Département 974 · 04 · 13 067 hab.

Marché immobilier à Petite-Île (97429) — Prix, DPE, risques 2025

401 transactions DVF analysées, prix médian 2 374 €/m², indice de tension ITIC 38/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

2 374 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 1 875 — 3 412 €
-17,92 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
38/100
Indice ITIC
Équilibré
401
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Petite-Île est une ville moyenne péri-urbaine de 13 067 habitants répartis sur 34,2 km², située dans le département 974 en région La Réunion à 5.9 km de Saint-Pierre. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 2 374 €/m², une tendance en forte baisse sur les 12 derniers mois (-17,9 %) et un indice de tension ITIC équilibré (38/100).

Prix par typologie à Petite-Île.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement3 767 €
Maison2 648 €
Tous biens (médian)2 374 €1 875 — 3 412 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Petite-Île traverse une phase de correction avec une variation de -17,9 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 38/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

— diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
— %
Logements interdits location 2025-2034

Le parc immobilier de Petite-Île dispose d'un nombre limité de diagnostics énergétiques renseignés (0 DPE recensés), ce qui rend l'analyse statistique moins représentative. Pour une lecture fine de la performance énergétique d'un bien spécifique, le DPE individuel reste la référence à demander au vendeur ou au bailleur.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
6,1 %
360 logements vacants. Marché fluide.
— Eau 81 %
Eau potable
81 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
155
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Petite-Île présente 1 risque physique majeur identifié : inondation. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Petite-Île.

Population
13 067
+3,57 % sur 5 ans · densité 383 hab/km²
Revenu médian zone
17 135 €
Pauvreté 36,8 % · chômage 23,4 %
Propriétaires
73,2 %
vs locataires 27.0 %
Tissu économique
2 376
Établissements actifs · 298 créations 12 mois
Score localisation
29/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
60/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 13 067 habitants et une croissance modérée (+3,6 % sur 5 ans), Petite-Île se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local compte 2 376 établissements actifs avec 298 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (17 135 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (73,2 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Petite-Île.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Étudier finement le rendement brut local et la solvabilité des locataires types. Privilégier les biens DPE C ou mieux pour sécuriser la rentabilité face aux interdictions de mise en location 2025-2034.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Petite-Île (2 374 €/m²) se positionne parmi les plus accessibles du secteur. Saint-Pierre, à proximité, atteint 3 453 €/m² (+45,5 % de plus). Pour qui cherche à s'installer dans le bassin de vie sans subir le prix du centre, Petite-Île représente une alternative économique pertinente.

Trois leçons à retenir de Petite-Île.

En synthèse, Petite-Île présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; une dynamique démographique attractive qui soutient le marché à moyen terme. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Petite-Île repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Petite-Île.

Quel est le prix de l'immobilier à Petite-Île ?
D'après les données DVF/DGFiP, le prix médian à Petite-Île s'établit à 2 374 EUR/m2, avec une fourchette qui va de 1 875 EUR/m2 (premier quartile) à 3 412 EUR/m2 (troisième quartile). L'écart entre ces deux bornes est considérable : il reflète une hétérogénéité forte du parc, entre biens dégradés ou mal situés en bas de fourchette et biens de standing ou de vue en haut. Le prix moyen (2 643 EUR/m2) dépasse le médian de près de 270 EUR/m2, signe que quelques transactions élevées tirent la moyenne vers le haut -- la médiane est donc plus représentative du marché réel. La distinction appartement/maison est nette : les appartements s'échangent à 3 767 EUR/m2, les maisons à 2 648 EUR/m2. Ce différentiel de plus de 1 100 EUR/m2 s'explique par la part dominante des maisons dans le volume de ventes et par une demande d'appartement portée par des acheteurs qui valorisent certains immeubles spécifiques. Sur 12 mois, 401 transactions ont été enregistrées, ce qui représente un volume correct pour une commune de 13 000 habitants -- le marché n'est pas illiquide, mais il ne faut pas s'attendre à une fluidité comparable à une grande ville. Concrètement, pour un acheteur : un budget de 200 000 EUR permet d'envisager entre 60 et 80 m2 au prix médian, moins si le bien est de qualité supérieure ou bien situé. L'amplitude de la fourchette P25-P75 signifie aussi qu'il y a une vraie marge de négociation sur les biens du bas de gamme, en particulier dans un contexte de baisse des prix.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Petite-Île ?
Sur les douze derniers mois, le marché de Petite-Île a reculé de 17,9 %. Ce n'est pas une fluctuation de court terme : c'est une correction sévère. Pour donner un ordre de grandeur concret, un bien acheté 250 000 EUR il y a un an vaudrait aujourd'hui autour de 205 000 EUR aux mêmes conditions. Un vendeur qui s'accroche au prix d'il y a 18 mois risque de voir son bien stagner sur le marché ou d'être contraint à une révision douloureuse. Pour un acheteur, deux repères permettent de cadrer la décision. Premier repère : l'horizon de détention. Une résidence principale conservée dix ans ou plus absorbe mécaniquement l'amplitude du cycle. Entrer dans un marché en repli, avec un pouvoir de négociation fort, est structurellement favorable sur le long terme. Sur un horizon de trois à cinq ans en revanche, le risque de revendre à perte est réel si la correction se prolonge ou si un rebond tarde. Second repère : la qualité intrinsèque du bien. Dans un marché baissier, les biens mediocres -- logements vétustes, mal exposés, nécessitant de lourds travaux -- décotent deux fois plus vite que les biens sains. Le marché tri les actifs avec une brutalité que le cycle haussier masquait. La stratégie défendable aujourd'hui pour un acheteur : négocier sans complexe, viser un bien en bon état ou rénovable à coût maîtrisé, ne pas se laisser influencer par des références de prix datées. Pour un vendeur : se positionner au prix réellement constaté dans les transactions récentes de DVF, pas au souvenir du marché 2021-2022.
Faut-il acheter à Petite-Île maintenant ou attendre ?
La réponse dépend avant tout de votre profil et de votre horizon, pas d'une prédiction de marché que personne ne peut formuler avec certitude. Trois facteurs sont objectivables à partir des données disponibles. Facteur 1 : le marché est en correction franche (-17,9 % sur 12 mois). Acheter maintenant signifie entrer à un prix déjà inférieur aux sommets récents, mais sans garantie que le point bas soit atteint. Si la baisse se poursuit six à douze mois de plus, un attentisme de courte durée peut permettre de mieux négocier. Facteur 2 : la tension locative est classée en équilibre (indice 38/100). Il n'y a pas de pression d'acheteurs en concurrence qui justifierait de se précipiter. Le marché ne risque pas de vous échapper si vous prenez deux ou trois mois pour bien analyser. Facteur 3 : le taux de vacance de 6,06 % selon LOVAC signale qu'une fraction non négligeable du parc de logements est inoccupée. Cela confirme l'absence de tension et indique que les vendeurs ont peu de levier pour résister à la négociation. En synthèse : si vous achetez pour vous loger à long terme (au moins huit ans) et que vous trouvez un bien en bon état à un prix cohérent avec les données DVF récentes, acheter aujourd'hui est défendable. Si vous cherchez un investissement locatif ou un horizon court, il n'y a pas d'urgence -- prenez le temps d'analyser les loyers réellement constatés et de modéliser le rendement net après charges.
Investir dans l'immobilier locatif à Petite-Île, est-ce rentable ?
Les données disponibles commandent une prudence marquée avant de se lancer dans un investissement locatif à Petite-Île. Voici pourquoi. Le prix médian est de 2 374 EUR/m2. Le rendement brut dépend directement du loyer que vous pouvez effectivement pratiquer -- cette donnée n'est pas intégrée ici, et il est impératif de vérifier les loyers réellement constatés dans les annonces locales avant tout calcul. La tension locative est qualifiée d'équilibre (indice 38/100), ce qui signifie que la demande locative n'est pas tendue au point de garantir un remplissage rapide ou de permettre des loyers élevés. Le taux de vacance de 6,06 % confirme cette lecture : une partie du parc ne trouve pas preneur, ce qui doit alerter sur la sélectivité des locataires potentiels. Le contexte socio-économique est un facteur de risque supplémentaire que les données rendent visible : le revenu médian des ménages est de 17 135 EUR par an, le taux de pauvreté atteint 36,8 % et le taux de chômage 23,4 % (données INSEE/IRIS). Ces trois indicateurs convergent pour signaler une solvabilité locative limitée, ce qui pèse à la fois sur les loyers pratiquables et sur le risque d'impayés. Enfin, la correction de -17,9 % sur les prix en 12 mois signifie que la plus-value à la revente n'est pas acquise, et que le rendement total (loyer + valorisation) sera plus difficile à défendre. Ce n'est pas une exclusion catégorique -- un bien acheté bas, en bon état, bien positionné, avec un locataire solvable peut dégager un rendement raisonnable. Mais les conditions actuelles ne permettent pas de qualifier ce marché d'opportunité locative évidente. La diligence chiffrée est non négociable.
Petite-Île est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et cela doit figurer explicitement dans votre analyse avant toute acquisition. Deux risques sont documentés pour Petite-Île. Premièrement, le risque d'inondation est avéré. La commune est identifiée comme exposée dans les référentiels Géorisques/BRGM. Ce risque est particulièrement pertinent à La Réunion, où les épisodes cycloniques peuvent provoquer des crues rapides et intenses. Concrètement, selon la parcelle visée, vous pouvez vous trouver en zone inondable avec des conséquences directes sur l'assurabilité du bien, le coût des primes d'assurance, et la valeur de revente. Deuxièmement, un risque sismique de niveau 2 (faible à modéré) est enregistré. Ce niveau ne rend pas la construction impossible ni l'achat irrationnel, mais il impose de vérifier la conformité parasismique du bâtiment, notamment pour les constructions antérieures aux réglementations récentes. Le risque argile (retrait-gonflement) est en revanche absent des données pour cette commune. Ce que vous devez faire avant de signer : exiger l'État des Risques et Pollutions (ERP), qui est obligatoire et doit être fourni par le vendeur pour chaque transaction. Il précise les risques applicables à la parcelle exacte, pas seulement à la commune. Ne pas se contenter d'une réponse orale -- l'ERP engage la responsabilité du vendeur. Le risque inondation avéré justifie également de vérifier l'historique des sinistres (clause de reconnaissance de catastrophe naturelle) et de contacter votre assureur avant la signature.
Vivre à Petite-Île : services, démographie et contexte social ?
Petite-Île compte 13 067 habitants et a enregistré une croissance démographique de 3,57 % sur cinq ans selon l'INSEE. Ce rythme de croissance est positif et indique que la commune attire ou retient sa population -- c'est un indicateur de base favorable pour la demande résidentielle à long terme. Sur le plan des services, la commune héberge 2 376 établissements actifs et 298 créations d'entreprises sur 12 mois, ce qui traduit une activité économique locale réelle. Le score de transport est de 50/100, niveau moyen qui indique une accessibilité partielle -- la dépendance à la voiture individuelle est vraisemblablement forte pour les déplacements hors commune. En revanche, les scores éducation, santé et commerce sont tous à zéro dans les données disponibles. Cette absence de score exploitable ne permet pas d'évaluer l'offre de proximité dans ces secteurs : il faut vérifier concrètement sur le terrain la présence d'écoles, de médecins et de commerces en fonction de l'adresse précise visée. Le contexte socio-économique mérite d'être regardé en face : revenu médian de 17 135 EUR par an, taux de pauvreté de 36,8 % et taux de chômage de 23,4 % (données INSEE/IRIS). Ces chiffres situent Petite-Île dans un contexte de précarité économique marquée, nettement au-dessus des moyennes métropolitaines. Ce contexte n'est pas sans incidence sur la demande locative solvable, la dynamique commerciale et, à terme, les prix immobiliers. Le taux de propriétaires est élevé à 73,2 %, ce qui est cohérent avec une culture de l'accession dominante dans les territoires ultramarins, mais limite mécaniquement le bassin de locataires potentiels.

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