Département 971 · 01 · 16 228 hab.

Marché immobilier à Morne-à-l'Eau (97111) — Prix, DPE, risques 2025

72 transactions DVF analysées, prix médian 2 532 €/m², indice de tension ITIC 1/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

2 532 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 814 — 3 228 €
+32,20 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
1/100
Indice ITIC
atone
72
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Morne-à-l'Eau est une ville moyenne péri-urbaine de 16 228 habitants répartis sur 70,0 km², située dans le département 971 en région Guadeloupe à 5.9 km de Les Abymes. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 2 532 €/m², une tendance en forte hausse sur les 12 derniers mois (+32,2 %) et un indice de tension ITIC détendu (1/100).

Prix par typologie à Morne-à-l'Eau.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement8 210 €
Maison2 321 €
Tous biens (médian)2 532 €814 — 3 228 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Morne-à-l'Eau traverse une phase d'accélération marquée : avec une hausse de +32,2 % sur 12 mois, les biens partent plus vite et les marges de négociation se réduisent. Cette dynamique est typique des communes où la demande dépasse durablement l'offre. L'indice ITIC de 1/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

— diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
— %
Logements interdits location 2025-2034

Le parc immobilier de Morne-à-l'Eau dispose d'un nombre limité de diagnostics énergétiques renseignés (0 DPE recensés), ce qui rend l'analyse statistique moins représentative. Pour une lecture fine de la performance énergétique d'un bien spécifique, le DPE individuel reste la référence à demander au vendeur ou au bailleur.

Avant achat — vérifier l'ERP.

✓ Hors PPRI
Inondation
Hors PPRI
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 5/5
Sismique
Niveau 5/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
10,6 %
809 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 97 %
Eau potable
97 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
200
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Morne-à-l'Eau présente 1 risque physique majeur identifié : sismique niveau 5. Le zonage sismique réglementaire de niveau 5/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Morne-à-l'Eau.

Population
16 228
+2,06 % sur 5 ans · densité 232 hab/km²
Revenu médian zone
18 334 €
Pauvreté 34,1 % · chômage 26,7 %
Propriétaires
69,3 %
vs locataires 31.0 %
Tissu économique
2 951
Établissements actifs · 338 créations 12 mois
Score localisation
34/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
63/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 16 228 habitants et une croissance modérée (+2,1 % sur 5 ans), Morne-à-l'Eau se positionne sur une trajectoire démographique attractive. Le tissu économique local compte 2 951 établissements actifs avec 338 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (18 334 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (69,3 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Morne-à-l'Eau.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (10,6 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché stable. Afficher au prix médian. Investir dans le home staging (1-2 % du prix) peut accélérer la vente de 30 à 50 %. Préparer dès l'estimation un dossier complet (DPE, ERP, charges, taxes) pour rassurer.

Famille — Profil patrimonial intéressant pour s'installer durablement. Vérifier la carte scolaire, les transports, la densité d'équipements de santé (BPE) à 800 m. La présence d'un parc, d'une école, d'une ligne de transport structurante valorise sensiblement le bien.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Morne-à-l'Eau (2 532 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Le Gosier, affiche 3 899 €/m² (+54,0 % de plus) ; à l'inverse, Petit-Canal reste à 748 €/m² (-70,5 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Morne-à-l'Eau.

En synthèse, Morne-à-l'Eau présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en accélération qui exige rapidité de décision pour les acheteurs et offre un timing favorable aux vendeurs ; un parc immobilier majoritairement conforme aux exigences énergétiques et un environnement à risques physiques limités ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Morne-à-l'Eau repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Morne-à-l'Eau.

Quel est le prix de l'immobilier à Morne-à-l'Eau ?
Le prix médian constaté sur les transactions DVF/DGFiP est de 2 532 EUR/m2, avec une moyenne légèrement supérieure à 2 577 EUR/m2 — l'écart limité entre les deux indique que les valeurs extrêmes ne tirent pas trop la distribution. La fourchette réelle est cependant très large : le premier quartile (P25) s'établit à 814 EUR/m2 et le troisième quartile (P75) à 3 228 EUR/m2. Autrement dit, un quart des biens se vendent à moins de 814 EUR/m2 — il s'agit probablement de terrains, de biens très dégradés ou de situations atypiques — et un quart dépasse 3 228 EUR/m2. Le marché est donc fortement segmenté, et comparer deux biens sur la seule base du prix médian communal n'a pas grand sens. La distinction appartement/maison est frappante : les appartements ressortent à 8 210 EUR/m2, soit près de 3,5 fois le prix des maisons à 2 321 EUR/m2. Cette prime de l'appartement, inhabituelle dans les marchés ruraux, mérite une vérification sérieuse sur la nature des biens vendus : s'agit-il de petites surfaces, de résidences particulières, ou d'un segment très étroit ? En tout état de cause, l'acheteur d'une maison se situe à environ 2 321 EUR/m2 en médiane. Le volume de transactions reste mince : 72 ventes DVF sur la période analysée. C'est peu pour une commune de 16 000 habitants, ce qui signifie que chaque transaction pèse lourd dans les statistiques et qu'un seul lot atypique peut faire bouger les chiffres. À l'usage : ne pas surpondérer une seule annonce ou un seul prix constaté, et exiger un historique complet des ventes comparables avant toute offre.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Morne-à-l'Eau ?
La tendance sur 12 mois ressort à +32,2 % selon les données DVF. C'est un chiffre spectaculaire, et il appelle une lecture prudente avant de sauter aux conclusions. Sur un marché à 72 transactions par an, une variation de cette ampleur peut s'expliquer par un simple changement de composition des biens vendus : si l'année précédente les ventes portaient majoritairement sur des terrains ou des biens très dégradés (ce que la fourchette P25 à 814 EUR/m2 laisse entrevoir) et que cette année les transactions ont concerné davantage de maisons finies ou d'appartements, la hausse statistique est mécanique, pas réelle au sens patrimonial. Ce marché est dit 'atone' avec un indice de tension de 1, ce qui signifie que la demande n'est structurellement pas supérieure à l'offre. Un marché atone qui affiche +32 % en un an, c'est un signal contradictoire qui invite à la méfiance vis-à-vis du chiffre lui-même, pas nécessairement à l'euphorie. Pour un acheteur : ne pas se laisser convaincre par ce +32 % qu'il faut 'acheter vite avant que ça monte encore'. Le contexte de tension atone et de volume de ventes réduit ne supporte pas cette narration. Pour un vendeur : ce chiffre peut légitimer un repositionnement à la hausse, mais uniquement si le bien est comparable aux transactions récentes qui tirent la moyenne. La prudence impose de regarder les ventes DVF une par une, pas le seul chiffre global.
Faut-il acheter à Morne-à-l'Eau maintenant ou attendre ?
La réponse honnête est que ce marché ne crée pas de pression urgente d'achat. L'indice de tension est de 1 et la classification est 'atone' : il n'y a pas de pénurie de biens, pas de surenchère généralisée, pas de risque réel de se faire 'souffler' un bien. L'acheteur est en position de force pour négocier. Deux éléments compliquent cependant la décision. Premier élément : le contexte socioéconomique local est difficile. Le revenu médian IRIS est de 18 334 EUR annuels, le taux de pauvreté atteint 34,1 % et le taux de chômage 26,7 %. Ce n'est pas une donnée anecdotique pour un investisseur : dans un territoire où un tiers des habitants vit sous le seuil de pauvreté et où plus d'un actif sur quatre est sans emploi, la solvabilité des futurs acheteurs ou locataires est structurellement contrainte. Cela plafonne la capacité du marché à absorber des hausses de prix ou des loyers élevés. Deuxième élément : le taux de vacance LOVAC est de 10,57 %. Près d'un logement sur dix est vacant de façon prolongée sur le territoire communal. C'est un signal clair de déséquilibre entre l'offre et la demande de logement occupé. Pour une résidence principale sur le long terme (huit ans et plus), avec un bien de qualité correcte acheté à prix négocié, l'achat reste défendable. Pour un horizon court ou pour un investissement locatif, la combinaison vacance élevée, tension atone et fragilité économique locale incite à la prudence sérieuse. Attendre n'a de sens que si l'on anticipe une correction — dans un marché aussi peu liquide, cette correction peut tout autant ne jamais se matérialiser clairement.
Investir dans l'immobilier locatif à Morne-à-l'Eau, est-ce rentable ?
Les données disponibles permettent de tracer un portrait honnête, et il n'est pas particulièrement engageant pour l'investisseur locatif. Commençons par les fondamentaux : le marché est classé 'atone' avec un indice de tension de 1. Cela veut dire que la demande locative n'est pas en excès par rapport à l'offre de logements disponibles. Aucune pression structurelle ne soutient les loyers à la hausse. Le taux de vacance LOVAC de 10,57 % confirme ce diagnostic : une fraction significative du parc est inoccupée durablement. Trouver un locataire n'est donc pas garanti, et maintenir un taux d'occupation élevé demandera soit un loyer attractif (donc bas), soit un bien particulièrement bien situé ou de qualité. Le contexte socioéconomique est le second facteur de risque : avec un revenu médian de 18 334 EUR par an, un taux de pauvreté de 34,1 % et un taux de chômage de 26,7 %, la base de locataires solvables sans aide au logement est limitée. Les loyers réellement pratiqués doivent être vérifiés sur des sources locales récentes — les données DVF ne couvrent pas les loyers, et aucune donnée de loyer médian n'est fournie ici. Ne jamais construire un plan de rentabilité sur un loyer théorique : exiger des justificatifs de loyers constatés pour des biens comparables avant tout engagement. Sur le plan du prix d'entrée, une maison à 2 321 EUR/m2 en médiane peut sembler accessible, mais la rentabilité brute réelle dépend entièrement du loyer constaté. Sans cette donnée vérifiée, toute projection de rendement est spéculative. Conclusion prudente : Morne-à-l'Eau présente aujourd'hui une combinaison de signaux défavorables à l'investissement locatif opportuniste. Un investisseur expérimenté connaissant le tissu local peut y trouver des niches, mais pour quelqu'un qui découvre le marché, les risques de vacance et de loyer contraint sont réels et documentés.
Morne-à-l'Eau est-elle exposée à des risques naturels ?
Les données signalent un profil de risque concentré sur un facteur majeur : le risque sismique. La commune est classée en zone de sismicité 5, soit le niveau maximal de l'échelle française. Ce n'est pas un détail administratif : la Guadeloupe se trouve sur une zone de subduction active, et ce classement implique des exigences parasismiques strictes pour toute construction ou rénovation. Pour un acheteur, cela signifie deux choses concrètes. D'abord, vérifier que tout bien existant respecte les normes parasismiques en vigueur au moment de sa construction — les bâtiments anciens peuvent présenter des vulnérabilités réelles. Ensuite, pour tout projet de travaux ou de construction neuve, intégrer le surcoût lié aux normes parasismiques dans le budget. En revanche, les données disponibles n'indiquent ni risque d'inondation ni risque de retrait-gonflement des argiles (RGA) pour cette commune, ce qui limite le spectre des risques naturels à surveiller. Ce diagnostic est communal et non parcellaire : l'État des Risques et Pollutions (ERP) obligatoire à la signature de tout acte de vente ou de location précise les risques à l'adresse exacte du bien. Ne jamais signer sans l'avoir lu. Pour les risques sismiques spécifiquement, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) publie des données détaillées par zone consultables librement.
Vivre à Morne-à-l'Eau : services, démographie et contexte social ?
La commune compte 16 228 habitants et a enregistré une croissance démographique de +2,06 % sur cinq ans. C'est un rythme positif et modéré, qui témoigne d'une stabilité relative de la population plutôt que d'un déclin. Le parc d'établissements est conséquent avec 2 951 unités et 338 créations sur 12 mois, ce qui indique une activité économique locale existante, même si cela ne préjuge pas de sa vitalité ni de sa capacité à absorber la main-d'œuvre locale. Le score de localisation de 34/100 est bas. Cela traduit des contraintes d'accessibilité ou de positionnement géographique qui peuvent peser sur la valeur patrimoniale à long terme et sur le quotidien des résidents dépendant de leur véhicule. Le score transport de 65/100 est plus correct et nuance ce tableau. En revanche, les scores d'éducation, de santé et de commerce ressortent tous à 0/100 dans les données disponibles — ces valeurs semblent être des données manquantes plutôt que des scores réels, et il serait erroné de les interpréter comme une absence totale de services. La réalité des équipements doit être vérifiée directement. Le contexte social est le point le plus préoccupant pour un futur résident ou investisseur : revenu médian IRIS de 18 334 EUR annuels, taux de pauvreté de 34,1 % et taux de chômage de 26,7 %. Ces indicateurs placent Morne-à-l'Eau dans une situation de fragilité économique marquée. Le score de sécurité de 63/100 est dans la moyenne, sans être alarmant. Le taux de propriétaires occupants de 69,3 % est élevé, signe d'un attachement résidentiel fort et d'un parc majoritairement habité par ses propriétaires, ce qui contribue généralement à l'entretien du tissu urbain. Pour une famille qui s'y installe durablement, ces éléments forment un tableau contrasté : démographie stable, propriété bien ancrée, mais marché de l'emploi difficile et accès aux services à vérifier sur place.

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