Département 972 · 02 · 6 507 hab.

Marché immobilier à Les Trois-Îlets (97229) — Prix, DPE, risques 2025

465 transactions DVF analysées, prix médian 4 458 €/m², indice de tension ITIC 5/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

4 458 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 3 748 — 5 713 €
-3,68 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
5/100
Indice ITIC
atone
465
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Les Trois-Îlets est une bourg péri-urbaine de 6 507 habitants répartis sur 27,7 km², située dans le département 972 en région Martinique à 4.7 km de Les Anses-d'Arlet. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 4 458 €/m², une tendance en baisse sur les 12 derniers mois (-3,7 %) et un indice de tension ITIC détendu (5/100).

Prix par typologie à Les Trois-Îlets.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement4 888 €
Maison4 591 €
Tous biens (médian)4 458 €3 748 — 5 713 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Les Trois-Îlets traverse une phase de correction avec une variation de -3,7 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 5/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

— diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
— %
Logements interdits location 2025-2034

Le parc immobilier de Les Trois-Îlets dispose d'un nombre limité de diagnostics énergétiques renseignés (0 DPE recensés), ce qui rend l'analyse statistique moins représentative. Pour une lecture fine de la performance énergétique d'un bien spécifique, le DPE individuel reste la référence à demander au vendeur ou au bailleur.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 5/5
Sismique
Niveau 5/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
10,1 %
516 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 90 %
Eau potable
90 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
70
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Les Trois-Îlets présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, sismique niveau 5. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le zonage sismique réglementaire de niveau 5/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Les Trois-Îlets.

Population
6 507
-6,56 % sur 5 ans · densité 235 hab/km²
Revenu médian zone
18 334 €
Pauvreté 34,1 % · chômage 15,4 %
Propriétaires
53,9 %
vs locataires 47.0 %
Tissu économique
1 050
Établissements actifs · 258 créations 12 mois
Score localisation
33/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
61/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 6 507 habitants et une recul significatif (-6,6 % sur 5 ans), Les Trois-Îlets se positionne sur une trajectoire démographique fragile. Le tissu économique local affiche une forte dynamique entrepreneuriale avec 258 créations d'établissements sur les 12 derniers mois (1 050 actifs au total), signal d'attractivité pour les actifs et porteurs de projets. Le revenu médian local (18 334 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (53,9 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Les Trois-Îlets.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (10,1 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Les Trois-Îlets (4 458 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Le Diamant, affiche 6 098 €/m² (+36,8 % de plus) ; à l'inverse, Ducos reste à 2 838 €/m² (-36,3 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Les Trois-Îlets.

En synthèse, Les Trois-Îlets présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Les Trois-Îlets repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Les Trois-Îlets.

Quel est le prix de l'immobilier aux Trois-Îlets ?
Le prix médian aux Trois-Îlets s'établit à 4 458 EUR/m2 selon les transactions DVF/DGFiP, avec un prix moyen très proche à 4 388 EUR/m2 — l'écart limité entre médiane et moyenne indique une distribution relativement homogène, sans transactions extrêmes qui viendraient tirer la moyenne vers le haut. La fourchette réelle du marché est large : le premier quartile (P25) commence à 3 748 EUR/m2 et le troisième quartile (P75) monte à 5 713 EUR/m2, soit un écart de près de 2 000 EUR/m2 entre un bien d'entrée de gamme et un bien premium. Ce sont 465 ventes enregistrées sur la période DVF, un volume qui confère une solidité statistique correcte à ces chiffres — on ne raisonne pas sur une poignée de transactions. La distinction appartement/maison est notable : les appartements se négocient en médiane à 4 888 EUR/m2, les maisons à 4 591 EUR/m2. C'est un renversement par rapport à ce qu'on observe sur le continent, où la maison prime habituellement sur l'appartement. Aux Trois-Îlets, la maison individuelle semble décotée par rapport à l'appartement, probablement parce que le parc de maisons inclut une proportion significative de biens anciens ou moins bien situés par rapport au littoral. Pour un acheteur, cela signifie qu'une maison n'est pas automatiquement plus chère au mètre carré — mais que la qualité intrinsèque du bien doit être scrutée d'autant plus rigoureusement. À 4 458 EUR/m2 de médiane, Les Trois-Îlets se positionnent dans le haut du marché martiniquais. Sur 80 m2, on parle d'un budget moyen de l'ordre de 355 000 EUR. Ce niveau de prix doit être mis en regard avec la tendance récente et le contexte socio-économique local avant toute décision d'achat.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils aux Trois-Îlets ?
Sur les douze derniers mois, le marché des Trois-Îlets a reculé de 3,68 %. Ce n'est pas un ajustement symbolique. Sur un bien acheté 350 000 EUR, cela représente environ 12 900 EUR de valeur évaporée en un an. La tendance est négative, et elle intervient sur un marché déjà sous pression structurelle : la population de la commune a diminué de 6,56 % sur cinq ans. Un marché perd des acheteurs naturels quand sa population recule — c'est mécanique. Pour un acheteur, deux lectures possibles. Si l'horizon de détention dépasse dix ans et que l'achat répond à un usage réel — résidence principale ou présence régulière en Martinique — un marché en baisse offre un pouvoir de négociation réel. Les vendeurs qui ont besoin de vendre sur un marché atone (voir la classification de tension) acceptent des décotes. C'est le moment de négocier, pas d'accepter le prix affiché. Si l'horizon est court ou spéculatif, le signal est défavorable : baisse des prix, population en recul, tension nulle. Rien dans les données ne signale un retournement imminent à la hausse. Pour un vendeur, se positionner au prix du marché actuel — c'est-à-dire celui des transactions DVF récentes, pas le prix d'il y a deux ans — est la seule stratégie réaliste. Sur un marché atone avec 10,1 % de logements vacants (source LOVAC), les acheteurs ont le choix. Un surprix prolonge les délais de vente sans améliorer le résultat final.
Faut-il acheter aux Trois-Îlets maintenant ou attendre ?
La réponse honnête dépend de deux variables que vous seul maîtrisez : votre horizon de détention et votre usage réel du bien. Voyons ce que les données disent objectivement. En faveur d'un achat maintenant : le marché est en baisse de 3,68 % sur un an, ce qui place l'acheteur en position de force pour négocier. Sur un bien affiché à 400 000 EUR, il est raisonnable de négocier 5 à 8 % selon l'ancienneté de la mise en vente. De plus, avec 10,1 % de logements vacants, l'offre disponible est réelle — vous n'achetez pas sous pression. En faveur d'attendre : la dynamique de fond est préoccupante. Une perte de population de 6,56 % en cinq ans combinée à un marché classé atone (indice de tension à 5) ne préfigure pas une reprise rapide. Le taux de pauvreté local de 34,1 % et un taux de chômage de 15,4 % (source INSEE/IRIS) limitent structurellement la demande locale solvable. Le marché tient essentiellement grâce à une demande extérieure — métropolitains, retraités, investisseurs — qui est par nature plus volatile. La stratégie défendable aujourd'hui : acheter si et seulement si l'usage est certain et l'horizon long (8 ans minimum). Viser un bien en bon état, bien exposé, sans travaux lourds imprévisibles. Négocier le prix sans état d'âme — le contexte vous y autorise. En revanche, acheter pour revendre dans trois ou cinq ans dans l'espoir d'une plus-value rapide va à l'encontre de tout ce que les données indiquent.
Investir dans l'immobilier locatif aux Trois-Îlets, est-ce rentable ?
Les données imposent ici une analyse prudente, sans optimisme artificiel. Premier signal d'alerte : le marché est classé atone avec un indice de tension locative à 5. Cela signifie que la demande locative ne dépasse pas structurellement l'offre disponible. Ce n'est pas un marché tendu où les biens se louent en 48 heures. Second signal : le taux de vacance des logements est de 10,1 % (source LOVAC). Un logement sur dix est vacant. Pour un investisseur locatif, ce chiffre est le premier indicateur à regarder avant le rendement brut — il reflète la capacité réelle du marché à absorber de l'offre locative supplémentaire. Troisième signal : le contexte socio-économique local est contraignant. Le revenu médian IRIS s'établit à 18 334 EUR annuels, le taux de pauvreté à 34,1 % et le taux de chômage à 15,4 %. Ces indicateurs (source INSEE) plafonnent mécaniquement les loyers que la population locale peut supporter. La demande solvable à fort loyer repose sur une clientèle extérieure ou touristique, ce qui introduit une saisonnalité et une volatilité que les chiffres de rendement brut ne capturent pas. À 4 458 EUR/m2 de prix médian, les rendements locatifs bruts sont nécessairement comprimés. Il est impératif de vérifier les loyers réellement constatés en Martinique — les données DVF et DPE disponibles ici ne couvrent pas les niveaux de loyers. Avant tout investissement locatif aux Trois-Îlets, simulez le rendement net avec un taux de vacance réaliste d'au moins 15 %, des charges de copropriété et de gestion élevées dans un contexte insulaire, et sans présupposer une revalorisation du capital à court terme.
Les Trois-Îlets sont-ils exposés à des risques naturels ?
Oui, et les données disponibles signalent deux risques majeurs à prendre au sérieux avant tout achat. Le risque sismique est en niveau 5, soit le niveau maximum de l'échelle réglementaire française. La Martinique est l'un des territoires les plus exposés de France aux séismes — ce n'est pas une donnée anecdotique. Cela a des conséquences concrètes : les constructions antérieures aux normes parasismiques renforcées (antérieures à 2011 pour les règles les plus exigeantes) peuvent présenter des vulnérabilités. Lors de tout achat, vérifiez l'année de construction et les normes parasismiques appliquées, en particulier pour les immeubles collectifs et les constructions en béton non rénovées. Le risque d'inondation est également avéré pour la commune. La géographie littorale des Trois-Îlets, avec ses zones de mangrove et ses zones basses proches de la mer, expose une partie du territoire aux submersions marines et aux débordements liés aux épisodes cycloniques. En revanche, le risque argile (retrait-gonflement des argiles, RGA) n'est pas signalé pour cette commune. La démarche obligatoire et incontournable est de consulter l'État des Risques et Pollutions (ERP) à l'échelle de la parcelle concernée, disponible sur georisques.gouv.fr. Cet ERP est un document que le vendeur doit fournir obligatoirement à l'acquéreur. Ne signez aucun compromis sans l'avoir lu intégralement. Pour les biens en zone inondable, demandez en complément les éléments sur le Plan de Prévention des Risques (PPR) applicable localement, qui peut contraindre les usages et les possibilités de travaux.
Vivre aux Trois-Îlets : quelle est la réalité socio-économique ?
Les données disponibles permettent une lecture froide et utile de la réalité du territoire, loin des représentations touristiques. La population s'élève à 6 507 habitants, mais elle a reculé de 6,56 % sur cinq ans. Ce n'est pas une stagnation — c'est un recul significatif qui reflète une tendance démographique préoccupante. Dans un territoire insulaire où l'offre de logements augmente mais la population diminue, la pression sur les prix et la liquidité du marché ne peut qu'aller dans un sens. Le contexte social est marqué. Le revenu médian IRIS est de 18 334 EUR par an, le taux de pauvreté atteint 34,1 % et le taux de chômage 15,4 % selon les données INSEE/IRIS. Ces chiffres sont nettement supérieurs aux moyennes métropolitaines et reflètent des fragilités structurelles bien documentées en Martinique. Le score de sécurité ressort à 61 sur 100 — un niveau intermédiaire qui ne signale pas de situation dégradée mais ne qualifie pas non plus le territoire de sûr sans réserve. À mettre en regard avec l'environnement socio-économique précité. Côté mobilité, le score transport est de 75 sur 100, ce qui est un point positif relatif pour une commune insulaire. La commune recense 1 050 établissements actifs avec 258 créations sur 12 mois, signe d'un tissu économique présent, principalement orienté vers le tourisme et les services. En revanche, les scores d'éducation, de santé et de commerce ne sont pas disponibles dans les données fournies, ce qui limite l'analyse sur ces dimensions. Pour une famille avec enfants ou pour des personnes dépendantes de services de santé de proximité, ces lacunes informationnelles doivent faire l'objet d'une enquête de terrain avant toute décision d'installation à l'année.

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