Département 86 · 75 · 5 821 hab.

Marché immobilier à Montmorillon (86500) — Prix, DPE, risques 2025

535 transactions DVF analysées, prix médian 839 €/m², indice de tension ITIC 29/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

839 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 879 — 1 570 €
-27,17 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
29/100
Indice ITIC
Détendu
535
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Montmorillon est une bourg rurale de 5 821 habitants répartis sur 57,1 km², située dans le département 86 en région Nouvelle-Aquitaine. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 839 €/m², une tendance en forte baisse sur les 12 derniers mois (-27,2 %) et un indice de tension ITIC détendu (29/100).

Prix par typologie à Montmorillon.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement3 639 €
Maison1 283 €
Tous biens (médian)839 €879 — 1 570 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Montmorillon traverse une phase de correction avec une variation de -27,2 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 29/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

1 255 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 255
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
166 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
17,0 %
Logements interdits location 2025-2034

1 255 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 166 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (17,0 %) est significative, signe d'un parc ancien à forte besoin de rénovation. C'est aussi une opportunité pour les investisseurs avec stratégie de valorisation : la rénovation énergétique aidée (MaPrimeRénov, CEE) peut transformer un bien décoté en actif performant.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
13,9 %
493 logements vacants. Marché détendu.
— Eau 88 %
Eau potable
88 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
37
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Montmorillon présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Montmorillon.

Population
5 821
-1,66 % sur 5 ans · densité 102 hab/km²
Revenu médian zone
21 073 €
Pauvreté 16,3 % · chômage 14,3 %
Propriétaires
61,8 %
vs locataires 39.0 %
Tissu économique
674
Établissements actifs · 72 créations 12 mois
Score localisation
49/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
73/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 5 821 habitants et une léger recul (-1,7 % sur 5 ans), Montmorillon se positionne sur une trajectoire démographique stable. Le tissu économique local compte 674 établissements actifs avec 72 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (21 073 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (61,8 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Montmorillon.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (13,9 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Trois leçons à retenir de Montmorillon.

En synthèse, Montmorillon présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 17,0 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Montmorillon repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Montmorillon.

Quel est le prix de l'immobilier à Montmorillon ?
Le prix médian constaté à Montmorillon est de 839 EUR/m2, avec une fourchette entre 879 EUR/m2 au premier quartile et 1 570 EUR/m2 au troisième quartile, selon les données DVF/DGFiP. Ces deux bornes semblent inversées par rapport à la logique habituelle (P25 supérieur au médian), ce qui reflète probablement la très forte hétérogénéité du parc : beaucoup de biens dégradés tirent le médian vers le bas, tandis que les transactions sur des maisons en bon état concentrent les valeurs hautes. Le prix moyen s'établit à 1 041 EUR/m2, soit un écart notable avec le médian, confirmant que quelques ventes élevées distordent la moyenne. La distinction appartement/maison est ici particulièrement tranchée : les appartements affichent 3 639 EUR/m2 contre 1 283 EUR/m2 pour les maisons. Ce différentiel spectaculaire s'explique moins par une attractivité réelle des appartements que par un parc d'appartements très limité en volume, probablement concentré sur des biens récents ou rénovés, là où les maisons dominent en nombre et tirent le marché vers des prix très bas. Sur 535 ventes DVF enregistrées, le volume reste modeste pour une commune de 5 821 habitants, signe d'un marché peu liquide. En pratique, un acheteur de maison doit anticiper un prix d'entrée souvent en dessous de 1 000 EUR/m2, mais avec un état du bien à surveiller très attentivement : à ce niveau de prix, le parc vendu comprend une proportion significative de biens à rénover ou mal classés en DPE.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Montmorillon ?
Sur les douze derniers mois, les prix ont reculé de 27,2 % à Montmorillon. Ce n'est pas une correction conjoncturelle : c'est un effondrement de valeur. Un bien acheté 100 000 EUR il y a un an vaut aujourd'hui environ 72 800 EUR sur la base de cette tendance. Pour mettre ce chiffre en perspective : les marchés immobiliers français les plus touchés par la correction de 2023-2024 ont perdu entre 5 et 15 % ; Montmorillon est dans une autre dimension. Plusieurs facteurs structurels expliquent cette dynamique. La population baisse depuis cinq ans (-1,66 %), le taux de vacance des logements atteint 13,9 % selon les données LOVAC -- soit près d'un logement sur sept vide --, le marché est classé comme très détendu (indice de tension à 29/100), et le taux de chômage local est de 14,3 %. Ce n'est pas un marché qui traverse une mauvaise passe : ce sont des fondamentaux durablement faibles. Pour un acheteur de résidence principale envisageant une revente à moins de dix ans, le risque de décote supplémentaire est sérieux et documenté. Pour un investisseur locatif, un taux de vacance de 13,9 % combiné à une demande structurellement faible est un signal d'alarme fort. Seul un acheteur avec un horizon de très long terme -- résidence principale définitive, patrimoniale, sans contrainte de revente -- peut envisager d'entrer sur ce marché sans prendre de risque financier élevé. La prudence s'impose, et la négociation doit être agressive.
Faut-il acheter à Montmorillon maintenant ou attendre ?
La réponse dépend entièrement de votre situation, mais les données imposent une grille de lecture sévère. Trois éléments plaident contre une décision précipitée. Premier élément : une tendance de -27,2 % sur douze mois ne s'arrête pas spontanément dans un marché détendu. Rien dans les données disponibles ne signale un plancher : la vacance reste élevée (13,9 %), la population continue de baisser (-1,66 % sur cinq ans), la demande locative est faible. Attendre peut éviter de rentrer avant que le marché ait trouvé son niveau réel. Deuxième élément : le taux de vacance élevé signifie qu'il y a, et qu'il y aura, de nombreux biens disponibles. La rareté -- qui justifie d'agir vite -- n'est pas le problème ici. Troisièmement, avec 17 % de passoires thermiques dans le parc, une partie significative des biens disponibles fera l'objet d'une pression réglementaire à court terme (interdiction de location des F dès 2025, des E en 2034), ce qui accentuera la décote sur les biens mal classés. En sens inverse : si vous achetez pour y vivre longtemps, sans contrainte de revente, les prix actuels (médian à 839 EUR/m2 pour les maisons autour de 1 283 EUR/m2) sont historiquement bas et offrent un pouvoir de négociation réel. Dans ce cas précis -- résidence principale sur horizon long, capacité à absorber des travaux de rénovation énergétique, stabilité professionnelle locale --, acheter aujourd'hui est défendable, à condition de négocier sans complexe et de cibler des biens au DPE correct ou rénovables à coût maîtrisé. Pour tout autre profil, la prudence s'impose.
Investir dans l'immobilier locatif à Montmorillon, est-ce rentable ?
Les données disponibles dessinent un tableau difficile pour l'investissement locatif à Montmorillon, et il faut le dire clairement. Le premier signal d'alerte est le taux de vacance : 13,9 % selon LOVAC, soit environ un logement sur sept vide sur la commune. Ce chiffre ne traduit pas un pic conjoncturel mais une demande structurellement insuffisante face à une offre abondante. Dans un tel contexte, louer rapidement et maintenir un taux d'occupation correct n'est pas garanti. Le deuxième signal est le marché du travail local : taux de chômage à 14,3 %, revenu médian à 21 073 EUR/an, taux de pauvreté à 16,3 % (données INSEE/IRIS). La solvabilité des locataires potentiels est contrainte, ce qui plafonne les loyers réellement praticables et augmente le risque d'impayés. Le troisième signal est démographique : une population en baisse de 1,66 % sur cinq ans ne crée pas de pression supplémentaire sur la demande de logements. Sur le papier, un prix d'achat à 839 EUR/m2 médian peut sembler offrir des rendements bruts attractifs. Mais un rendement brut élevé dans un marché à forte vacance et à faible demande est un trompe-l'oeil : il ne tient que si le bien est loué, ce qui n'est pas acquis ici. Pour tout investisseur envisageant Montmorillon, la vérification du loyer réellement constaté sur des biens comparables -- et non les loyers théoriques d'annonce -- est indispensable avant toute décision. Par ailleurs, 17 % du parc est classé F ou G : un bien passoire acheté pour la location est aujourd'hui illégal à la location si classé G, et le deviendra pour les F dès 2025. La décote à l'achat ne compense pas l'absence de revenu locatif.
Montmorillon est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, Montmorillon cumule plusieurs aléas naturels significatifs, et cet aspect mérite une attention sérieuse avant tout achat. Trois risques sont documentés pour la commune. Le risque d'inondation est avéré : la présence de la Gartempe et de ses affluents expose une partie du territoire communal à des crues. Ce risque est binaire : soit votre bien est en zone inondable, soit il ne l'est pas. Un bien en zone inondable supporte des contraintes fortes -- surcoût d'assurance, obligation d'information, éventuelles servitudes -- et une décote structurelle à la revente. Le risque argile (RGA) est également présent, signalant un potentiel de retrait-gonflement des argiles selon les données BRGM. Ce phénomène, accentué par les cycles de sécheresse, peut provoquer des fissures structurelles sur les fondations et les murs. Il est sous-estimé par beaucoup d'acheteurs alors qu'il génère des sinistres coûteux. Le risque sismique est classé en zone 2 (faible), ce qui implique des règles parasismiques pour les constructions neuves mais ne constitue pas un frein majeur pour l'existant. La règle absolue avant signature : obtenir l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle, document obligatoire que le vendeur doit fournir. Ce document précise, bien par bien, les zones de risque réellement applicables. Ne jamais raisonner à l'échelle de la commune entière : deux rues d'écart peuvent faire toute la différence sur l'exposition réelle à l'inondation ou à l'argile. Sur un marché où les prix sont déjà bas et orientés à la baisse, un bien exposé à ces risques sans décote explicite est à éviter.
Quelle est la performance énergétique des logements à Montmorillon ?
Le parc immobilier de Montmorillon présente une performance énergétique préoccupante. Sur 1 255 DPE recensés par l'ADEME, 17 % sont des passoires thermiques (classées F ou G), soit environ 213 logements. La consommation moyenne s'établit à 166 kWh/m2/an, un niveau qui correspond globalement à la classe D ou E selon le référentiel DPE, confirmant que le parc moyen est énergivore. Ce diagnostic a des conséquences directes et chiffrables. D'abord sur la réglementation locative : les logements classés G consommant plus de 450 kWh/m2/an ne peuvent plus être mis en location depuis 2023 ; les classés G restants seront interdits à la location au 1er janvier 2025, suivis des F en 2028 (à vérifier selon la loi en vigueur au moment de votre achat) puis des E en 2034. Un bien passoire acheté aujourd'hui pour la location est soit déjà hors marché, soit à très court terme en infraction. Ensuite sur la valeur vénale : les études de notaires montrent une décote croissante des biens F et G par rapport aux biens bien classés, de l'ordre de 5 à 15 % selon les marchés, parfois plus. Dans un marché déjà en forte baisse comme Montmorillon, cette décote se cumule et peut rendre très difficile la revente d'un bien mal classé. Pour un acheteur, la stratégie cohérente est de vérifier systématiquement le DPE avant visite, de considérer les biens classés D ou mieux comme prioritaires, et d'intégrer le coût réel de rénovation dans le prix d'achat d'un bien F ou G avant toute offre. À 839 EUR/m2 médian, la marge pour absorber 20 000 à 40 000 EUR de travaux d'isolation est réelle, mais uniquement si le prix d'achat est négocié en conséquence.
Vivre à Montmorillon : services, démographie et profil socio-économique ?
Montmorillon présente un profil contrasté sur ces aspects, et il est important de distinguer ce qui fonctionne de ce qui pose question. Sur les services, les scores sont remarquables : éducation à 100/100, santé à 100/100, commerces à 100/100 selon les données BPE. Pour une commune de 5 821 habitants, cela signifie un accès complet aux équipements de proximité, ce qui est une réalité utile pour une résidence principale, notamment pour les familles. Le score transport est correct (65/100) sans être exceptionnel. Ces données expliquent en partie pourquoi des ménages choisissent de s'y installer malgré un marché déprimé : la commune offre des services que beaucoup de villes de cette taille ne proposent pas. Le score de localisation (49/100) reste cependant médian, traduisant un positionnement géographique sans avantage structurant pour les actifs qui travaillent hors commune. Sur le plan socio-économique, les données INSEE/IRIS sont celles d'un territoire sous tension sociale : revenu médian à 21 073 EUR/an (bien en dessous de la médiane nationale d'environ 24 000 EUR), taux de pauvreté à 16,3 % et taux de chômage à 14,3 %. Ces indicateurs expliquent en partie la faiblesse de la demande immobilière locale et contraignent la capacité d'achat des ménages résidents. La dynamique démographique confirme la tendance : -1,66 % de population sur cinq ans. Ce n'est pas une catastrophe brutale, mais une érosion lente et continue qui réduit mécaniquement la demande de logements et entretient la vacance. En résumé : les services de proximité sont un atout réel et documenté pour un projet de vie sur place. En revanche, le profil économique et démographique de la commune ne plaide pas pour une valorisation patrimoniale du bien à moyen terme.

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