Département 971 · 01 · 9 417 hab.

Marché immobilier à Basse-Terre (97100) — Prix, DPE, risques 2025

181 transactions DVF analysées, prix médian 1 944 €/m², indice de tension ITIC 0/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

1 944 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 070 — 2 198 €
+23,49 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
0/100
Indice ITIC
atone
181
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Basse-Terre est une bourg urbaine de 9 417 habitants répartis sur 4,5 km², située dans le département 971 en région Guadeloupe à 3.3 km de Gourbeyre. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 1 944 €/m², une tendance en forte hausse sur les 12 derniers mois (+23,5 %) et un indice de tension ITIC détendu (—/100).

Prix par typologie à Basse-Terre.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement2 512 €
Maison1 794 €
Tous biens (médian)1 944 €1 070 — 2 198 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Basse-Terre traverse une phase d'accélération marquée : avec une hausse de +23,5 % sur 12 mois, les biens partent plus vite et les marges de négociation se réduisent. Cette dynamique est typique des communes où la demande dépasse durablement l'offre. L'indice ITIC de 50/100 reflète un marché équilibré, où le rapport offre/demande permet une formation de prix plus rationnelle.

— diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
— %
Logements interdits location 2025-2034

Le parc immobilier de Basse-Terre dispose d'un nombre limité de diagnostics énergétiques renseignés (0 DPE recensés), ce qui rend l'analyse statistique moins représentative. Pour une lecture fine de la performance énergétique d'un bien spécifique, le DPE individuel reste la référence à demander au vendeur ou au bailleur.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 5/5
Sismique
Niveau 5/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
18,6 %
889 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 100 %
Eau potable
100 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
95
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Basse-Terre présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, sismique niveau 5. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le zonage sismique réglementaire de niveau 5/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Basse-Terre.

Population
9 417
-3,69 % sur 5 ans · densité 2093 hab/km²
Revenu médian zone
18 334 €
Pauvreté 34,1 % · chômage 38,9 %
Propriétaires
37,8 %
vs locataires 63.0 %
Tissu économique
1 519
Établissements actifs · 186 créations 12 mois
Score localisation
34/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
61/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 9 417 habitants et une léger recul (-3,7 % sur 5 ans), Basse-Terre se positionne sur une trajectoire démographique fragile. Le tissu économique local compte 1 519 établissements actifs avec 186 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (18 334 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (37,8 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Basse-Terre.

Acheteur résidentiel — Marché équilibré qui laisse le temps de comparer. Visiter au moins 5-7 biens avant offre. La marge de négociation tourne autour de 3-5 % sur le prix affiché. Privilégier les biens avec parcelle exclusive et stationnement.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (18,6 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché stable. Afficher au prix médian. Investir dans le home staging (1-2 % du prix) peut accélérer la vente de 30 à 50 %. Préparer dès l'estimation un dossier complet (DPE, ERP, charges, taxes) pour rassurer.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Basse-Terre (1 944 €/m²) se positionne parmi les plus accessibles du secteur. Trois-Rivières, à proximité, atteint 3 388 €/m² (+74,3 % de plus). Pour qui cherche à s'installer dans le bassin de vie sans subir le prix du centre, Basse-Terre représente une alternative économique pertinente.

Trois leçons à retenir de Basse-Terre.

En synthèse, Basse-Terre présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en accélération qui exige rapidité de décision pour les acheteurs et offre un timing favorable aux vendeurs ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Basse-Terre repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Basse-Terre.

Quel est le prix de l'immobilier à Basse-Terre ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Basse-Terre s'établit à 1 944 EUR/m2, avec une moyenne à 2 128 EUR/m2. La fourchette interquartile va de 1 070 EUR/m2 (P25) à 2 198 EUR/m2 (P75) : l'écart est considérable, ce qui signifie que le marché est très hétérogène. Un bien du bas de gamme vaut deux fois moins au mètre carré qu'un bien du haut de gamme. Ce n'est pas un marché uniforme, et se fier au seul médian pour calibrer une offre serait une erreur. La distinction appartement/maison est nette : les appartements se négocient à 2 512 EUR/m2 en médian, les maisons à 1 794 EUR/m2. C'est l'inverse de ce qu'on observe dans beaucoup de villes continentales. Une maison individuelle offre donc davantage de surface pour le même budget, mais elle implique aussi davantage d'entretien et une liquidité parfois plus faible. Le volume de transactions est modeste : 181 ventes enregistrées sur la période DVF analysée pour une ville de 9 400 habitants. Un marché peu liquide amplifie les variations de prix à la hausse comme à la baisse, et rend la comparaison de biens plus difficile. Conséquence pratique : chaque bien doit être évalué à la parcelle, pas par référence à un prix de quartier supposé homogène.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Basse-Terre ?
Sur les douze derniers mois, les prix affichent une hausse de 23,5 % selon les données DVF. C'est un chiffre spectaculaire, et il faut le lire avec précaution avant de tirer des conclusions. Première mise en garde : sur un marché à faible volume comme Basse-Terre (181 transactions), quelques ventes atypiques — un bien exceptionnel, une transaction entre parties liées, un lot de logements neufs — peuvent faire bouger le médian de manière significative sans refléter une tendance de fond. Cette hausse ne signifie pas nécessairement que les biens ont pris 23 % de valeur intrinsèque. Deuxième mise en garde : cette progression est à croiser avec les fondamentaux locaux, qui sont tendus. Le taux de chômage atteint 38,9 %, le taux de pauvreté 34,1 %, le revenu médian du territoire est de 18 334 EUR par an. Ces indicateurs INSEE ne soutiennent pas une demande solvable en forte expansion. Troisième signal à surveiller : le taux de vacance des logements dépasse 18 %, selon les données LOVAC. Un parc largement inoccupé coexiste avec une hausse de prix — combinaison qui peut refléter un segment de marché étroit (résidences secondaires, institutionnels, diaspora) plutôt qu'une dynamique résidentielle large. Pour un acheteur : ne pas se laisser emporter par la tendance affichée sans vérifier que le bien ciblé justifie le prix demandé par ses propres caractéristiques. Pour un vendeur : la fenêtre est favorable à court terme, mais le socle économique local fragile plaide pour ne pas trop différer si l'objectif est de vendre.
Faut-il acheter à Basse-Terre maintenant ou attendre ?
La réponse dépend de votre profil et de votre horizon, et les données imposent une honnêteté sur les risques. Le marché a progressé de 23,5 % en douze mois, mais sur des fondamentaux économiques très faibles : chômage à 38,9 %, taux de pauvreté à 34,1 %, population en recul de 3,7 % sur cinq ans. Ce trio indique que la demande locale solvable est structurellement limitée. La progression de prix récente semble davantage portée par des acheteurs extérieurs ou des investisseurs que par un bassin résidentiel en expansion. Plusieurs signaux méritent attention avant de signer. Le taux de vacance à 18,6 % est un indicateur sérieux : près d'un logement sur cinq est vide selon LOVAC. Acheter dans un marché suroffert en logements vacants expose à une décote potentielle à la revente et à des difficultés de location. L'indice de tension locative est classé 'atone' : il n'y a pas de pression de la demande locative, ce qui réduit la capacité à louer vite et au prix souhaité. Pour une résidence principale sur un horizon long (dix ans et plus), l'achat peut se justifier si le prix est négocié en référence au bas de la fourchette (P25 à 1 070 EUR/m2) et si le bien est en bon état. Pour un investissement locatif ou un horizon court, les signaux sont défavorables. Attendre de vérifier que la hausse récente n'est pas un épiphénomène de marché mince est une posture raisonnable.
Investir dans l'immobilier locatif à Basse-Terre, est-ce rentable ?
Les données disponibles invitent à la prudence franche sur ce point. L'indice de tension locative est classé 'atone' : il n'y a pas de déséquilibre demande/offre favorable au bailleur. Le taux de vacance des logements atteint 18,6 % selon LOVAC, ce qui signifie qu'une part non négligeable du parc existant ne trouve pas preneur. Dans ce contexte, louer un bien suppose de proposer un prix compétitif, et les délais de mise en location peuvent être longs. Le niveau de revenus du territoire amplifie cette contrainte : le revenu médian annuel selon les données INSEE est de 18 334 EUR, le taux de pauvreté de 34,1 % et le chômage de 38,9 %. Ces chiffres définissent le plafond réel des loyers solvables localement. Un rendement locatif brut attractif sur le papier peut se transformer en rendement net décevant une fois la vacance locative, les impayés statistiquement plus probables dans ce contexte socioéconomique, et les charges de gestion intégrés. Rappel méthodologique important : les données dont nous disposons ne comprennent pas les loyers réellement constatés à Basse-Terre. Avant tout investissement, il est indispensable de vérifier les loyers effectifs pratiqués sur le marché local, pas des estimations d'un agrégateur national qui applique des ratios moyens nationaux sans tenir compte du contexte guadeloupéen. La rentabilité locative à Basse-Terre, si elle existe, sera le fait de biens bien positionnés sur un segment précis — logement fonctionnaire, marché institutionnel — et non d'une dynamique de marché large.
Basse-Terre est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et de façon significative sur deux risques majeurs que tout acquéreur doit intégrer dans sa décision. Le risque sismique est classé en zone 5, la catégorie maximale de l'échelle française définie par le décret de zonage sismique. La Guadeloupe est l'une des zones de France les plus exposées à ce risque, en raison de sa position sur l'arc des Petites Antilles, à la jonction des plaques tectoniques nord-américaine et caraïbe. En pratique, cela signifie que les constructions doivent répondre aux normes parasismiques les plus contraignantes (PS-MI ou EUROCODES selon la date et la nature du bâti), et qu'un bien ancien non mis aux normes représente un risque physique et une décote potentielle. Le risque inondation est également signalé comme présent sur la commune. Les zones inondables exposent l'acquéreur à des difficultés d'assurance, des primes majorées, voire des refus de couverture. Sur ces deux risques, la consultation de l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte est obligatoire avant toute transaction, mais elle ne suffit pas : demandez également le Plan de Prévention des Risques (PPR) applicable et vérifiez si le bien a subi des sinistres déclarés (historique des catastrophes naturelles reconnues, disponible sur le site Géorisques/BRGM). Le risque retrait-gonflement des argiles (RGA) n'est pas signalé pour Basse-Terre, ce qui constitue un point neutre. Ces éléments doivent être pesés avant tout achat, en particulier pour un bien ancien dont l'état structurel est inconnu.
Les prix immobiliers à Basse-Terre tiennent-ils compte du taux de vacance élevé ?
C'est la question structurelle du marché basseterrien, et les données y répondent de manière troublante. Le taux de vacance des logements atteint 18,6 % selon LOVAC — soit près d'un logement sur cinq inoccupé. Dans le même temps, les prix affichent une hausse de 23,5 % sur douze mois. Cette coexistence est paradoxale : en théorie, un parc très vacant devrait exercer une pression baissière sur les prix, car l'offre disponible est abondante. Plusieurs explications possibles, qui ne sont pas mutuellement exclusives. Une partie du parc vacant est structurellement inadaptée à la demande : logements dégradés, mal situés, sans mise aux normes sismiques, ou appartenant à des propriétaires qui ne souhaitent pas vendre. Le segment actif des transactions — biens en bon état, bien placés — se négocie à des prix élevés sur un volume réduit, tirant le médian vers le haut sans que cela reflète la valeur de l'ensemble du parc. La demande active peut être portée par des acheteurs non résidents (diaspora, métropolitains) peu sensibles aux revenus locaux. Conséquence directe pour un acheteur : la forte vacance est un signal de liquidité difficile. Acheter aujourd'hui au prix médian n'implique pas pouvoir revendre dans de bonnes conditions demain, si la demande externe se rétracte. Un bien acheté dans le haut de la fourchette (autour de P75, soit 2 198 EUR/m2) dans un marché à 18 % de vacance est un pari sur la continuité d'une demande externe, pas sur un marché résidentiel local solide.
Vivre à Basse-Terre : démographie et contexte socioéconomique, que disent les données ?
Basse-Terre est la préfecture de la Guadeloupe, avec une population de 9 417 habitants, en recul de 3,7 % sur cinq ans selon les données INSEE. Ce n'est pas un effondrement, mais c'est un signal clair d'attrition démographique, dans un contexte où la Guadeloupe dans son ensemble connaît une pression migratoire vers la métropole, notamment chez les jeunes actifs. Les indicateurs socioéconomiques sont parmi les plus dégradés que l'on puisse rencontrer sur le territoire français. Le taux de chômage dépasse 38,9 %, le taux de pauvreté atteint 34,1 %, et le revenu médian annuel est de 18 334 EUR. Ces chiffres ne sont pas des abstractions : ils définissent le tissu économique dans lequel un propriétaire, bailleur ou résident, évolue au quotidien. Le taux de propriétaires est de 37,8 %, assez faible, ce qui reflète des difficultés d'accès au crédit dans une population à revenus contraints. Sur le plan des établissements, la commune recense 1 519 établissements actifs avec 186 créations sur douze mois, ce qui témoigne d'un tissu économique présent, lié en partie au statut de préfecture. Le score de transport ressort à 80/100, ce qui est le seul indicateur d'équipement pour lequel une lecture favorable est possible : l'accessibilité de la ville à l'échelle de l'île est correcte. Les scores d'éducation, santé et commerce affichent 0 dans les données disponibles pour cette commune, ce qui reflète une absence de données exploitables à ce stade dans notre référentiel, et non nécessairement une absence totale de services. Pour un ménage envisageant de s'y établir, la réalité socioéconomique locale est à intégrer sans filtre : Basse-Terre est une ville administrative en léger déclin démographique, aux indicateurs de précarité élevés, dont la dynamique dépend en partie de l'emploi public et institutionnel.

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