Département 70 · 27 · 5 365 hab.

Marché immobilier à Gray (70100) — Prix, DPE, risques 2025

528 transactions DVF analysées, prix médian 792 €/m², indice de tension ITIC 1/100. Données croisées DGFiP, ADEME, IGN, INSEE et CSTB — mise à jour mensuelle.

792 €
Prix médian /m²
P25-P75 : 879 — 1 768 €
-36,97 %
Tendance 12 mois
Évolution prix annualisée
1/100
Indice ITIC
atone
528
Ventes DVF analysées
Historique 2014-2025

Gray est une bourg péri-urbaine de 5 365 habitants répartis sur 20,3 km², située dans le département 70 en région Bourgogne-Franche-Comté. En 2026, son marché immobilier se caractérise par un prix médian de 792 €/m², une tendance en forte baisse sur les 12 derniers mois (-37,0 %) et un indice de tension ITIC détendu (1/100).

Prix par typologie à Gray.

Type de bienPrix médian /m²P25 — P75
Appartement1 895 €
Maison1 253 €
Tous biens (médian)792 €879 — 1 768 €

Sources DGFiP DVF (2014-2025). Filtres surface 15-300 m² et prix 30 k€-2 M€.

Le marché de Gray traverse une phase de correction avec une variation de -37,0 % sur 12 mois. Pour les acheteurs, cette période est favorable : les marges de négociation sont plus larges et le délai de réflexion plus confortable. L'indice ITIC de 1/100 indique un marché moins tendu que la moyenne nationale, avec une plus grande disponibilité de biens et un pouvoir de négociation favorable aux acheteurs.

1 336 diagnostics DPE locaux.

Diagnostics DPE
1 336
Logements diagnostiqués ADEME (2013-2026)
Conso moyenne
193 kWh/m²
Consommation primaire annualisée
Passoires F+G
9,7 %
Logements interdits location 2025-2034

1 336 diagnostics énergétiques ont été recensés sur la commune, avec une consommation moyenne de 193 kWh/m²/an. La part de passoires thermiques (9,7 %) est dans la moyenne du département. Les acheteurs doivent vérifier la classe DPE avant signature : un bien F est interdit à la location depuis 2025, un bien E le sera en 2034.

Avant achat — vérifier l'ERP.

⚠ Risque PPRI
Inondation
PPRI présent
À vérifier sur l'État des Risques (ERP) du bien spécifique.
⚡ Risque RGA
RGA / Argile
Aléa présent
Retrait-Gonflement des sols Argileux, BRGM.
✓ Sismique 2/5
Sismique
Niveau 2/5
Zonage sismique réglementaire 2010.
Vacance LOVAC
17,7 %
466 logements vacants. Marché détendu.
— Eau 86 %
Eau potable
86 %
Conformité globale (bactério, chimie, plomb).
Construction neuve
45
Logements créés sur 10 ans · 24 permis

Gray présente 2 risques physiques majeurs identifiés : inondation, argile (RGA). La présence d'un PPRI inondation traduit une exposition documentée par les services préfectoraux. Les biens situés en zone réglementée peuvent supporter des contraintes constructives, des restrictions d'aménagement et des surcoûts d'assurance habitation. Le retrait-gonflement des argiles (RGA) affecte les fondations des constructions : fissures, désordres structurels. Les sinistres argile représentent désormais le premier poste de catastrophes naturelles en France. Un diagnostic BRGM complémentaire est recommandé pour les maisons individuelles. L'ERP du bien spécifique permet de qualifier l'exposition réelle de chaque parcelle.

Profil Gray.

Population
5 365
-3,35 % sur 5 ans · densité 264 hab/km²
Revenu médian zone
17 930 €
Pauvreté 28,7 % · chômage 21,1 %
Propriétaires
36,9 %
vs locataires 64.0 %
Tissu économique
106
Établissements actifs · 79 créations 12 mois
Score localisation
37/100
Composite : transport, écoles, santé, commerces
Score sécurité
74/100
Cambriolages, vols, infractions /1000 hab

Avec 5 365 habitants et une léger recul (-3,4 % sur 5 ans), Gray se positionne sur une trajectoire démographique fragile. Le tissu économique local affiche une forte dynamique entrepreneuriale avec 79 créations d'établissements sur les 12 derniers mois (106 actifs au total), signal d'attractivité pour les actifs et porteurs de projets. Le revenu médian local (17 930 €) est en-dessous de la moyenne nationale, ce qui peut influencer le profil des acheteurs et la solvabilité des locataires (36,9 % de propriétaires).

Acheter, vendre, investir à Gray.

Acheteur résidentiel — Marché peu tendu, plus de choix et meilleur pouvoir de négociation. Vérifier toutefois la liquidité à la revente (volume de transactions sur 5 ans) avant de s'engager sur le long terme.

Investisseur locatif — Le taux de vacance LOVAC (17,7 %) signale un marché locatif détendu. Bien valider la demande locative effective avant d'acheter : étudier les annonces actives, le délai moyen de relocation, le profil des locataires types.

Vendeur — Marché en correction : être prudent sur le prix d'affichage. Mieux vaut vendre 2-3 % sous le médian rapidement que rester 6 mois en vitrine. La rénovation énergétique préalable peut compenser une décote en cas de DPE faible.

Famille — Vérifier impérativement les risques signalés au niveau du bien (ERP). Les contraintes assurantielles peuvent varier selon les zones réglementées. Au-delà du risque, examiner aussi la qualité scolaire, les transports et les équipements de proximité.

Comparaison territoriale — rayon ~10 km.

Trois leçons à retenir de Gray.

En synthèse, Gray présente trois caractéristiques clés en 2026 : un marché en correction qui ouvre des opportunités d'acquisition mais demande prudence sur le prix d'affichage à la vente ; un parc à forte exposition énergétique avec 9,7 % de passoires thermiques — opportunité pour les investisseurs avec stratégie de rénovation aidée ; un taux de vacance significatif qui signale un marché plus disponible mais à examiner en termes de demande locative effective. Toute décision — achat, vente, investissement, rénovation — gagne à s'appuyer sur des comparables récents et un diagnostic individuel du bien.

Sources et fiabilité des analyses.

Cette analyse de Gray repose sur le croisement de sept référentiels publics français, mis à jour mensuellement : la base DVF (Demandes de Valeurs Foncières, DGFiP) recense l'intégralité des transactions immobilières depuis 2014 ; la base DPE de l'ADEME documente la performance énergétique des logements diagnostiqués ; la BDNB (Base de Données Nationale des Bâtiments du CSTB) caractérise le bâti — typologie, matériaux, époque ; la BAN (IGN/Etalab) fournit le géocodage à l'identifiant pérenne ; la BPE de l'INSEE inventorie les équipements ; les contours IRIS permettent l'analyse à la maille infra-communale ; et le Cadastre donne la géométrie parcellaire officielle.

Les indicateurs dérivés (ITIC, décote DPE, capi-risque, scores de localisation) sont calculés selon une méthodologie publique et auditée. Les valeurs aberrantes sont écartées par filtres statistiques ; les croisements avec un score de qualité inférieur à 70/100 sont exclus des analyses publiées. Méthodologie détaillée.

Vos questions sur Gray.

Quel est le prix de l'immobilier à Gray ?
Le prix médian constaté à Gray s'établit à 792 EUR/m2, avec une fourchette allant de 879 EUR/m2 (premier quartile, P25) à 1 768 EUR/m2 (troisième quartile, P75) selon les données DVF/DGFiP. Cette amplitude est très large : elle traduit une hétérogénéité forte des biens sur le marché, entre logements dégradés qui tirent le bas de gamme vers le bas et biens rénovés qui tiennent un prix différent. En distinguant les types de biens, les appartements affichent un prix médian de 1 895 EUR/m2, les maisons de 1 253 EUR/m2. Ce différentiel appartement/maison est inhabituel -- il signifie que les maisons disponibles sont globalement dans un état moins bon ou moins bien situées que les appartements. Le volume de transactions est significatif : 528 ventes enregistrées, ce qui donne une base statistique fiable. Ces chiffres sont donc solides, pas des moyennes sur 10 ventes. Ce que cela implique concrètement : un budget de 120 000 EUR permet d'accéder à une maison à Gray, ce qui est rare à cette échelle de ville. Mais le prix bas n'est pas synonyme de bonne affaire : il reflète d'abord un marché structurellement faible, avec un taux de logements vacants de 17,72 % (LOVAC), ce qui signifie qu'un logement sur six est vide. Dans ce contexte, payer le prix P75 ou au-dessus exige une justification très solide -- bien rénové, DPE performant, usage résidentiel principal avec horizon long.
Les prix de l'immobilier montent-ils ou baissent-ils à Gray ?
Sur les douze derniers mois, le marché de Gray a reculé de 36,97 %. Ce chiffre n'est pas une fluctuation conjoncturelle : c'est un effondrement de valeur. Pour mettre cela en euros concrets, une maison achetée 100 000 EUR il y a un an vaudrait aujourd'hui environ 63 000 EUR sur la base de cette tendance. Ce mouvement ne surprend pas quand on croise les autres indicateurs : marché atone (indice de tension à 1, le plus bas), taux de vacance de 17,72 %, population en recul de 3,35 % sur cinq ans, taux de chômage à 21,1 % et taux de pauvreté à 28,7 % (données INSEE/IRIS). Ce ne sont pas des signaux conjoncturels -- ils décrivent une dynamique territoriale négative sur le fond. Pour un acheteur en résidence principale qui compte rester dix ans ou plus, entrer dans un marché très bas avec un fort pouvoir de négociation est envisageable -- à condition de ne pas surpayer et de sélectionner un bien de qualité. Pour tout horizon inférieur à cinq ans, le risque de moins-value à la revente est élevé et documenté. Pour un vendeur, tout surprix par rapport à la valeur DVF réelle prolongera inutilement le délai de vente dans un marché où l'offre excède largement la demande. L'honnêteté du prix est la seule stratégie efficace ici.
Faut-il acheter à Gray maintenant ou attendre ?
La question mérite d'être posée différemment : acheter à Gray pour quel usage, avec quel horizon ? Les données ne permettent pas de construire un scénario de revalorisation à court ou moyen terme. Le marché est atone (tension à 1 sur une échelle où les marchés actifs se situent au-delà de 5), les prix ont chuté de près de 37 % en un an, la population décline (-3,35 % sur cinq ans), et le taux de vacance dépasse 17 %. Ce sont les fondamentaux d'un marché structurellement déprimé, pas d'un marché en creux temporaire. Scénario résidence principale, horizon long (plus de dix ans) : c'est le seul cadre dans lequel l'achat se défend rationnellement. Les prix sont bas, les niveaux d'entrée sont accessibles, et un acheteur en position de force peut négocier. Le risque de moins-value à la revente existe mais s'amortit sur la durée, et le coût d'opportunité face à la location reste à calculer précisément selon le loyer local. Scénario investissement locatif ou résidence secondaire : les données déconseillent clairement. Un taux de vacance de 17,72 % signifie une offre locative excédentaire, ce qui pèse sur les loyers et augmente le risque de vacance locative prolongée. Scénario achat-revente court terme : à proscrire dans un marché en chute libre avec peu de liquidité. Attendre n'améliorera pas mécaniquement la situation, mais se précipiter sans sélection rigoureuse du bien est encore plus risqué.
Investir dans l'immobilier locatif à Gray, est-ce rentable ?
Les données disponibles invitent à une prudence marquée. Plusieurs indicateurs convergent dans le même sens défavorable. Le taux de vacance LOVAC est de 17,72 % : dans une ville de 5 365 habitants, plus d'un logement sur six est vide. Cela indique une offre locative structurellement supérieure à la demande, ce qui a deux conséquences directes : les loyers subissent une pression à la baisse, et la probabilité de périodes de vacance locative prolongée est élevée. Le marché est classé atone (indice de tension à 1), ce qui confirme que les candidats à la location ou à l'achat sont peu nombreux. Le revenu médian IRIS est de 17 930 EUR par an, le taux de pauvreté dépasse 28 % et le taux de chômage est de 21,1 % : cela contraint mécaniquement la solvabilité locative des ménages locaux, donc les loyers que le marché peut absorber. Le prix d'entrée bas (médian à 792 EUR/m2) peut faire apparaître des rendements bruts théoriquement attractifs sur le papier, mais le rendement réel dépend du loyer effectivement constaté -- qu'il faut vérifier auprès de sources locales (agences, annonces actives) avant tout engagement. Il faut aussi intégrer les coûts de remise en état sur un parc ancien, la part de passoires thermiques (9,7 % de F/G), et la pression réglementaire sur les biens mal classés. Conclusion : à Gray, le rendement brut possible ne compense pas nécessairement le risque locatif réel. L'investissement locatif ne se justifie que pour un investisseur très aguerri, avec une connaissance fine du tissu local et une capacité à absorber des périodes de vacance.
Gray est-elle exposée à des risques naturels ?
Oui, et sur plusieurs fronts simultanément, ce qui justifie une vérification rigoureuse avant tout achat. Risque inondation : présent à Gray selon les données Géorisques/BRGM. La Saône traverse le territoire communal, et les zones basses sont exposées aux crues. Ce risque est déterminant pour l'assurabilité du bien (certains assureurs excluent ou surpriment les biens en zone inondable), pour sa valeur de revente, et pour son habitabilité en cas d'événement. Risque argile (retrait-gonflement des argiles, RGA) : présent. Ce phénomène provoque des mouvements de sol qui fissurent les fondations et les murs, en particulier lors des épisodes de sécheresse. Les réparations structurelles sont coûteuses et pas toujours couvertes intégralement par l'assurance. Risque sismique : niveau 2 (faible mais non nul). Ce niveau n'est pas une priorité en soi, mais il s'additionne aux deux précédents. La règle d'achat à retenir : avant toute signature, exiger l'État des Risques et Pollutions (ERP) à la parcelle exacte -- pas à l'échelle communale. Deux rues peuvent avoir des expositions très différentes. Vérifier également l'historique des sinistres sur le bien via l'arrêté de catastrophe naturelle (CatNat) disponible sur Géorisques. Un bien en zone inondable ou sur sol argileux doit être négocié avec une décote explicite intégrant le coût d'assurance majoré et le risque de travaux.
Quelle est la performance énergétique des logements à Gray ?
Sur les 1 336 diagnostics DPE disponibles (ADEME), 9,7 % des logements de Gray sont classés F ou G, soit des passoires thermiques. Cela représente environ 130 logements sur l'échantillon -- un volume non négligeable dans une ville de 5 365 habitants. La consommation moyenne est de 193 kWh/m2/an, ce qui correspond à un niveau E ou F selon les seuils réglementaires (un logement performant se situe en dessous de 110 kWh/m2/an). Le parc global est donc énergivore, pas seulement les passoires déclarées. Ce que cela implique pour l'acheteur ou l'investisseur : premièrement, les passoires G sont déjà interdites à la location depuis août 2022 (nouveaux contrats), les F le sont depuis janvier 2025. Acheter un bien F ou G pour le louer, c'est acheter un bien illégalement inlouable en l'état actuel. Deuxièmement, la décote sur ces biens est réelle et va s'amplifier : dans un marché atone avec une offre excédentaire, un acheteur a toute la latitude pour négocier une décote substantielle sur un bien mal classé. Mais cette décote doit couvrir le coût réel des travaux de rénovation énergétique, qui dépasse souvent 20 000 à 40 000 EUR selon l'état de l'enveloppe et le système de chauffage. Troisièmement, les logements bien classés (A, B, C) constituent une minorité du parc et justifient une prime de prix : dans un marché en baisse généralisée, ce sont eux qui résistent le mieux à la dépréciation. Vérifier systématiquement le DPE avant visite, pas après.
Vivre à Gray : services, démographie et profil socio-économique ?
Gray compte 5 365 habitants avec 106 établissements actifs et 79 créations d'entreprises sur douze mois. Le tissu économique local existe, mais il ne compense pas les signaux de fragilité structurelle. La population a reculé de 3,35 % en cinq ans (INSEE), une tendance qui pèse directement sur la demande de logements et les services de proximité à terme. Les scores de services sont contrastés : l'éducation (75/100) et la sécurité (74/100) affichent des niveaux corrects. En revanche, les scores santé (29/100) et commerce (29/100) sont très bas -- ce n'est pas un détail pour une famille ou des seniors : l'accès aux soins et à une offre commerciale diversifiée est une contrainte quotidienne. Le score transport (50/100) est médian, ce qui signifie une dépendance probable à la voiture pour les trajets quotidiens. Les indicateurs socio-économiques IRIS sont préoccupants : revenu médian de 17 930 EUR/an (nettement sous la médiane nationale d'environ 23 000 EUR), taux de pauvreté à 28,7 % et taux de chômage à 21,1 %. Le taux de propriétaires est de seulement 36,9 %, très inférieur à la moyenne nationale (environ 58 %), ce qui reflète à la fois des revenus contraints et un marché locatif structurellement dominant. Pour un acheteur en résidence principale, ces données dessinent une réalité de vie à intégrer sans idéalisation : des services de santé et commerciaux insuffisants, un contexte économique local tendu, mais une accessibilité au logement en termes de prix que peu de villes peuvent offrir.

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