Feux de forêt : ce que vous pouvez demander,
et ce que vaut la réponse
Les données de notre carte des feux ne sont pas seulement affichées : elles sont interrogeables en langage naturel. Un assistant IA branché sur notre serveur peut répondre à partir des mêmes chiffres que la carte, sans intermédiaire.
Voici les questions qui marchent. Et surtout, ce que chaque réponse vaut vraiment — parce qu'un chiffre livré sans sa marge d'erreur est un chiffre dangereux.
Ce qu'on répond bien
« Y a-t-il un feu près de Lacanau ? » Mesuré
La position d'un point chaud est donnée à environ 375 m près, avec la commune, le département, l'heure de la dernière détection et le nombre de détections cumulées.
La limite, qui compte autant que la réponse : le satellite ne repasse que deux fois par jour. Nous avons mesuré ses passages entre 2 h et 5 h, puis entre 13 h et 15 h, heure de Paris. Entre 6 h et 12 h, aucune image nouvelle n'arrive. Un feu absent de la réponse n'est pas un feu absent du terrain : trop petit, masqué par les nuages ou la fumée, ou simplement pas encore survolé.
Source : NASA FIRMS, satellites VIIRS (Suomi-NPP, NOAA-20, NOAA-21). Base rafraîchie toutes les 10 minutes.
« Vers où part la fumée du feu du Médoc ? » Mesuré
C'est notre réponse la plus solide. Direction et force du vent au foyer, relevé horaire, avec l'heure du relevé.
Ce qu'on ne dit pas : jusqu'où la fumée porte. Cela dépend de la hauteur du panache et de la stabilité de l'air, que nous ne modélisons pas. Nous donnons un cap, pas une portée.
Source : modèle AROME de Météo-France, 1,3 km de résolution.
« Qu'est-ce qu'on respire sous le panache ? » Estimé
Particules fines et indice européen de qualité de l'air, échantillonnés le long de l'axe de fumée : au foyer, à 12 km et à 28 km sous le vent.
C'est modélisé, pas mesuré au sol. Aucun capteur ne se trouve à l'endroit dont nous parlons. Le chiffre indique un ordre de grandeur et une tendance, pas une mesure locale.
Source : modèle européen CAMS via Open-Meteo. Repère de l'OMS : 15 µg/m³ de PM2,5 en moyenne sur 24 h.
Ce qu'on estime, avec la marge d'erreur affichée
« Jusqu'où le feu peut-il avancer en 6 heures ? » Estimé
Nous donnons une fourchette, jamais un chiffre : par exemple 3 à 9 km. Elle vient d'une règle publiée, établie sur 118 feux réels, selon laquelle le front avance d'environ 10 % de la vitesse du vent.
Pourquoi une fourchette et pas un chiffre : cette règle se trompe de 40 à 50 % en conditions difficiles, et nous ne connaissons ni la végétation précise ni le relief. Surtout, elle ne tient aucun compte de l'action des secours — c'est-à-dire de ce qui change réellement l'issue.
Source : Cruz & Alexander, 2019.
« Les conditions 3×30 sont-elles réunies ? » Estimé
Le repère des sapeurs-pompiers : plus de 30 °C, rafales au-dessus de 30 km/h, humidité sous 30 %. Nous donnons combien de ces trois seuils sont franchis, et leurs valeurs.
Deux mises au point : la maille fait environ 16 km de côté — c'est la valeur du secteur, pas celle de votre rue. Et franchir les trois seuils est courant en été : c'est un repère de conditions, pas une alerte.
Source : grille nationale AROME, environ 2 274 mailles.
« Est-ce que la situation empire ? » Estimé
Un instantané national toutes les 3 heures : foyers actifs, puissance cumulée, secteurs météo à risque.
Le piège de lecture : une baisse du nombre de foyers peut venir du créneau satellite et non du terrain. Les instantanés du matin sous-comptent structurellement. Il faut comparer à heure égale d'un jour à l'autre, jamais deux instantanés consécutifs d'une même matinée. Notre serveur donne cette consigne avec la donnée.
Ce qu'on ne sait pas dire
Cette section est la plus importante. Une lacune annoncée vaut mieux qu'une réponse fabriquée.
« Quels Canadair sont en l'air ? » Incomplet
Nous lisons l'ADS-B public — le signal que les avions diffusent en clair — sur toute l'Europe de l'Ouest et la Méditerranée, parce que les bombardiers d'eau se prêtent entre pays. Nous affichons leur trajet, leur immatriculation et leur type.
Mais les aéronefs d'État ne diffusent pas tous — Sécurité Civile, Douanes, Armée, et leurs équivalents européens — et surtout ce qu'on voit dépend de l'heure. Deux mesures du même jour, le 26 juillet 2026 : à 6 h 43, 4 appareils et aucun français, la flotte étant au sol ; en fin de journée, 46 appareils dont 13 de la Sécurité Civile française — les Canadair Pélican, les Dash 8 Milan, le Beech Bengale qui commande l'opération aérienne, et sept hélicoptères Dragon.
C'est exactement pourquoi une liste vide ne prouve rien : les avions volent à vue et rentrent la nuit. Ne comparez jamais deux relevés pris à des heures différentes.
Donc : une liste vide ne prouve AUCUNE absence de moyens aériens. Ne jamais en conclure que les secours ne sont pas là. C'est écrit dans chaque réponse.
« Quelles routes sont fermées ? » Non branché
Nous n'avons aucun flux de fermetures de routes. Pendant un feu, les coupures sont décidées et annoncées par la préfecture, souvent par communiqué et sur les réseaux sociaux, pas dans un flux structuré que nous pourrions lire. Renseignez-vous auprès de la préfecture de votre département.
« Où sont déployés les pompiers ? » Non public
Les positions et effectifs engagés sont des données opérationnelles qui ne sont pas publiées, et c'est légitime. Nous ne les avons pas et nous ne les aurons pas. Le nombre de pompiers que vous lisez dans la presse vient de la presse, pas de nous.
« Ce feu est-il éteint ? » Hors de portée
Nous affichons « refroidi » quand aucun satellite n'a revu un foyer depuis 24 heures. Cela arrive quand il est réellement éteint — mais aussi quand il est masqué par les nuages ou la fumée, ou simplement quand le satellite n'est pas repassé. Un feu peut reprendre à la première rafale. Seuls les pompiers déclarent un feu éteint.
« Combien de logements sont menacés près du feu ? » Nous ne le publions pas
Nous savons décrire le parc de logements d'un quartier, mais nous avons choisi de ne pas afficher de décompte de logements à proximité d'un feu. Un tel nombre décrit ce qui existe dans un quartier, pas ce que le feu va atteindre — et sorti de son contexte il se lit comme un bilan annoncé. Ce n'est pas notre rôle d'alimenter cette lecture.
Le nombre de bâtiments et de personnes réellement concernés ne peut venir que des services de secours et de la préfecture, qui sont sur le terrain et qui savent ce que le feu fait.
« Mon quartier est-il en sécheresse ? » Pas à cette finesse
Nous connaissons les restrictions d'eau aux abords des foyers, pas quartier par quartier sur tout le pays. Nous préférons l'écrire plutôt que de colorier une carte avec une donnée que nous n'avons pas.
Comment s'en servir concrètement
Trois façons, de la plus simple à la plus technique. C'est gratuit, sans compte et sans clé.
1. Vous utilisez déjà un assistant IA
Si votre assistant accepte les connecteurs MCP, ajoutez cette adresse :
https://intentanalytics.fr/api/mcp
Puis posez vos questions en français, simplement : « y a-t-il un feu près de Lacanau ? », « vers où part la fumée ? », « quelles sont les conditions météo autour de ce feu ? ». L'assistant choisit l'outil, lit nos données et répond. Chaque réponse qu'il reçoit contient le rappel des numéros d'urgence : il ne peut pas l'oublier.
2. Vous voulez l'installer dans Claude Desktop ou Cursor
Ajoutez ce bloc à votre fichier de configuration MCP :
{
"mcpServers": {
"intent-analytics": {
"url": "https://intentanalytics.fr/api/mcp"
}
}
}
Aucune clé à renseigner pour les outils feux. Redémarrez l'application et les outils apparaissent.
3. Vous êtes développeur
C'est du JSON-RPC en HTTP POST. Lister les outils disponibles :
curl -X POST https://intentanalytics.fr/api/mcp \
-H "Content-Type: application/json" \
-H "Accept: application/json, text/event-stream" \
-d '{"jsonrpc":"2.0","id":1,"method":"tools/list"}'
Demander la situation d'un point précis :
curl -X POST https://intentanalytics.fr/api/mcp \
-H "Content-Type: application/json" \
-H "Accept: application/json, text/event-stream" \
-d '{"jsonrpc":"2.0","id":2,"method":"tools/call",
"params":{"name":"intent_fiche_risque_feu",
"arguments":{"p_lat":45.0,"p_lon":-1.05}}}'
Le piège : sans l'en-tête Accept: application/json, text/event-stream,
le serveur répond 406. Réponse mesurée sur l'exemple ci-dessus : 988 octets en 0,5 s.
Ce que l'assistant reçoit, et que vous ne voyez pas
Chaque réponse porte, dans la donnée elle-même et pas seulement dans la documentation :
— le rappel d'urgence : 112 ou 18, consignes auprès du maire et du préfet via FR-Alert, et la phrase
« nous ne sommes pas sur le terrain avec les pompiers » ;
— une mise en perspective : la très grande majorité des départs de feu sont maîtrisés rapidement,
et un point chaud détecté n'est pas un sinistre en cours d'extension ;
— le lexique des pièges : que la puissance affichée est un cumul et non une puissance instantanée,
qu'un logement n'est pas un habitant, qu'une maille météo de 16 km n'est pas une rue,
qu'un âge élevé le matin est normal.
C'est volontaire : une consigne rangée dans la documentation ne survit pas à une reformulation. Placée dans la réponse, elle suit la donnée.
Les mêmes chiffres que la carte, par construction
Le serveur et la carte ne lisent pas deux bases différentes : ils appellent les mêmes fonctions sur la même base. Il n'y a pas de copie, donc pas de dérive possible entre les deux. Quand la carte affiche un foyer à Lacanau, l'assistant voit le même foyer, avec la même heure d'acquisition.
La fenêtre de passage des satellites, elle, n'est plus écrite à la main nulle part :
l'outil intent_feux_fenetre la mesure sur les détections réellement reçues.
Et quand une valeur n'est pas mesurable — c'est aujourd'hui le cas du délai de publication —
le serveur le dit explicitement au lieu de servir un chiffre confortable.
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