièrement, ces données sont communales et agrégées : elles ne préjugent pas du risque à la parcelle. Une maison en fond de vallée de la Bresle ou à proximité d'un ruisseau peut être exposée localement à des aléas non visibles à cette échelle. Deuxièmement, l'absence de risque argile au niveau communal ne dispense pas d'un contrôle des fondations pour les maisons anciennes, qui peuvent avoir subi des désordres liés à d'autres causes (nappe phréatique, travaux voisins). La démarche incontournable avant signature : obtenir l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte, document obligatoire fourni par le vendeur lors de toute transaction. Il prend en compte les arrêtés de catastrophe naturelle passés, les ICPE à proximité, et le zonage précis. Ne pas se contenter du niveau communal agrégé présenté ici.
Vivre à Gournay-en-Bray : quels services, quelle démographie, quel contexte socio-économique ?
Gournay-en-Bray compte 5 723 habitants et offre un niveau d'équipements remarquablement complet pour une commune de cette taille : les scores de transport, d'éducation, de santé et de commerce atteignent tous 100 sur 100 selon le référentiel BPE/INSEE, et 375 établissements sont recensés dont 100 créations sur les 12 derniers mois. Sur le plan des services du quotidien, la commune se positionne donc bien au-dessus de la moyenne des petites villes rurales normandes. C'est un facteur positif réel pour une résidence principale : l'accès aux soins, aux écoles et aux commerces ne nécessite pas de déplacement systématique. Le score de sécurité (71/100) et le score de localisation (68/100) sont corrects sans être exceptionnels. En revanche, le tableau socio-économique est nettement moins favorable. Le revenu médian IRIS s'établit à 19 203 EUR par an, un niveau sensiblement inférieur à la médiane nationale. Le taux de pauvreté atteint 21,3 % et le taux de chômage 16,8 %, des niveaux élevés qui traduisent une fragilité économique structurelle du bassin de vie. Le taux de propriétaires n'est que de 40 %, ce qui est bas -- signe d'une population qui ne peut pas ou ne souhaite pas s'ancrer durablement via l'achat. La démographie est en recul : -3,72 % sur cinq ans. Ce n'est pas une catastrophe, mais c'est un signal d'alerte clair : la demande de logements ne va pas croître. Pour un acheteur en résidence principale qui travaille dans le bassin de Gournay ou sur l'axe Rouen-Amiens, les équipements présents justifient le choix. Pour un investisseur qui mise sur une dynamique de population ascendante pour soutenir les prix ou la demande locative, les données démographiques et économiques ne plaident pas en ce sens.