Département 972 · 02 · 8 486 hab.

Marché immobilier à Le Marin (97290) — Prix, DPE, risques 2025

119 transactions DVF analysées, prix médian 3 131 €/m², indice de tension ITIC 2/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

3 131 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 2 657 — 4 495 €
-25,57 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
2/100
Indice ITIC
atone
119
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Le Marin est une bourg péri-urbaine de 8 486 habitants répartis sur 31,8 km², située dans le département 972 en région Martinique à 3.8 km de Rivière-Pilote. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 3 131 €/m², une tendance en forte baisse sur les 12 derniers mois (-25,6 %) et un indice de tension ITIC détendu (2/100).

Prix par typologie à Le Marin.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement4 136 €
Maison3 812 €
Tous biens (médian)3 131 €2 657 — 4 495 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Le Marin traverse une phase de correction avec une variation de -25,6 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 2/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

— diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
— %
Logements interdits location 2025-2034

Le parc immobilier de Le Marin dispose d'un nombre limité de diagnostics énergétiques renseignés (0 DPE recensés), ce qui rend l'analyse statistique moins représentative. Pour une lecture fine de la performance énergétique d'un bien spécifique, le DPE individuel reste la référence à demander au vendeur ou au bailleur.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
✓ Faible RGA
RGA / Argile
Aléa faible
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
⚠ Sismique 5/5
Sismique
Niveau 5/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
12,1 %
531 logements vacants. Marché détendu.
✓ Eau 90 %
Eau potable
90 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
93
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Le Marin présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, sismique niveau 5. La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le zonage sismique réglementaire de niveau 5/5 impose des normes de construction adaptées (PS-MI, Eurocode 8) pour les nouveaux bâtiments. Les biens anciens peuvent nécessiter des travaux de mise en conformité. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Le Marin.

Population
8 486
-1,16 % sur 5 ans · densité 267 hab/km²
Revenu médian zone
18 300 €
Pauvreté 30,7 % · chômage 18,6 %
Propriétaires
58,8 %
vs locataires 42.0 %
Tissu économique
1 369
Établissements actifs · 172 créations 12 mois
Score localisation
37/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
61/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 8 486 habitants et une léger recul (-1,2 % sur 5 ans), Le Marin se positionne sur une trajectoire démographique stable. Le tissu économique local compte 1 369 établissements actifs avec 172 créations sur 12 mois, traduisant une activité économique régulière et diversifiée. Le revenu médian local (18 300 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (58,8 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Le Marin.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (12,1 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Dans le périmètre proche, le prix médian de Le Marin (3 131 €/m²) se positionne en milieu de fourchette. La voisine la plus chère, Sainte-Anne, affiche 3 997 €/m² (+27,7 % de plus) ; à l'inverse, Rivière-Pilote reste à 1 964 €/m² (-37,3 %). Cette position centrale offre un compromis entre accessibilité et attractivité.

Trois leçons à retenir de Le Marin.

En synthèse, Le Marin présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; des risques physiques documentés à valider parcelle par parcelle via l'ERP, en particulier pour les biens en pierre et fondations anciennes ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Le Marin repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Le Marin.

Quel est le prix de l'immobilier au Marin (97290) ?
D'après les transactions DVF/DGFiP, le prix médian au Marin s'établit à 3 131 EUR/m2, avec une fourchette allant de 2 657 EUR/m2 (bas de marché, percentile 25) à 4 495 EUR/m2 (haut de marché, percentile 75). L'écart est large — près de 1 840 EUR/m2 entre les deux extrémités — ce qui traduit une hétérogénéité réelle des biens : état du bien, vue mer, accès, vétusté. Les appartements se négocient en moyenne à 4 136 EUR/m2, sensiblement au-dessus des maisons à 3 812 EUR/m2. C'est contre-intuitif dans beaucoup de marchés métropolitains, mais cohérent en contexte martiniquais où les appartements récents en résidence sécurisée ou en bord de mer commandent une prime. Ce marché est peu liquide : 119 ventes seulement sur la période DVF analysée, pour une commune de 8 486 habitants. Ce faible volume a deux conséquences directes. D'abord, chaque transaction atypique pèse beaucoup sur les statistiques — le prix médian est moins stable qu'il ne le serait sur 500 ventes. Ensuite, la revente peut prendre du temps : on n'est pas sur un marché où l'on sort rapidement si les conditions changent. Pour un acheteur, la fourchette P25-P75 est le premier filtre : tout bien proposé au-dessus de 4 500 EUR/m2 doit s'expliquer par des attributs objectifs vérifiables, pas par une négociation difficile du vendeur.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils au Marin ?
Les prix ont chuté de 25,6 % sur les douze derniers mois selon les données DVF. Ce n'est pas un recul conjoncturel mineur : c'est une correction brutale. Pour le mettre en euros concrets, un bien qui valait 300 000 EUR il y a un an vaut aujourd'hui environ 223 000 EUR aux conditions médianes actuelles — une destruction de valeur de 77 000 EUR en douze mois. Plusieurs facteurs structurels expliquent cette dynamique. Le marché est classé 'atone' avec un indice de tension de 2 sur 10, ce qui signifie qu'il y a beaucoup plus de vendeurs que d'acheteurs actifs. Le taux de vacance des logements atteint 12,1 % (données LOVAC), soit un logement sur huit vide — un signal clair de demande insuffisante. La population décline (-1,16 % sur cinq ans), ce qui érode mécaniquement le bassin d'acheteurs et de locataires potentiels. Pour un vendeur, la conclusion est directe : se positionner au prix du marché d'aujourd'hui, pas à celui d'il y a dix-huit mois. Un surprix dans ce contexte allonge les délais et finit par forcer une concession plus douloureuse encore. Pour un acheteur, la correction crée un pouvoir de négociation réel, mais il faut être lucide sur la trajectoire : un marché en baisse franche avec des fondamentaux structurels pesants (déprise démographique, vacance élevée) n'est pas automatiquement 'une opportunité'. L'entrée peut être bonne si l'horizon est long et le bien de qualité ; elle peut aussi être le début d'une décennie de valeur stagnante.
Faut-il acheter au Marin maintenant ou attendre ?
La réponse honnête dépend de deux variables : votre horizon de détention et la nature du bien. Sur le fond, les signaux sont majoritairement défavorables à un achat précipité. La baisse de 25,6 % sur un an ne s'est pas encore traduite en rebond : le marché reste atone (tension 2/10), le taux de vacance est à 12,1 %, et la population recule lentement. Ces trois indicateurs convergent vers un marché où l'offre dépasse structurellement la demande. Pour une résidence principale sur horizon long (dix ans et plus) : acheter aujourd'hui présente un avantage réel de pouvoir de négociation. Le vendeur est en position de faiblesse dans un marché à 119 ventes annuelles et à fort stock vacant. Négocier 10 à 15 % sous le prix affiché est plausible. Sur dix ans, l'effet prix d'entrée compte plus que le timing parfait. Pour un horizon court (revente sous cinq ans) : le risque de moins-value est sérieux. Revendre sur un marché atone avec un taux de vacance de 12 % prend du temps et impose souvent un prix de cession inférieur aux attentes. Pour un investissement locatif : lire la question dédiée, mais la prudence s'impose. Quel que soit le scénario, un point est non négociable : la qualité intrinsèque du bien. Dans un marché qui baisse, les biens vétustes ou énergivores décrochent plus vite et plus fort que les biens en bon état. Concentrer son budget sur un bien sain — structure solide, pas de sinistre, bon état général — est la seule manière de limiter le risque dans ce contexte.
Investir dans l'immobilier locatif au Marin, est-ce rentable ?
Les données disponibles imposent une réponse prudente, voire dissuasive pour un investisseur cherchant un rendement locatif solide à court terme. Le marché locatif du Marin présente plusieurs signaux d'alerte cumulés. Le taux de vacance est de 12,1 % (LOVAC) : un logement sur huit est vide. C'est un niveau élevé qui indique que la demande locative ne remplit pas le parc existant. Proposer un bien supplémentaire dans ce contexte, c'est entrer en concurrence directe avec un stock vacant déjà important. Le revenu médian des ménages est de 18 300 EUR par an selon l'INSEE/IRIS, avec un taux de pauvreté de 30,7 % et un taux de chômage de 18,6 %. Ces chiffres plafonnent mécaniquement les loyers acceptables et augmentent le risque d'impayés. La tension locative est cotée 2/10 (classification atone) : les locataires ont le choix, ce qui pèse sur les loyers. Sur le plan des prix, un appartement s'achète autour de 4 136 EUR/m2 au Marin. Pour un T3 de 60 m2, cela représente environ 248 000 EUR hors frais. Pour atteindre un rendement brut de 5 %, il faudrait encaisser environ 1 033 EUR de loyer mensuel. Il est indispensable de vérifier les loyers réellement constatés localement avant tout engagement : les données de loyers ne sont pas disponibles ici, et un rendement calculé sur des loyers théoriques ne vaut rien. La baisse de prix de 25,6 % en douze mois signifie aussi que la valeur patrimoniale du bien s'est érodée pour les propriétaires actuels : la plus-value à la sortie n'est pas acquise. Conclusion : le contexte socio-économique (pauvreté, chômage, vacance, déprise démographique) rend ce marché difficile pour l'investissement locatif. Un projet reste possible sur un bien très bien situé, très bien positionné en prix et avec une connaissance fine des loyers du terrain — mais les conditions systémiques ne jouent pas en faveur de l'investisseur.
Le Marin est-il exposé à des risques naturels ?
Oui, et les risques sont significatifs — ils doivent impérativement être intégrés dans toute décision d'achat. Le risque sismique est classé en zone 5, soit le niveau maximal en France métropolitaine et ultramarine. La Martinique est l'une des zones les plus sismiquement actives du territoire français, exposée à des séismes pouvant être destructeurs. Ce risque n'est pas théorique : il conditionne directement les normes de construction applicables, les primes d'assurance et la valeur de revente d'un bien aux normes insuffisantes. Avant tout achat, il est essentiel de vérifier que le bien respecte les normes parasismiques en vigueur (notamment la réglementation Antilles). Un bien ancien non renforcé représente un risque physique et patrimonial. Le risque d'inondation est également présent au Marin. Cela peut concerner des zones proches des cours d'eau, du littoral ou des zones basses. La commune est bordée par la baie du Marin, ce qui expose certains secteurs aux aléas côtiers et aux submersions marines en cas de cyclone ou de forte houle. Le risque argile (retrait-gonflement des argiles, RGA) est en revanche absent selon les données BRGM. La démarche obligatoire avant signature : demander l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle précise. Ce document, fourni par le vendeur, détaille les risques spécifiques au bien. Ne pas se contenter des risques communaux généraux : deux parcelles distantes de 200 mètres peuvent avoir des profils de risque très différents selon leur altitude, leur exposition ou leur proximité d'un cours d'eau.
Quelle est la démographie et la situation socio-économique au Marin ?
Le Marin compte 8 486 habitants, avec une légère déprise démographique de -1,16 % sur cinq ans selon l'INSEE. Ce recul est modéré en valeur absolue, mais il est structurellement défavorable pour un marché immobilier : moins d'habitants signifie moins d'acheteurs et moins de locataires potentiels, ce qui explique en partie la vacance élevée (12,1 %) et la tension locative quasi nulle. Les indicateurs socio-économiques issus des données IRIS/INSEE donnent un portrait économique difficile : le revenu médian est de 18 300 EUR par an, le taux de pauvreté atteint 30,7 % et le taux de chômage 18,6 %. Ces chiffres sont très au-dessus des moyennes nationales (taux de pauvreté national autour de 14-15 %, chômage autour de 7-8 %). Pour un acheteur-investisseur, cela a des implications directes : le marché locatif est contraint par la capacité réelle des ménages à payer un loyer, et le risque d'impayés est structurellement plus élevé que dans une commune à revenu médian plus élevé. Le taux de propriétaires est de 58,8 %, ce qui est relativement élevé et témoigne d'un attachement à la propriété — mais aussi d'un marché locatif relativement étroit par rapport au parc total. Côté activité économique, on dénombre 1 369 établissements avec 172 créations sur douze mois, ce qui traduit un tissu économique local présent, notamment lié à la marina et aux activités nautiques et commerciales. Cela maintient une base d'emploi local, sans toutefois suffire à inverser les tendances démographiques et sociales lourdes qui pèsent sur le marché immobilier.

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